Les Archives du blog de #fantasy de février 2015
tome 4 - La Dame Blanche

La saga d'Aila  fantasy


fantasy fantasy

Note : 4.5 / 5 avec 210  critiques officiel

Les archives du blog de fantasy d'Aila de février 2015

15 févrierMes premiers commentaires sur le tome IV ! Comme je les ai attendus ces petits, espérant que seul le manque de temps expliquait leur lenteur à se manifester. Donc, heureuse et ravie d'être parvenue à emmener mes lecteurs au bout de cette saga et de les abandonner, comblés, une fois la dernière page tournée…

Commentaire sur Amazon
« Super saga d'Aila !!!
Voilà, c'est fini !!! Le quatrième tome d'Aila "La Dame Blanche" est rangé (électroniquement) après avoir été dévoré littéralement !! Il faut dire que j'étais resté sur ma faim depuis janvier 2014 après le troisième tome L'Oracle de Tennesse !! et j'avais vraiment hâte de retrouver ces aventures.
Que dire de cette saga ? Que c'est de la Fantasy dans ce qu'il y a de plus pur et de plus beau ? Que l'on est pris dès la lecture des premières lignes du tome 1 et que l'on ne peut plus se détacher ? Que l'héroïne et les autres personnages sont bien dessinés et attachants (les bons surtout) ? Que les aventures peuplées des personnages ayant bercé notre enfance (héros se sortant de toutes les situations, mais tellement humain avec ses doutes, fées, sorcières, chaman…) sont extraordinaires et merveilleuses ? Que… ?
La réponse est oui…, 1000 fois oui.
 
Chapeau bas à l'Auteur.
J'adore la Fantasy, la SF et j'en ai lu beaucoup…, mais là… On en reste coi !! L'imagination de l'auteur est débordante, virevoltante, bondissante… On pense en avoir atteint ses limites… et hop, on va encore plus loin, toujours plus loin dans le merveilleux et les rebondissements.
 
C'est du pur bonheur. On en redemande.
Rarement une saga m'a « emporté » de cette façon. J'attends avec impatience une suite éventuelle ou une autre saga de cet auteur.
 »

Commentaire (sur UPblisher)
« Captivant
Je l'ai attendu… et je n'ai pas été déçue !
Ce quatrième tome a tout : la poésie, l'imagination, le style et la belle écriture, habituels chez Catherine Boullery, mais, en plus, un suspense tout à fait captivant ; je crois que j'ai été encore plus "accrochée" que dans les trois premiers tomes !
Je ne connaissais pas ce monde de la "Fantaisy" et c'est pour moi une grande découverte.
La suite se passera 15 ans après… mais pas la publication ? »
Ah… j'oubliais d'ajouter ce petit mot personnel qui m'a été écrit : « Nous revenons du Panama et j'ai profité de la plage pour lire "
La Dame Blanche"… J'étais tellement absorbée que j'en oubliais d'aller me baigner… d'aller manger… quelle imagination… quelle poésie… Où vas-tu chercher tout ça ? un vrai régal !!! »

Une belle façon de commencer mes vacances, non ?
Belle journée.

14 févrierBonne Saint Valentin à tous ! L'amour dont vous vous entourez représente la meilleure protection contre les coups du sort et les méchants virus. Aimez, soyez aimé et réjouissez-vous de ce bonheur comme si, à lui seul, il comblait votre vie ! À force de réaliser la chance que vous avez, vous parviendrez bien à influer sur votre destin pour lui faire suivre le chemin voulu !

