Le Salon du livre de Sartrouville 2013 avec La Tribu Libre de Catherine Boullery
La saga d'Aila  fantasy


fantasy préféré

Note : 4.6 / 5 avec 238  critiques français

Salon du livre de Sartrouville 2013 - 12e édition

Prête pour recevoir les premiers visiteurs !

Catherine Boullery au Salon du livre de Sartrouville 2013

Catherine Boullery, auteure d'Aila et la Magie des Fées et de La Tribu Libre récidive avec la présentation tournant en boucle sur un écran et innove dans la disposition des deux tomes au lieu d'un !

Une ambiance conviviale et animée

Vue d'ensemble sur le Salon du livre de Sartrouville 2013

Malgré un temps mitigé, quoique meilleur que l'an passé, la foule est venue en abondance parcourir les allées du Salon du livre. De nombreux auteurs et éditeurs offraient un éventail très varié de livres à leurs visiteurs.

Dédicace : c'est parti !

Première dédicace de Catherine Boullery au Salon du livre de Sartrouville 2013

Personne et, tout d'un coup, cinq invités surprise (enfin presque surprise…) en même temps ! La première servie a déja bien fait diminuer la pile : tome I, tome II et tome II ! Merci Sébastien et Émilie !

Cartes de dédicace pour les acheteurs en numérique

Carte de dédicace pour les acheteurs en numérique

Comment offrir aux lecteurs de l'ebook le plaisir de la dédicace ? À la suite d'une réflexion approfondie avec UPblisher, les petites cartes, initialement au format A4, ont fini en taille carte postale, cartonnée et satinée. Un choix très apprécié !

Catherine Boullery et Catherine Vaillant d'UPblisher

Catherine Boullery et Catherine Vaillant d'UPblisher

Une excellente occasion pour UPblisher de promouvoir le livre numérique et d'expliquer la façon de procéder à des auteurs intéressés par le passage à l'édition numérique (2 % du marché français).

Bienvenue à ceux qui veulent découvrir Aila !

Dédicace de Catherine Boullery au Salon du livre de Sartrouville 2013

Un grand plaisir pour l'auteure de voir ses amis, ses collègues, ses voisins (parfois tout cela à la fois !), mais aussi de découvrir de nouveaux visages et peut-être de créer de nouvelles relations…

Les tomes 1 et 2 achetés par monsieur le maire, Pierre Fond

Dédicace de Catherine Boullery à monsieur Pierre Fond, maire, au Salon du livre de Sartrouville 2013

Une très agréable pour l'auteure de fantasy d'avoir attiré le regard de monsieur le maire de Sartrouville sur sa saga.

Un Salon placé sous le signe de la frousse !

Salon du livre de Sartrouville 2013 sous le signe de la frousse

Voici un grand loup, suffisamment souple pour passer sous la petite porte (!) et suffisamment humain pour enlever son masque avec l'intention de rassurer les enfants effrayés.

Les petits croquis de dédicace

Les petits croquis de fantasy accompagnant les dédicaces

Papillon pour le tome 1 et, à présent, kenda et grelots pour le tome 2.
Il faudra réfléchir sérieusement pour trouver une idée originale pour le tome 3 !

Présence de Catherine Vaillant et de Stefan Aimar d'UPblisher

des nouvelles numériques gratuites sur upblisher.com

Deux nouvelles à télécharger gratuitement :
La voisine de Frédérique Vervoort ;
Tomoe, la princesse à l'armure brodée de Sandrine Ribourg.

Les couvertures de tomes 1 et 2 de la saga d'Aila

Couvertures d'Aila et la Magie des Fées et de La Tribu Libre - Catherine Boullery

De l'imagination à la réalisation, il n'y a qu'un pas… passant par un logiciel de traitement d'image, ce qui augmente considérablement le chemin à parcourir, sans parler de la conversion en format imprimeur avec la gestion des couleurs RVB et CMJN (pour les initiés). Que du bonheur… une fois que tous les petits aléas sont enfin surmontés !

La quatrième de couverture de La Tribu Libre

Quatrième de couverture de La Tribu Libre de Catherine Boullery

Réaliser la quatrième d'un livre est un exercice périlleux. Le premier qui se lance a perdu parce qu'il va obligatoirement se faire tailler en pièces par les autres ! Au début, cette façon de procéder peut paraître ingrate, cependant, elle est nécessaire pour tendre vers un paragraphe court et percutant, mais jamais totalement satisfaisant. Quoique… arrive toujours le moment où toute l'équipe se met d'accord !

Une nouvelle venue sur le stand…

Même les tous petits sont les bienvenus !

… qui a l'air d'apprécier la fantasy des hauteurs pendant que l'auteure dédicace un livre pour son papa.

