L'univers de la saga d'Aila de Catherine Boullery 📘 Site officiel de fantasy
La saga d'Aila  fantasy


fantasy français

Note : 4.6 / 5 avec 277  critiques heroic

Fantasy - L'univers de la saga d'Aila - Catherine Boullery - Achetez ses œuvres

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Romans de fantasy

Tome ➀ - Aila et la Magie des Fées fantasy Tome ➁ - La Tribu Libre Catherine Boullery Tome ➂ - L'Oracle de Tennesse livre Tome ➃ - La Dame Blanche fantasy Tome ➄ - La Porte des Temps préféré Tome ➅ - Une Vie, voire Deux roman Tome ➆ - Un Éternel Recommencement lectrice Tome ➇ - L'Ultime Renoncement français ➀ à ➃ - La Première Époque littérature ➄ à ➇ - La Deuxième Époque livre Tous les tomes de la saga de fantasy fantasy La romancière Catherine Boullery favorites #fantasy saga

Blog de l'auteure de fantasy

17 Juin 2017Voici un blog qui a oublié d'exister pendant plus d'une année parce qu'à certains moments de la vie il devient impossible de mener autant de vies en parallèle et il est devenu la victime de cet excès. J'ignore dans quelle mesure je parviendrai à inverser la tendance, mais je vais y songer. Alors quelles sont les nouvelles, fraîches ou pas du tout ?
♥ La plus urgente : une promotion sur le tome I de la saga, version numérique à 2,99 euros sur UPblisher ou Amazon jusqu'au 3 juillet. C'est le moment d'en profiter !
♥ La plus émoustillante : une nouvelle participation au Salon du livre de Sartrouville, le 25 juin prochain, dans le gymnase du parc du dispensaire.

Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2017
Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2017

♥ La plus émouvante, comme l'écho de mon histoire personnelle ou quand la fiction devient le reflet de la réalité : sortie du tome VI, « Une Vie, voire Deux », chez UPblisher, également chez Amazon, La Fnac. Presque 167 000 mots et toujours autant à raconter !

Une Vie, voire Deux : couverture
Une Vie, voire Deux : couverture

♥ La plus rassurante : tome VII « Un Éternel Recommencement » écrit et bientôt en relecture et tome III « L'Ultime Renoncement » commencé. L'achèvement de la saga en 2018 ? Probable…
Belle journée à tous.

4 JuinN'oubliez pas ! Salon du livre le 12 juin 2016 à Sartrouville, parc du dispensaire, dans le gymnase.

Salon du livre de Sartrouville : 12 juin 2016
Salon du livre de Sartrouville : 12 juin 2016

Belle journée à tous.

25 maiComme le disait le lapin dans Alice au pays des merveilles : « Je suis en retard, en retard » ! Glup, je crois qu'à mon niveau, ce n'est même plus du retard, mais de l'abandon… Mille excuses.
Alors, quelles sont les nouvelles ?
♥ La plus urgente : une nouvelle promotion sur le tome I de la saga, version numérique gratuite sur Amazon jusqu'au 28 mai. C'est le moment d'en profiter !
♥ La plus importante : sortie du tome V, « La Porte des Temps », chez UPblisher, également chez Amazon, La Fnac et iTunes. Plus de 172 000 mots, le plus gros volet de la saga d'Aila et, je l'espère, un pur moment de bonheur de lecture.

La Porte des Temps : couverture
La Porte des Temps : couverture

♥ La plus émouvante : une nouvelle participation au Salon du livre de Sartrouville, le 12 juin prochain, dans le gymnase du parc du dispensaire.

Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2016
Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2016

Belle journée à tous.

30 Janvier 2016 Certains disent que nous pouvons souhaiter la bonne année tout le mois de janvier. Pour ma part, je crois que j'ai atteint la limite acceptable ! Alors, puisque les jours de ce mois sont comptés, je ne le laisserai pas s'achever sans vous avoir souhaité une merveilleuse année 2016. Sachez vous préserver de la bêtise humaine, entourez-vous de personnes qui vous ressemblent ou vous apportent des aventures fabuleuses à vivre. Chassez de vos cœurs les pensées sombres qui vous étouffent et tournez-vous vers la lumière pour vous réchauffer et vous illuminer autant de l'extérieur que de l'intérieur. Soyez vous avec les autres pour vivre pleinement les 366 jours de cette année 2016 (euh… un peu moins maintenant, je l'avoue). Beaucoup de bonheur à tous, une santé de fer et de la légèreté !
La saga d'Aila, vous en rêviez ? C'est le moment ou jamais de vous offrir le tome 1 à 0,99 euro sur Amazon, en numérique. Profitez-en ! Il ne reste que plus que deux jours !
Les relectures se suivent et… Puis-je vraiment dire qu'elles se ressemblent ? Elles gardent le même objectif, un re-travail du style pour le rendre encore plus fluide et, donc, agréable à lire, l'affinage des derniers détails pour effacer jusqu'à la plus petite incohérence, tandis que mon esprit se projette déjà dans l'écriture de la suite. Malheureusement, et c'est le problème de mon existence actuelle, comme je veux tout tester, j'en arrive à mener de front trop d'activités en parallèle et je n'y parviens plus… Surtout que mon perfectionnisme m'amène à passer beaucoup de temps sur chacune. Je ne veux pas me retourner un jour sur moi en me disant que j'aurais bâclé mon travail, ni pour l'une ni pour l'autre. Je me dévoue à chacune avec la même passion, la même intégrité, le même amour. De nouvelles questions se poseront pour la prochaine rentrée. Attendons le mois de juin pour décider !
En tout cas, la parution de « La Porte des Temps » approche ! Fin février, début mars. Je vous tiens au courant.
Cette relecture m'a définitivement montré que je ne pouvais pas m'arrêter brusquement au tome 7. Naturellement, je savais déjà qu'un huitième existerait, mais je me disais que je pourrais l'écrire plus tard et, là, je sais que ce n'est plus possible ! Donc, ce sera huit tomes. En revanche, je ne sais pas ce que je vais mettre comme titre et, étrangement, c'est ce qui m'ennuie le plus ! Avez-vous une idée ? :)

Bonne année 2016
Bonne année 2016

20 décembre Quelques bonnes nouvelles :
- relecture du tome V reprise ;
- ma modeste page auteur Facebook dont le nombre de "J'aime" augmente petit à petit ;
- la parution du tome I « Impulsion » du roman « Le cercle des élus », en coécriture avec Sg Horizons, Elena Guimard et Olivier Karven ;
- et un nouveau commentaire sur Aila et la Magie des Fées :
« Magique !! *.*Tellement de mots pour décrire cet univers : magique, envoûtant, fantastique, extraordinaire, féérique, captivant… Je dis bravo à l'auteure pour son imagination exceptionnelle et j'attends la suite !! »

Tout savoir sur « Impulsion » et « Le cercle des élus »
« Quatre auteurs, quatre approches de la fantasy qui s’entrecroisent pour raconter les aventures d'autant de personnages dont les destinées, poussées par des forces obscures, basculeront. Un concept inédit pour une fresque épique. »

Tome I du Cercle des élus : Impulsion
Tome I du Cercle des élus : Impulsion

Résumé : La vie en pleine forêt, entourée de son père et des autres bûcherons convient parfaitement à Imara (Sg Horizons). Jeune femme libre et forte vivant dans un univers d'hommes, son esprit de combattante comptera lorsque parvenue à la cité, elle devra faire face au danger.
Dans les ruelles colorées de la cité, Alyrus (Elena Guimard) se faufile enveloppé d'un voile d'invisibilité afin de ne pas effrayer ses sujets. L'odeur du sang remonte à ses narines et lui ouvre l'appétit, mais ce soir, il n'est pas là pour ça, autre chose l'a attiré loin du palais et il ne doit pas se laisser déconcentrer.
Eogan (Olivier Karven) se hâte pour assister à l’intronisation de son père, bienfaiteur de Maslir, qui va enfin recevoir l’hommage de ses pairs après une vie passée à améliorer la vie de ses concitoyens. Pourtant, rien ne se passera comme prévu : de terribles chocs bouleverseront la vie du jeune homme à jamais, l’obligeant à prendre des décisions sans retour.
Sous les agitations perpétuelles du Malstrom qui surplombe la Citadelle, Saphie (Catherine Boullery) aimerait rêver… Pourtant, le Guide Suprême répétant sans cesse que tous ses enfants doivent lui être dévoués, elle replonge dans les enluminures qui peuplent sa vie de copiste et un quotidien aussi terne que réglé. Jusqu’au jour où un maître de la Guilde vient la chercher…
Je vous souhaite de joyeuses fêtes.

