L'univers de la saga d'Aila de Catherine Boullery 📘 Site officiel de fantasy
La saga d'Aila  fantasy


fantasy français

Note : 4.6 / 5 avec 238  critiques high

Fantasy - L'univers de la saga d'Aila - Catherine Boullery

Extraits gratuits


Débuts des romans



Romans de fantasy

Tome ➀ - Aila et la Magie des Fées officiel Tome ➁ - La Tribu Libre préféré Tome ➂ - L'Oracle de Tennesse heroic Tome ➃ - La Dame Blanche littérature Tome ➄ - La Porte des Temps officiel Tome ➅ - Une Vie, voire Deux français Tome ➆ - Un Éternel Recommencement favorites ➀ à ➃ - La Première Époque livre Tous les tomes de la saga de fantasy favorites La romancière Catherine Boullery roman #fantasy littérature

Blog de l'auteure de fantasy

17 Juin 2017Voici un blog qui a oublié d'exister pendant plus d'une année parce qu'à certains moments de la vie il devient impossible de mener autant de vies en parallèle et il est devenu la victime de cet excès. J'ignore dans quelle mesure je parviendrai à inverser la tendance, mais je vais y songer. Alors quelles sont les nouvelles, fraîches ou pas du tout ?
♥ La plus urgente : une promotion sur le tome I de la saga, version numérique à 2,99 euros sur UPblisher ou Amazon jusqu'au 3 juillet. C'est le moment d'en profiter !
♥ La plus émoustillante : une nouvelle participation au Salon du livre de Sartrouville, le 25 juin prochain, dans le gymnase du parc du dispensaire.

Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2017
Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2017

♥ La plus émouvante, comme l'écho de mon histoire personnelle ou quand la fiction devient le reflet de la réalité : sortie du tome VI, « Une Vie, voire Deux », chez UPblisher, également chez Amazon, La Fnac. Presque 167 000 mots et toujours autant à raconter !

Une Vie, voire Deux : couverture
Une Vie, voire Deux : couverture

♥ La plus rassurante : tome VII « Un Éternel Recommencement » écrit et bientôt en relecture et tome III « L'Ultime Renoncement » commencé. L'achèvement de la saga en 2018 ? Probable…
Belle journée à tous.

4 JuinN'oubliez pas ! Salon du livre le 12 juin 2016 à Sartrouville, parc du dispensaire, dans le gymnase.

Salon du livre de Sartrouville : 12 juin 2016
Salon du livre de Sartrouville : 12 juin 2016

Belle journée à tous.

25 maiComme le disait le lapin dans Alice au pays des merveilles : « Je suis en retard, en retard » ! Glup, je crois qu'à mon niveau, ce n'est même plus du retard, mais de l'abandon… Mille excuses.
Alors, quelles sont les nouvelles ?
♥ La plus urgente : une nouvelle promotion sur le tome I de la saga, version numérique gratuite sur Amazon jusqu'au 28 mai. C'est le moment d'en profiter !
♥ La plus importante : sortie du tome V, « La Porte des Temps », chez UPblisher, également chez Amazon, La Fnac et iTunes. Plus de 172 000 mots, le plus gros volet de la saga d'Aila et, je l'espère, un pur moment de bonheur de lecture.

La Porte des Temps : couverture
La Porte des Temps : couverture

♥ La plus émouvante : une nouvelle participation au Salon du livre de Sartrouville, le 12 juin prochain, dans le gymnase du parc du dispensaire.

Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2016
Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2016

Belle journée à tous.

30 Janvier 2016 Certains disent que nous pouvons souhaiter la bonne année tout le mois de janvier. Pour ma part, je crois que j'ai atteint la limite acceptable ! Alors, puisque les jours de ce mois sont comptés, je ne le laisserai pas s'achever sans vous avoir souhaité une merveilleuse année 2016. Sachez vous préserver de la bêtise humaine, entourez-vous de personnes qui vous ressemblent ou vous apportent des aventures fabuleuses à vivre. Chassez de vos cœurs les pensées sombres qui vous étouffent et tournez-vous vers la lumière pour vous réchauffer et vous illuminer autant de l'extérieur que de l'intérieur. Soyez vous avec les autres pour vivre pleinement les 366 jours de cette année 2016 (euh… un peu moins maintenant, je l'avoue). Beaucoup de bonheur à tous, une santé de fer et de la légèreté !
La saga d'Aila, vous en rêviez ? C'est le moment ou jamais de vous offrir le tome 1 à 0,99 euro sur Amazon, en numérique. Profitez-en ! Il ne reste que plus que deux jours !
Les relectures se suivent et… Puis-je vraiment dire qu'elles se ressemblent ? Elles gardent le même objectif, un re-travail du style pour le rendre encore plus fluide et, donc, agréable à lire, l'affinage des derniers détails pour effacer jusqu'à la plus petite incohérence, tandis que mon esprit se projette déjà dans l'écriture de la suite. Malheureusement, et c'est le problème de mon existence actuelle, comme je veux tout tester, j'en arrive à mener de front trop d'activités en parallèle et je n'y parviens plus… Surtout que mon perfectionnisme m'amène à passer beaucoup de temps sur chacune. Je ne veux pas me retourner un jour sur moi en me disant que j'aurais bâclé mon travail, ni pour l'une ni pour l'autre. Je me dévoue à chacune avec la même passion, la même intégrité, le même amour. De nouvelles questions se poseront pour la prochaine rentrée. Attendons le mois de juin pour décider !
En tout cas, la parution de « La Porte des Temps » approche ! Fin février, début mars. Je vous tiens au courant.
Cette relecture m'a définitivement montré que je ne pouvais pas m'arrêter brusquement au tome 7. Naturellement, je savais déjà qu'un huitième existerait, mais je me disais que je pourrais l'écrire plus tard et, là, je sais que ce n'est plus possible ! Donc, ce sera huit tomes. En revanche, je ne sais pas ce que je vais mettre comme titre et, étrangement, c'est ce qui m'ennuie le plus ! Avez-vous une idée ? :)

Bonne année 2016
Bonne année 2016

20 décembre Quelques bonnes nouvelles :
- relecture du tome V reprise ;
- ma modeste page auteur Facebook dont le nombre de "J'aime" augmente petit à petit ;
- la parution du tome I « Impulsion » du roman « Le cercle des élus », en coécriture avec Sg Horizons, Elena Guimard et Olivier Karven ;
- et un nouveau commentaire sur Aila et la Magie des Fées :
« Magique !! *.*Tellement de mots pour décrire cet univers : magique, envoûtant, fantastique, extraordinaire, féérique, captivant… Je dis bravo à l'auteure pour son imagination exceptionnelle et j'attends la suite !! »

Tout savoir sur « Impulsion » et « Le cercle des élus »
« Quatre auteurs, quatre approches de la fantasy qui s’entrecroisent pour raconter les aventures d'autant de personnages dont les destinées, poussées par des forces obscures, basculeront. Un concept inédit pour une fresque épique. »

