L'univers de la saga d'Aila de Catherine Boullery 📘 Site officiel de fantasy
La saga d'Aila  fantasy


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Note : 4.6 / 5 avec 279  critiques littérature

Fantasy - L'univers de la saga d'Aila - Catherine Boullery - Achetez ses œuvres

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Romans de fantasy

Tome ➀ - Aila et la Magie des Fées livre Tome ➁ - La Tribu Libre fantasy Tome ➂ - L'Oracle de Tennesse fantasy Tome ➃ - La Dame Blanche auteure Tome ➄ - La Porte des Temps français Tome ➅ - Une Vie, voire Deux officiel Tome ➆ - Un Éternel Recommencement littérature Tome ➇ - L'Ultime Renoncement français ➀ à ➃ - La Première Époque recommandation ➄ à ➇ - La Deuxième Époque meilleur Tous les tomes de la saga de fantasy top La romancière Catherine Boullery Catherine Boullery #fantasy favorites

Blog de l'auteure de fantasy

17 Juin 2017Voici un blog qui a oublié d'exister pendant plus d'une année parce qu'à certains moments de la vie il devient impossible de mener autant de vies en parallèle et il est devenu la victime de cet excès. J'ignore dans quelle mesure je parviendrai à inverser la tendance, mais je vais y songer. Alors quelles sont les nouvelles, fraîches ou pas du tout ?
♥ La plus urgente : une promotion sur le tome I de la saga, version numérique à 2,99 euros sur UPblisher ou Amazon jusqu'au 3 juillet. C'est le moment d'en profiter !
♥ La plus émoustillante : une nouvelle participation au Salon du livre de Sartrouville, le 25 juin prochain, dans le gymnase du parc du dispensaire.

Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2017
Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2017

♥ La plus émouvante, comme l'écho de mon histoire personnelle ou quand la fiction devient le reflet de la réalité : sortie du tome VI, « Une Vie, voire Deux », chez UPblisher, également chez Amazon, La Fnac. Presque 167 000 mots et toujours autant à raconter !

Une Vie, voire Deux : couverture
Une Vie, voire Deux : couverture

♥ La plus rassurante : tome VII « Un Éternel Recommencement » écrit et bientôt en relecture et tome III « L'Ultime Renoncement » commencé. L'achèvement de la saga en 2018 ? Probable…
Belle journée à tous.

4 JuinN'oubliez pas ! Salon du livre le 12 juin 2016 à Sartrouville, parc du dispensaire, dans le gymnase.

Salon du livre de Sartrouville : 12 juin 2016
Salon du livre de Sartrouville : 12 juin 2016

Belle journée à tous.

25 maiComme le disait le lapin dans Alice au pays des merveilles : « Je suis en retard, en retard » ! Glup, je crois qu'à mon niveau, ce n'est même plus du retard, mais de l'abandon… Mille excuses.
Alors, quelles sont les nouvelles ?
♥ La plus urgente : une nouvelle promotion sur le tome I de la saga, version numérique gratuite sur Amazon jusqu'au 28 mai. C'est le moment d'en profiter !
♥ La plus importante : sortie du tome V, « La Porte des Temps », chez UPblisher, également chez Amazon, La Fnac et iTunes. Plus de 172 000 mots, le plus gros volet de la saga d'Aila et, je l'espère, un pur moment de bonheur de lecture.

La Porte des Temps : couverture
La Porte des Temps : couverture

♥ La plus émouvante : une nouvelle participation au Salon du livre de Sartrouville, le 12 juin prochain, dans le gymnase du parc du dispensaire.

Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2016
Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2016

Belle journée à tous.

30 Janvier 2016 Certains disent que nous pouvons souhaiter la bonne année tout le mois de janvier. Pour ma part, je crois que j'ai atteint la limite acceptable ! Alors, puisque les jours de ce mois sont comptés, je ne le laisserai pas s'achever sans vous avoir souhaité une merveilleuse année 2016. Sachez vous préserver de la bêtise humaine, entourez-vous de personnes qui vous ressemblent ou vous apportent des aventures fabuleuses à vivre. Chassez de vos cœurs les pensées sombres qui vous étouffent et tournez-vous vers la lumière pour vous réchauffer et vous illuminer autant de l'extérieur que de l'intérieur. Soyez vous avec les autres pour vivre pleinement les 366 jours de cette année 2016 (euh… un peu moins maintenant, je l'avoue). Beaucoup de bonheur à tous, une santé de fer et de la légèreté !
La saga d'Aila, vous en rêviez ? C'est le moment ou jamais de vous offrir le tome 1 à 0,99 euro sur Amazon, en numérique. Profitez-en ! Il ne reste que plus que deux jours !
Les relectures se suivent et… Puis-je vraiment dire qu'elles se ressemblent ? Elles gardent le même objectif, un re-travail du style pour le rendre encore plus fluide et, donc, agréable à lire, l'affinage des derniers détails pour effacer jusqu'à la plus petite incohérence, tandis que mon esprit se projette déjà dans l'écriture de la suite. Malheureusement, et c'est le problème de mon existence actuelle, comme je veux tout tester, j'en arrive à mener de front trop d'activités en parallèle et je n'y parviens plus… Surtout que mon perfectionnisme m'amène à passer beaucoup de temps sur chacune. Je ne veux pas me retourner un jour sur moi en me disant que j'aurais bâclé mon travail, ni pour l'une ni pour l'autre. Je me dévoue à chacune avec la même passion, la même intégrité, le même amour. De nouvelles questions se poseront pour la prochaine rentrée. Attendons le mois de juin pour décider !
En tout cas, la parution de « La Porte des Temps » approche ! Fin février, début mars. Je vous tiens au courant.
Cette relecture m'a définitivement montré que je ne pouvais pas m'arrêter brusquement au tome 7. Naturellement, je savais déjà qu'un huitième existerait, mais je me disais que je pourrais l'écrire plus tard et, là, je sais que ce n'est plus possible ! Donc, ce sera huit tomes. En revanche, je ne sais pas ce que je vais mettre comme titre et, étrangement, c'est ce qui m'ennuie le plus ! Avez-vous une idée ? :)

Bonne année 2016
Bonne année 2016

20 décembre Quelques bonnes nouvelles :
- relecture du tome V reprise ;
- ma modeste page auteur Facebook dont le nombre de "J'aime" augmente petit à petit ;
- la parution du tome I « Impulsion » du roman « Le cercle des élus », en coécriture avec Sg Horizons, Elena Guimard et Olivier Karven ;
- et un nouveau commentaire sur Aila et la Magie des Fées :
« Magique !! *.*Tellement de mots pour décrire cet univers : magique, envoûtant, fantastique, extraordinaire, féérique, captivant… Je dis bravo à l'auteure pour son imagination exceptionnelle et j'attends la suite !! »

Tout savoir sur « Impulsion » et « Le cercle des élus »
« Quatre auteurs, quatre approches de la fantasy qui s’entrecroisent pour raconter les aventures d'autant de personnages dont les destinées, poussées par des forces obscures, basculeront. Un concept inédit pour une fresque épique. »

Tome I du Cercle des élus : Impulsion
Tome I du Cercle des élus : Impulsion

Résumé : La vie en pleine forêt, entourée de son père et des autres bûcherons convient parfaitement à Imara (Sg Horizons). Jeune femme libre et forte vivant dans un univers d'hommes, son esprit de combattante comptera lorsque parvenue à la cité, elle devra faire face au danger.
Dans les ruelles colorées de la cité, Alyrus (Elena Guimard) se faufile enveloppé d'un voile d'invisibilité afin de ne pas effrayer ses sujets. L'odeur du sang remonte à ses narines et lui ouvre l'appétit, mais ce soir, il n'est pas là pour ça, autre chose l'a attiré loin du palais et il ne doit pas se laisser déconcentrer.
Eogan (Olivier Karven) se hâte pour assister à l’intronisation de son père, bienfaiteur de Maslir, qui va enfin recevoir l’hommage de ses pairs après une vie passée à améliorer la vie de ses concitoyens. Pourtant, rien ne se passera comme prévu : de terribles chocs bouleverseront la vie du jeune homme à jamais, l’obligeant à prendre des décisions sans retour.
Sous les agitations perpétuelles du Malstrom qui surplombe la Citadelle, Saphie (Catherine Boullery) aimerait rêver… Pourtant, le Guide Suprême répétant sans cesse que tous ses enfants doivent lui être dévoués, elle replonge dans les enluminures qui peuplent sa vie de copiste et un quotidien aussi terne que réglé. Jusqu’au jour où un maître de la Guilde vient la chercher…
Je vous souhaite de joyeuses fêtes.