5 décembre Quelques mots sur la chronique d'une mort annoncée ! Celle de l'écrivain… Pari non tenu cette année pour parvenir à concilier mes deux métiers. En conclusion : une relecture du tome V à peine entamée. Je suis donc au regret de vous annoncer que la version numérique du tome V ne paraîtra donc pas en décembre, malgré l'habitude prise depuis 2012. Mille excuses à tous. En revanche, parce qu'il faut bien un côté positif, mon projet d'écriture à plusieurs devrait voir le jour bientôt. Je vous tiens au courant ! Et, comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, voici quelques commentaires qui font plaisir, après un calme olympien pendant quelque temps.
Sur Aila et la Magie des Fées :
« Magnifique lecture ! "Aila et la Magie des Fées" est la magnifique histoire d'une jeune fille pas comme les autres…
J'ai découvert avec ce roman, le premier de la série, la superbe plume de Catherine Boullery : une écriture ciselée, soucieuse du détail, une analyse fouillée des sentiments, une plongée au plus profond des émotions des personnages…
Aila est une jeune fille exceptionnelle qui arrive à transformer ses souffrances en source d'admiration et joie pour les autres, ses épreuves en autant de défis à relever, ses regrets en autant d'amour à donner aux autres… Une lecture pleine d'enseignements…
C'est une série pour tous les âges et même ceux qui ne lisent pas ce genre de littérature seront conquis par le talent de l'auteure qui arrive à nous donner l'envie d'accompagner Aila sur son chemin.
 »
« Formidable ! C'est un vrai moment d'évasion que nous offre ce livre !
N'hésitez pas! Moi je file directement lire le tome 2.
Merci Catherine Boullery.
 »
Sur La Dame Blanche :
« toujours aussi captivant ! On est heureux de retrouver à nouveau Aila ! Action, réflexion, suspens, un ensemble très complet qui m'a une fois de plus séduite !
Bravo !
 »
Bon week-end à tous.

11 septembre Où en est l'écrivain ? Eh bien, c'est une catastrophe, nulle part… Je ne fais que travailler, mais absolument plus sur l'écriture. Je le regrette, mais je finirai tôt ou tard par sortir le nez de l'eau et faire renaître l'auteur derrière le professeur !

Fête des vendanges de Sartrouville, le 4 octobre 2015, parc du dispensaire
Fête des vendanges de Sartrouville, le 4 octobre 2015, parc du dispensaire

Que faites-vous le 4 octobre ? Rien, super ! Passez donc à la fête des vendanges ! Avec mon compagnon de barnum et illustrateur, Alain Berry, nous aurons à cœur de vous accueillir de 10 h à 18 h, dans le parc du dispensaire de Sartrouville.
Bon week-end à tous.

28 Août Deux métiers et, quand l'un prend le pas sur l'autre à cette période, l'écrivain disparaît totalement derrière l'enseignant. Ce moment se négocie toujours de façon un peu délicate pour moi, car il m'oblige à faire un choix raisonné entre différentes options : je retrouve mes élèves dans quelques jours et mon nouveau programme doit être au clair dans ma tête alors que je peux repousser la relecture du tome V… Ne parlons même pas de l'écriture du tome VI ! Il m'arrive parfois d'envier ceux qui rentrent chez eux sans ramener du travail entre leurs murs, leur tête probablement plus libre que la mienne. De plus, la rentrée représente un moment chronophage et énergivore, même si lui est associé le plaisir de retrouver collègues et anciens élèves, de travailler avec eux pour, une nouvelle fois à la fin de l'année, ressentir la tristesse de les quitter… Un éternel recommencement, mais ça, c'est le titre du futur tome VII !

Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -
Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -

Nouvelle opération relayée par L'invasion des Grenouilles dont j'avais déjà parlé sur mon blog le 11 juillet dernier et sur ma page Facebook. Toutes ces initiatives sont vraiment indispensables pour promouvoir la lecture et la découverte éventuelle de nouveaux auteurs. En plus, dans ce domaine SFFFH, toujours dominé par les Anglo-saxons, un zeste de francophonie ne peut nuire. Alors, j'y participe ? Bien sûr ! Et la saga d'Aila avec UPblisher également !
Dernier week-end pour profiter de l'offre Ray's day sur UPblisher : rendez-vous sur la page du tome I ,Aila et la Magie des Fées et utiliser le code promo AILARAYSDAY pour obtenir cet ebook gratuitement.
Bon week-end.

23 AoûtPour commencer, une petite anecdote sympathique, le genre à vous redonner le moral quand il vous abandonne. Message de la médiathèque de Sartrouville :
« Bonjour,
Vous nous avez gentiment offert les 3 premiers tomes de votre série fantastique 'La saga d'Aila'. Vos livres ont beaucoup de succès et les lecteurs réclament la suite.
Est-il possible d'avoir le tome 4 pour compléter la série ? Malheureusement, chez notre fournisseur […] vos livres n'existent pas, et nous sommes obligés de passer par leur site pour nos commandes.
 »
Comment résister à une telle demande ? De toute façon, je m'étais déjà mise d'accord avec la directrice de la médiathèque pour l'apporter. En conclusion : le tome IV peut dorénavant être emprunté.

Opération Ray's day
Opération Ray's day

Super opération Ray's Day #RaysDay chez UPblisher dont vous pouvez profiter jusqu'au 30 août. Il vous suffit de vous rendre sur la page du tome I, Aila et la Magie des Fées et d'utiliser le code promo AILARAYSDAY pour obtenir cet ebook gratuitement.
Bon dimanche.

17 AoûtC'est fait ! J'ai repris la mauvaise habitude de ne mettre des nouvelles que lorsque j'en ai le temps, c'est-à-dire pas souvent… À ma décharge, j'ai pris quelques vacances bien méritées à la montagne ! Que j'aime ces paysages magnifiques, ces lacs miroitants, ces espaces tellement ouverts que plus rien ne peut retenir mon esprit qui s'envole par delà l'horizon. Bien sûr, ils se méritent, de 550 à 950 m de dénivelé et jusqu'à quinze kilomètres pour les plus longues balades. De quoi bien dormir la nuit après une journée d'effort, la tête emplie de beaux souvenirs et le cœur léger et heureux. Ne pas penser que j'attendrai un an pour y retourner. Ne garder que le meilleur, à l'image du bonheur vécu…
Mes différents projets avancent. J'ai fini ma partie pour mon projet à plusieurs écrivains. J'aurais voulu y passer un peu moins de temps, mais la perfectionniste que je suis ne se refera pas. Cependant, à un moment, il faut se dire que le maximum a été donné et passer à autre chose. Extrait : « Dans l’immense pièce sombre, uniquement éclairée par la lumière de hautes chandelles et de bougies individuelles, la disciple Saphie, au milieu de tous les autres, s’appliquait à sa tâche quotidienne. De la pointe de sa plume trempée dans l’encre, elle calligraphiait ses lettres avec un art consommé dans de grands livres qui rejoignaient les rayonnages de la bibliothèque des maîtres de la Guilde, une fois leur dernière page remplie. Cette activité aurait pu lui paraître rébarbative, mais tel n’était pas le cas, car Saphie appréciait son existence calme et réglée ainsi que l’ambiance feutrée de la salle d’écriture. Elle adorait particulièrement le crissement de sa plume sur le vélin rêche et les arabesques régulières auxquelles sa main donnait vie en les traçant, noir sur blanc, avec une indubitable adresse. Elle savait qu’elle n’aurait pas dû, car, le Guide Suprême le répétait inlassablement, un disciple ne devait pas être orgueilleux, mais, quelquefois, elle se reculait légèrement pour admirer la beauté de son travail. Peut-être n’était-elle que copiste, mais, en ce domaine, elle excellait. »
J'ai poursuivi le tome VI, mais mon avancée a été pour le moins laborieuse… En effet, il m'a fallu reprendre les premiers chapitres écrits et les remettre en cohérence avec la fin du tome V, tant dans la chronologie que dans la logique des événements, et, pour dire les choses clairement, ça m'a pris un temps fou pour, enfin, me satisfaire approximativement des deux premiers chapitres (trente-cinq pages environ et plus de 27 000 mots), surtout qu'en parallèle, j'ai effectué de nombreuses recherches : forteresse (dimension et constitution), mer intérieure, topographie, et, principalement, mis au clair les âges des personnages et les étapes clés de leur existence… Tout me paraît bien ordonné à présent, mais la raison me dit que je dois abandonner son écriture pour passer à la relecture du tome V et à la préparation du nouveau programme que j'enseigne cette année. Mon cœur lui me dit autre chose et cette décision rationnelle pèse sur mes épaules plus que je ne le voudrais. Tant pis. En conclusion, me voici en alternance sur la correction du tome V et la spécialité de TS !
P.-S. : je crois qu'il va m'être difficile d'abandonner totalement le tome VI, finalement…
Bientôt de nouveaux papillons dans la catégorie français, dont un magnifique Morio qui a posé pour moi, ses ailes grandes ouvertes, avec une patience d'ange. Enfin, ça ne s'est pas tout à fait passé ainsi, mais je rends l'histoire plus belle. À très bientôt.

