kiriki le ‒ 5 ★★★★★
Excellente suite de La Tribu Libre. Nous apprenons ce qui s'est passé, mais ce qui arrive à l'héroïne, Aila, est totalement imprévu et même nouveau dans la littérature, à ma connaissance. Aventures et sentiments, rebondissements et dialogues percutants ponctuent ce long ouvrage, mais trop court une fois arrivé à la fin, sur laquelle on reste (sur sa faim) !
YOLI le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Superbe Oracle de Tennesse ! »
La saga d'Aila nous transporte encore toujours plus loin. C'est passionnant et époustouflant dans les rebondissements. Une Aila de plus en plus attachante, une histoire de plus en plus exaltante.
Un très grand moment de lecture comme chaque fois, avec une attente du prochain tome toujours plus pressante. Un beau cadeau de Noël !!!
Digne des plus grands Fantasy et je ne souhaite qu'une chose, que cette saga m'emporte au fil des ans.
Un grand MERCI.
entite le ‒ 5 ★★★★★
✎ « L'aventure continue… »
3ème tome des aventures d'Aila, on est toujours transporté dans son univers. Toujours aussi agréable à suivre et à lire. Pas un moment de relâche, rebondissements perpétuels, personnages attachants, fluidité d'écriture, retournements inattendus. Et on attend maintenant la suite, comme après la parution de chaque tome : une véritable saga, pas de doute !
patou45 le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Super, Passionnant »
J'ai adoré le livre d'Aila. J'ai même presque fini le 2e tome… et le troisième ne va pas tarder à être descendu sur ma tablette.
L'auteur a vraiment du talent. L'histoire est superbe, le style agréable, on ne voit pas passer le temps.
Bref que du bonheur de partager les aventures de cette héroïne…
sfff-amateur le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Très poignant »
Dimanche dernier, j'ai bouclé le tome 3 de cette saga commencée à la m-janvier. J'ai juste pris le temps de poster un commentaire pour le tome 2 alors que j'arrivais avec Aila en Wallonie. Mais comment cette auteure fait-elle pour maintenir un tel suspens sur trois romans ? C'est fou ! J'adore par-dessus tout… Bravo !!!
Après un début plus intime qui oblige le lecteur à lutter avec/contre Aila, le récit s'emballe d'un coup avec les reines de braise et de glace. J'ai adoré le tableau où les deux reines se confrontent et devraient collaborer pour se sortir du pétrin. Entre une Hatta pétulante et une Alsone machiavélique, je me suis réjouis.
Les nouveaux pouvoirs d'Aila à travers l'Oracle, j'allais dire facéties, continuent de monter en puissance tandis que Césarus fait son apparition. Des scènes difficiles dans son palais, mais n'est-ce pas là ce qui fait le charme irrésistible de la fantasy !
Et des surprises à tous les chapitres, mais une surprise est une surprise et elle est réservée aux lecteurs.
J'avais quitté le tome 2 frustré, dito pour le tome 3. La suite ! Et que ça saute…
Marjolaine le ‒ 5 ★★★★★
✎ « MAGNIFIQUE !! »
Passionnée par l'héroïque fantaisie, je suis gâtée !!!
L'histoire est belle, la poésie et le suspens toujours présents. Quel talent !! Chaque tome me laisse en haleine et j'attends la suite avec impatience. A quand le 4ème ??
A lire, à déguster…
Miss Macaron le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Un très bon cru ce 3ème tome »
Un très bon 3ème tome, avec une Aila qui évolue encore, qui se pose mille questions dans lesquelles chacun peut se retrouver. Des questions qui trouvent leurs réponses, de nouvelles qui se posent, des héros qui vivent des moments de bonheur et de tristesse, du suspense, on se laisse une nouvelle fois complètement transporter au pays des Fées !
alain meunier le ‒ 1 ★
✎ « Frustrant »
manque les chapitres de FIN !!!! et sur le site de l'éditeur aucune mention d'un Tome 4 je regrette que chez Amazon il n'y ai aucun contrôle avant la mise en ligne.
Réponse de l'éditeur :
Cher lecteur, après vérification (achat sur Amazon), l’ebook l’Oracle de Tennesse contient bien TOUS les chapitres jusqu’à la fin. Le dernier nous promet une suite qui saura surprendre tous les fans d’Aila… Ses aventures sont à ce point passionnantes que nous brûlons tous du désir d’en savoir plus. Il va falloir attendre un peu, le tome IV paraîtra à la fin 2014, mention désormais ajoutée à notre site.
