L'univers de la saga d'Aila de Catherine Boullery 📘 Site officiel de fantasy
La saga d'Aila  fantasy


fantasy littérature

Note : 4.5 / 5 avec 210  critiques favorites

Fantasy - L'univers de la saga d'Aila - Catherine Boullery

Extraits gratuits


Débuts des romans



Romans de fantasy

Tome ➀ - Aila et la Magie des Fées auteure Tome ➁ - La Tribu Libre recommandation Tome ➂ - L'Oracle de Tennesse favorites Tome ➃ - La Dame Blanche lectrice Tome ➄ - La Porte des Temps auteure Tome ➅ - Une Vie, voire Deux auteure Tous les tomes de la saga de fantasy préféré La romancière Catherine Boullery officiel #fantasy auteure

Blog de l'auteure de fantasy

17 Juin 2017Voici un blog qui a oublié d'exister pendant plus d'une année parce qu'à certains moments de la vie il devient impossible de mener autant de vies en parallèle et il est devenu la victime de cet excès. J'ignore dans quelle mesure je parviendrai à inverser la tendance, mais je vais y songer. Alors quelles sont les nouvelles, fraîches ou pas du tout ?
♥ La plus urgente : une promotion sur le tome I de la saga, version numérique à 2,99 euros sur UPblisher ou Amazon jusqu'au 3 juillet. C'est le moment d'en profiter !
♥ La plus émoustillante : une nouvelle participation au Salon du livre de Sartrouville, le 25 juin prochain, dans le gymnase du parc du dispensaire.

Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2017
Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2017

♥ La plus émouvante, comme l'écho de mon histoire personnelle ou quand la fiction devient le reflet de la réalité : sortie du tome VI, « Une Vie, voire Deux », chez UPblisher, également chez Amazon, La Fnac. Presque 167 000 mots et toujours autant à raconter !

Une Vie, voire Deux : couverture
Une Vie, voire Deux : couverture

♥ La plus rassurante : tome VII « Un Éternel Recommencement » écrit et bientôt en relecture et tome III « L'Ultime Renoncement » commencé. L'achèvement de la saga en 2018 ? Probable…
Belle journée à tous.

4 JuinN'oubliez pas ! Salon du livre le 12 juin 2016 à Sartrouville, parc du dispensaire, dans le gymnase.

Salon du livre de Sartrouville : 12 juin 2016
Salon du livre de Sartrouville : 12 juin 2016

Belle journée à tous.

25 maiComme le disait le lapin dans Alice au pays des merveilles : « Je suis en retard, en retard » ! Glup, je crois qu'à mon niveau, ce n'est même plus du retard, mais de l'abandon… Mille excuses.
Alors, quelles sont les nouvelles ?
♥ La plus urgente : une nouvelle promotion sur le tome I de la saga, version numérique gratuite sur Amazon jusqu'au 28 mai. C'est le moment d'en profiter !
♥ La plus importante : sortie du tome V, « La Porte des Temps », chez UPblisher, également chez Amazon, La Fnac et iTunes. Plus de 172 000 mots, le plus gros volet de la saga d'Aila et, je l'espère, un pur moment de bonheur de lecture.

La Porte des Temps : couverture
La Porte des Temps : couverture

♥ La plus émouvante : une nouvelle participation au Salon du livre de Sartrouville, le 12 juin prochain, dans le gymnase du parc du dispensaire.

Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2016
Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2016

Belle journée à tous.

30 Janvier 2016 Certains disent que nous pouvons souhaiter la bonne année tout le mois de janvier. Pour ma part, je crois que j'ai atteint la limite acceptable ! Alors, puisque les jours de ce mois sont comptés, je ne le laisserai pas s'achever sans vous avoir souhaité une merveilleuse année 2016. Sachez vous préserver de la bêtise humaine, entourez-vous de personnes qui vous ressemblent ou vous apportent des aventures fabuleuses à vivre. Chassez de vos cœurs les pensées sombres qui vous étouffent et tournez-vous vers la lumière pour vous réchauffer et vous illuminer autant de l'extérieur que de l'intérieur. Soyez vous avec les autres pour vivre pleinement les 366 jours de cette année 2016 (euh… un peu moins maintenant, je l'avoue). Beaucoup de bonheur à tous, une santé de fer et de la légèreté !
La saga d'Aila, vous en rêviez ? C'est le moment ou jamais de vous offrir le tome 1 à 0,99 euro sur Amazon, en numérique. Profitez-en ! Il ne reste que plus que deux jours !
Les relectures se suivent et… Puis-je vraiment dire qu'elles se ressemblent ? Elles gardent le même objectif, un re-travail du style pour le rendre encore plus fluide et, donc, agréable à lire, l'affinage des derniers détails pour effacer jusqu'à la plus petite incohérence, tandis que mon esprit se projette déjà dans l'écriture de la suite. Malheureusement, et c'est le problème de mon existence actuelle, comme je veux tout tester, j'en arrive à mener de front trop d'activités en parallèle et je n'y parviens plus… Surtout que mon perfectionnisme m'amène à passer beaucoup de temps sur chacune. Je ne veux pas me retourner un jour sur moi en me disant que j'aurais bâclé mon travail, ni pour l'une ni pour l'autre. Je me dévoue à chacune avec la même passion, la même intégrité, le même amour. De nouvelles questions se poseront pour la prochaine rentrée. Attendons le mois de juin pour décider !
En tout cas, la parution de « La Porte des Temps » approche ! Fin février, début mars. Je vous tiens au courant.
Cette relecture m'a définitivement montré que je ne pouvais pas m'arrêter brusquement au tome 7. Naturellement, je savais déjà qu'un huitième existerait, mais je me disais que je pourrais l'écrire plus tard et, là, je sais que ce n'est plus possible ! Donc, ce sera huit tomes. En revanche, je ne sais pas ce que je vais mettre comme titre et, étrangement, c'est ce qui m'ennuie le plus ! Avez-vous une idée ? :)

Bonne année 2016
Bonne année 2016

20 décembre Quelques bonnes nouvelles :
- relecture du tome V reprise ;
- ma modeste page auteur Facebook dont le nombre de "J'aime" augmente petit à petit ;
- la parution du tome I « Impulsion » du roman « Le cercle des élus », en coécriture avec Sg Horizons, Elena Guimard et Olivier Karven ;
- et un nouveau commentaire sur Aila et la Magie des Fées :
« Magique !! *.*Tellement de mots pour décrire cet univers : magique, envoûtant, fantastique, extraordinaire, féérique, captivant… Je dis bravo à l'auteure pour son imagination exceptionnelle et j'attends la suite !! »

Tout savoir sur « Impulsion » et « Le cercle des élus »
« Quatre auteurs, quatre approches de la fantasy qui s’entrecroisent pour raconter les aventures d'autant de personnages dont les destinées, poussées par des forces obscures, basculeront. Un concept inédit pour une fresque épique. »

Tome I du Cercle des élus : Impulsion
Tome I du Cercle des élus : Impulsion

Résumé : La vie en pleine forêt, entourée de son père et des autres bûcherons convient parfaitement à Imara (Sg Horizons). Jeune femme libre et forte vivant dans un univers d'hommes, son esprit de combattante comptera lorsque parvenue à la cité, elle devra faire face au danger.
Dans les ruelles colorées de la cité, Alyrus (Elena Guimard) se faufile enveloppé d'un voile d'invisibilité afin de ne pas effrayer ses sujets. L'odeur du sang remonte à ses narines et lui ouvre l'appétit, mais ce soir, il n'est pas là pour ça, autre chose l'a attiré loin du palais et il ne doit pas se laisser déconcentrer.
Eogan (Olivier Karven) se hâte pour assister à l’intronisation de son père, bienfaiteur de Maslir, qui va enfin recevoir l’hommage de ses pairs après une vie passée à améliorer la vie de ses concitoyens. Pourtant, rien ne se passera comme prévu : de terribles chocs bouleverseront la vie du jeune homme à jamais, l’obligeant à prendre des décisions sans retour.
Sous les agitations perpétuelles du Malstrom qui surplombe la Citadelle, Saphie (Catherine Boullery) aimerait rêver… Pourtant, le Guide Suprême répétant sans cesse que tous ses enfants doivent lui être dévoués, elle replonge dans les enluminures qui peuplent sa vie de copiste et un quotidien aussi terne que réglé. Jusqu’au jour où un maître de la Guilde vient la chercher…
Je vous souhaite de joyeuses fêtes.