Tome I du Cercle des élus : Impulsion
Tome I du Cercle des élus : Impulsion

Résumé : La vie en pleine forêt, entourée de son père et des autres bûcherons convient parfaitement à Imara (Sg Horizons). Jeune femme libre et forte vivant dans un univers d'hommes, son esprit de combattante comptera lorsque parvenue à la cité, elle devra faire face au danger.
Dans les ruelles colorées de la cité, Alyrus (Elena Guimard) se faufile enveloppé d'un voile d'invisibilité afin de ne pas effrayer ses sujets. L'odeur du sang remonte à ses narines et lui ouvre l'appétit, mais ce soir, il n'est pas là pour ça, autre chose l'a attiré loin du palais et il ne doit pas se laisser déconcentrer.
Eogan (Olivier Karven) se hâte pour assister à l’intronisation de son père, bienfaiteur de Maslir, qui va enfin recevoir l’hommage de ses pairs après une vie passée à améliorer la vie de ses concitoyens. Pourtant, rien ne se passera comme prévu : de terribles chocs bouleverseront la vie du jeune homme à jamais, l’obligeant à prendre des décisions sans retour.
Sous les agitations perpétuelles du Malstrom qui surplombe la Citadelle, Saphie (Catherine Boullery) aimerait rêver… Pourtant, le Guide Suprême répétant sans cesse que tous ses enfants doivent lui être dévoués, elle replonge dans les enluminures qui peuplent sa vie de copiste et un quotidien aussi terne que réglé. Jusqu’au jour où un maître de la Guilde vient la chercher…
Je vous souhaite de joyeuses fêtes.

5 décembre Quelques mots sur la chronique d'une mort annoncée ! Celle de l'écrivain… Pari non tenu cette année pour parvenir à concilier mes deux métiers. En conclusion : une relecture du tome V à peine entamée. Je suis donc au regret de vous annoncer que la version numérique du tome V ne paraîtra donc pas en décembre, malgré l'habitude prise depuis 2012. Mille excuses à tous. En revanche, parce qu'il faut bien un côté positif, mon projet d'écriture à plusieurs devrait voir le jour bientôt. Je vous tiens au courant ! Et, comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, voici quelques commentaires qui font plaisir, après un calme olympien pendant quelque temps.
Sur Aila et la Magie des Fées :
« Magnifique lecture ! "Aila et la Magie des Fées" est la magnifique histoire d'une jeune fille pas comme les autres…
J'ai découvert avec ce roman, le premier de la série, la superbe plume de Catherine Boullery : une écriture ciselée, soucieuse du détail, une analyse fouillée des sentiments, une plongée au plus profond des émotions des personnages…
Aila est une jeune fille exceptionnelle qui arrive à transformer ses souffrances en source d'admiration et joie pour les autres, ses épreuves en autant de défis à relever, ses regrets en autant d'amour à donner aux autres… Une lecture pleine d'enseignements…
C'est une série pour tous les âges et même ceux qui ne lisent pas ce genre de littérature seront conquis par le talent de l'auteure qui arrive à nous donner l'envie d'accompagner Aila sur son chemin.
 »
« Formidable ! C'est un vrai moment d'évasion que nous offre ce livre !
N'hésitez pas! Moi je file directement lire le tome 2.
Merci Catherine Boullery.
 »
Sur La Dame Blanche :
« toujours aussi captivant ! On est heureux de retrouver à nouveau Aila ! Action, réflexion, suspens, un ensemble très complet qui m'a une fois de plus séduite !
Bravo !
 »
Bon week-end à tous.

11 septembre Où en est l'écrivain ? Eh bien, c'est une catastrophe, nulle part… Je ne fais que travailler, mais absolument plus sur l'écriture. Je le regrette, mais je finirai tôt ou tard par sortir le nez de l'eau et faire renaître l'auteur derrière le professeur !

Fête des vendanges de Sartrouville, le 4 octobre 2015, parc du dispensaire
Fête des vendanges de Sartrouville, le 4 octobre 2015, parc du dispensaire

Que faites-vous le 4 octobre ? Rien, super ! Passez donc à la fête des vendanges ! Avec mon compagnon de barnum et illustrateur, Alain Berry, nous aurons à cœur de vous accueillir de 10 h à 18 h, dans le parc du dispensaire de Sartrouville.
Bon week-end à tous.

28 Août Deux métiers et, quand l'un prend le pas sur l'autre à cette période, l'écrivain disparaît totalement derrière l'enseignant. Ce moment se négocie toujours de façon un peu délicate pour moi, car il m'oblige à faire un choix raisonné entre différentes options : je retrouve mes élèves dans quelques jours et mon nouveau programme doit être au clair dans ma tête alors que je peux repousser la relecture du tome V… Ne parlons même pas de l'écriture du tome VI ! Il m'arrive parfois d'envier ceux qui rentrent chez eux sans ramener du travail entre leurs murs, leur tête probablement plus libre que la mienne. De plus, la rentrée représente un moment chronophage et énergivore, même si lui est associé le plaisir de retrouver collègues et anciens élèves, de travailler avec eux pour, une nouvelle fois à la fin de l'année, ressentir la tristesse de les quitter… Un éternel recommencement, mais ça, c'est le titre du futur tome VII !

Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -
Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -

Nouvelle opération relayée par L'invasion des Grenouilles dont j'avais déjà parlé sur mon blog le 11 juillet dernier et sur ma page Facebook. Toutes ces initiatives sont vraiment indispensables pour promouvoir la lecture et la découverte éventuelle de nouveaux auteurs. En plus, dans ce domaine SFFFH, toujours dominé par les Anglo-saxons, un zeste de francophonie ne peut nuire. Alors, j'y participe ? Bien sûr ! Et la saga d'Aila avec UPblisher également !
Dernier week-end pour profiter de l'offre Ray's day sur UPblisher : rendez-vous sur la page du tome I ,Aila et la Magie des Fées et utiliser le code promo AILARAYSDAY pour obtenir cet ebook gratuitement.
Bon week-end.

23 AoûtPour commencer, une petite anecdote sympathique, le genre à vous redonner le moral quand il vous abandonne. Message de la médiathèque de Sartrouville :
« Bonjour,
Vous nous avez gentiment offert les 3 premiers tomes de votre série fantastique 'La saga d'Aila'. Vos livres ont beaucoup de succès et les lecteurs réclament la suite.
Est-il possible d'avoir le tome 4 pour compléter la série ? Malheureusement, chez notre fournisseur […] vos livres n'existent pas, et nous sommes obligés de passer par leur site pour nos commandes.
 »
Comment résister à une telle demande ? De toute façon, je m'étais déjà mise d'accord avec la directrice de la médiathèque pour l'apporter. En conclusion : le tome IV peut dorénavant être emprunté.

Opération Ray's day
Opération Ray's day

Super opération Ray's Day #RaysDay chez UPblisher dont vous pouvez profiter jusqu'au 30 août. Il vous suffit de vous rendre sur la page du tome I, Aila et la Magie des Fées et d'utiliser le code promo AILARAYSDAY pour obtenir cet ebook gratuitement.
Bon dimanche.