Joyeuse Saint Valentin 2015
Joyeuse Saint Valentin 2015

« Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone ! » et deux nouvelles déclarations !
Le premier de la part de Cassandre Bly :
« #jedeclaremaflamme à Catherine Boullery avec "la saga d'Aila".
Une aventure extraordinaire que j'ai aimé vivre pour chaque roman que j'ai pu lire. Avec l'incroyable récit de l'auteure, nous sommes transportés dans des univers parallèles où nous voyageons et où notre imaginaire n'a aucune limite. Des personnages attachants à qui l'on peut s'identifier et parfois se comparer… Une héroïne qui a une force sans limites, mais avec une fragilité bouleversante. On est incroyablement liés à cette histoire, on vit chaque instant avec eux, avec peur, amour, suspens, désarroi, espoir. Une histoire magique qui réveille en nous des sentiments jusque-là inconnus… Une vraie histoire d'amour. Je n'attends qu'une seule chose… La suite…
 »

Le second de la part d'É. Aubé
« Parce qu'en hiver il fait froid, je profite de quelques minutes pour déclarer ma flamme - #jedeclaremaflamme – à une auteure qui le mérite !
C'est l'hiver, il fait froid et du coup vous grands lecteurs vous vous retrouvez soudain fort dépourvu de lecture au coin du feu… ! Mais que vais-je bien pouvoir lire maintenant ? Question existentielle s'il en est ! J'ai une proposition pour vous : une saga de fantasy, en 4 tomes d'une auteure aux talents multiples, Catherine Boullery !
Alors, oui, je sais ce que vous vous dites, la fantasy ce n'est pas votre style. Moi non plus, ce n'était pas forcément le mien, mais comme on dit, il faut se faire un avis avant de juger. J'ai donc acheté le premier tome et je dois bien avouer que Catherine Boullery a bien joué son coup, elle m'a captivé. Ou plutôt Aila, l'héroïne de cette saga ! Le rythme est enlevé, le monde d'Aila très bien décrit, on y plonge dedans sans souci, les personnages sont tous différents et chacun peut s'y reconnaître, moi j'ai mon préféré, mais, chut, je ne dirai rien ! À vous de découvrir par vous-même !
Et en plus, vous avez de la chance, les quatre tomes sont déjà tous sortis, vous n'aurez donc pas à attendre comme moi un an entre chaque tome !
Donc, n'hésitez pas à lire cette saga !
 »
Combien ma chance est grande d'être portée, encouragée, entourée par autant de monde !
Découvrez la nouvelle page sur le site dans le coin de l'auteur : Je déclare ma flamme à la saga d'Aila
Belle journée sous la pluie !