5 décembre Quelques mots sur la chronique d'une mort annoncée ! Celle de l'écrivain… Pari non tenu cette année pour parvenir à concilier mes deux métiers. En conclusion : une relecture du tome V à peine entamée. Je suis donc au regret de vous annoncer que la version numérique du tome V ne paraîtra donc pas en décembre, malgré l'habitude prise depuis 2012. Mille excuses à tous. En revanche, parce qu'il faut bien un côté positif, mon projet d'écriture à plusieurs devrait voir le jour bientôt. Je vous tiens au courant ! Et, comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, voici quelques commentaires qui font plaisir, après un calme olympien pendant quelque temps.
Sur Aila et la Magie des Fées :
« Magnifique lecture ! "Aila et la Magie des Fées" est la magnifique histoire d'une jeune fille pas comme les autres…
J'ai découvert avec ce roman, le premier de la série, la superbe plume de Catherine Boullery : une écriture ciselée, soucieuse du détail, une analyse fouillée des sentiments, une plongée au plus profond des émotions des personnages…
Aila est une jeune fille exceptionnelle qui arrive à transformer ses souffrances en source d'admiration et joie pour les autres, ses épreuves en autant de défis à relever, ses regrets en autant d'amour à donner aux autres… Une lecture pleine d'enseignements…
C'est une série pour tous les âges et même ceux qui ne lisent pas ce genre de littérature seront conquis par le talent de l'auteure qui arrive à nous donner l'envie d'accompagner Aila sur son chemin.
 »
« Formidable ! C'est un vrai moment d'évasion que nous offre ce livre !
N'hésitez pas! Moi je file directement lire le tome 2.
Merci Catherine Boullery.
 »
Sur La Dame Blanche :
« toujours aussi captivant ! On est heureux de retrouver à nouveau Aila ! Action, réflexion, suspens, un ensemble très complet qui m'a une fois de plus séduite !
Bravo !
 »
Bon week-end à tous.

11 septembre Où en est l'écrivain ? Eh bien, c'est une catastrophe, nulle part… Je ne fais que travailler, mais absolument plus sur l'écriture. Je le regrette, mais je finirai tôt ou tard par sortir le nez de l'eau et faire renaître l'auteur derrière le professeur !

Fête des vendanges de Sartrouville, le 4 octobre 2015, parc du dispensaire
Fête des vendanges de Sartrouville, le 4 octobre 2015, parc du dispensaire

Que faites-vous le 4 octobre ? Rien, super ! Passez donc à la fête des vendanges ! Avec mon compagnon de barnum et illustrateur, Alain Berry, nous aurons à cœur de vous accueillir de 10 h à 18 h, dans le parc du dispensaire de Sartrouville.
Bon week-end à tous.

28 Août Deux métiers et, quand l'un prend le pas sur l'autre à cette période, l'écrivain disparaît totalement derrière l'enseignant. Ce moment se négocie toujours de façon un peu délicate pour moi, car il m'oblige à faire un choix raisonné entre différentes options : je retrouve mes élèves dans quelques jours et mon nouveau programme doit être au clair dans ma tête alors que je peux repousser la relecture du tome V… Ne parlons même pas de l'écriture du tome VI ! Il m'arrive parfois d'envier ceux qui rentrent chez eux sans ramener du travail entre leurs murs, leur tête probablement plus libre que la mienne. De plus, la rentrée représente un moment chronophage et énergivore, même si lui est associé le plaisir de retrouver collègues et anciens élèves, de travailler avec eux pour, une nouvelle fois à la fin de l'année, ressentir la tristesse de les quitter… Un éternel recommencement, mais ça, c'est le titre du futur tome VII !

Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -
Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -

Nouvelle opération relayée par L'invasion des Grenouilles dont j'avais déjà parlé sur mon blog le 11 juillet dernier et sur ma page Facebook. Toutes ces initiatives sont vraiment indispensables pour promouvoir la lecture et la découverte éventuelle de nouveaux auteurs. En plus, dans ce domaine SFFFH, toujours dominé par les Anglo-saxons, un zeste de francophonie ne peut nuire. Alors, j'y participe ? Bien sûr ! Et la saga d'Aila avec UPblisher également !
Dernier week-end pour profiter de l'offre Ray's day sur UPblisher : rendez-vous sur la page du tome I ,Aila et la Magie des Fées et utiliser le code promo AILARAYSDAY pour obtenir cet ebook gratuitement.
Bon week-end.

23 AoûtPour commencer, une petite anecdote sympathique, le genre à vous redonner le moral quand il vous abandonne. Message de la médiathèque de Sartrouville :
« Bonjour,
Vous nous avez gentiment offert les 3 premiers tomes de votre série fantastique 'La saga d'Aila'. Vos livres ont beaucoup de succès et les lecteurs réclament la suite.
Est-il possible d'avoir le tome 4 pour compléter la série ? Malheureusement, chez notre fournisseur […] vos livres n'existent pas, et nous sommes obligés de passer par leur site pour nos commandes.
 »
Comment résister à une telle demande ? De toute façon, je m'étais déjà mise d'accord avec la directrice de la médiathèque pour l'apporter. En conclusion : le tome IV peut dorénavant être emprunté.

Opération Ray's day
Opération Ray's day

Super opération Ray's Day #RaysDay chez UPblisher dont vous pouvez profiter jusqu'au 30 août. Il vous suffit de vous rendre sur la page du tome I, Aila et la Magie des Fées et d'utiliser le code promo AILARAYSDAY pour obtenir cet ebook gratuitement.
Bon dimanche.

