La saga d'Aila de Catherine Boullery 📖 Site officiel de fantasy
La saga d'Aila  fantasy


fantasy livre

Note : 4.5 / 5 avec 210  critiques top

La saga de fantasy d'Aila

Chaque auteur possède son propre parcours, une route à suivre pavée de bonnes intentions, une envie de partager un monde qu'il a créé de toutes pièces et qui est l'expression de celui qui vibre à l'intérieur de son esprit, voire de son corps jusqu'au bout de ses doigts…

Je lève le voile sur cet univers qui est le mien au cœur d'une fantasy d'influence médiévale.

Elle s'appelle Aila, elle a 16 ans, bientôt 17 et traîne derrière elle une enfance douloureuse : une mère disparue et un père qui l'a reniée et aucune explication… Heureusement, elle grandit, entourée par des gens qui vont compenser ces absences : un mage, sage et érudit, une châtelaine, amie de sa mère et le frère de son père qui la forme à devenir une combattante.

Sa chance de prouver son excellence arrive quand le roi d'Avotour, menacé, cherche à constituer une garde rapprochée pour protéger sa famille déjà endeuillée. Alors qu'elle est choisie, elle ne sait pas encore ce à quoi elle renonce et encore moins sur quel chemin cette nouvelle vie va l'entraîner. De plus, comment pourrait-elle imaginer un instant que son existence vient de basculer définitivement ? Surtout quand son ami le mage découvre qu'elle peut passer dans le monde des fées, un monde qui n'existe que dans les légendes ancestrales d'Avotour. Des fées ? Mais quelle idée, tous savent qu'elles n'existent pas ! Quoique…


En quelques mots…

Aila

Aila éveille une partie de nos désirs, de ceux que nous taisons et qui font de nous, l'espace d'un livre de fantasy, l'héroïne ou le héros que nous ne deviendrons jamais…
« La vraie lecture commence quand on ne lit plus seulement pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver. » (Jean Guéhenno)

Pourquoi aimerez-vous mes romans de fantasy ?

Leurs incessants rebondissements qu'une écriture fluide dynamise, leurs personnages forts et attachants aux dialogues percutants, leur construction précise qui s'éparpille en fils multiples et variés pour mieux se renouer dans le tome final et la facilité à se plonger dans leur univers, à la fois proche et lointain, sont leurs principales qualités.


Parcourez les coups de cœur de mes lecteurs

Caroline

Magie envoûtante pour ce roman : épopée captivante, histoire extrêmement bien construite, héroïne touchante de force et de faiblesse.

Mathieu

On rentre tout de suite dans cette histoire palpitante ! On ne peut pas s'arrêter et on veut donc très vite la suite.

Florence

L'histoire est merveilleuse et captivante, j'adore ! J'ai hâte de lire la suite de la saga de fantasy.

Adrien

[…] c'est ce genre de roman que l'on peine à refermer tard le soir, mais dont on essaie d'économiser certains chapitres pour le lendemain !

Angélique

J'ai adoré ce livre de fantasy qui m'a transportée dans une extraordinaire et palpitante aventure, avec des personnages très attachants.

Laurence

Une fois commencé, impossible de s'arrêter. À peine fini ce premier tome de cette saga de fantasy et je suis déjà impatiente de lire la suite.

Émilie

[…] dès l'instant où je l'ai ouvert, je ne l'ai pas fermé jusqu'à la dernière page ! Aila nous entraîne irrémédiablement avec elle dans ses aventures plus passionnantes les unes que les autres.

Olivier

Un monde féerique envoûtant, une histoire passionnante qui vous tient en haleine de la première jusqu'à la dernière ligne. […] Lisez les trois premiers chapitres : vous ne pourrez pas vous arrêter !

Virginie

Elle est peut-être fée, l'auteure de ce livre de fantasy, car son livre agit sur le lecteur comme celui des fées sur Aila ; on se sent comme aspiré par une histoire qu'on ne veut pas quitter et qui s'offre très facilement à la lecture.

Élodie

Pourtant je suis complètement tombée dans le livre de fantasy. Il m'a été impossible de m'en détacher et j'ai lu tout le livre d'une seule traite. J'ai moi-même été surprise d'avoir été autant absorbée mais j'ai ressenti chaque émotion que pouvait ressentir Aila tout au long du récit.