23 JuilletVoici une semaine, jour pour jour, que j'ai écrit les mots de la fin du tome V et, naturellement, ressenti le plaisir indicible de celle qui a atteint son objectif. Quel bonheur profond et intense ! Quelle jubilation ! Quelle irremplaçable satisfaction, de celle qui te murmure à l'oreille : « Tu l'as fait ! », de celle qui te démontre que la joie de l'écriture reste inscrite dans tes gènes, que tu es capable de pianoter sur ton clavier sept à huit heures par jour et de terminer sur un petit nuage tant l'acte t'emporte, d'être parvenue à aller de ton point A jusqu'à ton point B sans même te perdre, une capacité à construire intacte, une imagination totalement déchaînée. Mots, je vous aime !
En revanche, je n'ai vraiment terminé les deux derniers chapitres que deux jours plus tard… Héhé, je triche ! En effet, si tous les éléments principaux étaient en place jusqu'au point final temporaire, il manquait quelques articulations du récit pour renforcer leur succession et la cohérence de l'histoire. Je pense d'ailleurs que je renforcerai encore, lors de la relecture, quelques descriptions sur lesquelles je suis passée un peu trop rapidement. Voici donc un nouveau volet de la saga de plus de 176 000 mots, le plus volumineux de tous, mais qui devrait s'amincir un peu lorsque je le retravaillerai, car le début que j'ai écrit en plusieurs fois nécessite d'éliminer quelques paragraphes redondants.
Alors que faire quand se termine un premier projet ? Laissez-moi réfléchir, j'hésite… Embrayer sur le tome VI ? Voici une excellente idée ! Comment ai-je pu ne pas y penser toute seule ? Plus d'un chapitre et demi déjà d'écrit ! Allez, je vais être complètement honnête, je triche, car je dispose d'une petite centaine de pages rédigées. Malheureusement, comme j'ai précisé la fin du tome V, je ne peux pas les reprendre telles quelles. En parallèle, j'avance sur mon projet à plusieurs auteurs, quatre pages de plus à mon actif et une fin qui s'approche. Fantastique !
Bon, c'est pas le tout, il faut que je retourne écrire. Belle journée.

11 JuilletQuelle semaine ! Ne pas perdre les bonnes habitudes ! Rangement et photocopies au lycée dans l'objectif de la prochaine rentrée (pas loin de sept heures de boulot cette semaine, mine de rien !), une super randonnée d'une vingtaine de kilomètres dans la forêt de Saint-Germain entre copines et, trop bien, la fin du chapitre seize (17 pages…), déjà plus de sept pages écrites sur le chapitre dix-sept avec, enfin, une idée clé qui me convient parfaitement et du grain à moudre par mon moulin (!) imaginaire.
Un premier retour du Salon du livre : « Bonjour, je vous écris suite à ma lecture du tome 1 d'Aila et la Magie des Fées pour vous dire que j'ai beaucoup aimé votre manière d'écrire ainsi que l'histoire : de la magie, des aventures… tous les ingrédients pour un bon roman. Tellement prenant que j'ai d'ores et déjà commandé les autres tomes !
Encore bravo.
 » Contente ! :)
Date à noter dans vos annales, opération « ‎Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition - », piquée aux Québécois dixit Maxime, relayée par L'Invasion des Grenouilles. Pensez-y !

Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -
Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -

4 JuilletPour résoudre tous mes problèmes, je me suis décidée à éliminer les activités satellites les unes après les autres pour parvenir à me concentrer sur l'essentiel. Je n'y suis pas encore totalement parvenue, mais, petit à petit, je m'en rapproche. Je garde le cap !
En plus, vous comprenez, j'essaie de prendre le temps de vivre un peu et de ne pas faire que travailler. En conclusion, hier, deux magnifiques balades, la première à Giverny et ce plaisir intense à parcourir les jardins de Claude Monet, malgré la chaleur torride ! Puis, en revenant vers la maison, une visite imprévue, celle du château de la Roche-Guyon, situé dans une boucle de la Seine, accolé à une blanche falaise. Je me suis littéralement enthousiasmée pour ce lieu, dont l'architecture jouait au grand écart entre des parties plus anciennes et plus récentes et qui offrait un exceptionnel panorama sur cette vallée de l'Île-de-France. D'indéniables atouts : la surprenante découverte d'un pigeonnier constitué par un ensemble de niches creusées à même la paroi, la traversée de la roche crayeuse grâce à d'impressionnants escaliers taillés dans la falaise, l'arrivée au donjon surplombant le château, les jardins et les rives de la Seine. Deux regrets cependant, j'ai manqué les écuries, pourtant réputées, et n'ai pas poussé jusqu'au jardin et aux bords de Seine, il faisait trop, trop chaud. En conclusion, j'y retournerai et, si vous disposez d'un moment, n'hésitez pas !

La Roche-Guyon
La Roche-Guyon

Dans les bonnes nouvelles, j'ai commencé à résoudre le problème de chronologie de mon tome V. En attendant cette évolution positive, je ne suis pas restée sans écrire puisque j'ai rédigé quelques passages qui ne nécessitaient pas de construction préalable. En conclusion, je suis sur la bonne voie !
De nouveaux commentaires sur UPblisher :
- « Un univers fantastique !
On plonge dans un monde magique où se mêlent entre autres héros, fées, chamans, rois et reines, le bien et le mal. Tous les ingrédients d'une belle aventure ! J'adoré les tomes I, II, et III
Je me suis tout de suite attachée au personnage d'Aila, avec ses doutes, sa force, mais aussi son grand courage et sa détermination, et ce, malgré sa jeunesse. Au fil des tomes, l'histoire se densifie, de rebondissement en rebondissement, le suspense devient vraiment prenant, on veut absolument savoir la suite !
Les personnages secondaires qui gravitent autour l’héroïne sont tout aussi attachants, chacun avec leur caractère, leur mystère et ajoutent au piment de l'histoire. Il y a des côtés sombres, graves, mais aussi de l'humour, bref une bonne lecture que je recommande. Je viens de recevoir le tome IV et je l'emporte en vacances en me délectant par avance !
 »
Les trois autres, écrits par la même personne, sur les tomes I, III et IV sont plus lapidaires, mais terriblement efficaces ! - « Vous ne pourrez plus vous en passer !!!! »
- « Tous aussi réussis ! »
- « Toujours un grand moment de pur bonheur… ! »
Voici une belle façon de terminer une semaine et de commencer un week-end.
Belle journée.