17 AoûtC'est fait ! J'ai repris la mauvaise habitude de ne mettre des nouvelles que lorsque j'en ai le temps, c'est-à-dire pas souvent… À ma décharge, j'ai pris quelques vacances bien méritées à la montagne ! Que j'aime ces paysages magnifiques, ces lacs miroitants, ces espaces tellement ouverts que plus rien ne peut retenir mon esprit qui s'envole par delà l'horizon. Bien sûr, ils se méritent, de 550 à 950 m de dénivelé et jusqu'à quinze kilomètres pour les plus longues balades. De quoi bien dormir la nuit après une journée d'effort, la tête emplie de beaux souvenirs et le cœur léger et heureux. Ne pas penser que j'attendrai un an pour y retourner. Ne garder que le meilleur, à l'image du bonheur vécu…
Mes différents projets avancent. J'ai fini ma partie pour mon projet à plusieurs écrivains. J'aurais voulu y passer un peu moins de temps, mais la perfectionniste que je suis ne se refera pas. Cependant, à un moment, il faut se dire que le maximum a été donné et passer à autre chose. Extrait : « Dans l’immense pièce sombre, uniquement éclairée par la lumière de hautes chandelles et de bougies individuelles, la disciple Saphie, au milieu de tous les autres, s’appliquait à sa tâche quotidienne. De la pointe de sa plume trempée dans l’encre, elle calligraphiait ses lettres avec un art consommé dans de grands livres qui rejoignaient les rayonnages de la bibliothèque des maîtres de la Guilde, une fois leur dernière page remplie. Cette activité aurait pu lui paraître rébarbative, mais tel n’était pas le cas, car Saphie appréciait son existence calme et réglée ainsi que l’ambiance feutrée de la salle d’écriture. Elle adorait particulièrement le crissement de sa plume sur le vélin rêche et les arabesques régulières auxquelles sa main donnait vie en les traçant, noir sur blanc, avec une indubitable adresse. Elle savait qu’elle n’aurait pas dû, car, le Guide Suprême le répétait inlassablement, un disciple ne devait pas être orgueilleux, mais, quelquefois, elle se reculait légèrement pour admirer la beauté de son travail. Peut-être n’était-elle que copiste, mais, en ce domaine, elle excellait. »
J'ai poursuivi le tome VI, mais mon avancée a été pour le moins laborieuse… En effet, il m'a fallu reprendre les premiers chapitres écrits et les remettre en cohérence avec la fin du tome V, tant dans la chronologie que dans la logique des événements, et, pour dire les choses clairement, ça m'a pris un temps fou pour, enfin, me satisfaire approximativement des deux premiers chapitres (trente-cinq pages environ et plus de 27 000 mots), surtout qu'en parallèle, j'ai effectué de nombreuses recherches : forteresse (dimension et constitution), mer intérieure, topographie, et, principalement, mis au clair les âges des personnages et les étapes clés de leur existence… Tout me paraît bien ordonné à présent, mais la raison me dit que je dois abandonner son écriture pour passer à la relecture du tome V et à la préparation du nouveau programme que j'enseigne cette année. Mon cœur lui me dit autre chose et cette décision rationnelle pèse sur mes épaules plus que je ne le voudrais. Tant pis. En conclusion, me voici en alternance sur la correction du tome V et la spécialité de TS !
P.-S. : je crois qu'il va m'être difficile d'abandonner totalement le tome VI, finalement…
Bientôt de nouveaux papillons dans la catégorie français, dont un magnifique Morio qui a posé pour moi, ses ailes grandes ouvertes, avec une patience d'ange. Enfin, ça ne s'est pas tout à fait passé ainsi, mais je rends l'histoire plus belle. À très bientôt.

23 JuilletVoici une semaine, jour pour jour, que j'ai écrit les mots de la fin du tome V et, naturellement, ressenti le plaisir indicible de celle qui a atteint son objectif. Quel bonheur profond et intense ! Quelle jubilation ! Quelle irremplaçable satisfaction, de celle qui te murmure à l'oreille : « Tu l'as fait ! », de celle qui te démontre que la joie de l'écriture reste inscrite dans tes gènes, que tu es capable de pianoter sur ton clavier sept à huit heures par jour et de terminer sur un petit nuage tant l'acte t'emporte, d'être parvenue à aller de ton point A jusqu'à ton point B sans même te perdre, une capacité à construire intacte, une imagination totalement déchaînée. Mots, je vous aime !
En revanche, je n'ai vraiment terminé les deux derniers chapitres que deux jours plus tard… Héhé, je triche ! En effet, si tous les éléments principaux étaient en place jusqu'au point final temporaire, il manquait quelques articulations du récit pour renforcer leur succession et la cohérence de l'histoire. Je pense d'ailleurs que je renforcerai encore, lors de la relecture, quelques descriptions sur lesquelles je suis passée un peu trop rapidement. Voici donc un nouveau volet de la saga de plus de 176 000 mots, le plus volumineux de tous, mais qui devrait s'amincir un peu lorsque je le retravaillerai, car le début que j'ai écrit en plusieurs fois nécessite d'éliminer quelques paragraphes redondants.
Alors que faire quand se termine un premier projet ? Laissez-moi réfléchir, j'hésite… Embrayer sur le tome VI ? Voici une excellente idée ! Comment ai-je pu ne pas y penser toute seule ? Plus d'un chapitre et demi déjà d'écrit ! Allez, je vais être complètement honnête, je triche, car je dispose d'une petite centaine de pages rédigées. Malheureusement, comme j'ai précisé la fin du tome V, je ne peux pas les reprendre telles quelles. En parallèle, j'avance sur mon projet à plusieurs auteurs, quatre pages de plus à mon actif et une fin qui s'approche. Fantastique !
Bon, c'est pas le tout, il faut que je retourne écrire. Belle journée.

11 JuilletQuelle semaine ! Ne pas perdre les bonnes habitudes ! Rangement et photocopies au lycée dans l'objectif de la prochaine rentrée (pas loin de sept heures de boulot cette semaine, mine de rien !), une super randonnée d'une vingtaine de kilomètres dans la forêt de Saint-Germain entre copines et, trop bien, la fin du chapitre seize (17 pages…), déjà plus de sept pages écrites sur le chapitre dix-sept avec, enfin, une idée clé qui me convient parfaitement et du grain à moudre par mon moulin (!) imaginaire.
Un premier retour du Salon du livre : « Bonjour, je vous écris suite à ma lecture du tome 1 d'Aila et la Magie des Fées pour vous dire que j'ai beaucoup aimé votre manière d'écrire ainsi que l'histoire : de la magie, des aventures… tous les ingrédients pour un bon roman. Tellement prenant que j'ai d'ores et déjà commandé les autres tomes !
Encore bravo.
 » Contente ! :)
Date à noter dans vos annales, opération « ‎Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition - », piquée aux Québécois dixit Maxime, relayée par L'Invasion des Grenouilles. Pensez-y !

Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -
Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -

4 JuilletPour résoudre tous mes problèmes, je me suis décidée à éliminer les activités satellites les unes après les autres pour parvenir à me concentrer sur l'essentiel. Je n'y suis pas encore totalement parvenue, mais, petit à petit, je m'en rapproche. Je garde le cap !
En plus, vous comprenez, j'essaie de prendre le temps de vivre un peu et de ne pas faire que travailler. En conclusion, hier, deux magnifiques balades, la première à Giverny et ce plaisir intense à parcourir les jardins de Claude Monet, malgré la chaleur torride ! Puis, en revenant vers la maison, une visite imprévue, celle du château de la Roche-Guyon, situé dans une boucle de la Seine, accolé à une blanche falaise. Je me suis littéralement enthousiasmée pour ce lieu, dont l'architecture jouait au grand écart entre des parties plus anciennes et plus récentes et qui offrait un exceptionnel panorama sur cette vallée de l'Île-de-France. D'indéniables atouts : la surprenante découverte d'un pigeonnier constitué par un ensemble de niches creusées à même la paroi, la traversée de la roche crayeuse grâce à d'impressionnants escaliers taillés dans la falaise, l'arrivée au donjon surplombant le château, les jardins et les rives de la Seine. Deux regrets cependant, j'ai manqué les écuries, pourtant réputées, et n'ai pas poussé jusqu'au jardin et aux bords de Seine, il faisait trop, trop chaud. En conclusion, j'y retournerai et, si vous disposez d'un moment, n'hésitez pas !