Nous vous remercions de votre intérêt et gageons que vous saurez patienter. En espérant avoir apaisé votre frustration…
paris-fantasy le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Amoureux dubitatif »
Chère auteure de fantasy
Je vous remercie d'avoir publié mes commentaires dans votre blog aila.fr - quel honneur ! - que je suis assidûment. J'ai donc décidé de vous répondre en critiquant le merveilleux tome 3 de mon héroïne préférée.
Alors là, je ne sais pas comment vous avez fait, mais il semble que vous ayez cherché à jouer avec mes nerfs en mettant dans votre roman deux superbes reines et une sorcière qui ferait succomber le plus fervent des fans d'Aila. Tatata, je reste fidèle à Aila et à son caractère si particulier et si attachant (sauf quand elle broyait du noir après sa rencontre avec l'Oracle). Je me suis régalé et je l'imagine disparaissant dans ses étincelles de lumière pour apparaître dans ma tablette, me saluer et me prendre par la main, car je sais que, désormais, c'est possible.
Le tome 4 n'est pas sorti, vous avez la solution technique (disons de fantasy) pour me donner l'occasion de me rapprocher de cette jeune fille, alors, n'hésitez plus, donnez-moi ma chance…
J'oubliais l'essentiel, pardonnez-moi, FÉLICITATIONS pour ce troisième tome qui, lui aussi, me laisse sur une frustration au dernier chapitre. Je sais, c'est le suspense et votre marque de fabrique pour garder vos fans…
Réponse de l'auteure :
Dernier petit commentaire de paris-fantasy, toujours empli de délicatesse et de fraîcheur, sur iTunes.
Comment réaliser un rêve ? C'est la question que je me pose quand je sais que le tome IV est bouclé et prêt pour la relecture. Si je ne l'ai pas encore entamée, c'est que je n'en ai pas eu le courage ou la disponibilité (il faut toujours se trouver une bonne raison pour ne pas passer à l'acte !) Alors, j'ai imaginé une solution avec le temps qu'il fallait pour la mettre en place, histoire d'offrir à une personne que je ne connais pas l'ébauche d'un rêve qui est le sien, pas tout à fait comme il l'aurait souhaité, mais peut-être sera-t-il sensible à ce texte écrit spécialement pour lui.
Je suis persuadée que nous sommes tous des magiciens susceptibles de changer le monde d'un geste ou d'une pensée positive. Nous l'oublions trop souvent et lui préférerons des attitudes moins altruistes ou moins nobles. Dommage… Dans la grisaille qui nous entoure, sachons recréer la chaleur et la clarté de la lumière. Nous avons tous quelque chose à donner et à partager. Ce que j'offre ne me sera pas rendu, mais transmis sous une forme différente à quelqu'un d'autre qui saura également en faire don. Présente au début de la chaîne, peut-être, à un instant ou un autre, serai-je celle à qui une main sera tendue quand elle en aura besoin… Qui peut dire de quoi demain sera fait ? (extrait du blog du 21 février 2014)
anmariel le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Toujours aussi plaisant »
Lorsque j'ai attaqué le troisième tome, je me demandais si je pourrais encore être surprise, et bien OUI !
Et je me demande ce que Catherine Boullery pourra imaginer pour le suivant… Quelle imagination !!!
Sarah-Sarfaty le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Ma première nuit blanche »
Après avoir séché des cours pour lire le tome 2, j'ai vécu ma première nuit blanche pour finir le tome 3 (alors que mes vacances de février arrivent !) Formidable, je veux être Aila. Quel roman ! Quelle histoire ! Quels personnages ! Et toutes ces reines…
Bref, lisez ce roman de fantasy mais ne vous faites pas prendre par vos parents en lisant la nuit. Je m'en suis tirée en leur montrant le passage de l'infiniment petit à l'infiniment grand en leur expliquant que je lisais de la science poétique ou de la poésie scientifique. Bingo ! Ça a marché et ils m'ont laissée finir. Du coup, ils vont lire le tome 1. Et voilà !!!
J'attends la suite avec une très grande impatience. BRAVO !
gagnesaviepetitàpetit le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Vivement la suite !! »
Lecteur toujours tenu en haleine dans ce troisième tome comme dans les deux premiers.
Odyssée qui mériterait un succès international voire une adaptation au cinéma ou même en jeu vidéo (pour les duels au kenda cela plairait bcp).
Vivement la suite et la traduction en plusieurs langues.
J'ai hâte ++
cri cri le ‒ 5 ★★★★★
✎ « De mieux en mieux »
Mais jusqu'où ira l'auteur, j'attends avec une grande impatience la suite de cette trilogie, et j'espère la lire le plus rapidement possible.