Emmanuelle

Aucune pesanteur, les personnages, leur origine, tout est bien posé en douceur et, pourtant, au milieu de péripéties palpitantes, le rythme est parfait ! C'est super bien ficelé, drôle, et, en outre, étonnamment d'actualité ! […] Bref, je suis toujours aussi fan d'Aila et la Magie des Fées !

Anne-Claire

[…] c'est l'un des charmes profonds de cette histoire de fantasy : Aila est une héroïne qui grandit, aime, doute, refuse son destin, se bagarre avec elle-même et, en ce sens, elle est incroyablement humaine. J'aime enfin la façon magistrale dont le récit se construit, dévidant les bobines de multiples aventures en autant de fils qui se coupent, se nouent, se perdent, et tissent pourtant un tableau cohérent, que l'on découvre avec stupeur dans les dernières pages…

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En conlusion

« Le plaisir le plus délicat est de faire celui d’autrui. » (Jean de la Bruyère)






Extrait gratuit d'un des livres de la saga d'Aila offert par Catherine Boullery, auteure de fantasy (autres passages sur Amazon). Excellente lecture ;)

Il existe une loi ancienne, toujours en vigueur. Elle est si rarement utilisée qu’elle en est pratiquement tombée en désuétude, mais pas tout à fait. Je la connais et j’ai décidé de m’en servir aujourd’hui pour te libérer définitivement de ce père qui n’en a jamais endossé la responsabilité. Le « Patrico Determago » énonce qu’un enfant dont le père (ou la mère) n’a assuré ni sa protection ni son entretien depuis son enfance peut revendiquer un changement de parent. Pour satisfaire aux conditions, cela nécessite la demande de la mère, même si elle est décédée, et celle de trois proches de la famille. J’ai rédigé la mienne, donc toutes les conditions sont réunies et tu vas pouvoir remplacer ce père. Si Bonneau a bien été celui que je décelais, choisis-le. Cet immense honneur que tu lui accorderas comblera la peine causée par cette inévitable trahison envers son frère.

En ce qui concerne ton père, mon cœur est profondément malheureux de voir qu’il n’a pas dépassé son inaptitude. Tu n’es en rien responsable de son comportement. Ce sera dans son histoire qu’il faudra chercher la raison de cette incapacité à te reconnaître et à t’aimer. Si un jour, tu as envie de comprendre, retourne sur le chemin de sa vie. Ce que tu y trouveras te donnera peut-être la force de lui pardonner et de lui offrir une nouvelle chance… C’est un homme merveilleux, grandiose, mais je sais que je n’arriverai pas à te convaincre, sa conduite a été en dessous de tout avec toi et rien de ce que je pourrais faire ou dire n’y changera rien… à toi d’avancer sur ta propre route.

Ma puce, mon ange, ma douce… Que ces mots, que je ne pourrai bientôt plus prononcer à ton oreille, me font plaisir à écrire une dernière fois ! Ta naissance et ces années passées à tes côtés incarnent les plus beaux moments de ma vie. J’essaie d’engranger le plus de souvenirs de toi et de ton frère pour mourir avec sérénité et sans regret. Barou sera près de moi, je l’aime tant, ainsi qu’Aubin et toi… Je serre ta poupée dans ma main, tu sais celle avec des cheveux de laine. J’ai prié Bonneau de la mettre avec moi après ma mort, à l’insu de Barou. J’espère qu’elle ne te manquera pas. Mélinda devrait t’en retrouver une autre.

J’ai fait ce que je devais faire… Maintenant, je peux partir.

Je t’aime, Aila
Ta maman Efée

Aila sentit les larmes couler sur ses joues, tandis qu’une grande détresse l’envahissait. Elle s’était aperçue que l’écriture de sa mère devenait de plus en plus hésitante au fur et à mesure que la lettre s’allongeait. Efée semblait penser que le choix serait simple et facile, mais comment allait-elle pouvoir demander aux plus proches amis de son père de le trahir pour elle ? Elle ne pourrait pas solliciter cela de Bonneau dont il était le frère, d’attendre de lui de renoncer au dernier membre de sa famille ! Dame Mélinda avait bien dit l’estime qu’elle portait à Barou et la souffrance que lui causerait tout acte contre lui. Les paroles énigmatiques qu’elle avait prononcées prenaient à présent tout leur sens. Et Hamelin, cet homme de paix, comment allait-il vivre cette confrontation avec Barou ? Non, jamais, elle ne pourrait imposer cette épreuve à tous ceux qu’elle aimait. Elle s’effondra sur la table, encore plus anéantie qu’avant…

