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L'univers de la saga d'Aila de Catherine Boullery 📘 Site officiel de fantasy
La saga d'Aila  fantasy


fantasy

Note : 4.6 / 5 avec 283  critiques

Fantasy - L'univers de la saga d'Aila - Catherine Boullery - Achetez ses œuvres

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Débuts des romans



Romans de fantasy

Tome ➀ - Aila et la Magie des Fées Tome ➁ - La Tribu Libre Tome ➂ - L'Oracle de Tennesse Tome ➃ - La Dame Blanche Tome ➄ - La Porte des Temps Tome ➅ - Une Vie, voire Deux Tome ➆ - Un Éternel Recommencement Tome ➇ - L'Ultime Renoncement ➀ à ➃ - La Première Époque ➄ à ➇ - La Deuxième Époque Tous les tomes de la saga de fantasy La romancière Catherine Boullery #fantasy

Blog de l'auteure de fantasy

17 Juin 2017Voici un blog qui a oublié d'exister pendant plus d'une année parce qu'à certains moments de la vie il devient impossible de mener autant de vies en parallèle et il est devenu la victime de cet excès. J'ignore dans quelle mesure je parviendrai à inverser la tendance, mais je vais y songer. Alors quelles sont les nouvelles, fraîches ou pas du tout ?
♥ La plus urgente : une promotion sur le tome I de la saga, version numérique à 2,99 euros sur UPblisher ou Amazon jusqu'au 3 juillet. C'est le moment d'en profiter !
♥ La plus émoustillante : une nouvelle participation au Salon du livre de Sartrouville, le 25 juin prochain, dans le gymnase du parc du dispensaire.

Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2017
Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2017

♥ La plus émouvante, comme l'écho de mon histoire personnelle ou quand la fiction devient le reflet de la réalité : sortie du tome VI, « Une Vie, voire Deux », chez UPblisher, également chez Amazon, La Fnac. Presque 167 000 mots et toujours autant à raconter !

Une Vie, voire Deux : couverture
Une Vie, voire Deux : couverture

♥ La plus rassurante : tome VII « Un Éternel Recommencement » écrit et bientôt en relecture et tome III « L'Ultime Renoncement » commencé. L'achèvement de la saga en 2018 ? Probable…
Belle journée à tous.

4 JuinN'oubliez pas ! Salon du livre le 12 juin 2016 à Sartrouville, parc du dispensaire, dans le gymnase.

Salon du livre de Sartrouville : 12 juin 2016
Salon du livre de Sartrouville : 12 juin 2016

Belle journée à tous.

25 maiComme le disait le lapin dans Alice au pays des merveilles : « Je suis en retard, en retard » ! Glup, je crois qu'à mon niveau, ce n'est même plus du retard, mais de l'abandon… Mille excuses.
Alors, quelles sont les nouvelles ?
♥ La plus urgente : une nouvelle promotion sur le tome I de la saga, version numérique gratuite sur Amazon jusqu'au 28 mai. C'est le moment d'en profiter !
♥ La plus importante : sortie du tome V, « La Porte des Temps », chez UPblisher, également chez Amazon, La Fnac et iTunes. Plus de 172 000 mots, le plus gros volet de la saga d'Aila et, je l'espère, un pur moment de bonheur de lecture.

La Porte des Temps : couverture
La Porte des Temps : couverture

♥ La plus émouvante : une nouvelle participation au Salon du livre de Sartrouville, le 12 juin prochain, dans le gymnase du parc du dispensaire.

Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2016
Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2016

Belle journée à tous.

30 Janvier 2016 Certains disent que nous pouvons souhaiter la bonne année tout le mois de janvier. Pour ma part, je crois que j'ai atteint la limite acceptable ! Alors, puisque les jours de ce mois sont comptés, je ne le laisserai pas s'achever sans vous avoir souhaité une merveilleuse année 2016. Sachez vous préserver de la bêtise humaine, entourez-vous de personnes qui vous ressemblent ou vous apportent des aventures fabuleuses à vivre. Chassez de vos cœurs les pensées sombres qui vous étouffent et tournez-vous vers la lumière pour vous réchauffer et vous illuminer autant de l'extérieur que de l'intérieur. Soyez vous avec les autres pour vivre pleinement les 366 jours de cette année 2016 (euh… un peu moins maintenant, je l'avoue). Beaucoup de bonheur à tous, une santé de fer et de la légèreté !
La saga d'Aila, vous en rêviez ? C'est le moment ou jamais de vous offrir le tome 1 à 0,99 euro sur Amazon, en numérique. Profitez-en ! Il ne reste que plus que deux jours !
Les relectures se suivent et… Puis-je vraiment dire qu'elles se ressemblent ? Elles gardent le même objectif, un re-travail du style pour le rendre encore plus fluide et, donc, agréable à lire, l'affinage des derniers détails pour effacer jusqu'à la plus petite incohérence, tandis que mon esprit se projette déjà dans l'écriture de la suite. Malheureusement, et c'est le problème de mon existence actuelle, comme je veux tout tester, j'en arrive à mener de front trop d'activités en parallèle et je n'y parviens plus… Surtout que mon perfectionnisme m'amène à passer beaucoup de temps sur chacune. Je ne veux pas me retourner un jour sur moi en me disant que j'aurais bâclé mon travail, ni pour l'une ni pour l'autre. Je me dévoue à chacune avec la même passion, la même intégrité, le même amour. De nouvelles questions se poseront pour la prochaine rentrée. Attendons le mois de juin pour décider !
En tout cas, la parution de « La Porte des Temps » approche ! Fin février, début mars. Je vous tiens au courant.
Cette relecture m'a définitivement montré que je ne pouvais pas m'arrêter brusquement au tome 7. Naturellement, je savais déjà qu'un huitième existerait, mais je me disais que je pourrais l'écrire plus tard et, là, je sais que ce n'est plus possible ! Donc, ce sera huit tomes. En revanche, je ne sais pas ce que je vais mettre comme titre et, étrangement, c'est ce qui m'ennuie le plus ! Avez-vous une idée ? :)

Bonne année 2016
Bonne année 2016

20 décembre Quelques bonnes nouvelles :
- relecture du tome V reprise ;
- ma modeste page auteur Facebook dont le nombre de "J'aime" augmente petit à petit ;
- la parution du tome I « Impulsion » du roman « Le cercle des élus », en coécriture avec Sg Horizons, Elena Guimard et Olivier Karven ;
- et un nouveau commentaire sur Aila et la Magie des Fées :
« Magique !! *.*Tellement de mots pour décrire cet univers : magique, envoûtant, fantastique, extraordinaire, féérique, captivant… Je dis bravo à l'auteure pour son imagination exceptionnelle et j'attends la suite !! »

Tout savoir sur « Impulsion » et « Le cercle des élus »
« Quatre auteurs, quatre approches de la fantasy qui s’entrecroisent pour raconter les aventures d'autant de personnages dont les destinées, poussées par des forces obscures, basculeront. Un concept inédit pour une fresque épique. »