17 AoûtC'est fait ! J'ai repris la mauvaise habitude de ne mettre des nouvelles que lorsque j'en ai le temps, c'est-à-dire pas souvent… À ma décharge, j'ai pris quelques vacances bien méritées à la montagne ! Que j'aime ces paysages magnifiques, ces lacs miroitants, ces espaces tellement ouverts que plus rien ne peut retenir mon esprit qui s'envole par delà l'horizon. Bien sûr, ils se méritent, de 550 à 950 m de dénivelé et jusqu'à quinze kilomètres pour les plus longues balades. De quoi bien dormir la nuit après une journée d'effort, la tête emplie de beaux souvenirs et le cœur léger et heureux. Ne pas penser que j'attendrai un an pour y retourner. Ne garder que le meilleur, à l'image du bonheur vécu…
Mes différents projets avancent. J'ai fini ma partie pour mon projet à plusieurs écrivains. J'aurais voulu y passer un peu moins de temps, mais la perfectionniste que je suis ne se refera pas. Cependant, à un moment, il faut se dire que le maximum a été donné et passer à autre chose. Extrait : « Dans l’immense pièce sombre, uniquement éclairée par la lumière de hautes chandelles et de bougies individuelles, la disciple Saphie, au milieu de tous les autres, s’appliquait à sa tâche quotidienne. De la pointe de sa plume trempée dans l’encre, elle calligraphiait ses lettres avec un art consommé dans de grands livres qui rejoignaient les rayonnages de la bibliothèque des maîtres de la Guilde, une fois leur dernière page remplie. Cette activité aurait pu lui paraître rébarbative, mais tel n’était pas le cas, car Saphie appréciait son existence calme et réglée ainsi que l’ambiance feutrée de la salle d’écriture. Elle adorait particulièrement le crissement de sa plume sur le vélin rêche et les arabesques régulières auxquelles sa main donnait vie en les traçant, noir sur blanc, avec une indubitable adresse. Elle savait qu’elle n’aurait pas dû, car, le Guide Suprême le répétait inlassablement, un disciple ne devait pas être orgueilleux, mais, quelquefois, elle se reculait légèrement pour admirer la beauté de son travail. Peut-être n’était-elle que copiste, mais, en ce domaine, elle excellait. »
J'ai poursuivi le tome VI, mais mon avancée a été pour le moins laborieuse… En effet, il m'a fallu reprendre les premiers chapitres écrits et les remettre en cohérence avec la fin du tome V, tant dans la chronologie que dans la logique des événements, et, pour dire les choses clairement, ça m'a pris un temps fou pour, enfin, me satisfaire approximativement des deux premiers chapitres (trente-cinq pages environ et plus de 27 000 mots), surtout qu'en parallèle, j'ai effectué de nombreuses recherches : forteresse (dimension et constitution), mer intérieure, topographie, et, principalement, mis au clair les âges des personnages et les étapes clés de leur existence… Tout me paraît bien ordonné à présent, mais la raison me dit que je dois abandonner son écriture pour passer à la relecture du tome V et à la préparation du nouveau programme que j'enseigne cette année. Mon cœur lui me dit autre chose et cette décision rationnelle pèse sur mes épaules plus que je ne le voudrais. Tant pis. En conclusion, me voici en alternance sur la correction du tome V et la spécialité de TS !
P.-S. : je crois qu'il va m'être difficile d'abandonner totalement le tome VI, finalement…
Bientôt de nouveaux papillons dans la catégorie français, dont un magnifique Morio qui a posé pour moi, ses ailes grandes ouvertes, avec une patience d'ange. Enfin, ça ne s'est pas tout à fait passé ainsi, mais je rends l'histoire plus belle. À très bientôt.

23 JuilletVoici une semaine, jour pour jour, que j'ai écrit les mots de la fin du tome V et, naturellement, ressenti le plaisir indicible de celle qui a atteint son objectif. Quel bonheur profond et intense ! Quelle jubilation ! Quelle irremplaçable satisfaction, de celle qui te murmure à l'oreille : « Tu l'as fait ! », de celle qui te démontre que la joie de l'écriture reste inscrite dans tes gènes, que tu es capable de pianoter sur ton clavier sept à huit heures par jour et de terminer sur un petit nuage tant l'acte t'emporte, d'être parvenue à aller de ton point A jusqu'à ton point B sans même te perdre, une capacité à construire intacte, une imagination totalement déchaînée. Mots, je vous aime !
En revanche, je n'ai vraiment terminé les deux derniers chapitres que deux jours plus tard… Héhé, je triche ! En effet, si tous les éléments principaux étaient en place jusqu'au point final temporaire, il manquait quelques articulations du récit pour renforcer leur succession et la cohérence de l'histoire. Je pense d'ailleurs que je renforcerai encore, lors de la relecture, quelques descriptions sur lesquelles je suis passée un peu trop rapidement. Voici donc un nouveau volet de la saga de plus de 176 000 mots, le plus volumineux de tous, mais qui devrait s'amincir un peu lorsque je le retravaillerai, car le début que j'ai écrit en plusieurs fois nécessite d'éliminer quelques paragraphes redondants.
Alors que faire quand se termine un premier projet ? Laissez-moi réfléchir, j'hésite… Embrayer sur le tome VI ? Voici une excellente idée ! Comment ai-je pu ne pas y penser toute seule ? Plus d'un chapitre et demi déjà d'écrit ! Allez, je vais être complètement honnête, je triche, car je dispose d'une petite centaine de pages rédigées. Malheureusement, comme j'ai précisé la fin du tome V, je ne peux pas les reprendre telles quelles. En parallèle, j'avance sur mon projet à plusieurs auteurs, quatre pages de plus à mon actif et une fin qui s'approche. Fantastique !
Bon, c'est pas le tout, il faut que je retourne écrire. Belle journée.

11 JuilletQuelle semaine ! Ne pas perdre les bonnes habitudes ! Rangement et photocopies au lycée dans l'objectif de la prochaine rentrée (pas loin de sept heures de boulot cette semaine, mine de rien !), une super randonnée d'une vingtaine de kilomètres dans la forêt de Saint-Germain entre copines et, trop bien, la fin du chapitre seize (17 pages…), déjà plus de sept pages écrites sur le chapitre dix-sept avec, enfin, une idée clé qui me convient parfaitement et du grain à moudre par mon moulin (!) imaginaire.
Un premier retour du Salon du livre : « Bonjour, je vous écris suite à ma lecture du tome 1 d'Aila et la Magie des Fées pour vous dire que j'ai beaucoup aimé votre manière d'écrire ainsi que l'histoire : de la magie, des aventures… tous les ingrédients pour un bon roman. Tellement prenant que j'ai d'ores et déjà commandé les autres tomes !
Encore bravo.
 » Contente ! :)
Date à noter dans vos annales, opération « ‎Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition - », piquée aux Québécois dixit Maxime, relayée par L'Invasion des Grenouilles. Pensez-y !

Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -
Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -

4 JuilletPour résoudre tous mes problèmes, je me suis décidée à éliminer les activités satellites les unes après les autres pour parvenir à me concentrer sur l'essentiel. Je n'y suis pas encore totalement parvenue, mais, petit à petit, je m'en rapproche. Je garde le cap !
En plus, vous comprenez, j'essaie de prendre le temps de vivre un peu et de ne pas faire que travailler. En conclusion, hier, deux magnifiques balades, la première à Giverny et ce plaisir intense à parcourir les jardins de Claude Monet, malgré la chaleur torride ! Puis, en revenant vers la maison, une visite imprévue, celle du château de la Roche-Guyon, situé dans une boucle de la Seine, accolé à une blanche falaise. Je me suis littéralement enthousiasmée pour ce lieu, dont l'architecture jouait au grand écart entre des parties plus anciennes et plus récentes et qui offrait un exceptionnel panorama sur cette vallée de l'Île-de-France. D'indéniables atouts : la surprenante découverte d'un pigeonnier constitué par un ensemble de niches creusées à même la paroi, la traversée de la roche crayeuse grâce à d'impressionnants escaliers taillés dans la falaise, l'arrivée au donjon surplombant le château, les jardins et les rives de la Seine. Deux regrets cependant, j'ai manqué les écuries, pourtant réputées, et n'ai pas poussé jusqu'au jardin et aux bords de Seine, il faisait trop, trop chaud. En conclusion, j'y retournerai et, si vous disposez d'un moment, n'hésitez pas !