Ce fut la main de Bonneau sur son cou qui la ramena à la réalité. Elle s’était endormie sur le bois, la lettre devant elle, ses manches noyées de larmes.
— Que se passe-t-il, Aila ? interrogea Bonneau avec tendresse.
— Je ne peux pas exiger cela, pas de vous, ses amis, sa famille. C’est impossible !
— Si, Aila. Nous avons tous donné notre promesse à Efée et nous la tiendrons.
— Mais Barou ne te le pardonnera jamais !
— J’ai opéré ce choix il y a longtemps et j’y demeure toujours fidèle.
— Mais si jamais il te rejetait ! Ou s’il en mourait ?
— Tous les êtres qui ne s’adaptent pas disparaissent, ainsi va la vie…
— Mais, Bonneau, c’est ton frère !
— Oui, mais il est allé trop loin et, même si je l’aime infiniment, j’ai choisi de te protéger de lui.
— Et dame Mélinda et Hamelin ?
— Ils ont pris la même décision en ayant envisagé et accepté toutes les conséquences. Nous nous sommes tous engagés. Mais la seule personne qui peut exercer la demande initiale, c’est toi et nous n’attendons que cela pour te suivre. Tu dois agir, Aila ! Qu’Efée n’ait pas entrepris toute cette démarche pour rien… !
Elle le regarda avec attention avant de détourner les yeux.
— J’ai besoin de réfléchir, Bonneau. J’ai besoin de prendre l’air.
Elle sortit précipitamment de la maison.