… le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Une fois de plus piégée par la magie d'Aila ! »
Le troisième tome a été englouti à la même vitesse que les deux précédents.
On se replonge à chaque lecture avec bonheur dans cet univers de force et de fragilité.
Aila est passée d'enfant à femme mais on ne veut surtout pas la quitter ! Vite, la suite !
… le ‒ 5 ★★★★★
✎ « En attente de la suite… »
Toujours aussi palpitantes les aventures de la Grande Aila. Elle nous transporte dans sa magie.
J'attends avec impatience la suite de son combat et surtout de savoir comment sera sa progéniture.
Catherine R. fidèle lectrice
florencedufretel1 le ‒ 5 ★★★★★
Dès la lecture des 1ère lignes, je suis transportée dans un autre monde ou tout devient possible. Je retiens mon souffle lorsque Aila se trouve en difficulté du coup je veux avancer pour savoir comment elle et ses amis s'en sortiront.
Tolkien n'a qu'à bien se tenir, une nouvelle romancière est née.
phanygrittleton le ‒ 5 ★★★★★
La saga d'Aila est passionnante, palpitante. Ce sera un best-seller, j'en suis sûre. Vivement le tome 4.
niniserreche le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Je suis en manque dès la dernière page !! »
Vivement la suite en décembre !!!
Toujours aussi captivant, c'est ça un bon auteur, il vous laisse affamée de la suite de l'histoire, et je m'y connais pour être une dévoreuse de lignes !!
À nouveau merci Catherine et continue de nous transporter avec les superbes aventures d'Aila !
Bisous de Nicole.
veromino le ‒ 5 ★★★★★
Trop contente de faire partie d'un tout petit bout de la vie d'Aila !!!
yesssssssssssssssss
Vite vite la suite !!!
Math1977 le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Notre voyage continue »
On s'inquiète pour elle, on lui prodigue nos conseils, on veut combattre à ses côtés et la soulager dans sa quête. Encore une autre aventure passionnante dans laquelle on est totalement embarqué. Et on en redemande…
yoli le ‒ 5 ★★★★★
Et l'aventure continue. Merci de nous avoir donné la chance de participer à ce grand projet !! L'avenir nous le confirmera : on a tous raison d'y croire car Aila est et restera un Univers unique à ce jour.
dummycaro le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Une fois de plus piégée par la magie d'Aila ! »
Le troisième tome a été englouti à la même vitesse que les deux précédents. On se replonge à chaque lecture avec bonheur dans cet univers de force et de fragilité. Aila est passée d'enfant à femme, mais on ne veut surtout pas la quitter ! Vite, la suite !
mimi Amaz le ‒ 5 ★★★★★
✎ « sympa »
Cette histoire est toujours aussi intéressante et passionnante.
J'attends avec impatience le suivant pour savoir ce qui va se passer
Florence le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Préparez-vous à une plongée en apnée de 600 pages »
On replonge dans l'histoire d'Aila pour n'en ressortir que 600 pages plus loin. En effet, une fois la lecture commencée on ne décroche plus ! Ce tome, un peu plus cérébral que les précédents (et tout à fait en adéquation avec l'état physique de l'héroïne), fait davantage travailler l'imagination du lecteur pour notre plus grand plaisir. Le suspens est à son apogée à la fin… une seule chose à faire… attendre le quatrième tome !
Florence P
gys le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Génial !!! »
Voilà ! Je viens de refermer le 3 ème tome de cette série avec beaucoup de regrets. Comme tous les livres dans lesquels nous plongeons avec énormément de bonheur et qui nous font voyager dans des pays imaginaires, la fin arrive toujours trop vite… L'écriture de Catherine Boullery m'a enchantée. Et comme tous les lecteurs séduits, comme moi, j'attends la suite avec impatience. À quand le 4 ème tome.
MermaidC le ‒ 4 ★★★★
✎ « Une saga envoûtante ! »
Avec ce troisième tome, l'intrigue se complique pour notre plus grand plaisir ! Celui-ci est dense et même si j'ai eu un peu de mal à me plonger dans l'histoire au début et si j'aurais aimé un découpage du livre plus aéré (changement de chapitre plus fréquent par exemple, surtout lorsqu'on change de lieu et de personnage) j'ai quand même adoré ce livre ! L'Auteure possède une très belle écriture, elle nous fait partager tous les questionnements et tourments des personnages qui sont presque tous attachants (pas cette horreur de Césarus hein !) J'ai particulièrement aimé dans ce 3e tome le fait qu'on puisse se placer du point de vue d'autres personnages (Hang, Aquiri…) En tout cas bravo et merci pour cette saga !
abuelita2560 le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Très bonne saga »
Belle histoire avec des personnages attachants et un univers magique. Écriture et mots simples, je recommande vivement tous les tomes.