26 juinBouh !!!!!!! J'en ai trop à faire, dans des directions complètement opposées et dois parvenir à gérer mes priorités… Je passe mon temps à alterner les activités : retravailler mes photos, réfléchir à mon nouveau programme, écrire pour le tome V ou pour le projet à quatre. Finalement, j'ai l'impression de ne rien faire correctement, d'être en décalage permanent, de me disperser en fait. Surtout qu'à côté de toutes ces activités, il y a bien d'autres, les obligations (surveillances, préparation de la prochaine rentrée) et les plaisirs (sortir, courir, danser, dormir !)
Deuxième bouh !!!!!!! J'ai un problème avec mon tome V. Pas celui de la page blanche, non, ce serait plutôt l'inverse… Je vois mon livre grossir à vue d'œil et je me dis que je dois parvenir à condenser les dernières étapes avec la traversée de la Bruçie, puis du Gerek ainsi que la terrible fin temporaire qui attend le lecteur. Donc, avant de me lancer dans la fin du chapitre seize, je dois absolument peaufiner la structure. Je suis même en train d'envisager de changer ma carte initiale et, ça, j'aime pas. Surtout que cette modification ne résoudra pas obligatoirement mon problème, car le Gerek doit rester ce passage par lequel les hommes de Césarus ont foncé sur la Wallanie, seize ans plus tôt. Donc, réfléchir, articuler, construire, puis se remettre à écrire. Si, si, je suis confiante !
Voici l'extrait d'un petit mot que j'ai reçu d'une de mes amies, la seule qui lise les chapitres d'Aila au fur et à mesure qu'ils s'écrivent : « La différence pour moi avec les premiers tomes n'est pas tant l'aventure, que la dimension psychologique des personnages qui s'est renforcée. C'était déjà une caractéristique forte de ton roman dans les 1ers tomes, Aila a toujours eu une fabuleuse capacité d'analyse des relations humaines, des doutes et des moments de vérité qui la rendaient si attachante ; simplement dans cette situation de crise où l'absence de l'héroïne bouleverse tous les codes et tous les gens qui s'étaient installés dans une autre vie confortable, la dimension psychologique devient le ressort de l'aventure, là où elle n'en était avant que le corollaire. Moi ça me plaît beaucoup, on passe du rire aux larmes, l'émotion est toujours là au coin d'une discussion. » C'est trop bien d'avoir une amie qui exprime aussi bien la simplicité apparente des choses ! ♥ ♥ ♥

Ambiance bougie
Ambiance bougie

D'ailleurs, à propos de boulot, je dois replonger dans le travail de photos de théâtre que j'ai réalisées trois mois plus tôt. C'est le plus urgent, car j'en ai pour encore cinq à six heures et certains comédiens de la pièce vont muter. Ce serait mieux pour eux d'avoir ces clichés avant leur départ.
Bon week-end.

21 juinJ'ai trouvé mon programme pour les vacances : écrire, courir et dormir, histoire de récupérer toutes les heures de sommeil qui m'ont échappé !
Pour l'écriture, c'est parti ! Pour mon aventure à plusieurs écrivains, j'ai quasiment terminé le chapitre 2. En revanche, ce qui me dérange s'apparente à quelques hésitations sur la concordance des temps dans la rédaction d'un flashback. Je n'aime pas ce genre d'imperfections, donc j'ai intérêt à étudier en profondeur le sujet avant de la présenter. Je pourrais demander de l'aide à un collègue de français ! Il sera content de récupérer du boulot pour les vacances : devoir de vacances ! Autant passer à l'acte directement c'est fait !
J'ai commencé à relire le chapitre 15 que j'avais lâchement abandonné pendant plusieurs semaines. J'aime bien le début, cette façon de décrire les hésitations de Pardon et les frasques de Naaly. Celle-là va nous réserver encore bien des surprises, c'est certain, mais, enfin, dans ce chapitre, se dénoue une partie de sa colère intérieure. Ce premier suffirait-il pour éteindre le feu qui la dévore ? Conclusion : terminer ce chapitre, puis passer au 16 avec le même élan ! Beau projet, n'est-ce pas ?
Continuer à recevoir des gentils petits mots et en sourire, comme celui de ma filleule : « J'ai reçu La Dame Blanche, la couverture est encore plus belle en vrai ! Je l'ai commencé et j'en suis au moment où Aila devient maman de Naaly :) Tu écris vraiment bien et je suis toujours très fière de montrer tes livres à mes amies et de leur dire " C'est ma Marraine qui l'a écrit ! " » J'ai également une pensée pour ma nièce qui prête mes livres à toutes ses copines, pour mon oncle et ma tante ainsi que leur fille qui m'encouragent en permanence. J'ai été profondément émue de la venue de ces derniers au Salon du livre. Ils étaient les premiers visiteurs de ma famille (bien réduite, il est vrai) à franchir ce pas et je ne les aime que d'autant plus. À eux… ♥ ♥ ♥
Belle semaine.

19 juinBientôt une semaine que le Salon du livre s'est achevé et même pas le temps de vous mettre un petit post avant aujourd'hui ! Il faut dire que les jours s'enchaînent sans me laisser le temps de souffler. Pourtant, une nouvelle fois, cette journée a représenté un moment extraordinaire dans ma vie, un tourbillon par lequel je me suis laissé emporter, un souffle puissant qui m'a abandonnée tout étourdie quand la foule a reflué. Alors, de toute mon âme, je remercie tous ceux qui ont eu la gentillesse de faire un détour par mon stand. Leur présence à mes côtés s'associera désormais aux plus beaux souvenirs de ma vie.
Vous souhaitez quelques anecdotes ? Que vous raconter ? Je vais me contenter de l'essentiel.
D'abord, le plaisir de revoir des élèves !
♥ La venue de quelques-uns de mes premières S de cette année, en pleine révision pour le bac de français, m'a beaucoup touchée. Quitter cette classe adorable me paraît encore plus compliqué que celles des autres années et je ressens encore la tristesse de refermer la porte après notre dernière heure de cours (enfin, plutôt, notre ultime goûter…), après la joie de recevoir des chocolats, la bise de la déléguée, une salve d'applaudissements et des remerciements sincères, et de quitter les deux derniers élèves qui s'étaient attardés auprès de moi. Une page qui se referme pour en rouvrir une autre ? Sûrement… Cependant, l'émotion de cet instant reste vive.
♥ Le retour de fidèles de la saga, de plus en plus nombreux, qui reviennent, Salon après Salon, rechercher la suite et partager ce moment avec moi.
♥ La surprise du jour ! Récemment, j'ai été invitée sur LinkedIn par un ancien de mes élèves, carrément étonnée par sa démarche. Naturellement, j'ai accepté et qui vois-je débarquer au Salon ? Ce fameux ancien élève, bien plus grand qu'à l'époque (heureusement pour lui !), un jeune homme à présent. J'ai trouvé sa visite vraiment sympathique, sans oublier le plaisir que j'ai éprouvé à échanger avec lui sur sa vie actuelle.
Ensuite, l'immense gratitude que j'éprouve pour tous ceux qui, depuis plusieurs années, reviennent sans faille pour m'accompagner et m'encourager, indispensables piliers de mon aventure littéraire. Ils sont le miroir dans lequel je me reflète, l'onde dans laquelle je m'abreuve, la flamme grâce à la laquelle je brûle de mille feux. De tout cœur, merci !
Quoi d'autre encore ?
Je crois pouvoir affirmer que les bons lecteurs peuvent commencer à lire la saga dès le début du collège ! En effet, autour du stand, je voyais rôder un jeune garçon avec lequel j'ai engagé la conversation pour découvrir qu'en fait il avait déjà acheté le tome I l'an passé (il avait 12 ans) et, comme ce dernier lui avait plu, il revenait chercher le tome II. Un nouveau fidèle désormais ?
Et, puis, en parallèle avec le Salon, je songe également à tous ces petits mots que j'ai reçus, de vive voix ou écrits dont voici quelques extraits, choisis avec soin naturellement, vous croyez quoi !
♥ « Bien sûr que je veux la suite !!! Je l'attends avec impatience, c'est trop bien, je me suis régalée avec le tome 3, quel suspense ! »
♥ « Je suis devenue une fan d’Aila alors qu’à la base je n’étais pas venue au Salon pour moi. Cela m’a redonné l’envie de lire. J’ai suivi la progression du tome IV via Facebook et ne manquerai certainement pas de passer samedi. »
♥ « Vous avez reçu le précieux sésame ? Je trépigne d'impatience ! »
Peut-être ces échanges peuvent-ils vous paraître banals… Pour moi, ils sont tout, tout ce qui légitime le fait de dire que je suis écrivain, tout ce qui me donne envie de continuer à raconter des histoires pour partager, faire vibrer, pleurer, frémir, rêver tout simplement. Autour de moi, la communauté s'agrandit et les liens se resserrent entre elle et moi, emplis de complicité et d'affection, tout ce qui rend mon existence plus belle et ma sensation de vivre plus intense… Une dernière fois, merci.
Beau week-end à tous.