La Roche-Guyon
La Roche-Guyon

Dans les bonnes nouvelles, j'ai commencé à résoudre le problème de chronologie de mon tome V. En attendant cette évolution positive, je ne suis pas restée sans écrire puisque j'ai rédigé quelques passages qui ne nécessitaient pas de construction préalable. En conclusion, je suis sur la bonne voie !
De nouveaux commentaires sur UPblisher :
- « Un univers fantastique !
On plonge dans un monde magique où se mêlent entre autres héros, fées, chamans, rois et reines, le bien et le mal. Tous les ingrédients d'une belle aventure ! J'adoré les tomes I, II, et III
Je me suis tout de suite attachée au personnage d'Aila, avec ses doutes, sa force, mais aussi son grand courage et sa détermination, et ce, malgré sa jeunesse. Au fil des tomes, l'histoire se densifie, de rebondissement en rebondissement, le suspense devient vraiment prenant, on veut absolument savoir la suite !
Les personnages secondaires qui gravitent autour l’héroïne sont tout aussi attachants, chacun avec leur caractère, leur mystère et ajoutent au piment de l'histoire. Il y a des côtés sombres, graves, mais aussi de l'humour, bref une bonne lecture que je recommande. Je viens de recevoir le tome IV et je l'emporte en vacances en me délectant par avance !
 »
Les trois autres, écrits par la même personne, sur les tomes I, III et IV sont plus lapidaires, mais terriblement efficaces ! - « Vous ne pourrez plus vous en passer !!!! »
- « Tous aussi réussis ! »
- « Toujours un grand moment de pur bonheur… ! »
Voici une belle façon de terminer une semaine et de commencer un week-end.
Belle journée.

26 juinBouh !!!!!!! J'en ai trop à faire, dans des directions complètement opposées et dois parvenir à gérer mes priorités… Je passe mon temps à alterner les activités : retravailler mes photos, réfléchir à mon nouveau programme, écrire pour le tome V ou pour le projet à quatre. Finalement, j'ai l'impression de ne rien faire correctement, d'être en décalage permanent, de me disperser en fait. Surtout qu'à côté de toutes ces activités, il y a bien d'autres, les obligations (surveillances, préparation de la prochaine rentrée) et les plaisirs (sortir, courir, danser, dormir !)
Deuxième bouh !!!!!!! J'ai un problème avec mon tome V. Pas celui de la page blanche, non, ce serait plutôt l'inverse… Je vois mon livre grossir à vue d'œil et je me dis que je dois parvenir à condenser les dernières étapes avec la traversée de la Bruçie, puis du Gerek ainsi que la terrible fin temporaire qui attend le lecteur. Donc, avant de me lancer dans la fin du chapitre seize, je dois absolument peaufiner la structure. Je suis même en train d'envisager de changer ma carte initiale et, ça, j'aime pas. Surtout que cette modification ne résoudra pas obligatoirement mon problème, car le Gerek doit rester ce passage par lequel les hommes de Césarus ont foncé sur la Wallanie, seize ans plus tôt. Donc, réfléchir, articuler, construire, puis se remettre à écrire. Si, si, je suis confiante !
Voici l'extrait d'un petit mot que j'ai reçu d'une de mes amies, la seule qui lise les chapitres d'Aila au fur et à mesure qu'ils s'écrivent : « La différence pour moi avec les premiers tomes n'est pas tant l'aventure, que la dimension psychologique des personnages qui s'est renforcée. C'était déjà une caractéristique forte de ton roman dans les 1ers tomes, Aila a toujours eu une fabuleuse capacité d'analyse des relations humaines, des doutes et des moments de vérité qui la rendaient si attachante ; simplement dans cette situation de crise où l'absence de l'héroïne bouleverse tous les codes et tous les gens qui s'étaient installés dans une autre vie confortable, la dimension psychologique devient le ressort de l'aventure, là où elle n'en était avant que le corollaire. Moi ça me plaît beaucoup, on passe du rire aux larmes, l'émotion est toujours là au coin d'une discussion. » C'est trop bien d'avoir une amie qui exprime aussi bien la simplicité apparente des choses ! ♥ ♥ ♥

Ambiance bougie
Ambiance bougie

D'ailleurs, à propos de boulot, je dois replonger dans le travail de photos de théâtre que j'ai réalisées trois mois plus tôt. C'est le plus urgent, car j'en ai pour encore cinq à six heures et certains comédiens de la pièce vont muter. Ce serait mieux pour eux d'avoir ces clichés avant leur départ.
Bon week-end.

21 juinJ'ai trouvé mon programme pour les vacances : écrire, courir et dormir, histoire de récupérer toutes les heures de sommeil qui m'ont échappé !
Pour l'écriture, c'est parti ! Pour mon aventure à plusieurs écrivains, j'ai quasiment terminé le chapitre 2. En revanche, ce qui me dérange s'apparente à quelques hésitations sur la concordance des temps dans la rédaction d'un flashback. Je n'aime pas ce genre d'imperfections, donc j'ai intérêt à étudier en profondeur le sujet avant de la présenter. Je pourrais demander de l'aide à un collègue de français ! Il sera content de récupérer du boulot pour les vacances : devoir de vacances ! Autant passer à l'acte directement c'est fait !
J'ai commencé à relire le chapitre 15 que j'avais lâchement abandonné pendant plusieurs semaines. J'aime bien le début, cette façon de décrire les hésitations de Pardon et les frasques de Naaly. Celle-là va nous réserver encore bien des surprises, c'est certain, mais, enfin, dans ce chapitre, se dénoue une partie de sa colère intérieure. Ce premier suffirait-il pour éteindre le feu qui la dévore ? Conclusion : terminer ce chapitre, puis passer au 16 avec le même élan ! Beau projet, n'est-ce pas ?
Continuer à recevoir des gentils petits mots et en sourire, comme celui de ma filleule : « J'ai reçu La Dame Blanche, la couverture est encore plus belle en vrai ! Je l'ai commencé et j'en suis au moment où Aila devient maman de Naaly :) Tu écris vraiment bien et je suis toujours très fière de montrer tes livres à mes amies et de leur dire " C'est ma Marraine qui l'a écrit ! " » J'ai également une pensée pour ma nièce qui prête mes livres à toutes ses copines, pour mon oncle et ma tante ainsi que leur fille qui m'encouragent en permanence. J'ai été profondément émue de la venue de ces derniers au Salon du livre. Ils étaient les premiers visiteurs de ma famille (bien réduite, il est vrai) à franchir ce pas et je ne les aime que d'autant plus. À eux… ♥ ♥ ♥
Belle semaine.