5 décembre Quelques mots sur la chronique d'une mort annoncée ! Celle de l'écrivain… Pari non tenu cette année pour parvenir à concilier mes deux métiers. En conclusion : une relecture du tome V à peine entamée. Je suis donc au regret de vous annoncer que la version numérique du tome V ne paraîtra donc pas en décembre, malgré l'habitude prise depuis 2012. Mille excuses à tous. En revanche, parce qu'il faut bien un côté positif, mon projet d'écriture à plusieurs devrait voir le jour bientôt. Je vous tiens au courant ! Et, comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, voici quelques commentaires qui font plaisir, après un calme olympien pendant quelque temps.
Sur Aila et la Magie des Fées :
« Magnifique lecture ! "Aila et la Magie des Fées" est la magnifique histoire d'une jeune fille pas comme les autres…
J'ai découvert avec ce roman, le premier de la série, la superbe plume de Catherine Boullery : une écriture ciselée, soucieuse du détail, une analyse fouillée des sentiments, une plongée au plus profond des émotions des personnages…
Aila est une jeune fille exceptionnelle qui arrive à transformer ses souffrances en source d'admiration et joie pour les autres, ses épreuves en autant de défis à relever, ses regrets en autant d'amour à donner aux autres… Une lecture pleine d'enseignements…
C'est une série pour tous les âges et même ceux qui ne lisent pas ce genre de littérature seront conquis par le talent de l'auteure qui arrive à nous donner l'envie d'accompagner Aila sur son chemin.
 »
« Formidable ! C'est un vrai moment d'évasion que nous offre ce livre !
N'hésitez pas! Moi je file directement lire le tome 2.
Merci Catherine Boullery.
 »
Sur La Dame Blanche :
« toujours aussi captivant ! On est heureux de retrouver à nouveau Aila ! Action, réflexion, suspens, un ensemble très complet qui m'a une fois de plus séduite !
Bravo !
 »
Bon week-end à tous.

11 septembre Où en est l'écrivain ? Eh bien, c'est une catastrophe, nulle part… Je ne fais que travailler, mais absolument plus sur l'écriture. Je le regrette, mais je finirai tôt ou tard par sortir le nez de l'eau et faire renaître l'auteur derrière le professeur !

Fête des vendanges de Sartrouville, le 4 octobre 2015, parc du dispensaire
Fête des vendanges de Sartrouville, le 4 octobre 2015, parc du dispensaire

Que faites-vous le 4 octobre ? Rien, super ! Passez donc à la fête des vendanges ! Avec mon compagnon de barnum et illustrateur, Alain Berry, nous aurons à cœur de vous accueillir de 10 h à 18 h, dans le parc du dispensaire de Sartrouville.
Bon week-end à tous.

28 Août Deux métiers et, quand l'un prend le pas sur l'autre à cette période, l'écrivain disparaît totalement derrière l'enseignant. Ce moment se négocie toujours de façon un peu délicate pour moi, car il m'oblige à faire un choix raisonné entre différentes options : je retrouve mes élèves dans quelques jours et mon nouveau programme doit être au clair dans ma tête alors que je peux repousser la relecture du tome V… Ne parlons même pas de l'écriture du tome VI ! Il m'arrive parfois d'envier ceux qui rentrent chez eux sans ramener du travail entre leurs murs, leur tête probablement plus libre que la mienne. De plus, la rentrée représente un moment chronophage et énergivore, même si lui est associé le plaisir de retrouver collègues et anciens élèves, de travailler avec eux pour, une nouvelle fois à la fin de l'année, ressentir la tristesse de les quitter… Un éternel recommencement, mais ça, c'est le titre du futur tome VII !

Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -
Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -

Nouvelle opération relayée par L'invasion des Grenouilles dont j'avais déjà parlé sur mon blog le 11 juillet dernier et sur ma page Facebook. Toutes ces initiatives sont vraiment indispensables pour promouvoir la lecture et la découverte éventuelle de nouveaux auteurs. En plus, dans ce domaine SFFFH, toujours dominé par les Anglo-saxons, un zeste de francophonie ne peut nuire. Alors, j'y participe ? Bien sûr ! Et la saga d'Aila avec UPblisher également !
Dernier week-end pour profiter de l'offre Ray's day sur UPblisher : rendez-vous sur la page du tome I ,Aila et la Magie des Fées et utiliser le code promo AILARAYSDAY pour obtenir cet ebook gratuitement.
Bon week-end.

23 AoûtPour commencer, une petite anecdote sympathique, le genre à vous redonner le moral quand il vous abandonne. Message de la médiathèque de Sartrouville :
« Bonjour,
Vous nous avez gentiment offert les 3 premiers tomes de votre série fantastique 'La saga d'Aila'. Vos livres ont beaucoup de succès et les lecteurs réclament la suite.
Est-il possible d'avoir le tome 4 pour compléter la série ? Malheureusement, chez notre fournisseur […] vos livres n'existent pas, et nous sommes obligés de passer par leur site pour nos commandes.
 »
Comment résister à une telle demande ? De toute façon, je m'étais déjà mise d'accord avec la directrice de la médiathèque pour l'apporter. En conclusion : le tome IV peut dorénavant être emprunté.

Opération Ray's day
Opération Ray's day

Super opération Ray's Day #RaysDay chez UPblisher dont vous pouvez profiter jusqu'au 30 août. Il vous suffit de vous rendre sur la page du tome I, Aila et la Magie des Fées et d'utiliser le code promo AILARAYSDAY pour obtenir cet ebook gratuitement.
Bon dimanche.