Quand Florence passe à la postérité…

Visite de Monsieur le député Jacques Myard, député, au Salon du livre de Sartrouville 2013

… en posant à côté de Monsieur Jacques Myard, député des Yvelines, en visite au Salon du livre.

À la disposition du public

Descriptif du site et avis des lecteurs du salon du livre de Sartrouville 2013

Quelques porte-revues présentant les avis des lecteurs, le site et les passions de l'auteure (photos et papillons !)

Semoule de blé dur

Amel Isyès, auteure de Semoule de blé dur

Amel Isyès, une autre écrivaine sartrouvilloise, aux écrits sensibles qui dépeignent des regards sur la vie qui s'affrontent…

L'an passé…

Vue d'ensemble sur le Salon du livre de Sartrouville 2012

… c'était le Salon du livre 2012 et, déjà, un moment précieux dans ma vie…
Pour la deuxième année consécutive, salon pluvieux, salon heureux ! ♥ ♥

La douzième édition du Salon du livre pour la jeunesse de 2013, c'est fini !

Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2013

Merci encore à toutes les personnes de la mairie de Sartrouville (Mme Lebert, Mme Baux, Mme Giroux-Collet et beaucoup d'autres) pour la qualité de leur accueil et leur chaleur humaine.

Une nouvelle fois, grâce à elles, l'auteure de fantasy a vécu une expérience exceptionnelle, riche en échange et en partage…

Engagement pris pour 2014 !

L'article du Courrier des Yvelines

Article de presse du Courrier des Yvelines, numéro 3530 de février 2013, sur l'auteure Catherine Boullery

Le journal de Sartrouville

Article de presse du Journal de Sartrouville, numéro 96 de mai 2013, sur le Salon du livre pour la jeunesse - La Tribu Libre, de Catherine Boullery, aux éditions UPblisher

Le journal de Sartrouville, numéro 96 de mai 2013 annonce l'événement avec un encart consacré à l'auteure de fantasy


⑫ Salon du livre de Sartrouville 2012 livre ⑬ Salon du livre de Sartrouville 2013 officiel ⑭ Salon du livre de Sartrouville 2014 lectrice ⑮ Salon du livre de Sartrouville 2015 officiel Tous les Salons du livre de fantasy auteure
⑬ Fête des Vendanges 2013 high ⑭ Fête des Vendanges 2014 fantasy Toutes les fêtes des Vendanges saga


Extrait gratuit d'un des livres de la saga d'Aila offert par Catherine Boullery, auteure de fantasy (autres passages sur Amazon). Excellente lecture ;)

La petite troupe s’imposa une halte bienvenue au réfectoire pour se rassasier avant de rejoindre le manège. Sur le point d’arriver, Aila aperçut Bonneau qui partait de l’autre côté du champ de courses et, sautant la barrière, elle se mit à courir, commençant à l’appeler quand elle pensa enfin qu’il l’entendrait. Bonneau arrêta son cheval et elle parvint près de lui, à bout de souffle.
— Je crois que tu as besoin de t’entraîner un peu plus à la course à pied, tu me parais bien essoufflée pour un petit effort…
Aila, qui tentait de reprendre sa respiration, lui jeta un regard de travers.
— Aurais-tu besoin de moi ? Allez, monte ! Je vais avoir pitié de toi, je te ramène à cheval jusqu’au manège.
Elle se hissa derrière Bonneau et ils rebroussèrent chemin pour retrouver le reste de la compagnie.
— Bonn… papa, as-tu des kendas en réserve ?
— Naturellement.
« Aubin avait raison », pensa Aila.
— Il en faudrait six !
— Pas de problème.
Elle venait à peine de reprendre son souffle quand ils rejoignirent les autres.
Rapidement, Bonneau en rapporta dix qu’il planta en ligne dans le sol. Sauf à Orian qui se voulait juste spectateur, il donna un bandeau à chacun à nouer devant les yeux. Ensuite, il les plaça en file indienne sur une ligne perpendiculaire aux bâtons. Il poussa le premier venu, Avelin qui, d’une démarche hésitante, se dirigea vers le kenda le plus à gauche.
Bonneau lui cria :
— Maintenant, vous le touchez et vous ne bougez plus !
Aubin passa en deuxième, puis Tristan, Adam, Hubert et enfin Pardon. Tous se déplacèrent en aveugle vers un kenda différent. À la fin, seuls quatre bâtons solitaires subsistèrent, que Bonneau ramassa et rangea.
— Ôtez votre bandeau et faites connaissance avec votre kenda. Vous vous êtes mutuellement choisis, il est totalement vôtre désormais et seule votre autorisation permettra à un autre combattant de s’en servir. C’est une arme extraordinaire que personne ne pourra retourner contre vous, précisa Bonneau.
Aila fut touchée par cette espèce de tendresse qu’elle perçut dans leurs yeux, alors qu’ils découvraient leur kenda. Chaque caresse de leur main sur lui ressemblait à une marque d’affection et un sentiment de jalousie lui piqua le cœur. Elle n’avait jamais partagé d’émotions avec le sien. Pourquoi ?
Elle lut également dans tous les regards les questions qu’aucun ne posa. Si Bonneau avait voulu être plus précis, il l’aurait fait. Mais elle se promit que, la séance terminée, il lui donnerait les éclaircissements qu’elle attendait.