19 juinBientôt une semaine que le Salon du livre s'est achevé et même pas le temps de vous mettre un petit post avant aujourd'hui ! Il faut dire que les jours s'enchaînent sans me laisser le temps de souffler. Pourtant, une nouvelle fois, cette journée a représenté un moment extraordinaire dans ma vie, un tourbillon par lequel je me suis laissé emporter, un souffle puissant qui m'a abandonnée tout étourdie quand la foule a reflué. Alors, de toute mon âme, je remercie tous ceux qui ont eu la gentillesse de faire un détour par mon stand. Leur présence à mes côtés s'associera désormais aux plus beaux souvenirs de ma vie.
Vous souhaitez quelques anecdotes ? Que vous raconter ? Je vais me contenter de l'essentiel.
D'abord, le plaisir de revoir des élèves !
♥ La venue de quelques-uns de mes premières S de cette année, en pleine révision pour le bac de français, m'a beaucoup touchée. Quitter cette classe adorable me paraît encore plus compliqué que celles des autres années et je ressens encore la tristesse de refermer la porte après notre dernière heure de cours (enfin, plutôt, notre ultime goûter…), après la joie de recevoir des chocolats, la bise de la déléguée, une salve d'applaudissements et des remerciements sincères, et de quitter les deux derniers élèves qui s'étaient attardés auprès de moi. Une page qui se referme pour en rouvrir une autre ? Sûrement… Cependant, l'émotion de cet instant reste vive.
♥ Le retour de fidèles de la saga, de plus en plus nombreux, qui reviennent, Salon après Salon, rechercher la suite et partager ce moment avec moi.
♥ La surprise du jour ! Récemment, j'ai été invitée sur LinkedIn par un ancien de mes élèves, carrément étonnée par sa démarche. Naturellement, j'ai accepté et qui vois-je débarquer au Salon ? Ce fameux ancien élève, bien plus grand qu'à l'époque (heureusement pour lui !), un jeune homme à présent. J'ai trouvé sa visite vraiment sympathique, sans oublier le plaisir que j'ai éprouvé à échanger avec lui sur sa vie actuelle.
Ensuite, l'immense gratitude que j'éprouve pour tous ceux qui, depuis plusieurs années, reviennent sans faille pour m'accompagner et m'encourager, indispensables piliers de mon aventure littéraire. Ils sont le miroir dans lequel je me reflète, l'onde dans laquelle je m'abreuve, la flamme grâce à la laquelle je brûle de mille feux. De tout cœur, merci !
Quoi d'autre encore ?
Je crois pouvoir affirmer que les bons lecteurs peuvent commencer à lire la saga dès le début du collège ! En effet, autour du stand, je voyais rôder un jeune garçon avec lequel j'ai engagé la conversation pour découvrir qu'en fait il avait déjà acheté le tome I l'an passé (il avait 12 ans) et, comme ce dernier lui avait plu, il revenait chercher le tome II. Un nouveau fidèle désormais ?
Et, puis, en parallèle avec le Salon, je songe également à tous ces petits mots que j'ai reçus, de vive voix ou écrits dont voici quelques extraits, choisis avec soin naturellement, vous croyez quoi !
♥ « Bien sûr que je veux la suite !!! Je l'attends avec impatience, c'est trop bien, je me suis régalée avec le tome 3, quel suspense ! »
♥ « Je suis devenue une fan d’Aila alors qu’à la base je n’étais pas venue au Salon pour moi. Cela m’a redonné l’envie de lire. J’ai suivi la progression du tome IV via Facebook et ne manquerai certainement pas de passer samedi. »
♥ « Vous avez reçu le précieux sésame ? Je trépigne d'impatience ! »
Peut-être ces échanges peuvent-ils vous paraître banals… Pour moi, ils sont tout, tout ce qui légitime le fait de dire que je suis écrivain, tout ce qui me donne envie de continuer à raconter des histoires pour partager, faire vibrer, pleurer, frémir, rêver tout simplement. Autour de moi, la communauté s'agrandit et les liens se resserrent entre elle et moi, emplis de complicité et d'affection, tout ce qui rend mon existence plus belle et ma sensation de vivre plus intense… Une dernière fois, merci.
Beau week-end à tous.

9 juinPlus de copies ! Que c'est bien d'être prof quand l'année se termine et que je me dis que je vais pouvoir retourner à d'autres activités ! Comme à mon pauvre chapitre 15, par exemple, écrit aux trois quarts, et que je n'ai toujours pas trouvé le temps d'achever… Comme aux deux autres chapitres que je dois rédiger dans le cadre de mon projet à plusieurs écrivains, comme la nouvelle Et la Magie fut que je dois ABSOLUMENT finaliser, comme… Vous savez quoi ? Je crois que je vais encore attendre demain pour y réfléchir !
Ne me demandez pas comment je fais pour écrire. Si mon métier est d'expliquer, ma passion consiste à ne rien décortiquer et ça marche tellement bien comme ça ! J'attendrai le syndrome de la page blanche pour me poser des questions. En attendant ce jour maudit par tous les écrivains, je vais continuer mon chemin en pays Hagan, avant de plonger dans de nouvelles contrées vers une destinée bien sombre… Qu'est-ce que je ne lui fais pas vivre à ma pauvre héroïne ! Heureusement qu'elle n'est qu'un personnage de fiction sinon elle finirait bien par m'en vouloir… ou pas ! Elle sait la tendresse infinie qui nous unit, l'attention profonde que je lui porte, au point de chercher à rectifier tous les aléas de sa vie ou de lui en offrir une nouvelle…
Presque J-4 pour le Salon du livre de Sartrouville et le plaisir de recevoir de petits mots de ceux qui vont faire le déplacement pour moi (en fait, plutôt pour le tome IV !) Peut-être cette année, encore, de nouvelles rencontres aussi belles qu'inattendues. J'adore tant les liens que crée cette aventure littéraire. En tout cas, je vous raconterai tout… quand j'en prendrai le temps !
Belle semaine.

6 juinVous avez vu ? Je bats tous les records ! Seulement trois semaines depuis mon dernier post !

Salon du livre de Sartrouville 2015
Salon du livre de Sartrouville 2015

Dernière ligne droite avant le Salon du livre de Sartrouville, 14 juin 2015 de 10 h à 18 h au parc du dispensaire. Petit clin d'œil dans le journal de Sartrouville à la saga à découvrir en page 3.
Les tomes IV papier sont arrivés à la maison. Maintenant, j'ai la collection complète de la première partie de la saga d'Aila. Moquez-vous ! Les plaisirs de la vie les plus nombreux sont les petits, les sans-grade que chaque jour la vie vous offre, si faciles à saisir ; il suffit de tendre la main… Peut-être leur modestie pourrait-elle vous amener à les négliger. Pour ma part, je considère que ce serait bien dommage, car les grands bonheurs ne sont pas si courants alors que les petits n'attendent que vous !