Tome I du Cercle des élus : Impulsion
Tome I du Cercle des élus : Impulsion

Résumé : La vie en pleine forêt, entourée de son père et des autres bûcherons convient parfaitement à Imara (Sg Horizons). Jeune femme libre et forte vivant dans un univers d'hommes, son esprit de combattante comptera lorsque parvenue à la cité, elle devra faire face au danger.
Dans les ruelles colorées de la cité, Alyrus (Elena Guimard) se faufile enveloppé d'un voile d'invisibilité afin de ne pas effrayer ses sujets. L'odeur du sang remonte à ses narines et lui ouvre l'appétit, mais ce soir, il n'est pas là pour ça, autre chose l'a attiré loin du palais et il ne doit pas se laisser déconcentrer.
Eogan (Olivier Karven) se hâte pour assister à l’intronisation de son père, bienfaiteur de Maslir, qui va enfin recevoir l’hommage de ses pairs après une vie passée à améliorer la vie de ses concitoyens. Pourtant, rien ne se passera comme prévu : de terribles chocs bouleverseront la vie du jeune homme à jamais, l’obligeant à prendre des décisions sans retour.
Sous les agitations perpétuelles du Malstrom qui surplombe la Citadelle, Saphie (Catherine Boullery) aimerait rêver… Pourtant, le Guide Suprême répétant sans cesse que tous ses enfants doivent lui être dévoués, elle replonge dans les enluminures qui peuplent sa vie de copiste et un quotidien aussi terne que réglé. Jusqu’au jour où un maître de la Guilde vient la chercher…
Je vous souhaite de joyeuses fêtes.

5 décembre Quelques mots sur la chronique d'une mort annoncée ! Celle de l'écrivain… Pari non tenu cette année pour parvenir à concilier mes deux métiers. En conclusion : une relecture du tome V à peine entamée. Je suis donc au regret de vous annoncer que la version numérique du tome V ne paraîtra donc pas en décembre, malgré l'habitude prise depuis 2012. Mille excuses à tous. En revanche, parce qu'il faut bien un côté positif, mon projet d'écriture à plusieurs devrait voir le jour bientôt. Je vous tiens au courant ! Et, comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, voici quelques commentaires qui font plaisir, après un calme olympien pendant quelque temps.
Sur Aila et la Magie des Fées :
« Magnifique lecture ! "Aila et la Magie des Fées" est la magnifique histoire d'une jeune fille pas comme les autres…
J'ai découvert avec ce roman, le premier de la série, la superbe plume de Catherine Boullery : une écriture ciselée, soucieuse du détail, une analyse fouillée des sentiments, une plongée au plus profond des émotions des personnages…
Aila est une jeune fille exceptionnelle qui arrive à transformer ses souffrances en source d'admiration et joie pour les autres, ses épreuves en autant de défis à relever, ses regrets en autant d'amour à donner aux autres… Une lecture pleine d'enseignements…
C'est une série pour tous les âges et même ceux qui ne lisent pas ce genre de littérature seront conquis par le talent de l'auteure qui arrive à nous donner l'envie d'accompagner Aila sur son chemin.
 »
« Formidable ! C'est un vrai moment d'évasion que nous offre ce livre !
N'hésitez pas! Moi je file directement lire le tome 2.
Merci Catherine Boullery.
 »
Sur La Dame Blanche :
« toujours aussi captivant ! On est heureux de retrouver à nouveau Aila ! Action, réflexion, suspens, un ensemble très complet qui m'a une fois de plus séduite !
Bravo !
 »
Bon week-end à tous.

11 septembre Où en est l'écrivain ? Eh bien, c'est une catastrophe, nulle part… Je ne fais que travailler, mais absolument plus sur l'écriture. Je le regrette, mais je finirai tôt ou tard par sortir le nez de l'eau et faire renaître l'auteur derrière le professeur !

Fête des vendanges de Sartrouville, le 4 octobre 2015, parc du dispensaire
Fête des vendanges de Sartrouville, le 4 octobre 2015, parc du dispensaire

Que faites-vous le 4 octobre ? Rien, super ! Passez donc à la fête des vendanges ! Avec mon compagnon de barnum et illustrateur, Alain Berry, nous aurons à cœur de vous accueillir de 10 h à 18 h, dans le parc du dispensaire de Sartrouville.
Bon week-end à tous.

28 Août Deux métiers et, quand l'un prend le pas sur l'autre à cette période, l'écrivain disparaît totalement derrière l'enseignant. Ce moment se négocie toujours de façon un peu délicate pour moi, car il m'oblige à faire un choix raisonné entre différentes options : je retrouve mes élèves dans quelques jours et mon nouveau programme doit être au clair dans ma tête alors que je peux repousser la relecture du tome V… Ne parlons même pas de l'écriture du tome VI ! Il m'arrive parfois d'envier ceux qui rentrent chez eux sans ramener du travail entre leurs murs, leur tête probablement plus libre que la mienne. De plus, la rentrée représente un moment chronophage et énergivore, même si lui est associé le plaisir de retrouver collègues et anciens élèves, de travailler avec eux pour, une nouvelle fois à la fin de l'année, ressentir la tristesse de les quitter… Un éternel recommencement, mais ça, c'est le titre du futur tome VII !

Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -
Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -

Nouvelle opération relayée par L'invasion des Grenouilles dont j'avais déjà parlé sur mon blog le 11 juillet dernier et sur ma page Facebook. Toutes ces initiatives sont vraiment indispensables pour promouvoir la lecture et la découverte éventuelle de nouveaux auteurs. En plus, dans ce domaine SFFFH, toujours dominé par les Anglo-saxons, un zeste de francophonie ne peut nuire. Alors, j'y participe ? Bien sûr ! Et la saga d'Aila avec UPblisher également !
Dernier week-end pour profiter de l'offre Ray's day sur UPblisher : rendez-vous sur la page du tome I ,Aila et la Magie des Fées et utiliser le code promo AILARAYSDAY pour obtenir cet ebook gratuitement.
Bon week-end.

23 AoûtPour commencer, une petite anecdote sympathique, le genre à vous redonner le moral quand il vous abandonne. Message de la médiathèque de Sartrouville :
« Bonjour,
Vous nous avez gentiment offert les 3 premiers tomes de votre série fantastique 'La saga d'Aila'. Vos livres ont beaucoup de succès et les lecteurs réclament la suite.
Est-il possible d'avoir le tome 4 pour compléter la série ? Malheureusement, chez notre fournisseur […] vos livres n'existent pas, et nous sommes obligés de passer par leur site pour nos commandes.
 »
Comment résister à une telle demande ? De toute façon, je m'étais déjà mise d'accord avec la directrice de la médiathèque pour l'apporter. En conclusion : le tome IV peut dorénavant être emprunté.

Opération Ray's day
Opération Ray's day

Super opération Ray's Day #RaysDay chez UPblisher dont vous pouvez profiter jusqu'au 30 août. Il vous suffit de vous rendre sur la page du tome I, Aila et la Magie des Fées et d'utiliser le code promo AILARAYSDAY pour obtenir cet ebook gratuitement.
Bon dimanche.