Sarahalves le ‒ 4 ★★★★
✎ « L'Oracle de Tennesse »
Encore une fois Aila nous transporte dans ses aventures. Le personnage évolue de façon inattendue. Des difficultés, des joies, des peines… ça ne s'arrête pas. Et pour le lecteur ça n'est que du bonheur ! Merci !
balabala le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Sur Blablalivre »
Intimiste au début, la magie de l'Oracle et les aventures explosent au milieu de ce super roman de fantasy. Que d'imagination !!!
Client Amazon le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Un troisième tome fantastique »
La découverte de ce tome m'a, une nouvelle fois, plongée dans un univers aussi magique que sombre par moment. J'ai adoré découvrir les nouveaux personnages introduits avec finesse et suivre l'évolution de ceux que je connaissais déjà ! Comment est-il possible d'imaginer tout cela et de nous offrir un univers si détaillé et envoûtant ?
Vivement la suite !
Alphatic le ‒ 5 ★★★★★
Même avis que pour le tome 2 : histoire toujours palpitante, mais trop de longueurs. J'espère que l'aventure va aboutir dans le prochain tome.
Client Amazon le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Beaucoup d'émotions ! »
Ce troisième tome, suite d'une merveilleuse épopée, a chamboulé mon petit cœur dès les premières pages !!! En même temps, comment ne pas s'attacher à tous ces personnages tellement uniques et ne pas ressentir leurs joies comme leurs peines !!! Encore un sans faute pour moi, bravo Catherine !!!!
Alexandre Mecalac le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Magic??!!! »
Le tome 3,
Encore de nouvelles facettes de notre héroïne. On entend dire qu'elle a tous les pouvoirs… Mais à quel prix !
En tout cas, c'est un plaisir de suivre tes aventures, Aila, rebondissements, intrigues, monde ouvert, qu'une envie, la suite !
Vite le tome 4, comment ont fait les gens qui on du attendre la suite plus de 2 jours ?
isa le ‒ 5 ★★★★★
✎ « Encore beaucoup de merveilleux ! »
J'ai replongé à corps perdu dans la suite des aventures d'Aila…, toujours aussi impatiente de savoir ce qui lui arrivera, les choix qu'elle fera, les obstacle qu'elle rencontrera !!! Encore une fois, j'attends la suite !!! ?
ClosDanne le ‒ 5 ★★★★★
✎ « D'autres pouvoirs… »
Aila, en poursuivant sa route, découvre d'autres pouvoirs, d'autres forces, d'autres magies.
Elle les apprivoise peu à peu, continue à grandir, évoluer. Même si elle se sent de plus en plus seule, elle est entourée de plus en plus de personnes qui croient en elle et l'aiment, la soutiennent.
Captivant ! Génial !
Il paraissait si persuadé qu’Aila se sentit encore plus ébranlée.
— Hamelin, Aubin est mon frère. Si je suis une descendante de ce couple mixte, lui aussi, puisque nous avons les mêmes parents.
Interloqué, Hamelin haussa un sourcil :
— Par les fées, tu as raison. Pourquoi n’ai-je donc jamais envisagé cette possibilité-là ? Je dois le voir aussi. Envoie-le-moi que j’aie le temps de tester sa réaction vis-à-vis du livre, puis de te le rendre avant ton départ.
— Vous voulez vraiment que je le prenne ? Vous êtes sûr ?
— Aila, si Aubin ne réagit pas comme toi à cet ouvrage, tu seras seule pour les secourir…
Elle tapota nerveusement la table. Sans en comprendre les raisons, tout la contrariait. Voilà maintenant qu’Hamelin voulait qu’elle endossât une nouvelle panoplie, celle d’intermédiaire potentiel avec les fées, qu’elle n’assumait absolument pas. Elle avait déjà choisi son rôle : combattante ! Elle n’eut plus qu’une envie, celle de tourner les talons et ne plus en entendre parler. Ensuite, elle pensa à Barou. Lui aussi s’était détourné de ce qui le dérangeait : elle. Lui ressemblait-elle plus qu’elle ne l’aurait souhaité ? Dans le même temps, une forme de curiosité s’insinuait : elle ressentait comme un manque qu’elle n’arrivait pas non plus à comprendre. Cette petite fée entraperçue l’avait touchée au fond de son âme, la laissant en attente de quelque chose, mais de quoi ? Elle se sentait complètement déstabilisée. Dire que deux jours auparavant, elle ne souffrait que de l’attitude de Barou ! Finalement, elle ne connaissait pas la simplicité de son existence à cette époque ! Mais, d’un autre côté, elle n’avait aucune envie de revenir en arrière. Elle n’avait jamais vécu vraiment seule, mais aujourd’hui, elle appartenait à un vrai groupe qui reconnaissait sa valeur. Enfin, elle existait ! Bon d’accord, sa vie offrira peut-être plus de complexité qu’elle ne le désirait. Mais, coûte que coûte, elle continuerait d’avancer, même avec des fées à ses côtés !