9 juinPlus de copies ! Que c'est bien d'être prof quand l'année se termine et que je me dis que je vais pouvoir retourner à d'autres activités ! Comme à mon pauvre chapitre 15, par exemple, écrit aux trois quarts, et que je n'ai toujours pas trouvé le temps d'achever… Comme aux deux autres chapitres que je dois rédiger dans le cadre de mon projet à plusieurs écrivains, comme la nouvelle Et la Magie fut que je dois ABSOLUMENT finaliser, comme… Vous savez quoi ? Je crois que je vais encore attendre demain pour y réfléchir !
Ne me demandez pas comment je fais pour écrire. Si mon métier est d'expliquer, ma passion consiste à ne rien décortiquer et ça marche tellement bien comme ça ! J'attendrai le syndrome de la page blanche pour me poser des questions. En attendant ce jour maudit par tous les écrivains, je vais continuer mon chemin en pays Hagan, avant de plonger dans de nouvelles contrées vers une destinée bien sombre… Qu'est-ce que je ne lui fais pas vivre à ma pauvre héroïne ! Heureusement qu'elle n'est qu'un personnage de fiction sinon elle finirait bien par m'en vouloir… ou pas ! Elle sait la tendresse infinie qui nous unit, l'attention profonde que je lui porte, au point de chercher à rectifier tous les aléas de sa vie ou de lui en offrir une nouvelle…
Presque J-4 pour le Salon du livre de Sartrouville et le plaisir de recevoir de petits mots de ceux qui vont faire le déplacement pour moi (en fait, plutôt pour le tome IV !) Peut-être cette année, encore, de nouvelles rencontres aussi belles qu'inattendues. J'adore tant les liens que crée cette aventure littéraire. En tout cas, je vous raconterai tout… quand j'en prendrai le temps !
Belle semaine.

6 juinVous avez vu ? Je bats tous les records ! Seulement trois semaines depuis mon dernier post !

Salon du livre de Sartrouville 2015
Salon du livre de Sartrouville 2015

Dernière ligne droite avant le Salon du livre de Sartrouville, 14 juin 2015 de 10 h à 18 h au parc du dispensaire. Petit clin d'œil dans le journal de Sartrouville à la saga à découvrir en page 3.
Les tomes IV papier sont arrivés à la maison. Maintenant, j'ai la collection complète de la première partie de la saga d'Aila. Moquez-vous ! Les plaisirs de la vie les plus nombreux sont les petits, les sans-grade que chaque jour la vie vous offre, si faciles à saisir ; il suffit de tendre la main… Peut-être leur modestie pourrait-elle vous amener à les négliger. Pour ma part, je considère que ce serait bien dommage, car les grands bonheurs ne sont pas si courants alors que les petits n'attendent que vous !

La saga d'Aila
La saga d'Aila

Après avoir bien avancé le tome V, « La Porte des Temps », j'ai dû m'arrêter, faute de temps pour écrire, avec un chapitre quinze inachevé (je n'aime pas ça du tout !) Cependant, je ne m'avoue pas vaincue et je compte bien repartir à l'attaque dès que je le pourrai ! 609 000 caractères, 126 000 mots, ce prochain livre s'épaissit à une vitesse fulgurante et devrait rapidement dépasser ses petits frères !
Inutile de parler des nouvelles, j'ai laissé tomber pour l'instant. Mais d'ici quelques jours, je devrais être capable de vivre plusieurs vies à la fois — si, si, je le sens ! — et, ainsi, d'écrire sur tous les fronts à la fois ! Cependant, pour le moment, seul le plaisir de poursuivre Aila dans ses aventures m'emporte… Décidément, il faut que je termine ce tome V pour pouvoir passer sereinement à une autre écriture. Allez, c'est l'histoire de cinq à six chapitres supplémentaires au plus… ou, alors, au moins ! Nous verrons !
Il me reste une semaine pour finaliser tous les détails du Salon du livre : le diaporama, les derniers avis sur le tome IV que je n'ai même pas eu le temps de traiter (pfff…), la constitution des caisses de bouquins soigneusement agencées. Encore une semaine qui va passer à la vitesse grand V ! Tout ce qu'il faut à une prof de physique !
Bon week-end à tous.

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Extrait gratuit d'un des livres de la saga d'Aila offert par Catherine Boullery, auteure de fantasy (autres passages sur Amazon). Excellente lecture ;)

Aila brossait son cheval dans l’écurie quand Aubin y déboula, tout excité :
— Aila ! Aila ! où te caches-tu ?
— Ici, dans la stalle de Lumière !
— Devine, c’est extraordinaire ! Deux des fils du roi arrivent pour chercher des combattants aguerris qui protégeront la famille royale ! Tu te rends compte, ils sont venus les prendre chez nous !
— Ah !… oui, génial…
— Mais si ! C’est toi la meilleure ! Personne ne le sait et tu vas pouvoir le prouver à tous !
— Ah !… Et qui voudrait d’une fille comme garde du corps ? Arrête, Aubin, tu délires…
— S’ils ne te choisissent pas, c’est qu’ils n’y connaissent rien !
— Juste un instant, imagine la tête de Barou si les hommes qu’il a entraînés avec passion se trouvaient relégués au second plan… Il en aurait une attaque !
Il la fixa.
— Qu’est-ce que tu crains, Aila ? Te fait-il peur à ce point ? Que peut-il t’enlever de plus ?
— Aubin, tais-toi !
Elle recommença à brosser son cheval. Aubin l’attrapa par le bras, la forçant à le regarder.
— Aila, tu n’as pas répondu à ma question !
— Laisse-moi, tu veux bien ! Laisse-moi !
Elle se dégagea d’un geste brusque et, le visage fermé, s’éloigna d’un pas décidé.

La nuit tombait dans la pièce principale de Bonneau, sobrement meublée d’une table, de deux bancs, d’un buffet et du paravent qui cachait la chambre d’Aila. Dans la cheminée, un feu prenait doucement, tandis qu’elle le contemplait, songeuse. Elle entendit le bruit des pas de son oncle sur les dalles devant la maison, le claquement du loquet et le grincement léger de la porte qui s’ouvrait.
— Aubin est venu me parler. Tu dois y participer, Aila. Ces compétitions ne sont pas interdites aux filles, que je sache !
— Mais qu’est-ce que tu racontes, Bonneau ? Je ne veux pas faire partie de cette espèce de concours de bêtes de race !
— Tu es une combattante ! Et la meilleure ! Ta voie est tracée ! Maintenant, vis ta vie comme tu l’as choisie, malgré Barou !
— Et toi ! Qui es-tu pour me donner des leçons ? Pourquoi un guerrier hors pair comme toi est-il relégué au rang de palefrenier ? Tu aurais dû devenir maître d’armes comme Barou ! Alors pourquoi t’es-tu contenté de ce rôle de sous-fifre, une ombre dans la lumière étincelante de ton frère ? Expliquez-moi, monsieur le donneur de conseils !
— Ce fut mon choix et je peux t’en donner les raisons simplement. Quand tu auras vu des carnages comme j’en ai vu, quand tu auras coupé autant de membres que j’en ai coupé, quand tu auras été éclaboussée d’autant de sang que je l’ai été, peut-être auras-tu envie de changer de vie, de te fondre dans la masse pour que tous ceux que tu rencontres ne te rappellent pas que tu as tué en quelques jours plus de personnes que tu n’en croises en une année. J’ai appelé un nouveau destin de tous mes vœux, devenir une ombre dans la lumière, comme tu le dis, et je ne le regrette pas ! Mais toi, tu es d’une autre trempe ! Que tu le veuilles ou non, tu es la fille de ton père et l’art du combat coule dans tes veines ! Alors, accomplis ce pour quoi tu es née ! Et je t’y aiderai ! Demain, rendez-vous au champ de courses à la première cloche. Ils testent les talents de cavaliers, je t’y attendrai.
Bonneau sortit de la pièce, laissant Aila encore plus songeuse qu’à son arrivée. Elle ne savait plus que penser, ni que décider. Comme elle, est-ce que toutes les filles de seize ans devaient prendre des décisions aussi importantes que celle-ci ? Elle se sentit si jeune, si inexpérimentée tout d’un coup et elle songea à sa mère. Si Efée avait vécu, en quoi sa vie aurait-elle été différente ? Ressemblerait-elle aux demoiselles de la châtelaine dont les seules préoccupations oscillaient entre l’élégance et le souci de dénicher un époux gentil ? Non, elle n’était pas juste avec elles, elles n’étaient simplement pas faites pour combattre avec des armes, mais, chaque jour, avec Mélinda, Amandine, Blandine et Estelle luttaient contre la misère du pays qui se répandait. Aila les avait accompagnées si souvent qu’elle connaissait leur courage devant l’adversité, la maladie. Elle avait compris depuis longtemps où passaient les tentures et tous les objets de valeur des châtelains. Ils étaient vendus pour soulager cette misère qui sautait aux yeux dès les premiers pas à l’extérieur du château. Elle savait que le pantalon large qu’elle avait conçu et que ces dames portaient représentait une autre forme d’économie, dissimulée sous une plaisanterie légère. Aila eut presque honte de la magnifique robe qu’elle conservait précieusement dans sa petite armoire… Non, vraiment, les considérer comme des évaporées serait injuste. Sauf que, devant la souffrance, elles faisaient front ensemble et qu’Aila se sentait bien seule. Elle se coucha tout habillée sur le lit, les mains calées derrière la tête, attendant un sommeil qui vînt difficilement. Elle entendit vaguement Bonneau rentrer et déposer un objet à ses côtés.