La Roche-Guyon
La Roche-Guyon

Dans les bonnes nouvelles, j'ai commencé à résoudre le problème de chronologie de mon tome V. En attendant cette évolution positive, je ne suis pas restée sans écrire puisque j'ai rédigé quelques passages qui ne nécessitaient pas de construction préalable. En conclusion, je suis sur la bonne voie !
De nouveaux commentaires sur UPblisher :
- « Un univers fantastique !
On plonge dans un monde magique où se mêlent entre autres héros, fées, chamans, rois et reines, le bien et le mal. Tous les ingrédients d'une belle aventure ! J'adoré les tomes I, II, et III
Je me suis tout de suite attachée au personnage d'Aila, avec ses doutes, sa force, mais aussi son grand courage et sa détermination, et ce, malgré sa jeunesse. Au fil des tomes, l'histoire se densifie, de rebondissement en rebondissement, le suspense devient vraiment prenant, on veut absolument savoir la suite !
Les personnages secondaires qui gravitent autour l’héroïne sont tout aussi attachants, chacun avec leur caractère, leur mystère et ajoutent au piment de l'histoire. Il y a des côtés sombres, graves, mais aussi de l'humour, bref une bonne lecture que je recommande. Je viens de recevoir le tome IV et je l'emporte en vacances en me délectant par avance !
 »
Les trois autres, écrits par la même personne, sur les tomes I, III et IV sont plus lapidaires, mais terriblement efficaces ! - « Vous ne pourrez plus vous en passer !!!! »
- « Tous aussi réussis ! »
- « Toujours un grand moment de pur bonheur… ! »
Voici une belle façon de terminer une semaine et de commencer un week-end.
Belle journée.

26 juinBouh !!!!!!! J'en ai trop à faire, dans des directions complètement opposées et dois parvenir à gérer mes priorités… Je passe mon temps à alterner les activités : retravailler mes photos, réfléchir à mon nouveau programme, écrire pour le tome V ou pour le projet à quatre. Finalement, j'ai l'impression de ne rien faire correctement, d'être en décalage permanent, de me disperser en fait. Surtout qu'à côté de toutes ces activités, il y a bien d'autres, les obligations (surveillances, préparation de la prochaine rentrée) et les plaisirs (sortir, courir, danser, dormir !)
Deuxième bouh !!!!!!! J'ai un problème avec mon tome V. Pas celui de la page blanche, non, ce serait plutôt l'inverse… Je vois mon livre grossir à vue d'œil et je me dis que je dois parvenir à condenser les dernières étapes avec la traversée de la Bruçie, puis du Gerek ainsi que la terrible fin temporaire qui attend le lecteur. Donc, avant de me lancer dans la fin du chapitre seize, je dois absolument peaufiner la structure. Je suis même en train d'envisager de changer ma carte initiale et, ça, j'aime pas. Surtout que cette modification ne résoudra pas obligatoirement mon problème, car le Gerek doit rester ce passage par lequel les hommes de Césarus ont foncé sur la Wallanie, seize ans plus tôt. Donc, réfléchir, articuler, construire, puis se remettre à écrire. Si, si, je suis confiante !
Voici l'extrait d'un petit mot que j'ai reçu d'une de mes amies, la seule qui lise les chapitres d'Aila au fur et à mesure qu'ils s'écrivent : « La différence pour moi avec les premiers tomes n'est pas tant l'aventure, que la dimension psychologique des personnages qui s'est renforcée. C'était déjà une caractéristique forte de ton roman dans les 1ers tomes, Aila a toujours eu une fabuleuse capacité d'analyse des relations humaines, des doutes et des moments de vérité qui la rendaient si attachante ; simplement dans cette situation de crise où l'absence de l'héroïne bouleverse tous les codes et tous les gens qui s'étaient installés dans une autre vie confortable, la dimension psychologique devient le ressort de l'aventure, là où elle n'en était avant que le corollaire. Moi ça me plaît beaucoup, on passe du rire aux larmes, l'émotion est toujours là au coin d'une discussion. » C'est trop bien d'avoir une amie qui exprime aussi bien la simplicité apparente des choses ! ♥ ♥ ♥

Ambiance bougie
Ambiance bougie

D'ailleurs, à propos de boulot, je dois replonger dans le travail de photos de théâtre que j'ai réalisées trois mois plus tôt. C'est le plus urgent, car j'en ai pour encore cinq à six heures et certains comédiens de la pièce vont muter. Ce serait mieux pour eux d'avoir ces clichés avant leur départ.
Bon week-end.

21 juinJ'ai trouvé mon programme pour les vacances : écrire, courir et dormir, histoire de récupérer toutes les heures de sommeil qui m'ont échappé !
Pour l'écriture, c'est parti ! Pour mon aventure à plusieurs écrivains, j'ai quasiment terminé le chapitre 2. En revanche, ce qui me dérange s'apparente à quelques hésitations sur la concordance des temps dans la rédaction d'un flashback. Je n'aime pas ce genre d'imperfections, donc j'ai intérêt à étudier en profondeur le sujet avant de la présenter. Je pourrais demander de l'aide à un collègue de français ! Il sera content de récupérer du boulot pour les vacances : devoir de vacances ! Autant passer à l'acte directement c'est fait !
J'ai commencé à relire le chapitre 15 que j'avais lâchement abandonné pendant plusieurs semaines. J'aime bien le début, cette façon de décrire les hésitations de Pardon et les frasques de Naaly. Celle-là va nous réserver encore bien des surprises, c'est certain, mais, enfin, dans ce chapitre, se dénoue une partie de sa colère intérieure. Ce premier suffirait-il pour éteindre le feu qui la dévore ? Conclusion : terminer ce chapitre, puis passer au 16 avec le même élan ! Beau projet, n'est-ce pas ?
Continuer à recevoir des gentils petits mots et en sourire, comme celui de ma filleule : « J'ai reçu La Dame Blanche, la couverture est encore plus belle en vrai ! Je l'ai commencé et j'en suis au moment où Aila devient maman de Naaly :) Tu écris vraiment bien et je suis toujours très fière de montrer tes livres à mes amies et de leur dire " C'est ma Marraine qui l'a écrit ! " » J'ai également une pensée pour ma nièce qui prête mes livres à toutes ses copines, pour mon oncle et ma tante ainsi que leur fille qui m'encouragent en permanence. J'ai été profondément émue de la venue de ces derniers au Salon du livre. Ils étaient les premiers visiteurs de ma famille (bien réduite, il est vrai) à franchir ce pas et je ne les aime que d'autant plus. À eux… ♥ ♥ ♥
Belle semaine.