En redescendant de la chambre d’Hamelin, Aila déposa un message sur le lit d’Aubin, l’informant que le mage souhaitait le rencontrer au plus vite, puis rejoignit les appartements de dame Mélinda.
La châtelaine était sur le point de partir quand Aila arriva. Elle fit prévenir ses enfants de son retard par une servante qui passait et reçut la jeune fille.
— Alors, tu nous quittes ? Comme tu vas me manquer… Tu étais le garçon manqué de ma petite famille !
Aila éclata de rire.
— Pourtant, vous avez bien assez de filles comme cela ! Amandine, Blandine et Estelle compenseront largement mon absence !
— Je préférerais quand même que Jean, notre seul fils, te prenne comme modèle plutôt qu’elles !
Elles s’esclaffèrent ensemble.
— Vous allez tellement me manquer ! Vous avez été l’unique femme de mon entourage, dame Mélinda. Vous m’avez guidée quand j’ai grandi, alors que Bonneau se sentait plus que maladroit pour m’expliquer les transformations de mon corps. Et puis, comment vais-je me débrouiller pour vivre au milieu de tous ces hommes ? demanda Aila en rougissant.
— Je l’ignore. Je suppose qu’une partie de ta pudeur disparaîtra avec la leur, progressivement, d’abord dans la gêne, puis le naturel reviendra. Cela passe par la connaissance de l’intimité de l’autre. Je sais que, dans ton cœur, malgré ton corps de femme, il existe toujours une petite fille qui n’a pas pris conscience de son pouvoir de séduction… Là-dessus, mes autres filles, même la dernière, ont pris de l’avance sur toi !
— C’est légitime pour Amandine, elle a dix-neuf ans !
— Et elle vient de recevoir sa première demande en mariage !
— De qui ?
— De la part de Barnais d’Escarfe.
— Ah ! non ! Pas lui ! s’exclama Aila.
— Et pourquoi donc ? C’est un bel homme, séduisant et intelligent, héritier d’un très grand comté, un parti magnifique pour Amandine…
Aila se souvint à temps qu’elle devait taire les raisons réelles de son opposition et chercha comment convaincre dame Mélinda sans trop en dire :
— Adam Meille m’en a parlé. Ils ont été élevés ensemble ou presque. Une fois sa réputation de coureur de jupons dissimulée derrière sa façade angélique, je devine l’homme égoïste et insensible. Dame Mélinda, il ne saurait pas rendre Amandine heureuse !
La châtelaine l’écoutait attentivement. Elle reprit :
— Rationnellement, je ne pouvais souhaiter une meilleure union pour mon aînée que celle-ci, mais tout ce que tu me dis réveille en moi les réticences que j’ai ressenties en sa présence. Toutefois, Elieu et Amandine sont ravis de cette opportunité. Je ne peux m’opposer à mon époux sur de simples impressions…
— Et si je vous en rapportais la preuve ? Je gagne Escarfe avec sire Hubert. Peut-être…
— Tu pars pour Escarfe, pourquoi et quand ? la coupa dame Mélinda.
— Ces missions d’entraînement permettront aux représentants de la famille royale de nous tester sur le terrain. Nous nous mettons en marche à l’aube.
— Demain, déjà… je l’ignorais.
Dame Mélinda tendit ses bras vers Aila qui s’y réfugia. Une nouvelle fois, elle essaya de graver dans sa mémoire le souvenir de cette femme qu’elle aimait particulièrement : son parfum, ses traits et la douceur de sa voix, comme si elle la voyait pour la dernière fois… La châtelaine s’écarta avec gentillesse, puis se dirigea vers un coffret dans lequel elle saisit une petite boîte.
— Ta vie différera de celle de toutes les femmes qui se marient, puis élèvent des enfants. Voici des feuilles d’Herbère ; c’est une plante rare, très rare, aux vertus très particulières. Si jamais, enfin, si, avec un garçon, enfin, plutôt un homme…
Pour la première fois, Aila voyait dame Mélinda rougir et s’embrouiller avant qu’elle se reprît.