Le lendemain matin, quand Aila se réveilla, une odeur de cuir neuf lui chatouilla les narines. Ouvrant les yeux, elle découvrit, sur la chaise près de son lit, une tenue composée d’un pantalon et d’un gilet. Admirative, elle toucha du bout des doigts leur texture souple et douce dont la couleur brun clair la ravit, même si elle devinait que la peau se tannerait rapidement au soleil. Par les fées, c’était si beau… Elle raviva le feu de la cheminée, déjeuna promptement, puis se déshabilla. Une fois tiédie, elle prit l’eau de la bouilloire, la versa dans la cuvette et entreprit de se laver. Rejetant ses cheveux mouillés en arrière, tandis que des gouttes ruisselaient en étroits sillons lumineux sur son corps, elle surprit son image fugitive dans le mouvement du liquide. Séchée, elle enfila le pantalon, un peu trop large, songeant déjà à la ceinture qui remédierait au problème. Dans son armoire, elle dénicha une chemise que Bonneau lui avait offerte quelque temps auparavant. Beige, elle irait parfaitement avec le reste… Quelle idée ! D’où lui venait ce souci d’élégance ? Elle qui avait toujours fait fi de ces coquetteries ! Ajustant son gilet, elle rabattit le col de sa chemise dessus et serra la ceinture qu’elle avait dégottée. Elle natta ses cheveux avec application, puis chaussa ses bottes. Sur le seuil de la porte, elle s’arrêta brusquement. Faisant demi-tour, elle se dirigea vers le feu où elle enflamma une brindille qui lui permit d’allumer la lampe. Hésitant encore, elle se rapprocha de la cuvette où l’eau s’était calmée et regarda son image dans ce miroir de fortune comme si elle se voyait pour la première fois. Elle observa ses yeux noirs, ses sourcils plissés, ses pommettes hautes et légèrement creusées, sa bouche volontaire aux lèvres serrées : elle ressemblait à sa mère… Elle essaya de la visualiser comme un reflet d’elle avec de menues différences. Comme elle aurait aimé s’en souvenir… Elle tendit la main au-dessus de la table et attrapa une lanière de cuir qu’elle noua autour de son cou. Encore un cadeau de son oncle… Elle avait fait erreur sur toute la ligne. Elle avait toujours profité d’un père aimant, présent et généreux : Bonneau. Et maintenant, à cet instant crucial, elle réalisait la place qu’il occupait dans sa vie : il lui avait tout donné et elle, que lui avait-elle offert en retour ? Mais, tout semblait encore possible, elle se sentait sûre de réussir. Aujourd’hui, elle allait lui rendre hommage. Elle deviendrait la meilleure et, pour lui, elle lutterait jusqu’au bout ! Sa décision finale prise, elle souffla la lampe, sortit de la maison et bifurqua vers l’écurie.

À son arrivée, Bonneau étrillait Lumière, le cheval d’Aila, une pouliche noire de trois ans, pleine de vitalité et de promesses, qu’elle avait choisie entre toutes. Il se tourna vers la jeune fille et émit un sifflement approbateur :
— Tu es magnifique…
— Aussi belle que ma mère ?
La moue qu’il esquissa lui laissa penser qu’elle avait fait mouche.
— Je veux dire aussi belle que ma guerrière de mère ?
— Ah ! tu es au courant… C’est Mélinda qui te l’a relaté ?
Aila hocha la tête.
— Elle m’a juste devancé, je désirais t’en parler ce matin.
— Et que m’aurais-tu raconté d’elle, Bonneau ?
— Que tu étais aussi merveilleuse qu’elle et peut-être encore meilleure ! Mais, à sa décharge, tu as commencé plus tôt.
Il soupira avec légèreté. Elle s’approcha de lui et l’embrassa. Surpris, il leva ses yeux vers elle. Elle déglutit :
— Tu es le père que j’aurais aimé avoir, Bonneau.
Insatisfaite, elle recommença :
— Non, ce n’est pas ça. Tu es le meilleur père que j’aurais pu avoir et, malheureusement, c’est seulement maintenant que je m’en aperçois. Pardon !
Elle se jeta dans les bras de son oncle et sentit qu’ils se refermaient dans sur dos. Ils restèrent ainsi un long moment avant de se séparer, gardant juste leurs mains l’une dans l’autre.
— Cours donc expliquer à Lumière ce que tu attends comme prouesses, elle adore tes histoires ! conclut-il dans un rire enjoué.
— Flatteur, va ! répliqua-t-elle.
Elle s’approcha de son cheval, frotta doucement son visage contre ses naseaux et commença à lui murmurer tous ses désirs, ses envies et sa certitude qu’elles gagneraient ensemble.
— L’heure tourne, Aila, nous devons partir, rappela la voix de son oncle.
Leurs regards se croisèrent et ils se sourirent. Bonneau posa sa main large et puissante sur son épaule.
— J’ai confiance en toi, tu réussiras d’une façon ou d’une autre.