17 AoûtC'est fait ! J'ai repris la mauvaise habitude de ne mettre des nouvelles que lorsque j'en ai le temps, c'est-à-dire pas souvent… À ma décharge, j'ai pris quelques vacances bien méritées à la montagne ! Que j'aime ces paysages magnifiques, ces lacs miroitants, ces espaces tellement ouverts que plus rien ne peut retenir mon esprit qui s'envole par delà l'horizon. Bien sûr, ils se méritent, de 550 à 950 m de dénivelé et jusqu'à quinze kilomètres pour les plus longues balades. De quoi bien dormir la nuit après une journée d'effort, la tête emplie de beaux souvenirs et le cœur léger et heureux. Ne pas penser que j'attendrai un an pour y retourner. Ne garder que le meilleur, à l'image du bonheur vécu…
Mes différents projets avancent. J'ai fini ma partie pour mon projet à plusieurs écrivains. J'aurais voulu y passer un peu moins de temps, mais la perfectionniste que je suis ne se refera pas. Cependant, à un moment, il faut se dire que le maximum a été donné et passer à autre chose. Extrait : « Dans l’immense pièce sombre, uniquement éclairée par la lumière de hautes chandelles et de bougies individuelles, la disciple Saphie, au milieu de tous les autres, s’appliquait à sa tâche quotidienne. De la pointe de sa plume trempée dans l’encre, elle calligraphiait ses lettres avec un art consommé dans de grands livres qui rejoignaient les rayonnages de la bibliothèque des maîtres de la Guilde, une fois leur dernière page remplie. Cette activité aurait pu lui paraître rébarbative, mais tel n’était pas le cas, car Saphie appréciait son existence calme et réglée ainsi que l’ambiance feutrée de la salle d’écriture. Elle adorait particulièrement le crissement de sa plume sur le vélin rêche et les arabesques régulières auxquelles sa main donnait vie en les traçant, noir sur blanc, avec une indubitable adresse. Elle savait qu’elle n’aurait pas dû, car, le Guide Suprême le répétait inlassablement, un disciple ne devait pas être orgueilleux, mais, quelquefois, elle se reculait légèrement pour admirer la beauté de son travail. Peut-être n’était-elle que copiste, mais, en ce domaine, elle excellait. »
J'ai poursuivi le tome VI, mais mon avancée a été pour le moins laborieuse… En effet, il m'a fallu reprendre les premiers chapitres écrits et les remettre en cohérence avec la fin du tome V, tant dans la chronologie que dans la logique des événements, et, pour dire les choses clairement, ça m'a pris un temps fou pour, enfin, me satisfaire approximativement des deux premiers chapitres (trente-cinq pages environ et plus de 27 000 mots), surtout qu'en parallèle, j'ai effectué de nombreuses recherches : forteresse (dimension et constitution), mer intérieure, topographie, et, principalement, mis au clair les âges des personnages et les étapes clés de leur existence… Tout me paraît bien ordonné à présent, mais la raison me dit que je dois abandonner son écriture pour passer à la relecture du tome V et à la préparation du nouveau programme que j'enseigne cette année. Mon cœur lui me dit autre chose et cette décision rationnelle pèse sur mes épaules plus que je ne le voudrais. Tant pis. En conclusion, me voici en alternance sur la correction du tome V et la spécialité de TS !
P.-S. : je crois qu'il va m'être difficile d'abandonner totalement le tome VI, finalement…
Bientôt de nouveaux papillons dans la catégorie français, dont un magnifique Morio qui a posé pour moi, ses ailes grandes ouvertes, avec une patience d'ange. Enfin, ça ne s'est pas tout à fait passé ainsi, mais je rends l'histoire plus belle. À très bientôt.

23 JuilletVoici une semaine, jour pour jour, que j'ai écrit les mots de la fin du tome V et, naturellement, ressenti le plaisir indicible de celle qui a atteint son objectif. Quel bonheur profond et intense ! Quelle jubilation ! Quelle irremplaçable satisfaction, de celle qui te murmure à l'oreille : « Tu l'as fait ! », de celle qui te démontre que la joie de l'écriture reste inscrite dans tes gènes, que tu es capable de pianoter sur ton clavier sept à huit heures par jour et de terminer sur un petit nuage tant l'acte t'emporte, d'être parvenue à aller de ton point A jusqu'à ton point B sans même te perdre, une capacité à construire intacte, une imagination totalement déchaînée. Mots, je vous aime !
En revanche, je n'ai vraiment terminé les deux derniers chapitres que deux jours plus tard… Héhé, je triche ! En effet, si tous les éléments principaux étaient en place jusqu'au point final temporaire, il manquait quelques articulations du récit pour renforcer leur succession et la cohérence de l'histoire. Je pense d'ailleurs que je renforcerai encore, lors de la relecture, quelques descriptions sur lesquelles je suis passée un peu trop rapidement. Voici donc un nouveau volet de la saga de plus de 176 000 mots, le plus volumineux de tous, mais qui devrait s'amincir un peu lorsque je le retravaillerai, car le début que j'ai écrit en plusieurs fois nécessite d'éliminer quelques paragraphes redondants.
Alors que faire quand se termine un premier projet ? Laissez-moi réfléchir, j'hésite… Embrayer sur le tome VI ? Voici une excellente idée ! Comment ai-je pu ne pas y penser toute seule ? Plus d'un chapitre et demi déjà d'écrit ! Allez, je vais être complètement honnête, je triche, car je dispose d'une petite centaine de pages rédigées. Malheureusement, comme j'ai précisé la fin du tome V, je ne peux pas les reprendre telles quelles. En parallèle, j'avance sur mon projet à plusieurs auteurs, quatre pages de plus à mon actif et une fin qui s'approche. Fantastique !
Bon, c'est pas le tout, il faut que je retourne écrire. Belle journée.

11 JuilletQuelle semaine ! Ne pas perdre les bonnes habitudes ! Rangement et photocopies au lycée dans l'objectif de la prochaine rentrée (pas loin de sept heures de boulot cette semaine, mine de rien !), une super randonnée d'une vingtaine de kilomètres dans la forêt de Saint-Germain entre copines et, trop bien, la fin du chapitre seize (17 pages…), déjà plus de sept pages écrites sur le chapitre dix-sept avec, enfin, une idée clé qui me convient parfaitement et du grain à moudre par mon moulin (!) imaginaire.
Un premier retour du Salon du livre : « Bonjour, je vous écris suite à ma lecture du tome 1 d'Aila et la Magie des Fées pour vous dire que j'ai beaucoup aimé votre manière d'écrire ainsi que l'histoire : de la magie, des aventures… tous les ingrédients pour un bon roman. Tellement prenant que j'ai d'ores et déjà commandé les autres tomes !
Encore bravo.
 » Contente ! :)
Date à noter dans vos annales, opération « ‎Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition - », piquée aux Québécois dixit Maxime, relayée par L'Invasion des Grenouilles. Pensez-y !

Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -
Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -

4 JuilletPour résoudre tous mes problèmes, je me suis décidée à éliminer les activités satellites les unes après les autres pour parvenir à me concentrer sur l'essentiel. Je n'y suis pas encore totalement parvenue, mais, petit à petit, je m'en rapproche. Je garde le cap !
En plus, vous comprenez, j'essaie de prendre le temps de vivre un peu et de ne pas faire que travailler. En conclusion, hier, deux magnifiques balades, la première à Giverny et ce plaisir intense à parcourir les jardins de Claude Monet, malgré la chaleur torride ! Puis, en revenant vers la maison, une visite imprévue, celle du château de la Roche-Guyon, situé dans une boucle de la Seine, accolé à une blanche falaise. Je me suis littéralement enthousiasmée pour ce lieu, dont l'architecture jouait au grand écart entre des parties plus anciennes et plus récentes et qui offrait un exceptionnel panorama sur cette vallée de l'Île-de-France. D'indéniables atouts : la surprenante découverte d'un pigeonnier constitué par un ensemble de niches creusées à même la paroi, la traversée de la roche crayeuse grâce à d'impressionnants escaliers taillés dans la falaise, l'arrivée au donjon surplombant le château, les jardins et les rives de la Seine. Deux regrets cependant, j'ai manqué les écuries, pourtant réputées, et n'ai pas poussé jusqu'au jardin et aux bords de Seine, il faisait trop, trop chaud. En conclusion, j'y retournerai et, si vous disposez d'un moment, n'hésitez pas !