— Si jamais tu te mets dans les conditions que je t’ai déjà expliquées et qui permettent de concevoir, tu mâches une feuille quelques minutes, puis la gardes sous ta langue pendant une demi-journée pour t’empêcher de concevoir un bébé.
Ce fut au tour d’Aila d’afficher une teinte écarlate, mal à l’aise dans ce genre de situations qu’elle évitait d’imaginer.
— Tu vas te retrouver la seule fille au milieu d’hommes, tous séduisants, ce sont des choses qui peuvent arriver.
« Pas à moi… », se répéta Aila.
— Merci, dame Mélinda. Je les garderai précieusement.
— Et ceci te revient aussi : un pendentif que ta mère a sculpté. Tu pourras le mettre sur la lanière de cuir que tu portes autour de ton cou. Je n’ai jamais su ce qu’il représentait, mais il est si joli, dit-elle, en le caressant doucement de ses doigts fins.
« Une fée ! », pensa Aila. Elle ignora d’où lui venait cette certitude, mais c’était une fée, juste ébauchée peut-être, mais une toute petite comme celle qu’elle avait entrevue.
Elle défit sa lanière et fit coulisser le pendentif dessus avant de la rattacher sur sa nuque.
— C’est vraiment magnifique. Maman vous l’avait-elle donné pour moi ?
— Non, elle me l’avait offert par amitié. Elle m’avait dit que si, un jour, elle avait une fille, elle lui en réaliserait un aussi. Alors, chacune son tour ! J’en ai profité plus de vingt ans, maintenant, il t’appartient. Je l’ai tellement regardé que je le connais par cœur ! Même si tu l’emportes, je le garderai comme s’il était encore là. Et puis cela me fournira l’occasion de veiller sur toi en même temps que ta maman…
— Merci du fond du cœur.
— Je voudrais pouvoir te dire : tu m’écriras, tu me donneras de tes nouvelles. Seulement, je me doute que cela se révélera impossible. Je penserai à toi…
— Et moi, je ne vous oublierai pas, c’est promis !
Elles s’enlacèrent à nouveau, s’étreignant vivement. Aila refoula les larmes qui lui venaient aux yeux. Elle avait déjà perdu une maman et voici qu’elle abandonnait la seconde… Était-ce plus difficile que de s’éloigner de Bonneau ? Non, le plus terrible constituait à tourner le dos à tout ce qui avait composé son existence jusqu’à présent, à cette sécurité qu’elle connaissait pour partir vers un monde inconnu, privée de ceux qu’elle aimait. Elle rassembla tout son courage pour offrir à dame Mélinda un visage serein et souriant, alors que la douleur lui étreignait le cœur. Elle aurait tant voulu lui dire à quel point elle était la plus belle personne qui eût croisé sa vie, une source inépuisable de générosité et de bienveillance, mais les mots lui manquaient. Elle essaya de faire passer par son regard tous les sentiments que ses lèvres refusaient d’exprimer. Dame Mélinda déposa un baiser plein de douceur sur le front d’Aila avant de la laisser partir. Elles se saluèrent d’un petit geste, puis la porte se referma.
Redescendant vers la salle du conseil pour ranger les feuilles offertes par dame Mélinda dans sa ceinture, Aila y rencontra Aubin qui l’attendait.
— Où étais-tu passée ? demanda-t-il. J’ai vu ton mot. Je suis allé rendre visite à Hamelin qui s’est contenté de me donner deux livres pour toi en m’indiquant expressément de ne pas les quitter avant de te les avoir remis en mains propres et depuis, je te cherche !
— Désolée, Aubin, je disais adieu à dame Mélinda.
— Tiens, voici les ouvrages. Celui-ci est particulièrement beau, dit-il, en montrant celui sur la magie des fées, mais il est écrit dans une langue que je ne comprends pas. Tu pourras confirmer à Hamelin que j’ai rempli mon contrat !
— Merci, Aubin, tu es un ange…
Et, sans réfléchir, elle l’embrassa sur la joue. Elle fut aussi surprise que lui de son geste.
— Excuse-moi, dame Mélinda a déteint sur moi ! s’exclama-t-elle.
— Oh ! pas grave. C’était plutôt agréable, même si je n’ai pas trop l’habitude…
— Comment cela, mon cher frère ? Avec ta mine attirante, tu n’as pas encore trouvé une amoureuse pour te bécoter avec avidité à l’ombre d’un pommier ?