17 AoûtC'est fait ! J'ai repris la mauvaise habitude de ne mettre des nouvelles que lorsque j'en ai le temps, c'est-à-dire pas souvent… À ma décharge, j'ai pris quelques vacances bien méritées à la montagne ! Que j'aime ces paysages magnifiques, ces lacs miroitants, ces espaces tellement ouverts que plus rien ne peut retenir mon esprit qui s'envole par delà l'horizon. Bien sûr, ils se méritent, de 550 à 950 m de dénivelé et jusqu'à quinze kilomètres pour les plus longues balades. De quoi bien dormir la nuit après une journée d'effort, la tête emplie de beaux souvenirs et le cœur léger et heureux. Ne pas penser que j'attendrai un an pour y retourner. Ne garder que le meilleur, à l'image du bonheur vécu…
Mes différents projets avancent. J'ai fini ma partie pour mon projet à plusieurs écrivains. J'aurais voulu y passer un peu moins de temps, mais la perfectionniste que je suis ne se refera pas. Cependant, à un moment, il faut se dire que le maximum a été donné et passer à autre chose. Extrait : « Dans l’immense pièce sombre, uniquement éclairée par la lumière de hautes chandelles et de bougies individuelles, la disciple Saphie, au milieu de tous les autres, s’appliquait à sa tâche quotidienne. De la pointe de sa plume trempée dans l’encre, elle calligraphiait ses lettres avec un art consommé dans de grands livres qui rejoignaient les rayonnages de la bibliothèque des maîtres de la Guilde, une fois leur dernière page remplie. Cette activité aurait pu lui paraître rébarbative, mais tel n’était pas le cas, car Saphie appréciait son existence calme et réglée ainsi que l’ambiance feutrée de la salle d’écriture. Elle adorait particulièrement le crissement de sa plume sur le vélin rêche et les arabesques régulières auxquelles sa main donnait vie en les traçant, noir sur blanc, avec une indubitable adresse. Elle savait qu’elle n’aurait pas dû, car, le Guide Suprême le répétait inlassablement, un disciple ne devait pas être orgueilleux, mais, quelquefois, elle se reculait légèrement pour admirer la beauté de son travail. Peut-être n’était-elle que copiste, mais, en ce domaine, elle excellait. »
J'ai poursuivi le tome VI, mais mon avancée a été pour le moins laborieuse… En effet, il m'a fallu reprendre les premiers chapitres écrits et les remettre en cohérence avec la fin du tome V, tant dans la chronologie que dans la logique des événements, et, pour dire les choses clairement, ça m'a pris un temps fou pour, enfin, me satisfaire approximativement des deux premiers chapitres (trente-cinq pages environ et plus de 27 000 mots), surtout qu'en parallèle, j'ai effectué de nombreuses recherches : forteresse (dimension et constitution), mer intérieure, topographie, et, principalement, mis au clair les âges des personnages et les étapes clés de leur existence… Tout me paraît bien ordonné à présent, mais la raison me dit que je dois abandonner son écriture pour passer à la relecture du tome V et à la préparation du nouveau programme que j'enseigne cette année. Mon cœur lui me dit autre chose et cette décision rationnelle pèse sur mes épaules plus que je ne le voudrais. Tant pis. En conclusion, me voici en alternance sur la correction du tome V et la spécialité de TS !
P.-S. : je crois qu'il va m'être difficile d'abandonner totalement le tome VI, finalement…
Bientôt de nouveaux papillons dans la catégorie français, dont un magnifique Morio qui a posé pour moi, ses ailes grandes ouvertes, avec une patience d'ange. Enfin, ça ne s'est pas tout à fait passé ainsi, mais je rends l'histoire plus belle. À très bientôt.

23 JuilletVoici une semaine, jour pour jour, que j'ai écrit les mots de la fin du tome V et, naturellement, ressenti le plaisir indicible de celle qui a atteint son objectif. Quel bonheur profond et intense ! Quelle jubilation ! Quelle irremplaçable satisfaction, de celle qui te murmure à l'oreille : « Tu l'as fait ! », de celle qui te démontre que la joie de l'écriture reste inscrite dans tes gènes, que tu es capable de pianoter sur ton clavier sept à huit heures par jour et de terminer sur un petit nuage tant l'acte t'emporte, d'être parvenue à aller de ton point A jusqu'à ton point B sans même te perdre, une capacité à construire intacte, une imagination totalement déchaînée. Mots, je vous aime !
En revanche, je n'ai vraiment terminé les deux derniers chapitres que deux jours plus tard… Héhé, je triche ! En effet, si tous les éléments principaux étaient en place jusqu'au point final temporaire, il manquait quelques articulations du récit pour renforcer leur succession et la cohérence de l'histoire. Je pense d'ailleurs que je renforcerai encore, lors de la relecture, quelques descriptions sur lesquelles je suis passée un peu trop rapidement. Voici donc un nouveau volet de la saga de plus de 176 000 mots, le plus volumineux de tous, mais qui devrait s'amincir un peu lorsque je le retravaillerai, car le début que j'ai écrit en plusieurs fois nécessite d'éliminer quelques paragraphes redondants.
Alors que faire quand se termine un premier projet ? Laissez-moi réfléchir, j'hésite… Embrayer sur le tome VI ? Voici une excellente idée ! Comment ai-je pu ne pas y penser toute seule ? Plus d'un chapitre et demi déjà d'écrit ! Allez, je vais être complètement honnête, je triche, car je dispose d'une petite centaine de pages rédigées. Malheureusement, comme j'ai précisé la fin du tome V, je ne peux pas les reprendre telles quelles. En parallèle, j'avance sur mon projet à plusieurs auteurs, quatre pages de plus à mon actif et une fin qui s'approche. Fantastique !
Bon, c'est pas le tout, il faut que je retourne écrire. Belle journée.

11 JuilletQuelle semaine ! Ne pas perdre les bonnes habitudes ! Rangement et photocopies au lycée dans l'objectif de la prochaine rentrée (pas loin de sept heures de boulot cette semaine, mine de rien !), une super randonnée d'une vingtaine de kilomètres dans la forêt de Saint-Germain entre copines et, trop bien, la fin du chapitre seize (17 pages…), déjà plus de sept pages écrites sur le chapitre dix-sept avec, enfin, une idée clé qui me convient parfaitement et du grain à moudre par mon moulin (!) imaginaire.
Un premier retour du Salon du livre : « Bonjour, je vous écris suite à ma lecture du tome 1 d'Aila et la Magie des Fées pour vous dire que j'ai beaucoup aimé votre manière d'écrire ainsi que l'histoire : de la magie, des aventures… tous les ingrédients pour un bon roman. Tellement prenant que j'ai d'ores et déjà commandé les autres tomes !
Encore bravo.
 » Contente ! :)
Date à noter dans vos annales, opération « ‎Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition - », piquée aux Québécois dixit Maxime, relayée par L'Invasion des Grenouilles. Pensez-y !

Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -
Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -

4 JuilletPour résoudre tous mes problèmes, je me suis décidée à éliminer les activités satellites les unes après les autres pour parvenir à me concentrer sur l'essentiel. Je n'y suis pas encore totalement parvenue, mais, petit à petit, je m'en rapproche. Je garde le cap !
En plus, vous comprenez, j'essaie de prendre le temps de vivre un peu et de ne pas faire que travailler. En conclusion, hier, deux magnifiques balades, la première à Giverny et ce plaisir intense à parcourir les jardins de Claude Monet, malgré la chaleur torride ! Puis, en revenant vers la maison, une visite imprévue, celle du château de la Roche-Guyon, situé dans une boucle de la Seine, accolé à une blanche falaise. Je me suis littéralement enthousiasmée pour ce lieu, dont l'architecture jouait au grand écart entre des parties plus anciennes et plus récentes et qui offrait un exceptionnel panorama sur cette vallée de l'Île-de-France. D'indéniables atouts : la surprenante découverte d'un pigeonnier constitué par un ensemble de niches creusées à même la paroi, la traversée de la roche crayeuse grâce à d'impressionnants escaliers taillés dans la falaise, l'arrivée au donjon surplombant le château, les jardins et les rives de la Seine. Deux regrets cependant, j'ai manqué les écuries, pourtant réputées, et n'ai pas poussé jusqu'au jardin et aux bords de Seine, il faisait trop, trop chaud. En conclusion, j'y retournerai et, si vous disposez d'un moment, n'hésitez pas !

La Roche-Guyon
La Roche-Guyon

Dans les bonnes nouvelles, j'ai commencé à résoudre le problème de chronologie de mon tome V. En attendant cette évolution positive, je ne suis pas restée sans écrire puisque j'ai rédigé quelques passages qui ne nécessitaient pas de construction préalable. En conclusion, je suis sur la bonne voie !
De nouveaux commentaires sur UPblisher :
- « Un univers fantastique !
On plonge dans un monde magique où se mêlent entre autres héros, fées, chamans, rois et reines, le bien et le mal. Tous les ingrédients d'une belle aventure ! J'adoré les tomes I, II, et III
Je me suis tout de suite attachée au personnage d'Aila, avec ses doutes, sa force, mais aussi son grand courage et sa détermination, et ce, malgré sa jeunesse. Au fil des tomes, l'histoire se densifie, de rebondissement en rebondissement, le suspense devient vraiment prenant, on veut absolument savoir la suite !
Les personnages secondaires qui gravitent autour l’héroïne sont tout aussi attachants, chacun avec leur caractère, leur mystère et ajoutent au piment de l'histoire. Il y a des côtés sombres, graves, mais aussi de l'humour, bref une bonne lecture que je recommande. Je viens de recevoir le tome IV et je l'emporte en vacances en me délectant par avance !
 »
Les trois autres, écrits par la même personne, sur les tomes I, III et IV sont plus lapidaires, mais terriblement efficaces ! - « Vous ne pourrez plus vous en passer !!!! »
- « Tous aussi réussis ! »
- « Toujours un grand moment de pur bonheur… ! »
Voici une belle façon de terminer une semaine et de commencer un week-end.
Belle journée.

26 juinBouh !!!!!!! J'en ai trop à faire, dans des directions complètement opposées et dois parvenir à gérer mes priorités… Je passe mon temps à alterner les activités : retravailler mes photos, réfléchir à mon nouveau programme, écrire pour le tome V ou pour le projet à quatre. Finalement, j'ai l'impression de ne rien faire correctement, d'être en décalage permanent, de me disperser en fait. Surtout qu'à côté de toutes ces activités, il y a bien d'autres, les obligations (surveillances, préparation de la prochaine rentrée) et les plaisirs (sortir, courir, danser, dormir !)
Deuxième bouh !!!!!!! J'ai un problème avec mon tome V. Pas celui de la page blanche, non, ce serait plutôt l'inverse… Je vois mon livre grossir à vue d'œil et je me dis que je dois parvenir à condenser les dernières étapes avec la traversée de la Bruçie, puis du Gerek ainsi que la terrible fin temporaire qui attend le lecteur. Donc, avant de me lancer dans la fin du chapitre seize, je dois absolument peaufiner la structure. Je suis même en train d'envisager de changer ma carte initiale et, ça, j'aime pas. Surtout que cette modification ne résoudra pas obligatoirement mon problème, car le Gerek doit rester ce passage par lequel les hommes de Césarus ont foncé sur la Wallanie, seize ans plus tôt. Donc, réfléchir, articuler, construire, puis se remettre à écrire. Si, si, je suis confiante !
Voici l'extrait d'un petit mot que j'ai reçu d'une de mes amies, la seule qui lise les chapitres d'Aila au fur et à mesure qu'ils s'écrivent : « La différence pour moi avec les premiers tomes n'est pas tant l'aventure, que la dimension psychologique des personnages qui s'est renforcée. C'était déjà une caractéristique forte de ton roman dans les 1ers tomes, Aila a toujours eu une fabuleuse capacité d'analyse des relations humaines, des doutes et des moments de vérité qui la rendaient si attachante ; simplement dans cette situation de crise où l'absence de l'héroïne bouleverse tous les codes et tous les gens qui s'étaient installés dans une autre vie confortable, la dimension psychologique devient le ressort de l'aventure, là où elle n'en était avant que le corollaire. Moi ça me plaît beaucoup, on passe du rire aux larmes, l'émotion est toujours là au coin d'une discussion. » C'est trop bien d'avoir une amie qui exprime aussi bien la simplicité apparente des choses ! ♥ ♥ ♥

Ambiance bougie
Ambiance bougie

D'ailleurs, à propos de boulot, je dois replonger dans le travail de photos de théâtre que j'ai réalisées trois mois plus tôt. C'est le plus urgent, car j'en ai pour encore cinq à six heures et certains comédiens de la pièce vont muter. Ce serait mieux pour eux d'avoir ces clichés avant leur départ.
Bon week-end.

21 juinJ'ai trouvé mon programme pour les vacances : écrire, courir et dormir, histoire de récupérer toutes les heures de sommeil qui m'ont échappé !
Pour l'écriture, c'est parti ! Pour mon aventure à plusieurs écrivains, j'ai quasiment terminé le chapitre 2. En revanche, ce qui me dérange s'apparente à quelques hésitations sur la concordance des temps dans la rédaction d'un flashback. Je n'aime pas ce genre d'imperfections, donc j'ai intérêt à étudier en profondeur le sujet avant de la présenter. Je pourrais demander de l'aide à un collègue de français ! Il sera content de récupérer du boulot pour les vacances : devoir de vacances ! Autant passer à l'acte directement c'est fait !
J'ai commencé à relire le chapitre 15 que j'avais lâchement abandonné pendant plusieurs semaines. J'aime bien le début, cette façon de décrire les hésitations de Pardon et les frasques de Naaly. Celle-là va nous réserver encore bien des surprises, c'est certain, mais, enfin, dans ce chapitre, se dénoue une partie de sa colère intérieure. Ce premier suffirait-il pour éteindre le feu qui la dévore ? Conclusion : terminer ce chapitre, puis passer au 16 avec le même élan ! Beau projet, n'est-ce pas ?
Continuer à recevoir des gentils petits mots et en sourire, comme celui de ma filleule : « J'ai reçu La Dame Blanche, la couverture est encore plus belle en vrai ! Je l'ai commencé et j'en suis au moment où Aila devient maman de Naaly :) Tu écris vraiment bien et je suis toujours très fière de montrer tes livres à mes amies et de leur dire " C'est ma Marraine qui l'a écrit ! " » J'ai également une pensée pour ma nièce qui prête mes livres à toutes ses copines, pour mon oncle et ma tante ainsi que leur fille qui m'encouragent en permanence. J'ai été profondément émue de la venue de ces derniers au Salon du livre. Ils étaient les premiers visiteurs de ma famille (bien réduite, il est vrai) à franchir ce pas et je ne les aime que d'autant plus. À eux… ♥ ♥ ♥
Belle semaine.