La Roche-Guyon
La Roche-Guyon

Dans les bonnes nouvelles, j'ai commencé à résoudre le problème de chronologie de mon tome V. En attendant cette évolution positive, je ne suis pas restée sans écrire puisque j'ai rédigé quelques passages qui ne nécessitaient pas de construction préalable. En conclusion, je suis sur la bonne voie !
De nouveaux commentaires sur UPblisher :
- « Un univers fantastique !
On plonge dans un monde magique où se mêlent entre autres héros, fées, chamans, rois et reines, le bien et le mal. Tous les ingrédients d'une belle aventure ! J'adoré les tomes I, II, et III
Je me suis tout de suite attachée au personnage d'Aila, avec ses doutes, sa force, mais aussi son grand courage et sa détermination, et ce, malgré sa jeunesse. Au fil des tomes, l'histoire se densifie, de rebondissement en rebondissement, le suspense devient vraiment prenant, on veut absolument savoir la suite !
Les personnages secondaires qui gravitent autour l’héroïne sont tout aussi attachants, chacun avec leur caractère, leur mystère et ajoutent au piment de l'histoire. Il y a des côtés sombres, graves, mais aussi de l'humour, bref une bonne lecture que je recommande. Je viens de recevoir le tome IV et je l'emporte en vacances en me délectant par avance !
 »
Les trois autres, écrits par la même personne, sur les tomes I, III et IV sont plus lapidaires, mais terriblement efficaces ! - « Vous ne pourrez plus vous en passer !!!! »
- « Tous aussi réussis ! »
- « Toujours un grand moment de pur bonheur… ! »
Voici une belle façon de terminer une semaine et de commencer un week-end.
Belle journée.

26 juinBouh !!!!!!! J'en ai trop à faire, dans des directions complètement opposées et dois parvenir à gérer mes priorités… Je passe mon temps à alterner les activités : retravailler mes photos, réfléchir à mon nouveau programme, écrire pour le tome V ou pour le projet à quatre. Finalement, j'ai l'impression de ne rien faire correctement, d'être en décalage permanent, de me disperser en fait. Surtout qu'à côté de toutes ces activités, il y a bien d'autres, les obligations (surveillances, préparation de la prochaine rentrée) et les plaisirs (sortir, courir, danser, dormir !)
Deuxième bouh !!!!!!! J'ai un problème avec mon tome V. Pas celui de la page blanche, non, ce serait plutôt l'inverse… Je vois mon livre grossir à vue d'œil et je me dis que je dois parvenir à condenser les dernières étapes avec la traversée de la Bruçie, puis du Gerek ainsi que la terrible fin temporaire qui attend le lecteur. Donc, avant de me lancer dans la fin du chapitre seize, je dois absolument peaufiner la structure. Je suis même en train d'envisager de changer ma carte initiale et, ça, j'aime pas. Surtout que cette modification ne résoudra pas obligatoirement mon problème, car le Gerek doit rester ce passage par lequel les hommes de Césarus ont foncé sur la Wallanie, seize ans plus tôt. Donc, réfléchir, articuler, construire, puis se remettre à écrire. Si, si, je suis confiante !
Voici l'extrait d'un petit mot que j'ai reçu d'une de mes amies, la seule qui lise les chapitres d'Aila au fur et à mesure qu'ils s'écrivent : « La différence pour moi avec les premiers tomes n'est pas tant l'aventure, que la dimension psychologique des personnages qui s'est renforcée. C'était déjà une caractéristique forte de ton roman dans les 1ers tomes, Aila a toujours eu une fabuleuse capacité d'analyse des relations humaines, des doutes et des moments de vérité qui la rendaient si attachante ; simplement dans cette situation de crise où l'absence de l'héroïne bouleverse tous les codes et tous les gens qui s'étaient installés dans une autre vie confortable, la dimension psychologique devient le ressort de l'aventure, là où elle n'en était avant que le corollaire. Moi ça me plaît beaucoup, on passe du rire aux larmes, l'émotion est toujours là au coin d'une discussion. » C'est trop bien d'avoir une amie qui exprime aussi bien la simplicité apparente des choses ! ♥ ♥ ♥

Ambiance bougie
Ambiance bougie

D'ailleurs, à propos de boulot, je dois replonger dans le travail de photos de théâtre que j'ai réalisées trois mois plus tôt. C'est le plus urgent, car j'en ai pour encore cinq à six heures et certains comédiens de la pièce vont muter. Ce serait mieux pour eux d'avoir ces clichés avant leur départ.
Bon week-end.

21 juinJ'ai trouvé mon programme pour les vacances : écrire, courir et dormir, histoire de récupérer toutes les heures de sommeil qui m'ont échappé !
Pour l'écriture, c'est parti ! Pour mon aventure à plusieurs écrivains, j'ai quasiment terminé le chapitre 2. En revanche, ce qui me dérange s'apparente à quelques hésitations sur la concordance des temps dans la rédaction d'un flashback. Je n'aime pas ce genre d'imperfections, donc j'ai intérêt à étudier en profondeur le sujet avant de la présenter. Je pourrais demander de l'aide à un collègue de français ! Il sera content de récupérer du boulot pour les vacances : devoir de vacances ! Autant passer à l'acte directement c'est fait !
J'ai commencé à relire le chapitre 15 que j'avais lâchement abandonné pendant plusieurs semaines. J'aime bien le début, cette façon de décrire les hésitations de Pardon et les frasques de Naaly. Celle-là va nous réserver encore bien des surprises, c'est certain, mais, enfin, dans ce chapitre, se dénoue une partie de sa colère intérieure. Ce premier suffirait-il pour éteindre le feu qui la dévore ? Conclusion : terminer ce chapitre, puis passer au 16 avec le même élan ! Beau projet, n'est-ce pas ?
Continuer à recevoir des gentils petits mots et en sourire, comme celui de ma filleule : « J'ai reçu La Dame Blanche, la couverture est encore plus belle en vrai ! Je l'ai commencé et j'en suis au moment où Aila devient maman de Naaly :) Tu écris vraiment bien et je suis toujours très fière de montrer tes livres à mes amies et de leur dire " C'est ma Marraine qui l'a écrit ! " » J'ai également une pensée pour ma nièce qui prête mes livres à toutes ses copines, pour mon oncle et ma tante ainsi que leur fille qui m'encouragent en permanence. J'ai été profondément émue de la venue de ces derniers au Salon du livre. Ils étaient les premiers visiteurs de ma famille (bien réduite, il est vrai) à franchir ce pas et je ne les aime que d'autant plus. À eux… ♥ ♥ ♥
Belle semaine.