19 juinBientôt une semaine que le Salon du livre s'est achevé et même pas le temps de vous mettre un petit post avant aujourd'hui ! Il faut dire que les jours s'enchaînent sans me laisser le temps de souffler. Pourtant, une nouvelle fois, cette journée a représenté un moment extraordinaire dans ma vie, un tourbillon par lequel je me suis laissé emporter, un souffle puissant qui m'a abandonnée tout étourdie quand la foule a reflué. Alors, de toute mon âme, je remercie tous ceux qui ont eu la gentillesse de faire un détour par mon stand. Leur présence à mes côtés s'associera désormais aux plus beaux souvenirs de ma vie.
Vous souhaitez quelques anecdotes ? Que vous raconter ? Je vais me contenter de l'essentiel.
D'abord, le plaisir de revoir des élèves !
♥ La venue de quelques-uns de mes premières S de cette année, en pleine révision pour le bac de français, m'a beaucoup touchée. Quitter cette classe adorable me paraît encore plus compliqué que celles des autres années et je ressens encore la tristesse de refermer la porte après notre dernière heure de cours (enfin, plutôt, notre ultime goûter…), après la joie de recevoir des chocolats, la bise de la déléguée, une salve d'applaudissements et des remerciements sincères, et de quitter les deux derniers élèves qui s'étaient attardés auprès de moi. Une page qui se referme pour en rouvrir une autre ? Sûrement… Cependant, l'émotion de cet instant reste vive.
♥ Le retour de fidèles de la saga, de plus en plus nombreux, qui reviennent, Salon après Salon, rechercher la suite et partager ce moment avec moi.
♥ La surprise du jour ! Récemment, j'ai été invitée sur LinkedIn par un ancien de mes élèves, carrément étonnée par sa démarche. Naturellement, j'ai accepté et qui vois-je débarquer au Salon ? Ce fameux ancien élève, bien plus grand qu'à l'époque (heureusement pour lui !), un jeune homme à présent. J'ai trouvé sa visite vraiment sympathique, sans oublier le plaisir que j'ai éprouvé à échanger avec lui sur sa vie actuelle.
Ensuite, l'immense gratitude que j'éprouve pour tous ceux qui, depuis plusieurs années, reviennent sans faille pour m'accompagner et m'encourager, indispensables piliers de mon aventure littéraire. Ils sont le miroir dans lequel je me reflète, l'onde dans laquelle je m'abreuve, la flamme grâce à la laquelle je brûle de mille feux. De tout cœur, merci !
Quoi d'autre encore ?
Je crois pouvoir affirmer que les bons lecteurs peuvent commencer à lire la saga dès le début du collège ! En effet, autour du stand, je voyais rôder un jeune garçon avec lequel j'ai engagé la conversation pour découvrir qu'en fait il avait déjà acheté le tome I l'an passé (il avait 12 ans) et, comme ce dernier lui avait plu, il revenait chercher le tome II. Un nouveau fidèle désormais ?
Et, puis, en parallèle avec le Salon, je songe également à tous ces petits mots que j'ai reçus, de vive voix ou écrits dont voici quelques extraits, choisis avec soin naturellement, vous croyez quoi !
♥ « Bien sûr que je veux la suite !!! Je l'attends avec impatience, c'est trop bien, je me suis régalée avec le tome 3, quel suspense ! »
♥ « Je suis devenue une fan d’Aila alors qu’à la base je n’étais pas venue au Salon pour moi. Cela m’a redonné l’envie de lire. J’ai suivi la progression du tome IV via Facebook et ne manquerai certainement pas de passer samedi. »
♥ « Vous avez reçu le précieux sésame ? Je trépigne d'impatience ! »
Peut-être ces échanges peuvent-ils vous paraître banals… Pour moi, ils sont tout, tout ce qui légitime le fait de dire que je suis écrivain, tout ce qui me donne envie de continuer à raconter des histoires pour partager, faire vibrer, pleurer, frémir, rêver tout simplement. Autour de moi, la communauté s'agrandit et les liens se resserrent entre elle et moi, emplis de complicité et d'affection, tout ce qui rend mon existence plus belle et ma sensation de vivre plus intense… Une dernière fois, merci.
Beau week-end à tous.

9 juinPlus de copies ! Que c'est bien d'être prof quand l'année se termine et que je me dis que je vais pouvoir retourner à d'autres activités ! Comme à mon pauvre chapitre 15, par exemple, écrit aux trois quarts, et que je n'ai toujours pas trouvé le temps d'achever… Comme aux deux autres chapitres que je dois rédiger dans le cadre de mon projet à plusieurs écrivains, comme la nouvelle Et la Magie fut que je dois ABSOLUMENT finaliser, comme… Vous savez quoi ? Je crois que je vais encore attendre demain pour y réfléchir !
Ne me demandez pas comment je fais pour écrire. Si mon métier est d'expliquer, ma passion consiste à ne rien décortiquer et ça marche tellement bien comme ça ! J'attendrai le syndrome de la page blanche pour me poser des questions. En attendant ce jour maudit par tous les écrivains, je vais continuer mon chemin en pays Hagan, avant de plonger dans de nouvelles contrées vers une destinée bien sombre… Qu'est-ce que je ne lui fais pas vivre à ma pauvre héroïne ! Heureusement qu'elle n'est qu'un personnage de fiction sinon elle finirait bien par m'en vouloir… ou pas ! Elle sait la tendresse infinie qui nous unit, l'attention profonde que je lui porte, au point de chercher à rectifier tous les aléas de sa vie ou de lui en offrir une nouvelle…
Presque J-4 pour le Salon du livre de Sartrouville et le plaisir de recevoir de petits mots de ceux qui vont faire le déplacement pour moi (en fait, plutôt pour le tome IV !) Peut-être cette année, encore, de nouvelles rencontres aussi belles qu'inattendues. J'adore tant les liens que crée cette aventure littéraire. En tout cas, je vous raconterai tout… quand j'en prendrai le temps !
Belle semaine.

6 juinVous avez vu ? Je bats tous les records ! Seulement trois semaines depuis mon dernier post !

Salon du livre de Sartrouville 2015
Salon du livre de Sartrouville 2015

Dernière ligne droite avant le Salon du livre de Sartrouville, 14 juin 2015 de 10 h à 18 h au parc du dispensaire. Petit clin d'œil dans le journal de Sartrouville à la saga à découvrir en page 3.
Les tomes IV papier sont arrivés à la maison. Maintenant, j'ai la collection complète de la première partie de la saga d'Aila. Moquez-vous ! Les plaisirs de la vie les plus nombreux sont les petits, les sans-grade que chaque jour la vie vous offre, si faciles à saisir ; il suffit de tendre la main… Peut-être leur modestie pourrait-elle vous amener à les négliger. Pour ma part, je considère que ce serait bien dommage, car les grands bonheurs ne sont pas si courants alors que les petits n'attendent que vous !

La saga d'Aila
La saga d'Aila

Après avoir bien avancé le tome V, « La Porte des Temps », j'ai dû m'arrêter, faute de temps pour écrire, avec un chapitre quinze inachevé (je n'aime pas ça du tout !) Cependant, je ne m'avoue pas vaincue et je compte bien repartir à l'attaque dès que je le pourrai ! 609 000 caractères, 126 000 mots, ce prochain livre s'épaissit à une vitesse fulgurante et devrait rapidement dépasser ses petits frères !
Inutile de parler des nouvelles, j'ai laissé tomber pour l'instant. Mais d'ici quelques jours, je devrais être capable de vivre plusieurs vies à la fois — si, si, je le sens ! — et, ainsi, d'écrire sur tous les fronts à la fois ! Cependant, pour le moment, seul le plaisir de poursuivre Aila dans ses aventures m'emporte… Décidément, il faut que je termine ce tome V pour pouvoir passer sereinement à une autre écriture. Allez, c'est l'histoire de cinq à six chapitres supplémentaires au plus… ou, alors, au moins ! Nous verrons !
Il me reste une semaine pour finaliser tous les détails du Salon du livre : le diaporama, les derniers avis sur le tome IV que je n'ai même pas eu le temps de traiter (pfff…), la constitution des caisses de bouquins soigneusement agencées. Encore une semaine qui va passer à la vitesse grand V ! Tout ce qu'il faut à une prof de physique !
Bon week-end à tous.

Tout le blog de fantasy Catherine Boullery Ramdam (buzz) français Archives du blog auteure


Extrait gratuit d'un des livres de la saga d'Aila offert par Catherine Boullery, auteure de fantasy (autres passages sur Amazon). Excellente lecture ;)

Au cœur de la nuit, sous la lumière diffuse de la lune, Hang longeait au grand galop la côte aux alentours de Bâmes. Depuis plusieurs jours, il guettait la venue du bateau tout à la fois redouté et espéré : celui des hommes de Césarus. À présent que ce dernier se rapprochait enfin de la rive, le Hagan affichait un sourire satisfait. Pauvres petits soldats de cet empereur, si seulement ils avaient soupçonné le comité d'accueil qu'il leur avait concocté avec art, ils auraient fait demi-tour avant même de songer à mettre un pied à terre. Malheureusement pour eux, ils ignoraient tout des pièges qui les attendaient sur la plage et se dirigeaient, non pas vers une victoire supplémentaire, mais une cuisante défaite. Ils paieraient le prix fort, foi de Hagan ! Tout était prêt pour les recevoir et les tailler en pièces, les uns après les autres. Césarus se souviendrait de cette invasion ratée avec une cruelle amertume. Le sourire sur son visage balayé par la brise s'agrandit à cette idée réjouissante.