19 juinBientôt une semaine que le Salon du livre s'est achevé et même pas le temps de vous mettre un petit post avant aujourd'hui ! Il faut dire que les jours s'enchaînent sans me laisser le temps de souffler. Pourtant, une nouvelle fois, cette journée a représenté un moment extraordinaire dans ma vie, un tourbillon par lequel je me suis laissé emporter, un souffle puissant qui m'a abandonnée tout étourdie quand la foule a reflué. Alors, de toute mon âme, je remercie tous ceux qui ont eu la gentillesse de faire un détour par mon stand. Leur présence à mes côtés s'associera désormais aux plus beaux souvenirs de ma vie.
Vous souhaitez quelques anecdotes ? Que vous raconter ? Je vais me contenter de l'essentiel.
D'abord, le plaisir de revoir des élèves !
♥ La venue de quelques-uns de mes premières S de cette année, en pleine révision pour le bac de français, m'a beaucoup touchée. Quitter cette classe adorable me paraît encore plus compliqué que celles des autres années et je ressens encore la tristesse de refermer la porte après notre dernière heure de cours (enfin, plutôt, notre ultime goûter…), après la joie de recevoir des chocolats, la bise de la déléguée, une salve d'applaudissements et des remerciements sincères, et de quitter les deux derniers élèves qui s'étaient attardés auprès de moi. Une page qui se referme pour en rouvrir une autre ? Sûrement… Cependant, l'émotion de cet instant reste vive.
♥ Le retour de fidèles de la saga, de plus en plus nombreux, qui reviennent, Salon après Salon, rechercher la suite et partager ce moment avec moi.
♥ La surprise du jour ! Récemment, j'ai été invitée sur LinkedIn par un ancien de mes élèves, carrément étonnée par sa démarche. Naturellement, j'ai accepté et qui vois-je débarquer au Salon ? Ce fameux ancien élève, bien plus grand qu'à l'époque (heureusement pour lui !), un jeune homme à présent. J'ai trouvé sa visite vraiment sympathique, sans oublier le plaisir que j'ai éprouvé à échanger avec lui sur sa vie actuelle.
Ensuite, l'immense gratitude que j'éprouve pour tous ceux qui, depuis plusieurs années, reviennent sans faille pour m'accompagner et m'encourager, indispensables piliers de mon aventure littéraire. Ils sont le miroir dans lequel je me reflète, l'onde dans laquelle je m'abreuve, la flamme grâce à la laquelle je brûle de mille feux. De tout cœur, merci !
Quoi d'autre encore ?
Je crois pouvoir affirmer que les bons lecteurs peuvent commencer à lire la saga dès le début du collège ! En effet, autour du stand, je voyais rôder un jeune garçon avec lequel j'ai engagé la conversation pour découvrir qu'en fait il avait déjà acheté le tome I l'an passé (il avait 12 ans) et, comme ce dernier lui avait plu, il revenait chercher le tome II. Un nouveau fidèle désormais ?
Et, puis, en parallèle avec le Salon, je songe également à tous ces petits mots que j'ai reçus, de vive voix ou écrits dont voici quelques extraits, choisis avec soin naturellement, vous croyez quoi !
♥ « Bien sûr que je veux la suite !!! Je l'attends avec impatience, c'est trop bien, je me suis régalée avec le tome 3, quel suspense ! »
♥ « Je suis devenue une fan d’Aila alors qu’à la base je n’étais pas venue au Salon pour moi. Cela m’a redonné l’envie de lire. J’ai suivi la progression du tome IV via Facebook et ne manquerai certainement pas de passer samedi. »
♥ « Vous avez reçu le précieux sésame ? Je trépigne d'impatience ! »
Peut-être ces échanges peuvent-ils vous paraître banals… Pour moi, ils sont tout, tout ce qui légitime le fait de dire que je suis écrivain, tout ce qui me donne envie de continuer à raconter des histoires pour partager, faire vibrer, pleurer, frémir, rêver tout simplement. Autour de moi, la communauté s'agrandit et les liens se resserrent entre elle et moi, emplis de complicité et d'affection, tout ce qui rend mon existence plus belle et ma sensation de vivre plus intense… Une dernière fois, merci.
Beau week-end à tous.

9 juinPlus de copies ! Que c'est bien d'être prof quand l'année se termine et que je me dis que je vais pouvoir retourner à d'autres activités ! Comme à mon pauvre chapitre 15, par exemple, écrit aux trois quarts, et que je n'ai toujours pas trouvé le temps d'achever… Comme aux deux autres chapitres que je dois rédiger dans le cadre de mon projet à plusieurs écrivains, comme la nouvelle Et la Magie fut que je dois ABSOLUMENT finaliser, comme… Vous savez quoi ? Je crois que je vais encore attendre demain pour y réfléchir !
Ne me demandez pas comment je fais pour écrire. Si mon métier est d'expliquer, ma passion consiste à ne rien décortiquer et ça marche tellement bien comme ça ! J'attendrai le syndrome de la page blanche pour me poser des questions. En attendant ce jour maudit par tous les écrivains, je vais continuer mon chemin en pays Hagan, avant de plonger dans de nouvelles contrées vers une destinée bien sombre… Qu'est-ce que je ne lui fais pas vivre à ma pauvre héroïne ! Heureusement qu'elle n'est qu'un personnage de fiction sinon elle finirait bien par m'en vouloir… ou pas ! Elle sait la tendresse infinie qui nous unit, l'attention profonde que je lui porte, au point de chercher à rectifier tous les aléas de sa vie ou de lui en offrir une nouvelle…
Presque J-4 pour le Salon du livre de Sartrouville et le plaisir de recevoir de petits mots de ceux qui vont faire le déplacement pour moi (en fait, plutôt pour le tome IV !) Peut-être cette année, encore, de nouvelles rencontres aussi belles qu'inattendues. J'adore tant les liens que crée cette aventure littéraire. En tout cas, je vous raconterai tout… quand j'en prendrai le temps !
Belle semaine.

6 juinVous avez vu ? Je bats tous les records ! Seulement trois semaines depuis mon dernier post !