L’apprentissage commença sous les explications de Bonneau et d’Aila, guidant les premiers pas des nouveaux venus. Ils comprirent comment se déplacer et quelques enchaînements parmi les plus simples. Pardon, un peu plus débrouillé que les autres, travaillait à corriger tous ses petits défauts, sous l’œil intransigeant de ses instructeurs. La leçon se termina par une démonstration, entre Bonneau et Aila, qui laissa le reste du groupe ébahi. Aila développait une virtuosité extraordinaire et mettait en évidence sa vivacité, son agilité à tel point qu’elle paraissait lutter à deux endroits à la fois quand elle ne donnait pas l’impression de voler dans les airs…

Ils demeurèrent silencieux quand les deux combattants vinrent les rejoindre, leur joute achevée.
— C’était magnifique, Aila, exprima Aubin pour tout le monde, et toi aussi Bonneau, s’empressa-t-il d’ajouter.
— Oui, mais moi, je ne ressemble pas à un oiseau, précisa Bonneau avec un sourire.
Orian, le mage royal intervint :
— À présent, écoutez-moi. J’ai une nouvelle information à vous fournir. Afin de renforcer la cohésion de l’équipe, vous quitterez vos lits respectifs pour gagner la salle du conseil où vous cohabiterez à partir de maintenant. Préparez vos affaires en vue de votre prochaine installation. N’oubliez pas que le départ est prévu pour après-demain.
Aubin, Adam, Aila, Pardon et Tristan se regardèrent, franchissant un pas supplémentaire dans la solidarité du groupe. Aila, la seule fille, allait devoir apprendre à vivre au milieu de tous ces hommes et réfléchir sérieusement à la gestion de leurs différences. Elle rendrait visite à dame Mélinda ; cette dernière pourrait sûrement lui prodiguer des conseils avisés.
Ils se séparèrent, mais elle suivit Bonneau.
— Bonn…, papa ! Pourquoi mon kenda n’a-t-il pas réagi de la même façon avec moi ?
— Aila, souviens-toi, C’est toi qui as proposé d’en prendre un pour moi chez mon ami avant de repartir. Comme tu n’as manifesté aucune réaction particulière en le touchant, je n’étais pas tout à fait certain que vous vous étiez appelés. Et puis, dans l’urgence, ce fut lui ou rien.
— Alors, nous ne nous sommes pas choisis ?
— Si, bien sûr ! Sinon tu n’aurais pas pu te battre et vaincre comme tu l’as fait. En fait, tu t’es peu ouverte à lui, juste ce qu’il a fallu.
Elle secoua la tête ; elle avait du mal à tout comprendre.
— Cela t’inquiète ? demanda son père.
— Non, pas vraiment, enfin, je ne sais pas…
— Tu les as enviés parce qu’ils t’ont semblé partager quelque chose de très fort avec leur kenda, c’est cela ?
Elle dut bien l’avouer. Le souvenir de cette tendresse entrevue la tenaillait.
— Tu as tellement peur de te livrer, Aila, tellement peur de souffrir que, même quand tu aimes, tu gardes tes distances. Eux n’ont pas réfléchi. Ils ont abattu leurs barrières naturellement. C’est par sagesse et précaution que je leur bande les yeux, pour qu’ils voient avec leur cœur et non avec leur raison. Tiens, voici un bandeau…
Elle l’interrogea du regard avant que la bande de tissu ne lui ôtât la vue. Il saisit le kenda d’Aila et le plaça au milieu de ceux qui lui restaient. Puis, il l’attrapa par la main et la rapprocha de la réserve avant de lui ordonner :
— Va !
Elle éprouva l’impression que des milliers de fourmis parcouraient tout son corps. Soudain, l’appel de son kenda explosa en Aila. Elle fut tentée de courir vers lui, mais elle se força à marcher sans toutefois hésiter. Elle sentait qu’il la guidait et lui aurait fait éviter tous les obstacles, il voyait pour elle. Sa main monta doucement vers lui et le toucha. L’émotion qu’elle ressentit la coupa de tout son entourage. Elle rayonnait de bonheur, seule avec son kenda qu’elle agrippa avec amour dans ses bras. Ils restèrent ainsi un long moment avant qu’elle ne reprît pied dans le monde réel. D’une dernière caresse, elle lui dit au revoir, ôta son bandeau et rejoignit Bonneau.
— Alors, vous êtes-vous bien choisis ? questionna-t-il.
— Oui et c’était si merveilleux…
Il la prit par les épaules et ils regagnèrent la maison où Aila devait préparer ses affaires.