Quand ils arrivèrent, de nombreux cavaliers patientaient déjà aux abords du champ d’entraînement. Aubin figurait parmi eux, mais Aila et lui n’osèrent se saluer en présence de Barou. Elle devina plus le regard approbateur de son frère qu’elle ne le vit vraiment et, pourtant, cela lui réchauffa le cœur ; le plus dur restait à venir… Elieu et Mélinda, ainsi qu’Hamelin et un homme d’une trentaine d’années, voire moins, qu’elle identifia comme l’un des fils du roi, sûrement le prince héritier, attendaient dans la tribune. À ses côtés, un personnage grand et fin, aux yeux scrutateurs, portait une longue barbe blanche, probablement le mage royal. D’autres personnes les entouraient, mais elle se concentra sur Barou dont elle essaya de capter le regard, sans succès. Bonneau intervint :
— Je suis l’ancien maître d’armes d’Avotour et je sollicite la participation de mon élève à la sélection des combattants.
Barou semblait s’être statufié sous l’effet de la surprise, mais il se reprit vite, contredisant son frère :
— Il n’en est pas question, martela-t-il avec hargne.
— Et pourquoi donc ? intervint un nouvel arrivant, suivi de son cheval.
Barou vira au rouge, mais se retint devant les couleurs royales arborées par le nouveau venu.
— Messieurs, ma dame, mademoiselle, je suis Avelin d’Avotour, le fils cadet du roi et, modestement, un des meilleurs cavaliers du royaume. Comme vous le voyez, je suis paré pour courir parmi les vôtres. J’admets volontiers que j’ai sollicité cette épreuve supplémentaire pour me confronter à vos champions !
Il s’inclina, un sourire ironique au coin des lèvres. Aila eut envie d’éclater de rire en observant la tête de tous les gens présents. Les expressions de leurs visages allaient de la surprise la plus inattendue à une désapprobation encore plus profonde. Excepté la mine réjouie d’Aubin, celles des autres concurrents faisaient peine à voir.
Barou intervint :
— Installez-vous aux emplacements qui vous ont été attribués en vous décalant d’un rang, le premier étant naturellement réservé à sire Avelin.
Bien sûr, aucune place ne fut proposée à Aila qui se trouva négligemment reléguée à la position la plus extérieure du champ de courses, pas très loin d’Aubin. Elle observa attentivement les montures qui piétinaient sur la ligne de départ, localisant celles qui lui donneraient le plus de fil à retordre. Il lui faudrait jouer serré. Barou reprit la parole :
— Je vous rappelle les règles : vous avez cinq tours à effectuer. Seuls les cinq premiers seront distingués grâce à cette épreuve. Vous serez évalués à la fois sur votre aptitude à gérer la distance, votre tactique de course, la maîtrise de votre cheval et, naturellement, votre ordre d’arrivée prévaudra. Le premier signal vous indique que le départ suivra au deuxième.
Tous les cavaliers se concentrèrent, puis démarrèrent le moment venu. Sur l’extérieur, Aila devait parcourir une distance supérieure pour se maintenir au niveau des autres. Consciente de l’émulation que provoquait la présence du prince, elle conserva sa silhouette, identifiable à ses couleurs, à la limite de son champ de vision. Elle sentait Lumière prête à s’envoler tout de suite, mais choisit de rester à proximité du groupe central, juste en léger retrait pour ne pas sembler trop menaçante à son égard. Si ceux qui le constituaient l’oubliaient, peut-être la laisseraient-ils passer d’autant plus facilement… Au tour suivant, les écarts se creusant au fur et à mesure, elle donna un peu de liberté à son cheval pour se rapprocher de l’arrière du peloton de tête. Par paliers successifs, elle avait convergé vers le cœur du champ de courses, réduisant la longueur de chaque tour. Avelin caracolait devant, sans forcer l’allure. Quand vint le troisième, retenant toujours Lumière, elle se positionna derrière son frère, qui se débrouillait très bien. Enfin, dès que le dernier tour fut entamé, elle lâcha progressivement son coursier qui allongea sa foulée pour dépasser Aubin, puis rattrapa ceux qui suivaient à une foulée du prince sans oser le doubler. À sa vue, ils éperonnèrent leur cheval pour l’en empêcher, mais, inexorablement, Aila se détachait de leur groupe, de plus en plus proche d’Avelin. Celui-ci s’en aperçut et donna du mou à sa monture qui bondit en avant, forçant l’allure. Lumière ne fut pas en reste et s’accrocha à lui, réduisant à chaque instant la distance qui les séparait. Les autres cavaliers, à quelques encolures derrière, luttaient pour revenir sur eux. Elle imaginait leur colère, l’affront qu’ils ressentaient et elle s’en moquait éperdument, elle volait avec Lumière. La course se terminait et elle lâcha complètement sa pouliche qui, dans une dernière envolée, vint se placer au même niveau que le cheval du prince sur la ligne d’arrivée. Graduellement, les concurrents s’arrêtèrent et elle se coucha sur l’encolure de Lumière, lui murmurant tout en la flattant :
— Ma belle, tu es la meilleure ! Tu es un oiseau, une flèche ! Tu es mon ange…
— Félicitations, la cavalière émérite que vous êtes nous a gratifiés d’une superbe prestation ! Existe-t-il d’autres domaines dans lesquels vous excellez… ?
Elle se redressa et toisa Avelin qui la regardait avec son sourire toujours ironique.
— Tous ! affirma-t-elle, le menton en avant.
Le sourire d’Avelin s’agrandit :
— Alors, j’espère goûter au plaisir d’en découvrir quelques-uns. À demain…
Il se détourna. Sans trop savoir pourquoi, Aila se sentit rougir comme une pivoine. Heureusement, l’arrivée de Bonneau, jubilant, la sortit de l’embarras. Il flottait visiblement sur un nuage de bonheur, ne cessant de lui répéter qu’elle était la meilleure ! Tous les participants se réunirent devant le châtelain pour l’annonce des gagnants :
— Première, Aila Grand, deuxième : Émelin Gingon, troisième : Aristide Héran, quatrième : Aubin Grand, cinquième : Aimé Faller. Cette compétition facultative a permis de dévoiler la fine fleur de nos cavaliers et représentera un argument de poids lors de la sélection finale. Les joutes reprendront demain.
Barou prit la parole à sa suite, alors que tout le monde commençait à s’éloigner :
— Je vous informe que seuls quatre des gagnants nommés poursuivront les épreuves, car, pour continuer, l’autorisation du père est formellement requise. J’annonce donc à Émile Gerdain, arrivé sixième, qu’il pourra se présenter comme le dernier vainqueur.
Le cœur d’Aila sauta dans sa poitrine. Après la joie ressentie pour sa victoire, le plaisir infini de la quatrième position d’Aubin, ce fut la goutte de trop. Elle explosa et sa voix retentit sans limites :
— Quel père indigne refuserait à son enfant de devenir un combattant ? Où est-il ? Qu’il sorte du rang ! Que tout le monde puisse le voir et juger sa lâcheté !
La main de Bonneau se posa sur son épaule, tandis qu’un grand silence s’abattait sur la foule présente. Aila étouffait de colère :
— Où se terre donc cet homme courageux ? Qu’il ose croiser le regard de celle à qui il a interdit d’exister depuis qu’elle est née ! Comment peut-il se prétendre mon père quand il n’a jamais vécu que comme une ombre malfaisante planant sur ma vie ? Regarde-moi Barou ! Regarde-moi au lieu de ne m’offrir que le triste visage de ta couardise !
Sans le moindre coup d’œil vers elle, Barou tourna les talons, tandis qu’Aila continuait de hurler et de gesticuler, difficilement retenue par Bonneau.
— Lâche ! Tu n’es qu’un lâche ! Ose me regarder ! Ose ! Je te hais ! Tu entends ! JE TE HAIS !!!
Son père était parti… Anéantie, Aila se tut, toute tremblante. Elle discerna que Bonneau lui parlait sans comprendre les mots qu’il prononçait et sentit qu’il la tirait par le bras. Elle ne voyait plus rien, elle demeurait seule avec la terre qui s’écroulait tout autour d’elle. Elle entrevit Aubin sans le regarder, elle ne souhaitait pas de pitié, ni la sienne, ni celle des autres, elle voulait juste disparaître…