Salon du livre de Sartrouville 2015
Salon du livre de Sartrouville 2015

Dernière ligne droite avant le Salon du livre de Sartrouville, 14 juin 2015 de 10 h à 18 h au parc du dispensaire. Petit clin d'œil dans le journal de Sartrouville à la saga à découvrir en page 3.
Les tomes IV papier sont arrivés à la maison. Maintenant, j'ai la collection complète de la première partie de la saga d'Aila. Moquez-vous ! Les plaisirs de la vie les plus nombreux sont les petits, les sans-grade que chaque jour la vie vous offre, si faciles à saisir ; il suffit de tendre la main… Peut-être leur modestie pourrait-elle vous amener à les négliger. Pour ma part, je considère que ce serait bien dommage, car les grands bonheurs ne sont pas si courants alors que les petits n'attendent que vous !

La saga d'Aila
La saga d'Aila

Après avoir bien avancé le tome V, « La Porte des Temps », j'ai dû m'arrêter, faute de temps pour écrire, avec un chapitre quinze inachevé (je n'aime pas ça du tout !) Cependant, je ne m'avoue pas vaincue et je compte bien repartir à l'attaque dès que je le pourrai ! 609 000 caractères, 126 000 mots, ce prochain livre s'épaissit à une vitesse fulgurante et devrait rapidement dépasser ses petits frères !
Inutile de parler des nouvelles, j'ai laissé tomber pour l'instant. Mais d'ici quelques jours, je devrais être capable de vivre plusieurs vies à la fois — si, si, je le sens ! — et, ainsi, d'écrire sur tous les fronts à la fois ! Cependant, pour le moment, seul le plaisir de poursuivre Aila dans ses aventures m'emporte… Décidément, il faut que je termine ce tome V pour pouvoir passer sereinement à une autre écriture. Allez, c'est l'histoire de cinq à six chapitres supplémentaires au plus… ou, alors, au moins ! Nous verrons !
Il me reste une semaine pour finaliser tous les détails du Salon du livre : le diaporama, les derniers avis sur le tome IV que je n'ai même pas eu le temps de traiter (pfff…), la constitution des caisses de bouquins soigneusement agencées. Encore une semaine qui va passer à la vitesse grand V ! Tout ce qu'il faut à une prof de physique !
Bon week-end à tous.

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Extrait gratuit d'un des livres de la saga d'Aila offert par Catherine Boullery, auteure de fantasy (autres passages sur Amazon). Excellente lecture ;)

Elle vérifia que Lumière s’était fondue dans l’ombre avant de s’approcher de l’habitation avec circonspection. Qu’est-ce qui l’attirait donc dans cette maison, modeste et de guingois, probablement constituée d’une grande pièce à peine meublée, d’une cheminée étroite dont l’âtre serait vide et d’une table sans nourriture ? Elle hésita à se manifester à la porte, puis choisit de frapper avant d’entrer sans attendre la réponse. Elle poussa doucement le battant, essayant d’habituer ses yeux à la pénombre. Elle détecta l’odeur d’une chandelle de suif que l’on venait d’éteindre, puis un mouvement à l’autre bout de la pièce.
— Je désirerais vous parler, expliqua-t-elle. Rallumez votre bougie, je ne vous veux aucun mal…
Un léger craquement se fit entendre et la lumière de la chandelle déploya sa lueur blafarde dans la maison. Devant elle, une jeune femme aux longs cheveux noirs, lisses et épais, juste vêtue d’une robe rapiécée de toute part, la dévisageait de ses yeux noirs et étirés.
— C’est vous qui avez tenté de tuer le roi ?
La jeune femme hocha la tête.
— Pourquoi ?
— Comment m’avez-vous trouvée ?
— Vous n’allez certainement pas me croire, votre maison m’a appelée et j’ai su que je devais y revenir… Je ne pourrais vous l’expliquer autrement.
— Qu’avez-vous l’intention de faire de moi ?
— Pour l’instant, rien, je veux juste comprendre.
— Alors, mettez-vous dans la tête que je recommencerai jusqu’à ce qu’il meure pour le mal qu’il a causé ! J’en ai prêté serment et je le respecterai !
— Prenez au moins la peine de m’expliquer à qui vous avez fait ce serment et pourquoi.
Les deux femmes restaient debout, se toisant l’une l’autre. Aila n’avait jamais rencontré une personne de son gabarit qui la surpassa, mais là, elle se doutait qu’elle n’aurait pas forcément le dessus dans un combat contre elle… Alors, autant essayer de l’éviter…
— Je m’appelle Lomaï. Ma mère, originaire de la Wallanie du Nord, y fut princesse avant de finir servante ici. Son histoire est celle d’une femme abusée, puis abandonnée.
— Où intervient le roi dans la vie de votre mère ?
— Je suis sa fille.
Un hoquet de surprise secoua Aila. Cela ne collait pas à l’image que Sérain lui donnait, mais, après tout, si les princes se comportaient comme des goujats, pourquoi pas leurs pères ?
— Est-ce votre mère qui vous l’a appris ?
— Oui, avant de mourir, et elle m’a fait jurer de la venger de l’affront commis par mon père envers elle et envers moi.
C’était quoi cette histoire incroyable qui semblait tout droit sortie d’un mauvais conte ? Aila se secoua. Pour le coup, les pièces de l’intrigue ne s’emboîtaient pas, mais alors pas du tout !
— Avez-vous supposé un instant que votre mère aurait pu vous mentir ?
— Non !
Mais la réponse fusa trop vite, comme préparée d’avance, et Aila sut que la jeune Wallane avait douté.
— Est-ce elle qui vous a enseigné l’art du combat ?
Lomaï opina brièvement.
— Et à vous servir d’une arbalète aussi ?
— Oui. Elle a été un excellent maître et une mère merveilleuse. Elle m’a élevée seule, se tuant à la tâche pour moi, jour après jour. Elle m’a toujours dit que je devais apprendre à me défendre contre les hommes, pour que je ne finisse pas comme elle…
— Je la comprends. Vous a-t-elle explicitement nommé le roi dont elle voulait se venger avant sa mort ?
— Elle parlait de Sérain !
— Lomaï, a-t-elle cité son nom ?
La jeune femme secoua la tête.
— Elle vous a confié son secret quand elle déclinait, n’est-ce pas ? Parce que vous l’exhortiez à vous révéler la vérité… Et elle vous a avoué, dans un dernier souffle, la responsabilité d’un souverain. Et comme vous n’en avez jamais vu d’autres que lui, vous vous êtes convaincue que la vengeance que vous deviez accomplir au nom de votre mère passait par ce crime.
Véhémente, Lomaï secouait la tête.
— Je n’ai pas pu me tromper. Elle parlait de lui !
— Vous ne connaissez que lui ! Que savez-vous de la Wallanie ?
— Rien. Mère ne s’exprimait plus sur ces histoires anciennes.
— Si elle avait aimé son pays, elle vous l’aurait raconté ! Elle cherchait peut-être à l’oublier parce que les souvenirs qu’elle en conservait lui rappelaient des temps pénibles…
Lomaï s’effondra.
— J’aurais tué le mauvais roi ! s’exclama-t-elle d’une voix blanche. Je me serais trompée de roi… Qu’ai-je fait ?
— Reste à s’assurer laquelle de nos histoires, la vôtre ou la mienne, est la bonne… Connaissez-vous d’autres exilés de Wallanie à Avotour ?
— Maman avait juste conservé un vieil ami qui tient un atelier de couture dans le centre-ville.
— Comme je vois votre sac empaqueté derrière le lit, prenez-le, nous y allons…
Lomaï afficha son premier sourire.
— Vous êtes sacrément observatrice…
Aila le lui rendit et sortit de la pièce. Elle appela Lumière, l’enfourcha et tendit la main à Lomaï pour l’installer en croupe. La jeune Wallane roula des yeux affolés.
— Je ne suis jamais montée à cheval !
— Quelle idée ! Vous volez au-dessus des toits, dominez les combats à mains nues, vous glissez dans un trou de souris et vous avez peur d’une grosse bête. Allons donc ! Grimpez et tenez ma taille bien serrée.
Peu rassurée, Lomaï s’exécuta.
— Au fait, je m’appelle Aila. Quel est le meilleur chemin pour regagner l’échoppe de l’ami de votre mère ?
Un petit geste de la main lui pointa la direction à suivre et elles remontèrent au pas vers le centre de la ville haute.
— C’est là, indiqua Lomaï, une fois qu’elles furent parvenues à destination.
— Allez-y, je vous attends.
— Vous ne venez pas avec moi ?
— Non, j’ai confiance, je sais que vous reviendrez…