13 février« Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone ! » est un véritable feu d'artifice que je dois à Maxime Duranté, autant à mon égard qu'à celui de la promotion de tous ces auteurs qui sont des personnes autant que des écrivains, et qui ne sont pas au cœur de ces livres dont tout le monde parle, parce que portés par une promotion qui les vend avant même leur sortie :
« C'est à mon tour de me lancer et de participer à l'opération, aussi #jedeclaremaflamme à Catherine Boullery (calmos les gars ! elle est mariée et maman de plusieurs enfants magnifiques) et je vous prends quelques secondes de votre précieuse attention. Vous pourrez retourner regarder des vidéos de chats ou fantasmer sur Jon Snow après, selon vos affinités.
Alors, je vais pas vous faire le sempiternel résumé de l'œuvre, déjà parce que je suis une quiche de niveau intergalactique en la matière (ceux qui ont vu ma quatrième de couv' en témoigneront volontiers), mais aussi et surtout parce que moult de mes prédécesseurs se sont coltinés à la tâche avant moi. Inutile, donc, de redire ce qui a été dit en mieux ; je me contenterai de casser quelques préjugés qui vous auront sûrement obscurci l'esprit si vous vous êtes penchés sur la saga de Catherine, gros empressés que vous êtes : oui, on pourrait penser que l'histoire est gnangnan en se fiant au thème abordé (« des fées, HAHA, DES FÉES. J'ai passé l'âge de regarder les Winx ! »).
Je sais pas si certains se le rappellent, mais j'avais commencé à traduire le début de cette histoire à une époque dont la date m'échappe, embrumée qu'elle est par les vapeurs d'éthanol.
En un chapitre et un prologue, j'avais traduit plus de trucs fondamentalement adultes que sur tout le premier tome d'Averia.
Et Averia, ça parlait pas exactement de fées toutes mignonnes, hein.
Bref. Tentez ; lisez. Sautez le pas.
Non, ce que je voudrais vraiment aborder aujourd'hui, c'est le PROJET. Un projet qui me tient tout particulièrement à cœur, puisqu'il s'agit de donner à la littérature un visage humain. Nombreux sont, encore qu'ils soient en voie de disparition depuis l'avènement des Anges de la Téléréalité et autres conneries débilitantes, ceux qui lisent, parcourent, dévorent les best-sellers tirés à des millions d'exemplaires. Nombreux sont ceux qui donnent leurs deniers à Fifty Shades, à Twilight, à Divergente, sans même savoir si le jeu en vaut la chandelle. Tapage médiatique oblige, on suit comme des moutons dévalant la pente parce qu'on nous agonit d'exhortations à acheter : voilà la vraie boule de neige que nous créons avec nos corps rondis. Combien, parmi ces lecteurs assidus et occasionnels, ont déjà conversé avec l'auteur d'une œuvre qu'ils ont appréciée ? Ah c'est sûr, aborder Meyer avec un Anglais approximatif, c'est pas ce qu'il y a de plus facile. Vous êtes noyés dans la masse bêlante, au fond.
Il y a des occasions, sous votre nez, de faire des rencontres. De faire un avant vers l'auteur, de rentrer dans une réelle communauté. Elle existe, il suffit de se pencher sur les auteurs que les medias n'ont pas daigné éclairer à grand renfort de campagnes étouffantes, tellement racoleuses qu'il est impossible de porter ses yeux où que ce soit d'autre.
La PERSONNE derrière la saga d'Aila. Nous y sommes. Catherine ? Une prof de physique qui a la fibre d'enseigner, tant et si bien que des journées de 24 h ne sont guère suffisantes pour concilier travail, famille et passion d'écrire. Catherine travaille comme douze, c'est une personne qui aime danser, courir (la convalescence et les béquilles lui pèsent !), qui embrasse la vie dans toute sa simplicité et ce qu'elle a de meilleur. Mais pourquoi Catherine travaille-t-elle, et pour quoi sue-t-elle sang et eau tous les jours de sa vie ? Pour un salaire de prof ? L'éducation nationale n'a jamais été un seigneur rempli de mansuétude. Pour des ventes explosives, une rémunération à hauteur du temps passé à déverser ses tripes sur un clavier ?
Vous voulez faire le taux horaire du métier d'auteur tel qu'il existe VRAIMENT, et non tel que Meyer, Rowling et compagnie vous le font fantasmer ?
J'pense pas.
Penchez-vous, découvrez ! C'est pas comme si le début des tomes était pas accessible gratuitement ! Donnez sa chance à une PERSONNE et non à une traduction industrielle !
Le livre est une industrie. Il a cessé d'être une aventure.
En passant, chapeau à UP. Notre collaboration fut brève et je regrette qu'elle n'ait pas abouti, mais cela a été un plaisir intense de travailler avec des gens qui vivent la littérature à dimension humaine.
 »
Voilà, ce message se suffit à lui-même, pas la peine d'en rajouter ! Merci Maxime !
Belle journée.

12 février« Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone ! » et deux nouveaux commentaires qui m'ont ravie par leur gentillesse et le symbole qu'ils représentent pour moi. Le premier de la part de P. Causse :
« #jedeclaremaflamme
à la saga Aila de Catherine Boullery
A  comme Aila
M  comme Magique
O  comme Originalité
U  comme Ultraaddictif
R  comme Remarquable
Une imagination foisonnante, des personnages attachants, une lecture fluide qui font le succès de cette saga. Le lecteur au fil des chapitres ne s'ennuie jamais.
Mais la réussite d'un livre n'est-elle pas lorsque le lecteur tourne mélancoliquement la dernière page ?
Plongez sans hésitation dans cet univers envoûtant et savourez votre lecture à petite dose pour faire durer le plaisir !
 »

Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone !
Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone !

Le second de la part du site de fantasy sur lequel je sévis par intermittence (selon mes disponibilités parfois réduites), Dol Celeb, porté par son adorable admin, Ervael, un site sur lequel j'ai fait de belles rencontres et vécu des moments intenses. Encore un geste profondément touchant à mon égard…
« Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone »
Aujourd'hui, #jedeclaremaflamme à Catherine Boullery. Peu étonnant dirons les plus fidèles de Dol Celeb et du forum, mais cette auteure est un modèle pour sa saga
Aila et la Magie des Fées.
Cet univers des plus originaux, apportant de la variété dans le paysage du genre, narre les aventures de la jeune Aila investie de pouvoirs avec lesquels elle devra sauver le monde et la magie (rien que ça). Une belle aventure dans laquelle Aila se découvrira et évoluera bien entendu parce qu'elle vivra.
Mais Aila n'est pas qu'une belle saga littéraire, bien menée, c'est aussi une belle aventure, celle de son auteure. Par la passion et son investissement dans son projet, nous avons pu voir suivre son avancée, ses premiers succès et sa réussite. On ne peut qu'être admiratifs devant ce qu'elle a accompli, car beaucoup auraient renoncés face à la difficulté d'écrire ne serait-ce qu'un seul roman, suivie des difficultés pour être publié et de diffuser son œuvre. Alors oui, Catherine est un modèle pour les jeunes auteurs, prouvant que quand on croit en son projet et qu'on se donne les moyens, on peut y parvenir !
 »
Les mots continuent de m'échapper, mais mon cœur se gonfle de bonheur…
Belle journée.

11 févrierToujours au cœur de l'opération  : « Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone ! », voici un second commentaire, tout aussi touchant que le premier, de la part d'Amandine Brs :
« Aujourd'hui, #jedeclaremaflamme à Catherine Boullery et à sa quadrilogie La Saga d'Aila. Vous êtes amateur de fantasy francophone ? Vous voulez un peu d'originalité ? Alors, osez Aila et la Magie des Fées !
Aila et la Magie des Fées, c'est avant tout un univers riche, dense et féerique. Une aventure dépaysante qui nous entraîne dans les pas d'une jeune héroïne, Aila, qui devra affronter de nombreux obstacles pour parvenir à accomplir sa destinée et pour ne pas se perdre en route. Aila voit sa vie basculer du tout au tout, lorsqu'elle se retrouve investie du pouvoir des Fées. Mais dans sa quête pour sauver le monde et empêcher la disparition de la magie, Aila craint de perdre son identité…
Aila et la Magie des Fées, c'est aussi une écriture fluide et soignée, une plume accomplie. Catherine Boullery sait utiliser les mots justes pour nous entraîner dans son imaginaire.
Mais
Aila et la Magie des Fées, c'est aussi un projet de plusieurs années. Derrière le livre, une auteure qui a su porter son rêve jusqu'au bout. Comme Aila, Catherine a surmonté les obstacles pour accomplir son rêve. Elle a tout mis en œuvre pour que son roman grandisse, évolue et sorte de l'ombre. Pas assez au goût de ses lecteurs, alors nous lui déclarons notre flamme pour que d'autres rejoignent ce qui lui tient tant à cœur : la communauté d'Aila. Car, pour Catherine, Aila et la Magie des Fées, c'est avant tout un moyen de partager. L'écriture sans le partage n'est rien, et Catherine l'a bien compris. En résumé, Aila et la Magie des Fées, c'est un univers travaillé et foisonnant, une histoire dont les enjeux sont multiples et une écriture impeccable. Un livre pour adolescents, jeunes adultes et tous ceux qui ont su garder une âme de rêveur. Mais surtout, c'est l'œuvre d'une auteure qui mériterait davantage de lumière. »
Que pourrais-je bien ajouter face à tant de gentillesse ? Honnêtement, je n'en sais rien… Les larmes me sont montées aux yeux tandis les mots s'étranglaient dans ma gorge. Puis l'émotion a explosé dans mon cœur et, d'un geste bref, j'ai essuyé un peu d'humidité sur le bord de mes cils…
Belle journée.