19 juinBientôt une semaine que le Salon du livre s'est achevé et même pas le temps de vous mettre un petit post avant aujourd'hui ! Il faut dire que les jours s'enchaînent sans me laisser le temps de souffler. Pourtant, une nouvelle fois, cette journée a représenté un moment extraordinaire dans ma vie, un tourbillon par lequel je me suis laissé emporter, un souffle puissant qui m'a abandonnée tout étourdie quand la foule a reflué. Alors, de toute mon âme, je remercie tous ceux qui ont eu la gentillesse de faire un détour par mon stand. Leur présence à mes côtés s'associera désormais aux plus beaux souvenirs de ma vie.
Vous souhaitez quelques anecdotes ? Que vous raconter ? Je vais me contenter de l'essentiel.
D'abord, le plaisir de revoir des élèves !
♥ La venue de quelques-uns de mes premières S de cette année, en pleine révision pour le bac de français, m'a beaucoup touchée. Quitter cette classe adorable me paraît encore plus compliqué que celles des autres années et je ressens encore la tristesse de refermer la porte après notre dernière heure de cours (enfin, plutôt, notre ultime goûter…), après la joie de recevoir des chocolats, la bise de la déléguée, une salve d'applaudissements et des remerciements sincères, et de quitter les deux derniers élèves qui s'étaient attardés auprès de moi. Une page qui se referme pour en rouvrir une autre ? Sûrement… Cependant, l'émotion de cet instant reste vive.
♥ Le retour de fidèles de la saga, de plus en plus nombreux, qui reviennent, Salon après Salon, rechercher la suite et partager ce moment avec moi.
♥ La surprise du jour ! Récemment, j'ai été invitée sur LinkedIn par un ancien de mes élèves, carrément étonnée par sa démarche. Naturellement, j'ai accepté et qui vois-je débarquer au Salon ? Ce fameux ancien élève, bien plus grand qu'à l'époque (heureusement pour lui !), un jeune homme à présent. J'ai trouvé sa visite vraiment sympathique, sans oublier le plaisir que j'ai éprouvé à échanger avec lui sur sa vie actuelle.
Ensuite, l'immense gratitude que j'éprouve pour tous ceux qui, depuis plusieurs années, reviennent sans faille pour m'accompagner et m'encourager, indispensables piliers de mon aventure littéraire. Ils sont le miroir dans lequel je me reflète, l'onde dans laquelle je m'abreuve, la flamme grâce à la laquelle je brûle de mille feux. De tout cœur, merci !
Quoi d'autre encore ?
Je crois pouvoir affirmer que les bons lecteurs peuvent commencer à lire la saga dès le début du collège ! En effet, autour du stand, je voyais rôder un jeune garçon avec lequel j'ai engagé la conversation pour découvrir qu'en fait il avait déjà acheté le tome I l'an passé (il avait 12 ans) et, comme ce dernier lui avait plu, il revenait chercher le tome II. Un nouveau fidèle désormais ?
Et, puis, en parallèle avec le Salon, je songe également à tous ces petits mots que j'ai reçus, de vive voix ou écrits dont voici quelques extraits, choisis avec soin naturellement, vous croyez quoi !
♥ « Bien sûr que je veux la suite !!! Je l'attends avec impatience, c'est trop bien, je me suis régalée avec le tome 3, quel suspense ! »
♥ « Je suis devenue une fan d’Aila alors qu’à la base je n’étais pas venue au Salon pour moi. Cela m’a redonné l’envie de lire. J’ai suivi la progression du tome IV via Facebook et ne manquerai certainement pas de passer samedi. »
♥ « Vous avez reçu le précieux sésame ? Je trépigne d'impatience ! »
Peut-être ces échanges peuvent-ils vous paraître banals… Pour moi, ils sont tout, tout ce qui légitime le fait de dire que je suis écrivain, tout ce qui me donne envie de continuer à raconter des histoires pour partager, faire vibrer, pleurer, frémir, rêver tout simplement. Autour de moi, la communauté s'agrandit et les liens se resserrent entre elle et moi, emplis de complicité et d'affection, tout ce qui rend mon existence plus belle et ma sensation de vivre plus intense… Une dernière fois, merci.
Beau week-end à tous.

9 juinPlus de copies ! Que c'est bien d'être prof quand l'année se termine et que je me dis que je vais pouvoir retourner à d'autres activités ! Comme à mon pauvre chapitre 15, par exemple, écrit aux trois quarts, et que je n'ai toujours pas trouvé le temps d'achever… Comme aux deux autres chapitres que je dois rédiger dans le cadre de mon projet à plusieurs écrivains, comme la nouvelle Et la Magie fut que je dois ABSOLUMENT finaliser, comme… Vous savez quoi ? Je crois que je vais encore attendre demain pour y réfléchir !
Ne me demandez pas comment je fais pour écrire. Si mon métier est d'expliquer, ma passion consiste à ne rien décortiquer et ça marche tellement bien comme ça ! J'attendrai le syndrome de la page blanche pour me poser des questions. En attendant ce jour maudit par tous les écrivains, je vais continuer mon chemin en pays Hagan, avant de plonger dans de nouvelles contrées vers une destinée bien sombre… Qu'est-ce que je ne lui fais pas vivre à ma pauvre héroïne ! Heureusement qu'elle n'est qu'un personnage de fiction sinon elle finirait bien par m'en vouloir… ou pas ! Elle sait la tendresse infinie qui nous unit, l'attention profonde que je lui porte, au point de chercher à rectifier tous les aléas de sa vie ou de lui en offrir une nouvelle…
Presque J-4 pour le Salon du livre de Sartrouville et le plaisir de recevoir de petits mots de ceux qui vont faire le déplacement pour moi (en fait, plutôt pour le tome IV !) Peut-être cette année, encore, de nouvelles rencontres aussi belles qu'inattendues. J'adore tant les liens que crée cette aventure littéraire. En tout cas, je vous raconterai tout… quand j'en prendrai le temps !
Belle semaine.

6 juinVous avez vu ? Je bats tous les records ! Seulement trois semaines depuis mon dernier post !

Salon du livre de Sartrouville 2015
Salon du livre de Sartrouville 2015

Dernière ligne droite avant le Salon du livre de Sartrouville, 14 juin 2015 de 10 h à 18 h au parc du dispensaire. Petit clin d'œil dans le journal de Sartrouville à la saga à découvrir en page 3.
Les tomes IV papier sont arrivés à la maison. Maintenant, j'ai la collection complète de la première partie de la saga d'Aila. Moquez-vous ! Les plaisirs de la vie les plus nombreux sont les petits, les sans-grade que chaque jour la vie vous offre, si faciles à saisir ; il suffit de tendre la main… Peut-être leur modestie pourrait-elle vous amener à les négliger. Pour ma part, je considère que ce serait bien dommage, car les grands bonheurs ne sont pas si courants alors que les petits n'attendent que vous !

La saga d'Aila
La saga d'Aila

Après avoir bien avancé le tome V, « La Porte des Temps », j'ai dû m'arrêter, faute de temps pour écrire, avec un chapitre quinze inachevé (je n'aime pas ça du tout !) Cependant, je ne m'avoue pas vaincue et je compte bien repartir à l'attaque dès que je le pourrai ! 609 000 caractères, 126 000 mots, ce prochain livre s'épaissit à une vitesse fulgurante et devrait rapidement dépasser ses petits frères !
Inutile de parler des nouvelles, j'ai laissé tomber pour l'instant. Mais d'ici quelques jours, je devrais être capable de vivre plusieurs vies à la fois — si, si, je le sens ! — et, ainsi, d'écrire sur tous les fronts à la fois ! Cependant, pour le moment, seul le plaisir de poursuivre Aila dans ses aventures m'emporte… Décidément, il faut que je termine ce tome V pour pouvoir passer sereinement à une autre écriture. Allez, c'est l'histoire de cinq à six chapitres supplémentaires au plus… ou, alors, au moins ! Nous verrons !
Il me reste une semaine pour finaliser tous les détails du Salon du livre : le diaporama, les derniers avis sur le tome IV que je n'ai même pas eu le temps de traiter (pfff…), la constitution des caisses de bouquins soigneusement agencées. Encore une semaine qui va passer à la vitesse grand V ! Tout ce qu'il faut à une prof de physique !
Bon week-end à tous.