Songeuse, Aila était assise sur une pierre, dans un champ à l’écart du château. Qu’allait-elle pouvoir faire ? Qu’allait-elle devenir ? À quoi allait-elle devoir renoncer pour continuer à avancer ? Nerveusement, elle dépouillait de petites branches de leurs feuilles tout en les regardant s’entasser les unes sur les autres. Elle réalisait que son choix serait à l’origine d’un tournant dans sa vie. Dame Mélinda, Hamelin et Bonneau avaient concrétisé le leur longtemps auparavant, ils avaient d’ores et déjà consenti à perdre Barou, mais elle, pas encore… Si elle s’opposait à son père, elle aliénerait définitivement le dernier espoir de retrouver son amour. Si elle ne s’opposait pas, son ultime chance de devenir ce qu’elle espérait disparaîtrait… Comment savoir quel choix était le bon ? Et comment assumer que le meilleur des deux signifiât la fin d’un rêve, d’un espoir fou ? Toutes ces questions se bousculaient dans son esprit, tandis que les réponses lui échappaient. Un bruit de pas lui fit lever la tête, elle vit Aubin qui la rejoignait :
— Je te cherchais, Aila, je suis désolé…
Un instant, elle posa son front contre son buste, avant de se redresser.
— Il faut que nous parlions, Aubin, j’ai des choses graves à partager avec toi.
Il s’écarta, le regard interrogateur, puis ils s’assirent côte à côte.
— Ce soir, maman m’a offert mon héritage à travers Bonneau.
Elle plongea ses yeux dans ceux de son frère, avec gravité.
— J’ai un portrait d’elle, à présent. Est-ce que tu l’as déjà vue, Aubin ?
— Oui, père en conserve un, camouflé dans un de ses tiroirs. J’aurais pu faire un bon voleur, car il ne s’est jamais aperçu que j’allais le regarder régulièrement !
Il esquissa un petit rire.
— Elle m’a offert sa robe de mariée et sa parure de bijoux, elles sont de toute beauté…
— Alors, tu comptes les porter quand ?
Ce fut au tour d’Aila de légèrement s’esclaffer avant de redevenir grave.
— Aubin, elle m’a laissé une lettre…
Au haussement de sourcils de son frère, elle sentit sa déception de ne jamais en avoir reçu. Elle le rassura :
— Ne t’inquiète pas, il y en a sûrement une pour toi que tu découvriras pour un événement marquant de ta vie. Quand tu porteras sa robe de mariée par exemple !
Ils rirent ensemble, mais cette légèreté ne fut que passagère.
— Aubin, l’héritage qu’elle m’a laissé dans cette lettre est terriblement douloureux. Je ne sais plus quoi faire…
— Vas-y, explique-toi.
— Une loi existe, qui me permet de changer de père.
— Après tout, pourquoi pas ?
— Aubin, pour en arriver là, quatre personnes proches de la famille doivent témoigner de son inaptitude à me donner de l’amour, à me protéger et à subvenir à mes besoins…
Son frère pâlit et osa une question :
— Tu voudrais que je témoigne ?
— Non. Maman s’est occupée de tout et a tout prévu avant sa mort. Bonneau, dame Mélinda et Hamelin ont déjà écrit leurs lettres ou vont le faire.
Aila sentit l’émotion la submerger à nouveau.
— Et le dernier témoignage ? s’enquit-il, encore plus inquiet.
— Ce sera le sien, elle affirmera que Barou n’a pas été un père pour moi…
Un silence lourd s’abattit. Il secoua pensivement la tête :
— Par les fées… Ce sera épouvantable pour lui. Ses amis et mère…, murmura Aubin.
— Mais tu es là, toi aussi, je vais bouleverser ta vie si je le demande…
— Qu’en disent les autres témoins ?
— Ils se sont mis d’accord avec maman. Ils s’y résoudront tous, c’est prévu, malgré l’estime qu’ils portent à Barou. Ils en acceptent les conséquences quelles qu’elles soient…
— Par les fées…, ne fit que répéter Aubin.
— Qu’est-ce que je dois faire ?
— Je ne sais pas, Aila. Ce sera redoutable pour père de voir ses amis le laisser tomber et surtout notre mère se retourner contre lui, vraiment dramatique…
— J’en suis consciente…
Aubin se leva d’un bond. Aila, désespérée, crut qu’il partait, mais il se mit à arpenter l’allée d’une démarche saccadée, ponctuée de soupirs et de mouvements d’humeur. Elle le suivait des yeux, résistant de son mieux à la tension ambiante qu’elle ressentait, puis, soudain, elle prit sa décision.
— Aubin !
Il se figea devant elle et lui coupa l’herbe sous le pied :
— Tu dois le demander, Aila. Père n’a pas le droit de t’empêcher de devenir ce pour quoi tu es faite. C’est un homme admirable. Si tu savais à quel point il compte pour moi…
Sa voix se cassa.
— Je le sais, Aubin, et je ne comprends même pas comment, l’aimant autant, tu as rempli ta place de frère auprès de moi…
Il eut un rire sans joie et poursuivit :
— Tu es comme lui, un personnage charismatique, même si tu n’en as pas encore conscience… Tu vois, il n’ignore pas que je ne dépasserai guère le stade du combattant médiocre, que je ne marcherai pas dans ses pas, mais il ne cesse de m’encourager et je progresse doucement… Il aurait pu me renier moi aussi, mais il n’en est pas moins resté un père aimant et confiant. Je sais pourquoi ses hommes le suivraient jusque dans la mort, parce que je ferais comme eux, je l’accompagnerais n’importe où, les yeux fermés. Quelle zone d’ombre, existant dans sa vie, expliquerait son attitude envers toi ? Je l’ignore… Je l’ai cherchée, Aila, mais je n’ai pas réussi à la découvrir…
Aubin se tut comme à bout de souffle, le visage crispé. Chaque mot lui coûtait.
— Mais à ta place, j’exercerais mon droit. Je connais la douleur de grandir sans l’amour d’un parent. Toi, tu as poussé sans l’amour d’aucuns, alors que l’un d’entre eux était encore vivant et si près… Demande-le, Aila, mais ne m’en réclame pas plus.
Son frère tourna les talons et partit en courant.
— Aubin ! cria Aila.
Mais il avait déjà disparu…

La nuit obscurcissait tout depuis longtemps quand elle rentra à la chaumière, une assiette de soupe froide l’attendait avec un quignon de pain, mais elle n’avait pas faim. Elle déposa ses affaires sur sa chaise, se glissa dans sa grande chemise, puis dans les draps frais de son lit et s’endormit comme une masse…


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