10 févrierDimanche dernier, j'ai découvert l'opération  : « Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone ! » (en fait, j'en avais vu l'image sans vraiment percuter) quand une de mes anciennes élèves a posté un adorable commentaire sur lequel je suis tombée :
« #jedeclaremaflamme à Catherine Boullery, auteure de La Saga d'Aila.
Catherine Boullery est professeure de Sciences-Physique au lycée de mon quartier. J'ai eu le plaisir de l'avoir en Première Scientifique, mais j'étais loi de me douter que derrière cette enseignante de Physique-Chimie se cachait l'âme d'un écrivain. Je l'ai découvert seulement en mai dernier, en discutant avec elle, premières retrouvailles en trois ans. Adepte de Fantasy, ce fut pour moi une grande surprise, mais surtout un grand plaisir. Je me suis plongée presque aussitôt dans la lecture, curieuse et impatiente de faire connaissance avec un tout nouveau monde, mais aussi confiante. Et je ne fus pas déçue.
J'ai très vite été conquise par son style fluide, bien construit, très agréable à lire, qui me portait de page en page pour m'apprendre une histoire pleine de magie et d'aventure. Ce qui m'a enchanté le plus, ce sont les descriptions envoûtantes de l'auteure, qui arrive à nous transporter dans son monde avec une facilité déconcertante, du moins en ce qui me concerne. À tel point que j'ai enchaîné les trois livres (versions numériques) en deux semaines. Digne de son métier premier, l'auteure se détache des autres par sa touche personnelle, si originale dans son œuvre : la science poétique, ou même poésie scientifique. Et aujourd'hui, la seule chose qui m'a retenue d'acheter et de lire le 4e tome en version numérique, c'est le plaisir de vouloir le découvrir, celui-ci, en ce bon vieux format papier qui me tient tant à cœur.
La saga d'Aila, c'est l'histoire d'une héroïne mature pour son jeune âge, dont l'enfance n'a pas été simple, qui va devoir quitter son foyer pour faire ses preuves et entamer une quête qui ne trouvera sa fin que dans le 4e et dernier tome… Aila est une jeune fille à la fois rebelle et touchante, qui se dévoile au fur et à mesure du roman, et va tout donner pour accomplir sa tâche… et pour cela elle va devoir faire des sacrifices, mais surtout renoncer à une vie ordinaire, car la sienne se retrouve propulsée par le destin. Intrépide et combative, douce et ferme, avide de connaissance, cette nouvelle figure du genre de la fantasy n'a pas tardé à entrer dans le cercle de mes héros préférés. Mais elle n'est pas la seule  nombre de personnages se bousculent à ses côtés : frère, amis, ennemis, rivaux, ou même amant (je l'ai découvert toute seule !) C'est aussi la richesse des relations entre personnages et de leurs pensées qui m'a séduite.
Le contexte bien recherché, les personnages complexes et complets, tout autant que les paysages divinement décrits forment une saga palpitante, riche en actions mais aussi en émotions. L'auteure manie les mots de sa plume habile pour créer le suspense et ainsi nous mener par la bride jusqu'au bout de l'aventure. Amour, féérie, combats, magie, voyage, amitié, tous ces éléments s'associent harmonieusement pour nous offrir un livre tout simplement envoûtant. Et je dirais même, magique.
 »
Son geste m'a profondément émue et je l'ai partagé sans songer qu'il allait donner des idées à certaines personnes qui soutiennent l'auteure que je suis. La première surprise, ce fut moi quand j'ai découvert que deux autres personnes avaient suivi le mouvement dans la journée ! Ainsi, les jours se suivent et, comme investis d'une mission, voici d'autres commentaires qui fleurissent, tous aussi inattendus les uns que les autres… et tous aussi touchants. Merci à tous ceux qui m'encouragent chaque jour et me donnent autant sans rien attendre en retour que de m'aider ! Je vous aime !
Bonne journée.

8 févrierVoici une très jolie opération que j'ai découverte et que je partage avec vous : « Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone ! »

Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone !
Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone !

En voici les modalités :
« Vous adorez un auteur, un roman, un recueil, une nouvelle de SFFFH ? Vous avez envie de partager votre lecture ou votre opinion sur un nouvel auteur de SFFFH* à suivre ?
Participez à l'opération « Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone ! »
Comment procéder ? Rédigez un texte de 200 à 500 mots (environ) pour présenter le texte ou l'auteur de SFFFH de votre choix, en expliquant ce qui vous a plu, fait frissonner, touché, retourné, ému chez cet écrivain ou dans son roman, sa nouvelle.
Ajoutez éventuellement un lien vers le site/blog de l'auteur ou vers le site de l'éditeur/un libraire qui diffuse l'œuvre mentionnée.
Le but de cette opération est bien entendu de faire découvrir de nouveaux talents émergents de la SFFFH francophone, car rien n'est plus parlant que l'opinion argumentée d'un lecteur conquis.
Du 2 au 16 février, publiez le logo de l'opération sur votre blog, site Internet, page FB ou n'importe quel autre média social, ajoutez votre texte, et accompagnez-les de la mention #jedeclaremaflamme, afin que l'on puisse retrouver facilement votre contribution sur le Net grâce à ce mot-clé. » Retrouvez cette opération organisée par L'invasion des grenouilles (j'adore le nom de ce groupe !) sur leur page Facebook.
Vous appréciez particulièrement un auteur, c'est le moment ou jamais de lui exprimer à quel point vous brûlez d'amour pour lui ! À votre clavier !
Bon dimanche. :)

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Extrait gratuit d'un des livres de la saga d'Aila offert par Catherine Boullery, auteure de fantasy (autres passages sur Amazon). Excellente lecture ;)

La vie d’Aila prit un tour différent lorsqu’elle eut douze ans. D’abord, parce qu’un jeune apprenti de Barou, Dudau de son prénom, environ une quinzaine d’années, pédant, coureur et vaniteux, la croisant dans un coin isolé, se mit en tête que ce serait plutôt drôle de lui faire son affaire d’une façon ou d’une autre. Aila n’apprit jamais vraiment ce qu’il cherchait à perpétrer avec la petite fille qu’elle était à l’époque, mais cela ne l’empêcha pas de s’approcher d’elle, un sourire narquois et conquérant aux lèvres. Soudain, il entendit derrière lui une voix d’enfant s’exclamer avec le plus de fermeté possible :
— Ne la touche pas !
Dudau se retourna pour découvrir Aubin, pas même dix ans, en position de combat ! Éclatant d’un rire moqueur, il s’avança vers lui, oubliant l’espace d’un instant que ce gamin-là était le fils de Barou. C’était un des défauts de cet être suffisant, réfléchir n’était pas son fort… Son frère fonça comme un boulet et se retrouva étendu au sol par un crochet impeccable de son adversaire : dur apprentissage de la vie… Dudau était orgueilleux et stupide, mais également costaud et efficace. Tout aurait pu s’achever ainsi, mais le grand dadais, qui devait vouloir régler un vieux compte avec Aubin, se mit à le bourrer de coups de pied, alors que ce dernier se roulait à terre. À nouveau, Dudau entendit une voix derrière lui, cette fois-ci sourde et rauque :
— Arrête immédiatement !
Il se retourna et vit Aila arriver vers lui, ses jupes retroussées. Un sourire concupiscent s’afficha sur son visage avant de virer rapidement en grimace douloureuse. D’un coup de pied bien ajusté dans l’aine, elle le plia en deux. Puis, remontant de toutes ses forces ses deux mains réunies, elle lui cogna le menton avec une vigueur dont elle ne se croyait pas capable, et selon toute apparence, Dudau non plus. Il s’affaissa sur ses genoux. Elle le frappa sur la nuque et termina d’un coup de pied en pleine tête, avant que l’apprenti, plus que sonné, s’écroulât sur le sol. Elle resta un moment immobile, cherchant à reprendre le contrôle de son cœur qui battait la chamade et l’usage de ses jambes qui, tout d’un coup, se dérobaient. Elle s’avança en tremblant vers Aubin qui regardait la scène, incapable de bouger, mais conscient, et s’agenouilla. D’abord, de ses mains, elle palpa la colonne vertébrale de son frère en remontant en douceur vers le cou pour déceler d’hypothétiques hématomes ou déplacements. Elle avait tellement procédé ainsi avec les chevaux qu’elle le réalisa naturellement. Puis elle parcourut chacun des membres pour s’assurer que son défenseur n’avait rien de cassé, tandis qu’il suivait des yeux chacun des gestes de sa sœur. Elle saisit ensuite son visage à deux mains pour vérifier la mâchoire et la boîte crânienne.
— Peux-tu te relever si je t’aide ? demanda-t-elle, la voix incertaine.
Il acquiesça, encore incapable de parler. Bien mal lui en prit, car une douleur aiguë irradia dans son crâne, lui donnant envie de vomir. Ils durent attendre un moment que le martèlement de la tête d’Aubin se calmât, avant que, soutenu par Aila, son frère arrivât à se redresser. Il n’alla pas loin. La dizaine de mètres parcourus suffirent à son estomac pour se contracter et Aubin, accroché au bras d’Aila, en vida son contenu. Malgré son état, il lui vint l’idée saugrenue que faire la connaissance de sa sœur en se faisant battre, puis en vomissant, était fort éloigné de tout ce dont il avait pu rêver…
— Tu as été très courageux. Merci, Aubin, lui dit-elle.
La voix d’Aila semblait un murmure après toutes ces années de silence et deux ou trois larmes se mirent à couler de ses yeux, elle n’était qu’une petite fille de douze ans, après tout… Toujours incapable d’articuler un mot, il se contenta de lui serrer la main avec tendresse, heureux de voir, sur les lèvres de sa sœur, naître un sourire timide, que, malheureusement, il ne put lui rendre.