Pour s’occuper, Aila observa les différentes boutiques de la rue, en repérant une qui vendait des armes aussi diverses que poussiéreuses. Le brave homme qui la tenait ne devait pas souvent nettoyer son étal et encore moins conclure d’affaires ! Par curiosité, elle entra dans l’échoppe et, fouillant par-ci, par-là, marqua sa surprise en dénichant un kenda crasseux :
— Alors ça ! dit-elle, en le prenant pour l’examiner.
— Je vois, je vois, vous aimez les bâtons. Celui-ci est ancien, très ancien. Il est très précieux et…
— … et surtout d’une saleté repoussante ! coupa-t-elle. Comment osez-vous vendre des produits dans un si piètre état ?
Le vieil homme se sentit vexé.
— Je vends des antiquités avec leur histoire, moi ! Mais s’il ne vous intéresse pas, vous pouvez le reposer et passer votre chemin.
— Je vous en donne dix arsequins.
— Quoi ! Mais il coûte au moins un sequin !
— Au prix de la crasse, peut-être, mais, moi, je n’achète que le bâton !
— Un demi-sequin ! Mon dernier prix !
— Quinze arsequins et il n’en vaut pas plus !
Devant le manque de réaction du marchand, Aila le déposa.
— Quel dommage ! Moi qui voulais l’offrir au roi… Bon, au revoir, brave homme.
— Attendez un peu ! Vous vouliez l’offrir au roi ?
— Puisque je vous le dis ! Il a aimé mon combat sur les toits hier et désirait un bâton comme le mien. Mais tant pis, il s’en passera jusqu’à ce que j’aille lui en chercher un à Meillan…
— Ah ! c’était vous… Toute la ville ne parle que de vous et de votre bâton. Est-ce que vous pourriez l’informer que vous l’avez trouvé chez moi ?
Le vieil homme était appâté.
— Naturellement. Et je lui indiquerai votre échoppe comme une caverne aux merveilles !
— Alors, je vous le donne. Dites à notre suzerain que c’est un présent de ma part, voulez-vous. Je me nomme Gatus Koui et je suis le propriétaire de cette boutique, se rengorgea-t-il.
Aila se sentit gênée. Elle désirait juste le payer quinze arsequins et non l’obtenir gratuitement. Il fallait bien que ce brave vendeur gagnât sa vie…
— Salutations, Gatus Koui. Je ferai part de votre cadeau au souverain, je vous en donne ma parole.
Le vieil homme lui tendit avec fierté le kenda qu’elle empoigna. Elle le salua et sortit dans la rue où elle vit la jeune Wallane qui l’attendait sagement, au côté de Lumière.
— Vous aviez raison, l’histoire est loin d’être celle que j’avais imaginée…
— Que comptez-vous faire, Lomaï ?
— Je vous accompagne au château pour me livrer. Mère aurait été horrifiée par l’erreur que j’ai commise. Elle était fière et honnête et je ne veux pas entacher son souvenir en me comportant lâchement.
— Venez, je vous emmène. Nous irons parler ensemble au roi.