Elle était en train de finir son sac, reprenant ses esprits doucement quand les questions qu’elle n’avait pas encore posées refirent surface dans sa conscience.
— Bonneau, comment le kenda fait-il pour nous choisir ?
— Aila, c’est une arme très particulière à propos de laquelle nous devons remonter très loin dans notre histoire pour la découvrir. Je ne connais pas tout, tu devrais interroger Hamelin. Je crois me souvenir que différentes sortes de magie coexistèrent à une époque très ancienne ; elles semblent avoir presque toutes disparu, hormis celle des fées qui, grâce à l’alliance qu’elles avaient scellée avec les hommes, résista plus longtemps que ses consœurs. Quelle alchimie unique se développa pour la protéger ? Aucune idée, mais elle prouva son efficacité. Puis vint le jour où elles se séparèrent des êtres humains et, malheureusement, cette alchimie s’évanouit, provoquant leur lente disparition. Ce ne fut probablement pas immédiat et je ne sais pas si elles l’avaient anticipée ou non. Peut-être avaient-elles prévu qu’en restant avec les hommes, même invisibles, elles se préserveraient à jamais. Elles nous ont toujours accompagnés et le kenda représente le dernier cadeau qu’elles nous ont offert en nous quittant.
Aila n’en croyait pas ses oreilles. Bonneau s’y mettait aussi et lui parlait des fées, persuadé de leur existence. Tout ceci bousculait sa vision du monde et ses propres croyances ! Elle le réalisa avec agacement, avant de rire d’elle-même. Il fallait qu’elle retournât voir Hamelin. Petit à petit, s’insinuait en elle la certitude que, qu’elle voulût s’y rallier ou non, les fées devenaient partie intégrante à sa vie…

Aila rejoignit le réfectoire où elle mangerait désormais et retrouva toute la troupe ainsi que le mage et les princes royaux. Hubert prit la parole :
— Aila, nous n’attendions plus que vous. Demain, deuxième cloche, entraînement au kenda. Déjeuner à midi, puis réunion dans la salle du conseil pour finir les préparatifs de notre départ le jour suivant. L’après-midi, vous aurez quartier libre et tous les soirs, extinction des feux à la huitième cloche. Mais à présent, mangeons.
Ils partagèrent ce repas, convivial et animé. Comme souvent, Aila se plaça en observatrice et, malgré l’apparence bon enfant, elle décela rapidement un malaise chez son frère. Elle le rejoignit à la dérobée quand il quitta la table, le repas englouti.
— Aubin, tu veux me parler ?
— Oui, viens !
S’éloignant du château, ils marchèrent longtemps en silence vers des lieux moins fréquentés.
— C’est papa, il va mal. Je ne sais plus si je dois le quitter ou non…
— Sa propre colère l’étouffe, je le suppose. À moins que ce ne soit plutôt la lettre d’Efée qui le mine…
— C’est tout cela, mon départ et avec toi en plus. Il oscille entre le désespoir et l’envie de tout fracasser. Que dois-je faire ?
— Aubin, tu ne peux rien contre ses démons intérieurs. Il lui faudra les surmonter tout seul. Ta présence n’y changera rien. Tu ne feras, en restant, que porter un fardeau qui n’est pas le tien et dont il te prendra à témoin.
— Mais c’est mon père, ai-je le droit de l’abandonner ?
— Ton père a-t-il eu le droit de m’abandonner ? Avait-il le droit de nous séparer ?
Elle s’enflammait :
— Après ce qu’il s’est permis de faire aux autres, quels droits pourrait-il bien revendiquer pour lui-même ?
— Je l’aime, bafouilla Aubin, désemparé.
Elle se calma subitement :
— Je sais, Aubin, mais il a lui-même créé les problèmes qui lui retombent dessus. Les droits priment-ils les devoirs ?
— Je vais réfléchir. Merci, Aila, à bientôt.
Plongé dans ses réflexions, son frère s’éloigna d’elle à pas lents.

Aila retourna chez elle. Bonneau se tenait debout devant l’âtre, réchauffant ses mains. Elle jeta un coup d’œil à son sac qui traînait au pied de son lit, se déshabilla derrière son paravent et se coucha.
— Bonsoir, papa.
— Bonsoir, Aila.
Son père prit la chandelle, grimpa dans sa chambre et l’obscurité déroba la pièce autour d’elle.


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