La saga d'Aila
La saga d'Aila

Après avoir bien avancé le tome V, « La Porte des Temps », j'ai dû m'arrêter, faute de temps pour écrire, avec un chapitre quinze inachevé (je n'aime pas ça du tout !) Cependant, je ne m'avoue pas vaincue et je compte bien repartir à l'attaque dès que je le pourrai ! 609 000 caractères, 126 000 mots, ce prochain livre s'épaissit à une vitesse fulgurante et devrait rapidement dépasser ses petits frères !
Inutile de parler des nouvelles, j'ai laissé tomber pour l'instant. Mais d'ici quelques jours, je devrais être capable de vivre plusieurs vies à la fois — si, si, je le sens ! — et, ainsi, d'écrire sur tous les fronts à la fois ! Cependant, pour le moment, seul le plaisir de poursuivre Aila dans ses aventures m'emporte… Décidément, il faut que je termine ce tome V pour pouvoir passer sereinement à une autre écriture. Allez, c'est l'histoire de cinq à six chapitres supplémentaires au plus… ou, alors, au moins ! Nous verrons !
Il me reste une semaine pour finaliser tous les détails du Salon du livre : le diaporama, les derniers avis sur le tome IV que je n'ai même pas eu le temps de traiter (pfff…), la constitution des caisses de bouquins soigneusement agencées. Encore une semaine qui va passer à la vitesse grand V ! Tout ce qu'il faut à une prof de physique !
Bon week-end à tous.

Tout le blog de fantasy français Ramdam (buzz) recommandation Archives du blog littérature


Extrait gratuit d'un des livres de la saga d'Aila offert par Catherine Boullery, auteure de fantasy (autres passages sur Amazon). Excellente lecture ;)

Pour une fois, Aila n’attendit pas le petit déjeuner. De toute façon, Lomaï dormait encore et Élina n’allait sûrement pas venir la réveiller si tôt. Le Canubre avait fait son effet et elle se sentait parfaitement bien. Maintenant qu’elle avait conscience de ses nouveaux dons, elle réalisa qu’elle devait également apprendre la patience avant de les découvrir lors de situations périlleuses… Alors qu’elle passait dans les couloirs, puis par la cuisine du château, elle fut sidérée par les « dame Aila » par ci et par là, égrenés par tous les serviteurs qu’elle croisa, le tout accompagné de révérences ! Elle avait presque oublié son statut de promise d’Hubert… Après un détour pour saluer Lumière, elle rejoignit le manège, heureuse de la solitude et de pouvoir libérer l’énergie qu’elle sentait bouillonner en elle. Elle débuta par des échauffements simples avant de travailler sur des enchaînements au kenda plus complexes, qu’elle n’avait pas pratiqués depuis des mois. Certains d’entre eux lui avaient toujours donné du fil à retordre, alors elle se força à les reprendre encore et encore jusqu’à ce qu’elle eût acquis la fluidité espérée. Ensuite, elle multiplia les combinaisons. Elle courait, bondissait, plongeait, tournait et recommençait, accélérant l’allure, augmentant l’amplitude des mouvements. Elle réfléchissait à créer d’autres exercices quand la deuxième cloche sonna. Elle décida alors que, Lomaï devant être réveillée, elle pouvait rentrer se changer. Ce fut à ce moment qu’elle découvrit Hector, assis dans un recoin, qui l’observait avec attention.
— Je ne vous le répéterai jamais assez, vous êtes fabuleuse…
— Je vous remercie, sire Hector. Que faites-vous ici ?
— Il est énoncé que les portes de la vie sont ouvertes à ceux qui n’attendent pas le soleil pour se lever.
— Et ceux qui l’affirment ont bien raison.
Ils rirent de bon cœur.
— Vous n’êtes pas la promise d’Hubert, n’est-ce pas ?
Aila ne voulut pas mentir à cet homme qu’elle appréciait particulièrement.
— Si, jusqu’à ce que vous partiez. Ensuite, je serai probablement répudiée.
— Il ne vous plaît pas ?
— Je crois que c’est plutôt moi qui aurais une fâcheuse tendance à le faire sortir de ses gonds !
— Hubert ? Je voudrais bien voir cela ! Dommage… Vous formiez un si beau couple sur la piste de danse hier soir et, moi, j’aurais rêvé de prendre sa place dans vos bras…
— Mais vous l’avez été !
— Oui, mais vous n’avez pas posé le même regard sur moi…
— Vous vous trompez, sire Hector. Je n’étais qu’une fausse princesse l’espace d’une soirée et un peu d’excitation rendait mes yeux brillants à l’ouverture du bal…
— En êtes-vous bien certaine ?
— Oui, certaine. Je me suis déjà fait happer une fois par les illusions de ces soirées où la tête vous tourne et où vous ne savez plus vraiment qui vous êtes et ce que vous faites… Vous croyez donner ou prendre un cœur un soir et, le lendemain, il a déjà fondu au soleil ! Ces histoires-là ne sont pas pour moi. Je suis une combattante.
— Même les guerrières ont besoin d’amour…
— Je me suis bien passée de celui de mon père jusqu’à présent. Je saurai renoncer à celui d’un homme.
— Mais ce n’est pas la même chose, Aila ! Peut-être, un jour, souhaiterez-vous fonder une famille et élever des enfants ? D’autres combattants se sont rangés pour devenir de parfaits époux… ou épouses. Il ne sera jamais trop tard pour changer d’avis…
Elle haussa les épaules.
— Peut-être, mais aujourd’hui, ce n’est pas le cas.
— Et pourtant, son baiser vous a plu…
Elle ne put s’empêcher de maudire Hector, tandis qu’elle sentait ses oreilles s’échauffer :
— Bien sûr ! Mais comme je vous le disais, ces soirées peuvent vous tourner la tête l’espace d’un instant.
— Je vous aime bien et Hubert se comporte comme un imbécile en n’ayant pas deviné la femme que vous cachez…
— De toute façon, ceci ne changerait rien. Aujourd’hui, je ne suis que la fille d’un palefrenier depuis que j’ai perdu l’aura héroïque de mon père. Nul souverain ne se contente d’une fille de ferme pour épouse.
— Parce que pour vous la valeur d’une personne dépend de sa naissance !
— Non ! Mais son mariage avec un futur roi, oui !
— Juste. Vous pouvez rajouter cela à mes nombreux défauts, je suis un doux rêveur…
— Vous êtes surtout un charmant sire dont j’apprécie particulièrement la compagnie.
— Que voilà un compliment joliment tourné… J’en ai autant à votre service, gente damoiselle. Juste une dernière remarque, je connais bien Hubert et mon cœur est en peine de le voir barricader ses émotions et vivre aussi seul. Alors, si un jour l’envie vous prenait de le forcer à ouvrir les portes de son cœur, ne renoncez pas trop vite…
Elle hocha la tête sans répondre. Pour ne pas mettre fin aux illusions d’Hector, elle préféra ne pas lui dire que cette aventure ne la tentait pas.
— Et maintenant, que comptez-vous faire de votre matinée ? enchaîna-t-il.
— Je pars caresser Lumière, mon cheval.
— Une promenade à cheval ! Quelle brillante idée avant mon départ ! Je vais chercher Hubert, vous vous joignez à nous ?
Comment le lui refuser ? Décidément, cet homme était un manipulateur hors pair ! Sous ses dehors de naïveté profonde, il vous emmenait en douceur vers l’endroit où il voulait vous voir arriver et cela marchait. Pourquoi tenait-il tant à les forcer à se retrouver ensemble ?
— Avec plaisir. Je me change et vous rejoins ici dans un quart de cloche.
Elle se dépêcha d’effectuer l’aller-retour. Elle fut tentée de demander à Lomaï de se joindre à eux, mais elle se refusa à décevoir Hector. De toute façon, quoi qu’il eût prévu, ses bonnes intentions étaient vouées à l’échec.