Gêné, Aubin se tortilla :
— Ben non ! J’aurai bien le loisir de me coller une enquiquineuse, un de ces jours. Et toi qui en parles si vrai, je ne t’ai jamais vue en compagnie d’un galant !
— Comme si je pouvais consacrer mon temps à ces enfantillages… Vraiment, Aubin, à quoi tu penses ! L’heure du dîner approche, je pars saluer les filles de dame Mélinda et te rejoins au réfectoire.
— D’accord, à tout à l’heure, s’exclama Aubin, en quittant la pièce.
Les livres dans la main, elle se retrouva seule et songeuse. Aubin avait échoué, il n’avait pas senti l’appel de la couverture, alors elle le garderait. Elle le caressa doucement, résistant au désir de retourner dans le paysage qu’il lui déroulait. Puis elle avisa le deuxième ouvrage et poussa un cri de joie. Hamelin lui avait offert son recueil préféré sur les plantes et les onguents ! Elle l’avait dévoré une bonne dizaine de fois, cherchant à mémoriser tous les ingrédients et toutes les recettes, mais sa tête n’y suffisait pas… Elle rangea soigneusement ses livres et sa boîte, vérifia à nouveau qu’elle n’avait rien oublié, puis se rua dans l’escalier qui menait à la chambre du mage. Elle frappa et y entra sans attendre l’autorisation. Hamelin, ébahi, contempla la tornade qui s’approchait de lui à pas vifs. Aila l’embrassa avec douceur — décidément, c’était sa journée bisou — et, le regardant droit dans les yeux, elle lui murmura :
— Je te le promets, Hamelin, je ne te décevrai pas.
Puis elle se retira comme elle était venue, dévalant les escaliers pour rejoindre les chambres des filles de dame Mélinda, leur cœur étrangement heureux. Elle s’aperçut avec retard qu’elle avait tutoyé Hamelin pour la première fois de sa vie.
Aila essaya discrètement de prévenir Amandine de l’attitude de Barnais. Trop tard, cette dernière était tombée sous le charme et parlait de son futur mari avec une moue amoureuse. Peut-être Adam avait-il exagéré, après tout, mais elle en doutait ; sa mise en garde avait fusé malgré elle… Si chacun des adieux qu’elle avait faits jusqu’à présent lui avait paru cruel, petit à petit, ils se révélaient moins douloureux. Elle finissait probablement par s’habituer à partir, à moins que ce ne fût l’idée même du départ qui devenait irréelle. Elle décida, avant de rejoindre le réfectoire, d’aller dire au revoir à sire Elieu. Elle le trouva dans son bureau, occupé à rééquilibrer ses comptes, le front plissé de rides qui dévoilaient son inquiétude.
— Je venais vous saluer avant mon expédition.
Levant brièvement les yeux, il esquissa un sourire :
— C’est très gentil, mon petit, je te souhaite bonne route.
Puis il retourna dans ses papiers. Elle ne fut guère surprise de son attitude qui, tout en ressemblant à de l’indifférence, n’en était pas. C’était sa façon de vivre, il se comportait ainsi même avec ses enfants, ses filles en particulier. Sous la pression de sa femme qui lui rappelait sans cesse l’importance du père pour un garçon, il passait un peu plus de temps avec son fils. Cependant, en dépit de tous ses efforts, il le voyait peu et brièvement. Aila savait que dame Mélinda en avait pris son parti. Sire Elieu était un homme bon, mais très accaparé !
Repassant rapidement devant la salle des conseils, elle s’aperçut que, cette fois, tous les lits étaient occupés, les huit ! Plus de doute possible, ils ne servaient pas que de chaises ! Cela ne pouvait avoir qu’une seule signification : les trois représentants de la famille royale allaient dormir avec eux ! Ils avaient bien omis de préciser ce détail et, en fourbes, ils avaient installé leurs affaires, présumant que tout le monde était déjà attablé au réfectoire ! Aila se sentit profondément vexée par cette attitude qu’elle considéra comme malhonnête et la colère pointa le bout de son nez. Mais elle ne les laisserait pas s’en sortir si facilement ! Dissimulant son ressentiment, elle arriva au réfectoire comme si de rien n’était, racontant sa journée, participant à l’animation générale, cherchant dans le même temps comment elle allait pouvoir les prendre à leur propre jeu, l’air de rien… Vers la fin du repas, ne trouvant rien de mieux, elle lança ingénument :
— Alors, messires les princes et mage royal, comment envisagez-vous votre prochaine cohabitation avec chacun d’entre nous ?
Avec une satisfaction qu’elle masqua, elle repéra les coups d’œil rapides qu’ils se jetèrent. Tiens, la complicité des deux frères s’était ravivée.