Émergeant lentement de son vide intérieur, Aila constata qu’elle était revenue chez Bonneau. Son oncle lui avait fait boire une tisane de son cru et elle reprenait ses esprits après avoir sombré dans l’égarement.
— C’est fini. Tout est fini ! Tu ne pourras jamais ressentir cette fierté pour moi…
Elle éclata en sanglots, se maudissant pour sa faiblesse, certainement cette fichue tisane !
— Ça suffit, Aila, ressaisis-toi ! Rien n’est terminé et demain tu concourras en finale dans les épreuves.
— Pourquoi ? s’enquit-elle avec une lueur d’espoir, a-t-il changé d’avis ?
Bonneau fit non de la tête.
— Mais tu l’as entendu comme moi ! Il refusera de donner son autorisation pour que j’y participe et j’en ai besoin !
— Je t’ai demandé de te calmer !
La voix de son oncle claqua dans le silence de la chaumière et elle entreprit un immense effort sur elle-même afin d’obéir à ce qu’il exigeait d’elle.
— D’abord, je n’ai pas attendu aujourd’hui pour être fier de toi et, deuxièmement, je te propose une solution à cette complication, mais j’aurais sacrifié ma main droite pour ne pas en arriver là…
Son regard, humide, se perdit dans le vague. C’était la première fois de sa vie qu’elle le voyait aussi affecté, lui, si tranquille, si constant… Que se passait-il donc ? Il s’était éloigné un instant et revenait avec une petite malle qu’il avait extraite du buffet et qu’elle ne connaissait pas. Elle aurait parié qu’hier encore la cassette ne s’y trouvait pas.
— Voici l’héritage d’Efée, le témoignage de sa tendresse par-delà sa mort, la preuve de son amour et de sa confiance en toi.
Il bascula le couvercle, plongea sa main dans les trésors que le coffre contenait avant de lui tendre une miniature qu’il caressa doucement au passage.
— C’est elle, Efée…, son portrait. Elle posait pour ses dix-sept ans et était aussi merveilleuse que toi…
Avec émotion, Aila découvrit le visage de sa mère. Elles se ressemblaient tant que c’en était incroyable. Efée paraissait juste plus élancée, mais peut-être n’était-ce qu’une illusion.
— Maman, murmura-t-elle.
— Et ceci pourrait bien te servir lors d’une occasion particulière…
Bonneau tira de la malle une magnifique robe en soie grège, toute légère et si douce, presque sublime. Aila admira l’encolure parsemée de perles, l’effleurant du bout des doigts, se figurant sa mère le jour de son mariage. Elle devait être si belle… Comme devinant ses pensées, il ajouta :
— Elle irradiait de bonheur. Barou et elle formaient un vrai couple de rêve. Ils étaient destinés l’un à l’autre.
— Comment maman a-t-elle pu s’offrir une robe si merveilleuse ? s’étonna-t-elle, l’instant d’après.
— La reine Éthel, qui l’estimait profondément, la lui a donnée en récompense de ses services.
— Bonneau, stop ! tu marques une pause, tu veux bien. Tu viens de me dire qu’elle a travaillé pour la souveraine avant d’accompagner dame Mélinda. Je ne comprends plus. Ce matin, tu t’es présenté comme l’ancien maître d’armes d’Avotour. Comment se fait-il que vous ne vous soyez jamais rencontrés avant l’attaque du carrosse ?
Pensif, il resta silencieux.
— Bonneau ! insista-t-elle.
Son oncle frotta son visage avec ses mains qu’il croisa ensuite à la hauteur de son menton :
— C’est, comment dire…, compliqué. En fait, je crois que nous avons joué de malchance. Efée est née en Melbour. Éprise de liberté, elle était le garçon manqué de la famille. Un matin, elle décida de passer sa journée à cheval avec un homme de son père censé la surveiller, elle devait avoir une dizaine d’années. Ce fut la fumée qui les alerta de loin qu’un événement anormal se produisait. Ils revinrent sur place à bride abattue ; trop tard, d’immenses flammes avaient englouti le château familial et toute sa famille avait brûlé vive. Ce fut un des premiers méfaits hagans qui déboucha sur les grandes batailles. Ce jour-là, Efée décida que jamais plus personne ne causerait du mal à ceux qu’elle aimait sans qu’elle puisse les défendre. La reine, qui la recueillit, comprit bien vite sa détermination. Tandis que sa fille aînée, Éthel, devenue depuis l’épouse du roi Sérain avant d’être tuée avec son enfant, apprenait ses futures obligations avec sa mère au château royal, la cadette, Mélinda étudiait à l’école des femmes de Havens. Efée fut envoyée là-bas également ; ce fut ainsi qu’elles firent connaissance et qu’une amitié nouvelle naquit. Efée devint la garde du corps de Mélinda qui voyageait beaucoup et passait ainsi peu de temps à Avotour. Je la connaissais de nom sans jamais y avoir vraiment prêté attention. Personne ne savait qu’au lieu de s’instruire simplement comme la princesse, elle avait aussi appris à se battre. Je la croyais dame de compagnie, servant la reine et ses filles. Je ne me souviens même pas de l’avoir croisée. Je travaillais comme maître d’armes dans deux endroits à la fois, le domaine royal et mon comté de naissance où vivait encore Barou. Souvent, elle partait quand j’arrivais et inversement. Par les fées, nous ne devions pas nous rencontrer… Avant les grandes batailles, j’avais ratissé toutes les campagnes pour trouver des hommes prêts à se battre et agrandir notre armée. Au passage, j’avais même débauché Barou ! Et puis, juste avant de rejoindre les troupes, je fis un détour au château pour rendre compte de mes actions au roi. La reine et une femme, dont je ne voyais que le dos, s’apprêtaient à partir. Par curiosité, je jetais un coup d’œil pour savoir qui discutait avec Éthel. À ce moment précis, Efée s’était tournée de mon côté et je découvrais son visage pour la première fois. Je m’en souviens encore, mon cœur, saisi, a oublié un battement. Hélas ! le temps de me secouer, elles étaient déjà montées dans le carrosse qui s’ébranlait. Je ne l’ai plus revue jusqu’à l’attaque des Hagans…
— Je suis désolée, Bonneau.
— De quoi, Aila ? Qu’elle ne soit pas devenue ma femme ? Je l’ai regretté pendant quelque temps, puis je me suis habitué à cette idée. Elle me disait que j’étais le grand frère dont elle avait toujours rêvé. Je me suis souvent demandé si elle savait à quel point je l’aimais, mais je crois qu’elle était trop fine pour ne pas s’en douter… Elle m’a donné une place de choix à ses côtés, celle de l’ami fidèle et indispensable, souhaitant préserver, à la fois, la fierté de Barou et la mienne… C’était tout ce qu’elle pouvait m’offrir et je me suis contenté de ce rôle qui m’a apporté beaucoup de bonheurs. Aujourd’hui, lorsque je pense à elle, je me souviens de notre complicité doublée de confiance et de respect. En plus, comme je te l’ai déjà dit, j’ai eu la chance infinie d’élever sa fille…
Bonneau lui sourit, puis fouilla dans la malle à nouveau.
— Voici le dernier souvenir qu’avait Efée de ses parents. En fait, ce n’était pas à elle. Sa famille l’avait offert à la reine lors d’un séjour qu’elle effectuait à Avotour. Éthel l’avait conservé précieusement et lorsque ta mère s’est mariée, ce fut un autre de ses cadeaux, par amitié et en mémoire des siens.
Il extirpa un écrin qu’il ouvrit posément, révélant une parure composée d’un collier de perles, d’une paire de boucles d’oreille assorties et d’un diadème à fixer sur la chevelure. Très simple, ce dernier, constitué d’une délicate chaîne ciselée en or, laissait pendre en son milieu une larme ovale d’un blanc nacré, à ceindre sur le front. Aila demeurait sans voix, elle n’osa même pas toucher les bijoux, se contentant d’observer sur les perles les reflets irisés de la lampe qui les paraient d’éclats chatoyants. Son oncle mit fin à son ravissement en refermant la boîte :
— Et voici le principal, annonça Bonneau.
Aila se demanda ce qu’il pouvait sortir de plus beau que le portrait d’Efée, qu’une robe de mariage féerique ou qu’une extraordinaire parure. La main hésitante, il lui tendit un papier plié en quatre.
— C’est une lettre de ta mère, je ne l’ai jamais ouverte, précisa-t-il d’une voix qui tremblait, je te laisse avec elle.
Il se leva, puis s’éclipsa de la pièce. Aila restait figée devant ce billet, posé sur la table. Elle était médusée : elle ne ressentait plus rien et le regardait, incapable de bouger pour le prendre. La peur l’étreignit. Et si sa mère décidait de la renier comme son père. Non, ce n’était pas possible, pas après lui avoir légué tant de souvenirs d’elle. Aila ferma les yeux, cherchant à calmer son cœur pris de panique. Enfin, surmontant son appréhension, elle déplaça ses doigts vers la lettre dont elle s’empara et l’ouvrit.

Ma chère Aila,

Le temps a dû passer depuis que j’ai disparu de ta vie, te laissant sûrement très seule pour grandir sans moi. J’espère que tu voudras me pardonner un jour d’avoir été obligée de t’abandonner ainsi…

Si aujourd’hui, tu as cette lettre entre les mains, c’est que ton existence est arrivée à un tournant crucial. Ce que je redoutais de toute mon âme est survenu, tu vas devoir t’opposer à ton père. Si je n’ai pas réussi à changer son attitude quand nous étions ensemble, je ne le laisserai pas détruire ton avenir après ma disparition, et je serai dans la mort la mère courageuse que je ne suis pas parvenue à être de mon vivant…

J’ai pris une décision avant de mourir, celle que tu puisses choisir ta vie, malgré Barou. Dans ce but, je t’ai confiée à ton oncle. Il fera un père attentif et aimant pour toi, le meilleur que l’on puisse trouver. Je sais que l’amour qu’il me portait s’est transformé en tendresse infinie, la même que celle que je partage avec lui. Il m’est arrivé parfois de me demander quelle existence j’aurais menée si c’était lui que j’avais aperçu en premier et non Barou… Sûrement rien, j’ai aimé ton père à la folie et, pour lui, sans la moindre pression de sa part, je serais allée au bout du monde. Les sentiments que j’ai éprouvés pour Bonneau étaient très différents, mais tout aussi profonds. Il représentait le frère que je n’ai jamais eu la chance de voir grandir, puisque le mien est mort brûlé vif… Je sais son courage, il respectera l’engagement qui est le sien et lui, comme Mélinda et Hamelin, l’exécutera pour moi et pour te protéger. Ce qu’ils m’ont promis constitue un acte dont ils vont souffrir, car ils aiment Barou autant que moi et ils prennent le risque de briser la vie de leur frère ou ami. Ma confiance est absolue, aucun d’entre eux ne faiblira le moment venu.


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