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Extrait gratuit d'un des livres de la saga d'Aila offert par Catherine Boullery, auteure de fantasy (autres passages sur Amazon). Excellente lecture ;)

Le repas terminé, Aila suivit Orian à sa demande jusqu’à son appartement. En entrant, elle nota la présence de deux escaliers droits qui s’élançaient de chaque côté de la pièce, l’un probablement vers une des tours et sa chambre, l’autre vers un étage supérieur qui devait conduire dans le château même et non dans ses annexes. Elle y imagina une gigantesque bibliothèque, remplie de livres anciens à ne pas mettre entre toutes les mains… Il la pria de s’asseoir, avant lui-même de prendre place dans un grand et large fauteuil confortable. Ainsi installée, son regard se fixa sur le mage et elle ne put s’empêcher d’être impressionnée par l’homme. Il dégageait une véritable aura de sagesse. « Vénérable », voici le premier mot qui lui vint à l’esprit. Il rendait hommage à la sagacité qu’elle devinait ainsi qu’à l’autorité naturelle qui émanait de lui. Elle imaginait la finesse de son raisonnement, l’agilité de son esprit et sa perspicacité derrière les yeux perçants qu’il fixait sur elle sans sourciller. Plaçant ses mains sous son menton, Orian laissa le silence s’étirer, mais Aila ne bougea pas, attendant la suite. Elle se doutait que celui qui s’exprimerait le premier aurait perdu la première manche. Ainsi, ce fut le mage qui choisit de renoncer.
— Intéressant… Personnellement, je ne connais pas de meilleur moyen de faire parler les gens qu’en se taisant en face d’eux. Cependant, je vois que le silence ne vous effraie pas, réaction assez rare chez une personne aussi jeune que vous. Passons aux sujets que je veux aborder. Le roi m’a confié que vous rencontriez les fées. Pourriez-vous avoir la gentillesse de me conter toute votre histoire avec elles ?
Aila marqua son étonnement par un léger froncement de sourcils. Qu’arrivait-il à Orian pour se montrer si poli, alors qu’il aurait simplement pu ordonner ? Malgré sa surprise, elle s’exécuta de bonne grâce. Elle raconta qu’elle possédait un livre qui faisait office de passerelle pour leur monde, mais qu’il ne fonctionnait apparemment qu’avec elle, que ses amies se savaient condamnées et qu’elles escomptaient, en protégeant Aila, que cette dernière les mènerait à l’héritière à qui elles feraient don de leurs pouvoirs. En attendant, elles partageaient leur magie, ce qui conférait à Aila des talents supplémentaires et inespérés sur le corps, la terre, l’eau, le vent… Le mage écoutait avec concentration. Il ne la coupa pas une seule fois et patienta jusqu’à la fin de son résumé.
— Quelles fées rencontrez-vous ?
— Elles sont huit : Amylis, Errys, Tétys, Lysaille, Fylis, Oulys, Myle et Blysse. Je crois que beaucoup d’autres reposent dorénavant dans leur sanctuaire et que les pouvoirs qu’elles possédaient ont disparu avec elles, si j’ai bien compris.
Aila eut l’impression de voir briller un peu plus les yeux d’Orian, tandis qu’une grande tristesse les voilait.
— Par les fées, elles ne sont plus que huit… Combien de temps leur reste-t-il ?
— Je l’ignore, mais chaque fois que j’utilise leur magie, je les affaiblis un peu plus…
Les épaules de l’homme s’affaissèrent un peu et elle lut dans son regard un tel désarroi qu’elle s’en inquiéta.
— Que se passe-t-il, mage Orian, pour que vous soyez si bouleversé ?
— Quelle tristesse de voir ces êtres aussi extraordinaires se retirer du monde à jamais…
— Elles ont quitté nos vies depuis déjà fort longtemps…
Aila s’interrompit un instant avant de reprendre :
— Mais peut-être pas la vôtre… Quelle histoire avez-vous donc vécue avec elles ?
Il ne répondit pas.
— Avant mon départ d’Antan, Hamelin m’a dit que s’il avait pu partager ce qu’il savait, plus personne ne douterait de l’existence des fées. Que possèdent les mages qu’ignore le commun des mortels ?
Orian resta silencieux, la regardant avec intensité. Elle cherchait à déchiffrer ce que son expression cachait, sans y parvenir. Tenace, elle poursuivit son raisonnement :
— Je me souviens d’avoir lu un livre très mince qui s’était glissé par inadvertance dans un ouvrage qu’Hamelin m’avait prêté. Il a paru contrarié de le découvrir dans celui que je lui rendais. Il m’a demandé si je l’avais parcouru, j’ai répondu par l’affirmative, puis il n’y a plus jamais fait référence. C’est si loin, mais il me semble qu’il était question du pouvoir des mages…
Aila replongeait dans ses souvenirs si anciens. Elle devait avoir une dizaine d’années et ne parlait toujours pas. Que disait donc ce maudit ouvrage ? Elle n’arrivait pas à retrouver son titre. Voyons. Elle ferma les yeux pour intensifier sa concentration. Si ! C’était « L’héritage des fées » ! Incroyable, elle avait lu cela comme un livre de contes, alors qu’il décrivait la réalité ! Elle regarda le mage, bien décidée à en savoir plus.
— Vous êtes leurs héritiers ! Malgré ce que l’on raconte, quand les fées nous ont quittés, elles ne sont pas parties en laissant les êtres humains complètement seuls. Elles en ont choisi quelques-uns qui, transformés en mages, ont reçu en héritage leurs pouvoirs… De ce fait, ce n’était plus elles qui nous protégeaient de toutes les catastrophes, mais vous !
Il ne bougeait pas. Étrangement chez cet homme si sûr de lui, Aila percevait une forme d’indécision. Il apparaissait même plongé dans la plus grande des confusions. Une idée dérangeante naquit dans la tête de la jeune fille.
— Alors, les fées m’ont menti ! Mais pourquoi ?
Aila eut la sensation qu’un nouveau pan de sa vie s’écroulait, un de ceux, qui en s’effondrant, bouleversait son existence à jamais.
— Non ! Elles ne vous ont pas trompée ! Comme nous, elles sont tenues au secret ! s’exclama-t-il, avant de se taire.
Aila saisit qu’il ne pouvait en dire davantage. Mais elle voulait savoir ! Elle désirait comprendre ce grand mystère qui liait les mages aux fées. Elle tenta de calmer son excitation pour réfléchir plus posément.
— Admettons que je vous raconte une histoire. Si vous ne dites rien quand elle prend la bonne route ou si vous secouez juste la tête lorsqu’elle s’égare, trahiriez-vous votre serment ?
Orian s’accorda le temps de la réflexion.
— Je ne le crois pas.
— Bon, je me lance. Lors de leur disparition de notre monde, les fées, alors en pleine possession de leurs pouvoirs, aimaient tellement les êtres humains qu’elles ne se sont pas résolues à les laisser d’un seul coup sans protection et ont choisi quelques-uns d’entre eux à qui elles ont transmis leur magie, les mages. Si je me souviens bien de cette histoire dans le livre d’Hamelin, ils bénéficièrent pendant des siècles de pouvoirs extraordinaires, mais personne ne le savait. Ce qui signifie que seul le pouvoir des fées a survécu sur Terre. En fait, ce ne sont plus elles qui ont aidé les hommes, mais leurs représentants dotés de leur puissance… Pourtant, je suis sûre que vous les avez rencontrées !
Aila cherchait à résoudre ce mystère. Orian avait dit qu’elles n’étaient plus que huit, donc elles avaient été plus nombreuses et certaines d’entre elles avaient déjà disparu avant de partager leur pouvoir avec elle. Comment organiser tous ces faits sans se tromper ?
— Peut-être trouvaient-elles encore les mages à partir de leur monde ?
Imperceptiblement, Orian secoua la tête.
— À moins que ce ne soit eux qui choisissaient ceux qui allaient les remplacer !