Le navire de Tancral venait d'atteindre une crique au nord de la cité, discrète et déserte, exactement là où Hang avait estimé que Césarus déposerait ses premiers guerriers. Sans le moindre bruit, plusieurs chaloupes déversèrent leur contenu sur le sable et une centaine d'hommes s'y installèrent, attendant le signal qui les enverrait combattre. Rapidement, le bateau récupéra ses embarcations, puis reprit son voyage, le tout dans un silence presque inquiétant. À présent, il allait contourner le port en passant par le large et décharger sa seconde cargaison d'ennemis dans un endroit situé au sud de la ville cette fois, histoire d'enserrer cette dernière pour mieux l'étrangler. Hang imaginait même qu'une partie des guerriers de chaque groupe pénétrerait dans Bâmes par l'ouest, à seule fin d'accélérer le massacre des habitants ou d'obtenir leur reddition sans condition. Une surprise guettait les soldats de Césarus ; effectivement, il restait bien des villageois, mais pas un seul qui ne fut armé jusqu'aux dents et prêt à en découdre. En conclusion, aucunement ceux que leurs adversaires s'attendaient à trouver…

Revenu au camp, il descendit de cheval et rejoignit Alsone au poste de commandement.
— Ils arrivent. Comme prévu, ils ont accosté dans la première crique. Maintenant, leur navire fait route vers la suivante qu'ils atteindront dans une petite heure.
Dans la lumière d'une torche, le profil de la reine se détachait. Les sourcils froncés, un léger pli saillait entre eux à l'image de sa détermination, Alsone hocha lentement la tête. Son expression ne laissait planer aucun doute sur les sentiments qu'elle éprouvait : littéralement, elle rayonnait, ses yeux étrécis dans lesquels flottait une nuance de férocité. Ce combat allait pimenter de façon exceptionnelle sa vie devenue presque trop tranquille, bien plus que toutes ses nuits d'amour qui ne comblaient jamais totalement son vide intérieur. Elle y retrouverait exactement les sensations que son existence ne rencontrait que trop rarement : une excitation inhabituelle, une montée d'adrénaline, une forme de dépassement de soi et, plus que jamais, de l'action. Sur ce point, son partenaire actuel ne s'était pas trompé. Un court instant, son regard se perdit en direction du Hagan. L'homme avait su se glisser avec souplesse dans le moule qu'elle lui imposait, un brin d'ironie manié avec tact et une indéniable capacité à la satisfaire à tout point de vue. Alors qu'un autre l'aurait déjà lassée, il conservait sa place la nuit à ses côtés et très souvent le jour au point que d'étranges idées lui traversaient l'esprit, des idées auxquelles jamais elle n'aurait pensé avant lui, mais qu'elle rejetait impitoyablement. Elle suspectait que de nombreux paris couraient sur le temps qu'elle lui octroierait encore et s'en amusait. Après tout, surprendre restait une façon différente de séduire qu'elle adorait exploiter. La présence du Hagan ne l'empêchait pas de papillonner et de se distraire avec divers partenaires : trop d'appétit, la nécessité absolue de conquérir, mais elle revenait vers lui, parce qu'il lui offrait bien davantage que de simples moments de plaisir.
Son regard tourné vers le futur lieu de l'affrontement, Hang réfléchissait à toute vitesse, tout en vérifiant mentalement, une ultime fois, la cohérence parfaite de ses plans dans les moindres détails. Un bref instant, un vague sourire éclaira son visage ; finalement, il se révélait un excellent stratège…
Puis ses pensées s'attardèrent sur Alsone ; elle jubilait, excitée par le massacre sur le point d'être perpétré. Pourtant, au départ, la convaincre avait relevé du défi. Quand Hang lui avait proposé d'aller défendre le port de Bâmes, elle s'y était opposée avec fermeté. Il était hors de question qu'elle envoyât un seul soldat supplémentaire pour soutenir l'alliance entre les pays au nord du sien, persuadée qu'elle ne craignait rien de Césarus ; elle saurait le faire plier comme tous les autres. Opiniâtre, Hang avait testé toutes les ficelles imaginables pour l'amener à fléchir, voire à réfléchir, mais, butée, elle refusait tout en bloc, démontant chacun de ses arguments avec une mauvaise foi évidente, impossible à contrecarrer. Pourtant, le Hagan ne s'était pas découragé et avait fini par l'atteindre.
— En fait, je comprends enfin la raison de ta résistance : tu ne veux pas te battre. J'en suis sûr, car, si tu désirais manier l'épée ou la hache comme une véritable femme de guerre, tu serais la première à te jeter sur quelques ennemis avec moi. Aucun combattant digne de ce nom ne manquerait une telle occasion de vivre ces instants exceptionnels.
Alsone s'était figée. Du coin de l'œil, il avait observé avec plaisir la légère crispation de sa mâchoire, très explicite sur la façon dont elle venait de ressentir son attaque. Tardant à répondre, elle avait fini par lâcher :
— C'est faux.
— Alors, prouve-le ! Bats-toi avec moi ! Si tu te sens un peu rouillée, pas de souci. Dorénavant, ce sera entraînement tous les matins et tous les soirs pendant le trajet jusqu'à Bâmes. Et même la nuit si tu le souhaites…
Hang avait relevé le menton, la défiant du regard tout en se rapprochant sensiblement d'elle. Elle s'éloigna avec un geste d'humeur, les maxillaires toujours serrés et les yeux allongés en deux fentes emplies de colère qu'elle tourna vers lui.
— C'est ça ! Je lis sur ton visage que tu ne me crois pas capable de me battre aussi bien que toi ! Mais tu te trompes ! D'ailleurs, à ce sujet, tu te ramollis également ! Je ne t'ai pas vu t'exercer une seule fois depuis que tu es ici. Peut-être te donnerai-je des leçons de modestie ! Je suis une reine, ne l'oublie jamais si tu veux rester en vie…
Nullement effrayé par sa menace, Hang s'avança vers elle et l'enlaça avec force, son magnifique sourire aux lèvres, mi-moqueur mi-enjôleur, destiné à achever de la faire fléchir.
— Je dois reconnaître que j'ai davantage utilisé mes heures à de voluptueuses et charnelles occupations depuis mon arrivée, mais je suis prêt à en changer pour toi et avec toi, tout de suite, et à te montrer que ma puissance physique se prête à tous les combats…
Sans le moindre égard, Alsone repoussa ses bras. Cependant, le regard fixé sur un horizon imaginaire, l'expression sur son visage s'était modifiée, tandis que, dans ses prunelles, brillait une lueur dangereuse, celle de la femme déterminée qui lui prouverait sa valeur au cœur des batailles. Après un long silence qui aurait pu signifier à Hang qu'il était temps pour lui de prendre congé, mutine, elle se tourna vers lui :
— Est-ce qu'une poudre sombre qui explose quand on l'enflamme pourrait t'intéresser ?
Étonné, il l'observa un instant avant de se rapprocher de nouveau.
— Belle et surprenante souveraine, raconte-moi tout à son sujet…
Du pas de l'homme de guerre sur le point d'en découdre, Eustache pénétra dans le poste de commandement, rejoignant la reine d'Estanque et le Hagan. Ces derniers et leur armée n'avaient pas eu besoin de leur laissez-passer à la frontière parce que l'intendant d'Avotour les y avait attendus de pied ferme, accompagné par une centaine de soldats. Lui aussi participerait à la bataille. Il n'allait quand même pas abandonner la défense de son pays à une poignée d'inconnus sans même lever le petit doigt ! Discret bras droit du roi, peut-être, il n'en demeurait pas moins un chef efficace et volontaire qui, en l'absence de Sérain, saurait se montrer à la hauteur de sa tâche.
— Quelles sont les nouvelles ? demanda-t-il sans préambule.
— Le premier débarquement des hommes de Césarus vient d'avoir lieu. Ils patientent sur la plage. Nous devons regagner nos positions respectives avant la seconde fournée, expliqua Hang, son regard dirigé d'abord vers Alsone, puis Eustache. La stratégie de l'empereur se déroule conformément à nos estimations. Il ne se méfie absolument pas… Comme prévu, je m'occupe des soldats de la première crique, Alsone, tu retournes rapidement à la deuxième et vous, sire Eustache, préservez la ville et l'arrière-pays.
Sous la tente, un silence d'une gravité particulière s'installa. Alsone venait enfin de cesser de prendre cette attaque pour une simple distraction exaltante. Bientôt, ils se confronteraient tous au sang, à la mort, à la souffrance et en ressortiraient soit grandis soit anéantis. Pour elle qui résolvait la majorité de ses problèmes par des jeux de manipulation et de séduction, le pari apparaissait de taille. Sans un mot, après un léger hochement de tête, ils se séparèrent, affichant une assurance qui cachait forcément une légitime appréhension.