Malheureusement, les choses ne se passèrent pas du tout comme prévu. Aila avait sauté le repas du midi sans s’en apercevoir et fut surprise par l’accueil plus que glacial qu’elle reçut. Croisant Aubin, elle lui confia Lomaï et les kendas avant de rejoindre le bureau du roi. Elle frappa et entra à sa demande pour se retrouver également en face d’Hubert, assis à la droite de son père.
— Mais où étiez-vous passée ? s’exclama Sérain, fort mécontent. En aucun cas, vous ne devez quitter le château sans prévenir de votre destination et sans acquérir au préalable la certitude de ne pas être engagée ailleurs !
Elle encaissa les reproches sans broncher, baissant la tête en signe d’acceptation.
— Je suis consciente d’avoir commis une grave erreur, sire. Elle ne se reproduira plus.
— Bon, très bien. Passons à la suite. Hubert m’a retransmis vos décisions de ce matin et le plan que vous avez élaboré ensemble.
— Pardonnez-moi, sire. Je vous dois la vérité, je n’ai rien choisi.
Sérain se figea, son visage manifestant visiblement son mécontentement croissant. L’homme pouvait ne pas être commode.
— Votre fils m’a énoncé ce qu’il avait décidé et comment il comptait le réaliser. Il n’y a jamais eu la moindre discussion et je n’ai pas été écoutée lorsque j’ai exprimé mon désaccord. C’était pour cela, et je croyais que sire Hubert vous l’aurait précisé, que je lui avais suggéré de choisir soit un autre partenaire pour l’accompagner, soit de me laisser partir avec Avelin quand il sera prêt. Lui, au moins, acceptera de s’appuyer sur mes connaissances pour que la mission réussisse, alors que, là, elle est vouée à l’échec.
L’aspect sévère de Sérain s’accentua. Elle observait le visage du roi dont les traits crispés avaient perdu toute bienveillance.
— Je déplore votre attitude fort impertinente, Aila. Cependant, vous devant la vie, je vous laisse une dernière chance de me l’expliquer avant de vous réexpédier à Antan.
Elle encaissa durement cette menace de renvoi, mais elle ne faiblit pas, malgré son cœur qui se serrait.
— Sire, quiconque connaît un minimum les Hagans sait qu’ils ne demeurent jamais au même endroit plus de deux ou trois semaines. Si vous voulez vous débarrasser du chef hagan, il faut à la fois trouver son camp et l’éliminer à ce moment-là, car, si vous y retournez quelques jours plus tard, la place aura été évacuée. Ils sont extrêmement doués pour disparaître dans la nature sans laisser la moindre trace.
— Et de quelle source sûre, vous qui n’avez sûrement jamais mis les pieds en Hagan, tirez-vous ces renseignements infaillibles ?
— De Bonneau, mon père qui les a combattus et qui n’a jamais cessé de surveiller ce qu’ils devenaient, par crainte de les voir revenir en Avotour. Il a déjà effectué deux incursions récentes en territoire hagan, dont une l’année dernière. C’est vrai qu’il ne m’y a jamais emmenée, mais il m’en a beaucoup parlé et je connais toutes leurs coutumes…
Le regard de Sérain se tourna vers son fils.
— Étais-tu au courant de ces faits ?
— Non, père. J’ai pris une décision à partir des informations rapportées par Adrien.
— Tout seul ?
— Oui, père, affirma Hubert, sans baisser les yeux.
Le souverain se fâcha pour de bon.
— Vous deux ! Débrouillez-vous comme vous le voulez, mais vous partirez ensemble, que cela vous plaise ou non ! Est-ce clair ? Deuxième chose : demain, Hector arrive et je crains qu’il ne soit pas dupe du grand amour régnant entre vous s’il vous voit prêt à vous étriper au moindre échange. Alors, là encore, débrouillez-vous comme vous le voulez, mais, demain, je veux un couple d’amoureux crédible. Et c’est un ordre ! Au travail…
Hubert et Aila échangèrent un coup d’œil glacial et le prince décida de sortir le premier.
— Sire, puis-je vous entretenir encore un instant ?
— Si c’est pour me parler de mon fils, c’est inutile !
Malgré son ton sans appel, il semblait avoir retrouvé son calme. Elle en profita pour insister :
— Non, sire, c’est extrêmement urgent. J’ai ramené une personne au château qui doit partager avec vous un aveu grave.
— Et où est-elle ?
— Dans le couloir avec Aubin.
— Qu’elle entre !
Elle partit chercher la jeune Wallane, qui patientait avec Aubin, et la fit rentrer dans la pièce où cette dernière s’agenouilla, sa tête touchant humblement le sol en signe de contrition.
— Qui êtes-vous et que désirez-vous ?
Sans relever la tête, elle répondit d’une voix modérément tremblante, mais claire :
— Je suis Lomaï Ataï. Voulant venger ma mère pour un affront dont je vous croyais responsable, je suis celle qui a tenté de vous assassiner hier. Ma conduite est impardonnable et votre sentence sera la mienne.
Aila prit peur. Le regard de Sérain était devenu terrifiant. Elle n’aurait pas dû emmener Lomaï auprès du roi aujourd’hui. Hélas ! C’était trop tard…
— Est-ce vous qui avez tué ma femme et ma fille ?
— Non, seigneur. Ma vengeance ne concernait que vous et je n’ai porté atteinte à votre vie qu’une seule fois, hier.
— Connaissez-vous le sort réservé à ceux qui attentent à la vie d’un membre de la famille royale ?
Impassible, Lomaï leva son beau visage vers le souverain. Elle ne pleurait pas, elle ne suppliait pas, elle n’espérait même plus.
— La mort par décapitation.
— Alors, tel sera votre destin à l’aube…
— NON !
Le cri avait jailli de la gorge d’Aila.
— Ne faites pas cela, sire !
— Aila, cette décision ne vous regarde en rien ! Taisez-vous !
Aila ne réfléchit pas. Elle plaça un genou au sol, croisa un bras sur sa poitrine et, d’une voix rendue rauque par l’émotion, elle récita ce qu’elle avait appris dans les livres d’Hamelin :
— Alors, je sollicite de mourir à la place de votre ennemie. Que ses erreurs lui soient pardonnées et qu’elle retrouve la dignité qu’elle n’aurait jamais dû perdre…
— Aila, non, gémit Lomaï. Mon roi, ne faites pas cela !
— C’est votre choix, Aila ? questionna Sérain, son regard réprobateur rivé sur la jeune fille.
La gorge nouée, elle leva les yeux vers lui.
— C’est mon choix, sire.
— Gardes ! Emmenez Aila Grand et enfermez-la au cachot. Elle sera décapitée dans la cour du château demain à la première cloche tapante.
La porte était restée ouverte. Tandis que les soldats l’embarquaient, elle croisa furtivement le regard horrifié d’Aubin qui avait surpris l’énoncé brutal de sa sentence.
— Prends soin de Lomaï, lui souffla-t-elle.
Son frère, pétrifié, la vit disparaître, entraînée comme une criminelle…

Aila atterrit dans un cachot sombre et malodorant, ne se doutant pas de l’émoi qu’elle avait provoqué dans le château. Assise sur une paille pouilleuse, elle regardait, sans les remarquer, les murs noirs de crasse qui se dressaient comme un carcan tout autour d’elle. Elle n’était plus qu’une coquille vide, dépourvue de sentiments. Et pourtant, elle frémit lorsqu’elle imagina la hache qui s’abattrait sur son cou. Est-ce que cela lui ferait mal ? Le bourreau allait sûrement lui couper les cheveux. Elle l’avait entendu dire, car elle n’avait jamais voulu assister à une exécution. C’était parfaitement abominable de participer à la mise à mort d’un homme en place publique… Au moins, sa fin se passerait discrètement dans la cour du château. Pour le coup, Barou pourrait jubiler de ne plus avoir de fille et Bonneau !… Par les fées, Bonneau… Lui qui avait tiré une telle fierté de sa fille, saurait-il qu’elle avait choisi de donner sa vie par esprit de justice ? Elle allait décevoir tous les gens qu’elle aimait et elle ne serait plus là pour protéger Aubin… Et les fées ! Elle les avait oubliées ! Plus personne ne pourrait les sauver ! Qu’avait-elle fait ? Le monde courait à sa perte par sa faute. Par les fées, elle allait mourir ! Elle avait déjà frôlé la mort à deux reprises, mais ce n’était pas semblable. La première fois, elle n’avait pas été vraiment effrayée. En revanche, lorsqu’elle s’était rendu compte qu’elle allait tomber dans le vide, là, elle avait eu carrément peur. Et Hubert l’avait sauvée… Hubert… Abruti ! Elle décédée, il pourrait exécuter ses missions comme il le souhaitait et les saboter simultanément ! Bouffon ! C’était ce à quoi il allait ressembler quand il annoncerait à ce cher Hector que sa promise avait fini décapitée le matin même ! Goujat !
Aila, qui pensait ne plus rien ressentir, éclata en sanglots. Elle pleura toutes les larmes de son corps, puis s’enferma dans un monde intérieur d’insensibilité. Elle n’entendit même pas le bruit du geôlier qui vint déposer l’écuelle de nourriture dans la pièce. Comme un dernier témoignage de son existence, elle envoya de toutes ses forces une onde d’amour à ceux qu’elle aimait avant de s’assoupir.


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