Aucun mouvement du côté de son interlocuteur. Toute à ses déductions, elle poursuivit :
— Comment un mage en forme-t-il un autre ? Il le prend jeune. Il doit être capable de discerner chez lui les aptitudes nécessaires pour devenir un successeur convenable : la générosité, l’intelligence, l’altruisme et une ouverture certaine à la magie des fées. Ils n’ont aucun droit à l’erreur. Il est vrai que les fées leur ont peut-être donné cette capacité de sélectionner la personne idéale…
Aila ne quittait pas des yeux le mage. D’une immobilité parfaite, il avait calé sa main sous son menton. Elle ne le voyait même pas cligner des yeux, une véritable statue. Elle guettait le moindre cillement qui lui indiquait qu’elle faisait fausse route dans son raisonnement. Tandis que les idées se bousculaient dans sa tête, la solution ne lui apparaissait pas encore clairement. Elle enchaîna :
— Une mauvaise sélection pourrait transformer un mage en… Par les fées ! Un mauvais mage deviendrait un sorcier ! Donc, les sorciers n’existaient pas avant la disparition des fées ! Ils ne sont que le résultat d’erreurs de choix que les mages n’ont pas pu réparer !
Elle était estomaquée. Sur le point d’émettre un jugement critique à l’encontre de ces mages inaptes, elle vit briller les yeux d’Orian un peu plus. Anéantie par ses découvertes, elle retint ses mots, le cœur serré. Si le royaume du Tancral envahissait Avotour et le reste du monde grâce à leurs sorciers, ce serait parce qu’un jour un mage avait mal recruté son successeur… Enfin, tout cela n’expliquait pas quand et comment il avait rencontré les fées. Elle rebondit sur les principales informations.
— Reprenons. Il transmet son savoir à l’héritier qu’il a adopté. Avec un peu de chance, une tradition orale, qui n’apparaît nulle part, se perpétue et une connaissance livresque est conservée dans une bibliothèque cachée de tous.
Orian leva un sourcil et ses yeux se déportèrent brièvement vers l’escalier qui menait à l’étage supérieur. Le cœur d’Aila se gonfla de satisfaction, sa déduction à propos de la bibliothèque au-dessus était juste.
— Ensuite, une fois sûr de la fiabilité de son disciple, il lui transmettait le pouvoir des fées en héritage.
Un léger mouvement d’Orian stoppa Aila. Mauvaise piste… Le mage ne pouvait donc pas le transférer lui-même. Alors si ce n’était pas lui, cela ne pouvait provenir que des fées ! Bien sûr, les pièces s’ajustaient tout d’un coup !
— Il devait exister une forme d’intronisation où le mage emmenait son remplaçant à la rencontre des fées pour qu’elles lui offrent leurs pouvoirs ! Et ainsi de suite ! Génération après génération, les mages contactaient donc les fées deux fois dans leur vie : une première quand ils devenaient mages à part entière en recevant leurs pouvoirs et une seconde lorsqu’ils accompagnaient un nouvel héritier afin qu’il soit officiellement investi…
Elle s’arrêta à nouveau, stupéfaite par ce qu’elle réalisait.
— Je suppose que lorsque le pouvoir des fées a commencé à s’affaiblir, le vôtre a suivi. Désormais, vous ne disposez plus d’aucun pouvoir ou presque.
Dans ce silence d’Orian, lourd de signification, le cœur d’Aila battait en accéléré. Elle poussa la réflexion encore plus loin, sa consternation augmentant à chaque pas qu’elle franchissait vers la vérité.
— Vous ignoriez qu’elles n’étaient plus que huit… Cela démontre que vous ne les avez pas vues depuis fort longtemps et que, comme vous n’y êtes pas retourné, cela prouve que vous n’avez pas trouvé un héritier pour vous remplacer…
Il soupira profondément.
— Oh ! non ! Comme pour les fées, votre magie est en train de disparaître… Je suppose que vous devez détenir un livre comme celui qu’Hamelin m’a donné qui vous servait de portail pour rejoindre les fées, mais qu’il ne fonctionne plus pour vous, comme c’était le cas pour notre mage. Pour Hamelin, cela a dû provoquer une surprise de taille quand il a remarqué que je réagissais à son ouvrage et que j’étais passé avec succès de l’autre côté de la couverture… Mais pourquoi moi ?
Il haussa les épaules et prit enfin la parole, après son silence prolongé :
— Je ne sais pas pourquoi vous avez réussi, mais vous m’en voyez profondément heureux.
— Ainsi, vous n’avez jamais trouvé de remplaçant pour vous…
Elle vit comme un léger mouvement de la part d’Orian.
— Si ! Mais comme vous n’avez pas pu retourner à la rencontre des fées, il n’a pas été intronisé comme mage… Dernière supposition : si nous avons douze comtés et donc douze mages, il devait y avoir douze fées à l’origine, cela signifie que quatre d’entre elles ont disparu définitivement. Lesquelles ? Et puis pourquoi m’a-t-il semblé en apercevoir tant d’autres dans la grotte ?
Orian se taisait de nouveau. Elle se frotta le visage, s’efforçant d’intégrer tout ce qu’elle venait de comprendre. Cependant, elle avait du mal à tirer toutes les conséquences possibles de ses découvertes.
— Récapitulons : j’ai réussi à rentrer en contact avec les fées, mais je ne sais pas pourquoi. Hamelin m’a touché un mot sur une probable descendance avec les amants interdits, ce qui signifierait que du sang de fée coule dans mes veines, qu’en pensez-vous ?
— Je l’ignore, mais cette hypothèse mériterait que l’on s’y attarde.
Elle songea au cadeau que lui avait offert Hamelin sur la véritable histoire d’Eery et Amien. Elle ne l’avait pas encore parcouru. À sa décharge, il fallait dire que sa vie ne cessait d’être animée et, quand elle ne l’était pas, elle débordait d’autres activités, en permanence. Que lui avait-il conseillé déjà ? Ah ! oui, de lire entre les lignes ! Il devenait absolument nécessaire qu’elle l’ouvrît.
— Est-ce que la légende reflète la réalité à propos de l’histoire des amants interdits ?
Il secoua la tête. Elle allait devoir se creuser davantage les méninges pour démêler le vrai du faux. Tout cela cachait quelque chose d’encore plus gros, elle le pressentait et poursuivit :
— Ensuite, des mages renégats se sont métamorphosés en sorciers. En violant les règles des mages, leurs pouvoirs ont pris une forme maléfique. Les fées répandent le bien et eux le mal. Mais comment leur pouvoir a-t-il été ainsi perverti ?
— Je ne connais pas la réponse.
— Savez-vous au moins combien ils sont ? J’ai trouvé d’où ils proviennent, mais cela ne me dit pas comment ils transmettent leur pouvoir ou s’ils peuvent se multiplier… Et puis, s’ils ont conservé un lien quelconque avec les fées, est-ce que leur pouvoir s’affaiblit aussi ?
— Leur nombre, je l’estimerais à moins d’une dizaine, mais je ne détiens aucune certitude. J’ignore si de nouveaux sorciers ont été créés, mais, dans ce cas, je doute que ce soit grâce à l’entremise des fées. Je ne possède pas plus d’explications sur une possible défaillance de leur puissance, même si elle est probable. Et pourtant, sachez-le, Aila, avec le mage de Valmor, nous avons cherché toutes ces réponses.
— Je vais en avoir des questions à poser à mes amies, ce soir…
Il se leva et déclara en la mettant en garde afin de réduire son éventuelle déception :
— Je ne crois pas qu’elles pourront tout éclaircir, elles ne devinent pas et sont tenues au secret par le même serment que nous… Pourriez-vous… ? Non, ce n’est pas la peine. Merci, Aila, pour votre visite. J’ai beaucoup apprécié votre finesse d’analyse et votre capacité de déduction.
C’était la fin de l’entretien et le mage l’énonçait avec diplomatie. Mais elle n’en avait pas tout à fait fini.