Hang rejoignit les soldats sur la falaise et s'adressa au gradé qui se présentait devant lui.
— Les hommes sont-ils tous à leur poste ?
— Oui, monsieur, nous n'attendons plus que votre signal pour les arrêter.
— Non, pas les arrêter, capitaine, les tuer tous, sans exception. Nous ne ferons pas de quartier. Si le moindre doute persiste dans votre esprit, refaites passer la consigne immédiatement et, souvenez-vous, ces guerriers n'en sont plus tout à fait. L'empereur leur a enlevé la capacité de réfléchir par eux-mêmes. Ils sont venus nous exterminer et se moquent éperdument de mourir. Ceux que vous ne parviendrez pas à éliminer se débarrasseront de vous sans hésiter, suis-je bien clair ?
— À vos ordres, monsieur. Je transmets vos précisions sur-le-champ pour être certain que tous nos soldats ont saisi l'importance de les achever.
Le capitaine s'esquiva tandis que Hang s'installait en observateur discret, attendant les premiers mouvements de la troupe de Césarus pour intervenir. Sous la lumière blafarde de la lune, les guerriers de Tancral se tenaient immobiles, serrés les uns contre les autres, dans un silence absolu. Aila avait expliqué au Hagan que l'empereur leur avait enlevé toute humanité. En son for intérieur, il espéra qu'il leur restait suffisamment de vie pour la leur ôter, sinon le combat risquait de devenir fort compliqué. Aila… Son image ne cessait de flotter dans son esprit. Quelle n'avait pas été sa surprise de la découvrir près de son lit le fameux soir où elle avait débarqué pour lui demander son aide et combien il avait dû lui en coûter de venir le solliciter ! Aila… Toujours aussi… Aussi quoi ? Quelle femme… Il revoyait son regard sombre et pétillant d'énergie, celui qu'elle posait sans concession sur le monde et, parfois, sur lui… Que n'aurait-il pas donné dans ces instants pour y lire de l'amour à son égard ? Il adorait sa souplesse féline, à la fois physique et mentale, qui lui permettait de se glisser à travers toutes les épreuves et d'en ressortir encore plus aguerrie et fascinante. Quoi qu'il lui arrivât, elle rebondissait avec une espèce de candeur désarmante, mue par cette fragilité intérieure qui, en permanence, se métamorphosait en force après quelques larmes et un moment de découragement. Elle possédait un pouvoir bien plus grand que la plupart des êtres qu'il côtoyait, pas un de ceux offerts par la magie des fées ou les Esprits de la Terre, non, un pouvoir qui n'était que le sien et qu'elle utilisait sans même s'en apercevoir. Elle savait aimer, pas un, mais tous, et sa profonde bienveillance protégeait les gens comme une onde de chaleur, avant de les entraîner dans son sillage comme un torrent de vie tout à la fois impétueux et impérieux… Elle en devenait terrifiante, car, presque inaccessible, et pourtant il l'avait trouvée terriblement irrésistible, à tel point qu'il avait préféré la quitter plutôt que de demeurer avec elle sans jamais en être aimé. Une nouvelle fois, l'image de sa silhouette blanche se forma devant ses yeux et il se revit la suivre vers le balcon, comme un papillon de nuit attiré par sa lumière… Quoi qu'il advînt, il en était cruellement conscient, elle pourrait lui demander n'importe quoi et il s'y plierait. Parce qu'Aila resterait la première femme à avoir touché son cœur, certains sentiments ne s'effaçant jamais vraiment complètement, parce qu'elle n'agissait jamais au hasard, même quand elle le croyait, parce qu'il sentait en elle une grandeur d'âme qui dépassait celle d'une simple personne. Elle aurait pu être reine… Non, de fait, elle apparaissait plus qu'un titre dans une quelconque hiérarchie. Un peu comme les Esprits de la Terre, elle se révélait omniprésente et insaisissable, un être vivant comme lui, même si, avec sa pierre bleue et ses prunelles argentées, elle brillait d'une façon de moins en moins humaine. Un soupir enfla dans sa poitrine, vaguement douloureux.
Attirante, fière et exigeante, Alsone avait constitué un dérivatif efficace à son amour sans retour. Si Hang n'était pas totalement insensible à ses charmes et à sa force de caractère, il appréciait surtout le défi qu'elle avait représenté pour lui et qu'il avait sciemment choisi de relever. Elle avait occupé son corps et ses pensées, tandis qu’il rivalisait d'imagination pour la surprendre et se rendre indispensable. Jusqu'à présent, son stratagème avait plutôt bien fonctionné, à un détail près, Aila était revenue le chercher, réveillant dans le même temps les émotions qu'il avait refoulées. Loin d'elle, tout semblait tellement plus facile… Il s'en était bien sorti dans leur face à face, avec l'impression d'avoir su contrôler sans trop de difficultés les sentiments que sa présence avait ravivés. Enfin, jusqu'au moment où elle avait saisi ses mains pour l'emmener vers Bâmes, son corps, bien que distant du sien, entre ses bras. À cet instant précis, leur relation avait irrémédiablement basculé. Leurs esprits s'étaient unis et la seule évocation de ce contact le troublait toujours aussi profondément. Étrangement, sa façon de le ressentir semblait, elle aussi, avoir évolué, à présent différente de celle qui l'animait depuis le premier jour où Aila était apparue dans sa vie. Ils avaient partagé un instant unique qui l'avait lié à elle plus que ne l'aurait fait n'importe quelle nuit d'amour. Depuis, il la sentait en permanence en lui, comme l'aboutissement d'une communion intérieure, comme si, en fusionnant leurs âmes, elle avait disséminé un peu d'elle-même dans les cellules de Hang. Elle était en lui, même si elle ne serait jamais à lui. La sensation éprouvée lui paraissait toujours plus intense et plus profonde, car la plénitude qu'elle avait abandonnée en lui par ce geste était infinie… Avait-il dispersé autant de traces chez Aila ? Ressentait-elle également cette intimité qui les liait étroitement ?
Tout d'un coup, sans la moindre raison visible ou audible, les hommes de Tancral se mirent en mouvement. Plongé dans ses pensées, ce fut à peine si le cliquetis de leurs armes alerta le Hagan. Réagissant aussitôt, il enflamma la première ligne de poudre. Avant son départ pour Avotour, il s'était bien amusé à tester le principe de cette découverte fortuite et la façon de l'employer, les explications d'Alsone se révélant plus que succinctes à ce sujet, sans parler des origines des quatre tonneaux disposés dans un endroit sec et oubliés jusqu'à cette occasion. Si, au début, il avait essuyé de cuisants échecs et de multiples déboires, il était parvenu à maîtriser les facéties de cette matière sombre, entraînant finalement la souveraine dans ses ultimes expérimentations et, du même coup, dans des discussions animées sur l'optimisation de son utilisation. Une salve de détonations lointaines retentit un instant avant les siennes. Alsone avait été plus réactive que lui et elle allait lui en rebattre les oreilles pendant un bon moment. Hang regarda les guerriers de la plage projetés en l'air par les explosions et, incrédule, observa la grande majorité d'entre eux, pourtant en piteux état, se relever malgré tout. Vivants tant qu'ils n'étaient pas morts… Ce constat résonna d'une façon toute particulière dans les pensées du Hagan pour qui leur incroyable résistance prenait à présent une signification concrète, une sourde angoisse naissant dans son cœur. En tout cas, un fait était avéré, ces hommes n'étaient vraiment plus comme les autres. D'un geste sûr, il alluma sa deuxième ligne de poudre et de nouvelles déflagrations retentirent, mais Hang s'aperçut rapidement que le compte n'y était pas, trop rares étaient ceux parmi les soldats de l'empereur qui restaient à terre, moins d'un pour vingt… À son signal, une nuée de flèches s'abattit sur leurs adversaires qui s'obstinèrent malgré tout à progresser, même transpercés de part et d'autre. La douleur ne les ralentissait pas et, tant que leurs fonctions vitales demeuraient intactes, ils avançaient. Dans ces conditions, cent hommes de Césarus en valaient facilement deux cents et eux n'étaient qu'une cinquantaine pour tenir la crique. Le Hagan hurla aux archers :
— Ne touchez plus que le cœur ! Vous devez les tuer, pas les blesser !
Sans hésitation, il attrapa l'arme d'un Avotourin maladroit et ajusta sa visée.
— Moins un ! cria-t-il.
Il plaça une deuxième flèche, puis la décocha.
— Moins deux ! Faites comme moi, réjouissez-vous de ceux qui tombent à terre !
Les projectiles ne pleuvaient plus, remplacés par les traits des meilleurs tireurs qui transperçaient l'organe central de leurs adversaires, tandis que l'énumération de la quantité de morts maintenait de façon artificielle une ambiance dynamique et positive au sein de la troupe, ébranlée un instant auparavant par l'anormale vitalité des guerriers de l'empereur. Cependant, malgré tous leurs efforts conjugués, Hang songeait que ces derniers restaient encore trop nombreux à se tenir debout, peut-être une cinquantaine qui, malheureusement, comptait double… Rapidement, le stock de flèches se tarit et il se redressa. Pour lui, le temps était venu de se lancer physiquement dans la bataille. Saisissant sa magnifique hache à deux têtes, il demeura un moment immobile, son regard fixé sur ses ennemis. Il avait toujours adoré quand Aila faisait tournoyer son kenda au-dessus d'elle. Rien que par ce mouvement, elle impulsait une telle énergie qu'elle décuplait la force de tous. Aujourd'hui, cette heure était la sienne et il ne manquerait ni de panache ni de courage dans cette lutte au corps à corps. Elle n'était pas là, mais il se battrait pour elle et il vaincrait, quel que fût le prix à payer. Alors, ses muscles bandés, les mâchoires serrées, il brandit son arme, puis l'amena à pivoter, lentement d'abord, puis de plus en plus vite. Tandis que naissait le léger sifflement de l'acier qui fendait l'air, il hurla :
— À l'attaque ! Tuez-les tous !
Un véritable mugissement monta dans les rangs des soldats et tous s'élancèrent vers leur destin, Hang en tête, sa hache prête à faucher tous ceux qui se mettraient sur sa route.