— C’est vrai, vous nous mettez en situation d’apprendre à vivre ensemble. J’approuve cette excellente idée, mais où vous situez-vous dans cette démarche ?
Elle capta le mouvement d’Aubin sur sa gauche qui, d’un coup, devenait beaucoup plus attentif. Il la connaissait trop bien pour prendre ses paroles à la légère, alors, sans savoir très précisément où elle voulait en arriver, il tenta le coup.
— Ben oui, puisque vous faites partie du groupe, venez donc dormir avec nous ! Qu’en pensez-vous, les amis ?
Tous approuvèrent à grand renfort de commentaires, tandis qu’Aila exultait secrètement.
« Aubin, tu es un chef ! pensa-t-elle. Si tu savais à quel point tu viens de mettre les pieds dans le plat ! »
Aila, l’air candide, les observait, attendant la réponse qu’ils allaient donner. Ce fut Hubert qui se jeta à l’eau :
— C’est effectivement une idée excellente que nous venions d’envisager juste avant le repas. Aussi avons-nous sollicité des serviteurs du château pour déplacer nos affaires dans la salle de réunion.
Son explication fut acclamée par tous, ponctuée de commentaires divers et variés, dont l’excellent de Pardon : « Et vous attendiez quoi pour nous l’annoncer ! » Aila participait avec autant d’enthousiasme que les autres, remarquant le regard pénétrant d’Orian posé sur elle, guère dupe de son attitude innocente. Tant pis, elle s’était bien amusée à gâcher leur effet de surprise. Elle ignorait ce qu’ils escomptaient exactement, mais ils ne l’auraient pas ce soir !
Le repas se terminait et, peu à peu, les convives quittaient la table. À la fin, Aila se retrouva en tête à tête avec Hubert qu’elle salua, désirant partir elle aussi, mais il la retint par le bras et lui dit sèchement :
— Restez donc et expliquez-moi ce petit jeu avec vos camarades.
— Quel petit jeu, sire ? Questionna-t-elle, les sourcils froncés.
— Ne me prenez pas pour plus bête que je ne le suis ! s’exclama le prince à ton mesuré.
N’étant pas tout à fait seuls dans la pièce, Hubert optait pour une discrétion relative. Elle pinça ses lèvres et répliqua :
— Pour votre information, sire Hubert, il n’y a eu aucun, comment avez-vous dit déjà, petit jeu entre mes camarades et moi-même. C’est la pure vérité et si vous ne me croyez pas, demandez donc à mes petits camarades, ils vous le confirmeront ! Et comme je ne vous prends pas pour plus bête que vous êtes, j’apprécierais, sire, que vous en fassiez de même pour moi !
Sur ce, elle partit à grands pas désarmer sa colère dehors, laissant Hubert quelque peu décontenancé par sa tirade.
À l’extérieur du bâtiment, Aila inspira et expira de nombreuses fois, cherchant à reprendre son calme. Elle regarda les étoiles scintiller dans la nuit, tombée depuis longtemps. Elle n’avait jamais voyagé plus loin que les comtés voisins, les ciels nocturnes se ressemblaient-ils partout ? Elle songea à Bonneau, se disant qu’elle avait le temps de lui rendre une dernière visite, avant de regagner la chambre du conseil. Puis, elle renonça. C’était sa dernière nuit au château et cette pensée l’attrista. La huitième cloche allait bientôt sonner, elle retourna vers la porte.
Les sept hommes s’affairaient quand elle entra. Quelques mouvements gênés parmi ceux qui n’avaient pas fini de se rhabiller indiquèrent l’embarras qu’elle suscitait, mais elle passa, la tête droite, sans un coup d’œil pour personne, ignorant la vue d’un torse ou d’une paire de fesses vaguement dénudées. Puis, comme si elle était seule dans la pièce, elle ôta son gilet, puis son corsage, dévoilant son buste nu avant d’enfiler rapidement sa grande chemise pour la nuit. Elle termina en retirant son pantalon, se coucha, tournée vers le mur pour que personne ne puisse repérer les larmes qui coulaient sur ses joues. Depuis qu’elle avait grandi, même Bonneau ne l’avait pas vue dévêtue et, ce soir, elle s’était offerte au regard de sept hommes dont son frère, deux fils du roi et le mage royal. « Bon début », soupira-t-elle…
Le sommeil finit par l’emporter sur le chagrin et, dans ses brumes, apparut le visage d’une petite fée, toute petite et dorée qui lui parlait sans qu’aucun mot lui parvînt. Aila tendit l’oreille, puis tout s’effaça. Elle dormait.