— Estimez-vous que nous avons une chance de les vaincre ?
Elle faisait allusion aux sorciers et à l’empereur du Tancral. Elle le sentit sur le point de mentir pour lui laisser un espoir, mais il se résigna à lui dévoiler le fond de sa pensée.
— Notre probabilité de l’emporter est infiniment faible, voire inexistante…
Elle se redressa, prête à partir.
— Mage Orian, une dernière question ! Que savez-vous des Oracles ?
— Très peu de choses : un être humain les abrite, à qui ils donnent des pouvoirs considérables dont la nature varie. Cependant, ils sont très rares et très instables. Ce qu’ils accordent un jour, ils peuvent le reprendre le lendemain. Aucun n’existe à Avotour et j’ignore où en trouver un. Pourquoi cette question ?
— Les fées pensent qu’un Oracle est à l’origine de mes visions.
— Vous avez eu des visions ! Mais personne ne m’a mis au courant ! C’est une information capitale que vous me livrez, là ! Rasseyez-vous, voulez-vous, et racontez-moi.
Il se réinstalla dans son fauteuil et écouta Aila lui relater la seule et unique vision qu’elle avait eue, ainsi que les voix qui la guidaient dans sa tête.
— Ainsi, un Oracle serait responsable de tout cela…
— C’est ce que croient les fées.
Il se pencha vers elle et recouvrit les mains d’Aila par les siennes.
— Faites très attention à vous, Aila. L’effrayante réputation des Oracles n’est pas usurpée : ils ne servent que leurs desseins personnels. Si les siens et les vôtres ne suivent pas le même chemin, il choisira sa propre voie à votre détriment. Et s’il épouse le camp des sorciers, plus aucun espoir ne nous sera permis…
— Errys pense que je vais lui donner du fil à retordre avec mon caractère bien trempé…
Il ébaucha un sourire :
— Alors si Errys le dit…, elle sait de quoi elle parle ! Soyez prudente. Informez le roi que je ne viendrai pas dîner ce soir, voulez-vous ?
Elle hocha la tête, puis, se levant, quitta la pièce après avoir salué le mage. La huitième cloche qui sonnait la surprit. Par les fées, l’heure du dîner ! Elle rejoignit la salle à manger, au pas de course, transmettant au souverain le message d’Orian. Si le repas du midi avait été animé et encore guilleret, la tension était montée d’un cran chez chacun des convives. Demain, tout le monde partirait vers de nouvelles destinations. Ils se sépareraient, empruntant des voies différentes et elle en éprouva de la tristesse. Aubin, Avelin, Lomaï et même Hubert allaient lui manquer… Elle sortit rapidement de table, déposant au passage une bise légère sur la joue d’Aubin. Elle ne se sentait pas le courage de rester avec lui, sachant que, dans quelques cloches, elle le quitterait à nouveau, même si elle s’y préparait depuis une semaine. Arrivée dans sa chambre, elle se dévêtit, gratifia Niamie d’un câlin et salua Lomaï qui entrait dans la pièce.
— Aila, je pars avec eux demain, l’informa la nouvelle garde du corps de Sérain, en s’approchant.
Elles s’étreignirent longuement. Des larmes perlaient des yeux de Lomaï et Aila se contenta de lui sourire, les mots lui échappaient. Elle s’allongea et glissa la main sous son oreiller, espérant avec impatience le moment de passer de l’autre côté du livre. Encore une fois, le sommeil se fit attendre, tellement de pensées fourmillaient et s’entrechoquaient dans son esprit qu’elle n’arrivait pas à le calmer suffisamment pour s’endormir. Enfin, quand elle y parvint, elle franchit la porte de son monde pour entrer dans celui des fées. Amylis semblait patienter, assise sur l’herbe, et paraissait contrariée.
— Bonsoir, Aila. Je sais que ta tête déborde d’interrogations. Cependant, je ne pourrai pas répondre à toutes. Il existe des secrets que nous ne pouvons partager, raison pour laquelle tu devras découvrir les choses qui te manquent par toi-même. Allons rejoindre mes sœurs.
La jeune fille s’installa au milieu d’elles comme à son habitude.
— Vous étiez douze à l’origine, douze représentant les différents pouvoirs. Lesquelles ont disparu ?
— La première à être partie, notre fée Saison, Altays, influençait sur le rythme des jours et des nuits et de la nature. Ensuite, Nyrisse, notre fée Espace dont le pouvoir permettait de passer d’un endroit à un autre, instantanément. Notre fée Temps, Fyrlas, accélérait ou ralentissait la course du soleil dans le ciel. Et puis, pour finir, Naaly, notre fée Amour qui était notre manifestation de la diplomatie, du partage et de la générosité. Elles nous manquent toutes et nous ignorons laquelle de nous sera la prochaine à disparaître. Quand son tour viendra, tu perdras les pouvoirs qu’elle avait mis en partage avec toi…
— Cela signifie que, d’un moment à l’autre, je peux cesser de guérir ou de déplacer les objets, même à un moment critique.
— Normalement, si tu es confrontée à une situation de danger, nous pouvons pallier sa disparition sur une durée très courte et ainsi te permettre d’accomplir ce que tu dois.
— Est-ce que je suis une descendante d’Eery ?
— Nous ne pouvons répondre à ta question.
— Les amants interdits, reposent-ils vraiment dans le lac noir ? Sont-ils réellement morts ?
Amylis secoua la tête négativement. Aila ne rencontra pas plus de succès avec ses interrogations à propos des sorciers, mais, cette fois, parce que les fées les ignoraient.
— Pourquoi moi ? Les mages ne disposent plus de la capacité de venir vous voir et j’y suis parvenue, pourquoi ?
Amylis semblait hésiter sur la réponse à apporter, puis elle se lança :
— Te répondre, si nous le pouvions, serait d’autant plus délicat que nous ne sommes même pas sûres de le savoir…
Aila n’insista pas. De fait, elle en savait à peine plus à présent qu’en arrivant et elle se sentit énervée. Que de secrets ! Et pourquoi ?
— Veux-tu que nous partagions avec toi les derniers pouvoirs qui nous restent ? proposa Amylis avec douceur.
La jeune fille haussa les épaules.
— Pour les perdre demain, la belle affaire !
— Nous faisons tout ce que nous pouvons, dit Amylis d’une petite voix, teintée de supplication.
Immédiatement, Aila éprouva des remords pour son accès d’humeur.
— Je suis désolée, Amylis. Loin de moi le désir d’être désagréable, mais tout ceci devient trop lourd… Tout est inextricable, dénué de sens. J’ai beau tourner et retourner ce que je sais, je ne découvre pas la moindre façon d’éviter la destruction de notre monde par Césarus ! Alors, à quoi tout cela sert-il ? Je voudrais bien le comprendre… Ah si ! Peut-être nous restera-t-il une chance de vaincre l’empereur si je me transforme en Oracle. Encore faut-il que ce dernier penche de notre côté, sinon notre ultime espoir s’évaporera aussitôt. Et puis je vais me battre contre des sorciers dont je ne connais rien du tout. Mais comment ? Sont-ils nombreux ? puissants ? S’en forme-t-il chaque jour de nouveaux ? J’ignore trop de faits et cela m’agace ! Tout cela ne rime à rien, je suis perdue, je ne sais plus ce que je dois faire, penser, alors agir… Et il me prend l’envie folle de céder ma place à quelqu’un d’autre… Un volontaire ?
Errys entoura doucement Aila de ses bras, cherchant à la soulager. La jeune fille lui en fut reconnaissante. Comme chaque fois, Errys n’effaçait ni les doutes, ni le chagrin, ni la peur, mais elle les rendait plus supportables et c’était irremplaçable… Rassérénée, Aila s’installa au centre des fées et le partage démarra.


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