Comme avec Henri et Éléonore, Hubert avait décidé de paraître charmant et sa conversation animée avec Hector ponctua la promenade. Ils étaient partis à l’ouest d’Avotour et Aila, reprenant son rôle de garde, se concentrait sur les nouveaux paysages qu’elle découvrait et sur un danger éventuel. Cependant, tout semblait étonnamment calme. Restant vigilante, elle entendait distraitement les propos échangés entre les deux cavaliers. Au départ, Hector avait bien essayé de la mêler à discussion, mais la concision des réponses d’Aila et sa mauvaise volonté évidente l’avaient finalement fait renoncer. Ils rebroussaient chemin quand elle se figea, arrêtant son cheval. Elle ferma les yeux pour écouter très loin en elle la voix qui résonnait : c’était celle d’un homme et il appelait à l’aide.
— Sires Hector et Hubert ! Je vous laisse, aucun danger ne vous guette sur le trajet du retour. Dites au roi Sérain que je serai de retour sans faute cet après-midi.
Le cheval d’Hector avait déjà fait demi-tour et trottait avec son cavalier vers elle.
— Que se passe-t-il ?
— J’ai perçu l’appel de détresse d’une personne et je dois la trouver.
— Si quelqu’un a besoin d’aide, je viens ! affirma Hector. Hubert, suivez-nous ! Nous allons accomplir notre bonne action quotidienne.
Le prince obtempéra, manifestement à contrecœur, mais lui non plus n’osa pas contrarier son second père.
— Par où devons-nous partir ? Je n’entends rien, s’enquit Hector.
Elle lança son esprit pour capter l’écho de la voix si faible et si lointaine.
— Par ici, dit-elle, en pénétrant dans le sous-bois.
Elle hésita souvent sur la route à prendre et ils changèrent de direction plusieurs fois, se heurtant à des obstacles naturels imprévus. Coincé par la présence de son second père, Hubert ne se hasarda pas à la moindre réflexion désagréable sur la conduite tortueuse des opérations dont elle fit preuve. Enfin, après un temps qui parut infiniment long, les appels d’une personne parvinrent à leurs oreilles. Ils provenaient d’une petite chaumière à l’orée du bois, dont la porte était grande ouverte. Entendant le bruit de chevaux, un homme en sortit et se dirigea vers eux en courant.
— Mes seigneurs ! Ma femme est en train d’accoucher et elle est au plus mal ! Allez chercher du secours ! Je vous en supplie !
Aila se pétrifia. Au visage du malheureux qui venait de surgir se superposa celui de l’aubergiste avec le même désarroi de perdre l’être aimé. Pourquoi s’attacher à quiconque si ce n’était que pour souffrir de sa disparition ? Descendant de cheval, elle saisit l’homme par les épaules, s’efforçant de canaliser l’attention de l’homme.
— Mon brave, je vais voir si je peux vous porter secours à votre femme. Quel est son prénom ?
— Nelle, elle s’appelle Nelle et je suis Perrain. Vous pouvez l’aider ?
— Je ne sais pas encore, mais je vais tenter tout mon possible.
Elle pénétra dans la chaumière, laissant les trois hommes dehors. Comme la terre desséchée qui entourait la maison, la pièce sombre et propre reflétait le dénuement du jeune couple. Un gémissement rappela Aila à sa tâche et elle s’approcha du lit, saisissant avec douceur la main en sueur qui agrippait le drap.
— Bonjour, Nelle, je m’appelle Aila et je suis venue pour vous aider.
Grimaçant, la femme alitée se remit à se plaindre, tandis que Perrain revenait à ses côtés.
— J’ai mal ! souffla-t-elle.
Aila projeta son esprit. En une poignée de secondes, elle analysa que le bébé s’était engagé en siège dans le bassin de la femme, mais qui, trop étroit, refusait le passage de sa tête, alors que ses pieds pointaient à l’extérieur. Nelle s’épuisait inutilement à pousser un bébé qui ne pouvait sortir et ce dernier souffrait un peu plus chaque minute. Aila sentit le désespoir l’envahir. En général, dans ces cas-là, c’était la mère ou l’enfant… Le souvenir d’un poulain mutilé pour sauver la vie de la jument lui revint en mémoire et elle en frémit d’horreur. Par les fées, là, ce n’étaient pas des chevaux ! La vie et le bonheur de trois êtres étaient en jeu : un père qui se tordait les mains, oscillant entre espoir et désespoir, et une mère et son enfant dont les souffrances devenaient insupportables. Elle devait trouver une solution et vite ! Mais laquelle ? Une idée folle naquit dans son esprit. Si elle cassait le bassin de la femme à l’endroit le plus étroit, les os s’ouvriraient et le bébé passerait… La douleur serait insoutenable pour sa mère, mais seulement de façon temporaire. Une fois l’enfant sorti, Aila n’aurait plus qu’à tout réparer.
— Mon brave, pouvez-vous aller chercher la ceinture accrochée à la selle de mon cheval ?
L’homme s’exécuta rapidement et revint accompagné d’Hector qui lui tendit la ceinture.
— Puis-je vous apporter mon aide ? lui demanda-t-il.
— Je ne sais pas encore. Ne vous éloignez pas et emmenez avec vous ce monsieur, j’ai besoin d’agir seule.
Elle prit une petite feuille qu’elle plaça dans la bouche de la femme.
— Mâchez-la lentement. Vous allez souffrir énormément, mais, après, votre bébé sera né et tout rentrera dans l’ordre. Êtes-vous prête ?
Trop affaiblie pour parler, Nelle acquiesça d’un léger signe de tête. Aila passa ses mains au-dessus du bassin, s’assurant que l’endroit le plus étroit présentait aussi le plus de fragilité. Elle inspira longuement, puis focalisa toutes les forces de son esprit pour le rompre. Cependant, l’os, plus solide que prévu, résista, tandis qu’elle s’acharnait, fermant son cœur aux hurlements de la femme. Par les fées, elle devait réussir ! Enfin, sous la pression du crâne de l’enfant, l’os fragilisé se brisa brusquement et Aila appela Hector. Elle appuya avec vigueur sur le ventre de la mère.
— Dégagez le bébé en le tirant doucement par le corps. Bien ! Attrapez la tête qui arrive en la soutenant. Bien ! Vérifiez que rien n’est enroulé autour de son cou ! hurla-t-elle, dominant les cris de Nelle.
Il obtempéra avec diligence et saisit délicatement le nouveau-né qui venait de paraître dans un silence terrifiant, la femme, submergée par l’onde de douleur, s’étant évanouie. Immédiatement, Aila s’attela à la réparation du bassin. Les os poussés par le nourrisson s’étaient écartés, meurtrissant les chairs au passage et provoquant une hémorragie qu’elle colmata partiellement pour se donner un peu de temps.
— Aila, le bébé, il ne crie pas, ça ne me semble pas normal, intervint Hector.
« Non, pas tout ensemble ! », gémit-elle intérieurement.
— Prenez en charge la femme, je m’occupe de l’enfant !
Elle l’installa sur ses genoux, cherchant le moyen le plus rapide de redémarrer sa respiration. Tout en concentrant son esprit sur ses poumons et son rythme cardiaque, elle le massait, lui parlait et, quand enfin il vagit, elle le rendit à Hector.
— Gardez-le bien au chaud ! lui dit-elle, alors qu’elle se tournait Nelle.
Malgré la fatigue qui l’envahissait, Aila ne flancha pas. Elle commença par replacer les os, prenant soin de ne pas aggraver la situation existante. Méthodiquement, elle répara la cassure, consciente de n’avoir aucun droit à l’erreur. Dans son intense concentration, elle n’entendit même pas Hector retourner dehors avec le bébé. Elle cicatrisa les chairs tuméfiées et peaufina l’étanchéité des vaisseaux sanguins, attendant la délivrance de Nelle. Heureusement, celle-ci ne tarda pas. D’un geste, elle contrôla le pouls de la femme et fut soulagée de constater qu’il était redevenu régulier. Une dernière vérification mentale sur l’état de Nelle et Aila, éreintée, s’écroula sur le tabouret au pied du lit. Alors qu’elle songeait au bonheur d’avoir sauvé une mère et son enfant, une idée la glaça soudainement : tous les efforts qu’elle venait de consacrer à deux êtres devaient avoir également épuisé les fées. Son cœur se serra. Une nouvelle fois, elle avait encore choisi l’intérêt d’un seul ! Elle ne serait donc jamais à la hauteur… Prise de vertige, elle ferma les paupières, retenant les larmes qui montaient. Perrain rentra à ce moment-là, tenant son bébé contre lui. Le silence persistant dans la maison lui avait fait craindre le pire et il avançait à petits pas, terrifié par ce qu’il risquait de découvrir. Aila rouvrit les yeux.
— Elle vit. Elle a perdu beaucoup de sang, ce qui l’a terriblement épuisée, mais elle a survécu. Le dernier danger qui la menace est l’infection. Je vous expliquerai comment l’éviter.
La joie qu’elle lut dans le regard de l’homme ne parvint pas à soulager son cœur. Était-ce une loi de la nature qui imposait de sacrifier une vie pour en sauver une autre ?
— Oh ! merci… C’est une fille, dit-il, en lui tendant le bébé avec un sourire.
Aila ne l’avait même pas réalisé quand elle l’avait réanimée. Perdue dans ses idées, elle caressa doucement la main de la nouveau-née.
— Elle est très mignonne et, maintenant, elle ira bien…
— Elle s’appelle Aila, ajouta Perrain, en la fixant.
La jeune femme posa son regard sur lui, interrogateur.
— Pour qu’elle se souvienne à jamais qu’elle vous doit la vie.
— Elle ne me doit rien, ni vous ni votre femme, d’ailleurs. Mettons que des fées bienveillantes ont dû passer par là…
C’était si vrai ! Mais combien cela leur avait-il coûté ? Combien de nouvelles fées reposeraient dans la grotte à cause d’elle et de son inconscience ? Les larmes lui brûlèrent à nouveau les yeux, mais elle les contint, un fragile sourire aux lèvres. L’homme s’approcha de son épouse qui n’avait pas encore repris connaissance et lui parla avec douceur. Étreinte par un sentiment aigu de culpabilité, Aila quitta la chaumière pour les laisser ensemble.
— Comment va la mère ? demanda Hector.
— Bien, mais elle a beaucoup souffert.
— Nous avons entendu… Le père a été très courageux, mais le pauvre a blêmi d’un coup quand le silence a succédé aux hurlements. Alors, comme vous n’appeliez pas, il a pris peur…
« Par les fées, je n’y ai pas pensé… », songea-t-elle. Encore une erreur, une de plus… Juste de quoi l’accabler davantage…
— Ma femme est réveillée. Elle désire vous parler, intervint une voix derrière elle.
Suivant Perrain, Aila retourna dans la chaumière et s’assit près de Nelle dont le visage conservait les marques de la souffrance passée.
— Je ne pensais pas que je survivrais, ni mon enfant, murmura la jeune mère, dans un souffle. Merci.
— Comme je l’ai dit à votre mari, remerciez les fées et leur magie, ajouta-t-elle, tandis que leurs mains s’étreignaient.