Alors que les contractions d'Aila se rapprochaient, la souffrance lui paraissait à peine supportable par moment. Le temps était peut-être venu de rejoindre Nestor et de le réveiller. Elle pénétra dans la maison et frappa à la porte de sa chambre. Très rapidement, il apparut en chemise de nuit, les cheveux en bataille.
— Dame Aila ? Que se passe-t-il ?
Il remarqua le souffle un peu court d'Aila et son teint blême.
— Êtes-vous blessée ? demanda-t-il, visiblement inquiet.
— Non, j'ai juste besoin que vous me trouviez une Hagane, une accoucheuse, plus précisément.
Nestor écarquilla les yeux. Il regarda derrière Aila, cherchant la femme concernée. Ses sourcils se froncèrent.
— Pour quelle raison ? Qui va accoucher ? ajouta-t-il, un peu dérouté.
— Moi…, répondit-elle.
Son visage perdit sa sérénité quand une nouvelle contraction lui coupât la respiration, sa main s'accrochant au chambranle de la porte.
Nestor ouvrit des yeux encore plus ronds.
— Mais… mais vous n'étiez pas enceinte hier ? balbutia-t-il, incertain.
Visiblement, le brave homme ne comprenait plus rien.
— Si, mais je le cachais habilement. Nestor, personne ne doit le savoir, absolument personne. Choisissez avec grand soin la Hagane que vous ramènerez et prétendez que je suis fiévreuse.
Puis elle insista :
— Je vous le répète, pas un mot à quiconque, c'est une question de vie ou de mort.
De multiples expressions fugitives s'affichèrent sur les traits de Nestor, puis un immense sourire s'épanouit sur ses lèvres.
— Je vais être grand-père ! s'exclama-t-il, radieux.
Aila ne put s'empêcher d'émettre un rire tandis qu'il continuait :
— C'est vrai. Vous êtes comme ma fille. Venez, installez-vous dans ma chambre.
— Nestor, c'est inutile, je peux…
— Je n'admettrai aucune protestation. Il ne sera pas dit que je laisserai mon enfant accoucher ailleurs que dans un endroit confortable.
La soutenant par le bras, il la conduisit avec prévenance vers le lit.
— Auriez-vous une grande chemise à me prêter ? demanda-t-elle.
— Je vous en donne une tout de suite.
La jeune femme s'assit tandis que Nestor fouillait dans son armoire. Il se tourna vers elle et, quand leurs regards se croisèrent, elle s'aperçut de l'émotion extrême de son ami que trahissaient ses yeux humides. Les mains légèrement tremblantes, il lui tendit le vêtement escompté. Un instant, il sembla hésiter, puis, se penchant vers elle, il déposa un baiser très doux sur ses cheveux avant de préciser :
— Ne vous inquiétez pas, je me dépêche !
— Pas de souci, Nestor. Je vous promets que je serai encore là à votre retour.
— J'y compte bien ! Je veux être un des premiers à faire la connaissance de ce petit bout de chou !
Aila grimaça une nouvelle fois.
— Finalement, si vous pouviez courir, je crois que j'ai un peu trop tardé à vous prévenir…
Nestor ne fit ni une ni deux. Il enfila juste son pantalon et ses chaussures en quatrième vitesse avant de se précipiter vers le camp.
Hang traçait son chemin au milieu des guerriers de Césarus. Pas de quartier, ne cessait-il de se répéter, tandis que, sans répit, sa hache tranchait tout ce qui passait à sa portée. Il devait tous les tuer et, petit à petit, l'un après l'autre, ils périssaient. Sa bravoure et sa détermination stimulaient ses compagnons, alors même que certains tombaient sous les coups des hommes de Tancral. Malheureusement, leurs soldats ne résisteraient plus très longtemps dans cette lutte inégale. Dorénavant moins nombreux qu'eux, leurs ennemis se révélaient plus forts parce qu'insensibles à toutes formes de douleur. Tant qu'ils n'étaient pas morts, ils combattaient comme s'ils n'avaient rien. Un moment envahi par le découragement, le Hagan se ressaisit et, sans faillir, la hache levée, repartit à l'attaque.


Envie de voir toutes les œuvres de Catherine Boullery, auteure de fantasy ? Retour sur le site de fantasy
'