Quand elle quitta une nouvelle fois la maisonnette, Hector, berçant gentiment le bébé dans ses bras, discutait avec Perrain. À sa vue, il courut vers elle plus qu’il ne marcha.
— J’ai proposé à ce brave homme, étant donné que j’ai quasiment mis son bébé au monde, d’en faire ma seconde fille. Après mon cher Hubert, j’aurai une petite Aila ! N’est-ce pas magnifique ? C’est un signe des fées, j’en suis sûre ! expliqua Hector, rayonnant de fierté.
Intarissable, il exposa dans les détails ce qu’il avait planifié. La petite famille resterait ici jusqu’au complet rétablissement de la jeune maman et il allait dépêcher des gens à lui pour prendre soin d’eux. Et puis une fois tout le monde sur pied, ils déménageraient pour habiter en Hanau. Sa demeure conviendrait grandement pour accueillir toute cette petite famille. Et dorénavant, plus jamais elle ne serait vide ! Tout cela paraissait bien extravagant à Aila, mais, après tout, pourquoi pas ? D’un côté, une famille démunie qui venait de traverser de grandes épreuves et de l’autre, un homme bon qui avait tout à donner. Peut-être, sous ses dehors d’aventurier, plein d’entrain et d’assurance, la solitude pesait-elle plus dans sa vie qu’il ne le laissait penser… Aila observa Perrain qui les avait rejoints. Il semblait à la fois apaisé et perdu, hésitant à croire que tous ses malheurs étaient définitivement terminés. Une nouvelle idée explosa dans l’esprit d’Aila. Et si elle avait sauvé cette petite fille parce qu’elle était l’héritière ! Le cœur battant, elle se raccrocha à cette pensée, pressée d’en demander la confirmation aux fées. Un bruit de cavalcade leur fit tourner la tête. Avelin et Aubin arrivaient au trot.
— C’est toujours pareil ! On vous laisse cinq minutes et on vous retrouve encerclés par des bandits ou perdus au milieu de nulle part ! s’écria Avelin, moqueur. Savez-vous que tout le monde au château s’inquiète de votre absence ? La cinquième cloche a sonné depuis bien longtemps. J’ai demandé à Aubin de suivre vos traces et nous voilà…
Avelin s’inclina avec panache. Aila ne s’était pas aperçu de l’heure tardive et elle allait devoir faire face une nouvelle fois à ses responsabilités… Cependant, quand elle voulut parler, Hector la devança.
— Sérain pardonnera au vieil homme que je suis sa fantaisie et sa curiosité ! Tout est de ma faute et nous serions rentrés depuis longtemps si je n’avais pas eu envie de devenir grand-père ! Regardez, voici ma petite fille d’adoption ! C’est moi qui l’ai mise au monde et elle se prénomme Aila en l’honneur de celle qui a sauvé sa vie ainsi que celle de sa mère ! Elle est magnifique ! Allez, retournez vite rassurer le roi. Pendant que vous y serez, demandez à ce que l’on nous prépare une légère collation pour notre retour, car nous n’avons pas mangé depuis ce matin. Transmettez à mes gens que je ne partirai que demain à la première cloche et, pour terminer, faites envoyer un panier de nourriture bien garni pour cette petite famille !


Envie de voir toutes les œuvres de Catherine Boullery, auteure de fantasy ? Retour sur le site de fantasy
'