Le trajet vers l’écurie, l’un contre l’autre, leur parut très long et, par bonheur, ils ne croisèrent personne… Elle l’installa dans la pièce du fond et revint avec une pommade qu’elle étala avec légèreté sur les parties de son visage qui se teintaient de nuances violettes.
— Je te donne le pot. Pour l’instant, applique la crème trois fois par jour, précisa-t-elle. Une fois la sensibilité de l’hématome atténuée, tu masseras en profondeur et ta peau reprendra rapidement sa couleur normale. Et puis tu pourras en mettre également sur tes autres contusions.
Elle lui sourit à nouveau et il articulait avec peine un merci quand ses yeux, discernant une forme derrière Aila, s’agrandirent. Sa sœur remarqua son expression et, sans même se retourner, murmura :
— Bonjour, Bonneau, peux-tu me dire où est rangée la liqueur de Maël ?
— Là-haut, sur l’étagère de la maison.
— Je vais la chercher, expliqua-t-elle avant de disparaître de la pièce, laissant seuls Bonneau avec Aubin.
— Que t’est-il arrivé mon garçon ? demanda l’oncle des enfants, en s’accroupissant près de lui.
Son neveu déglutit, tandis que, reprenant les mêmes gestes qu’Aila, Bonneau palpait chaque partie de son corps.
— Dudau ! Il a voulu agresser ma sœur.
— Et tu l’as battu ?
Aubin remarqua le regard appréciateur de Bonneau, alors que, derrière lui, il croisait l’expression affolée d’Aila qui venait juste de revenir et qui semblait l’implorer de ne pas la mentionner.
— Non, ce n’est pas moi, souffla-t-il, tout en baissant les yeux.
— C’est moi qui l’ai mis à terre, avoua-t-elle.
Son oncle, interdit, se retourna et la scruta avec un froncement de sourcils.
— Ah ! se contenta-t-il de dire.
Puis, s’adressant à son neveu, il ajouta :
— Il faudra trouver une histoire bien ficelée pour éviter les ennuis avec Barou… Dudau t’a rossé et je suis intervenu. Nous en resterons là, pas la peine de mentir davantage. Je crois que Dudau préférera cette version à celle de s’être fait battre par une fille de trois ans sa cadette. De toute façon, Barou n’aimera pas cette anecdote et ce garçon ne fera pas de vieux os ici…
— Tiens, Aubin, voici une liqueur contre la douleur, expliqua-t-elle, en s’approchant de lui. Il en faut très peu, une petite cuillère, quatre fois par jour. Ne l’utilise que lorsque tu as très mal, car elle endort.
— Viens, mon garçon, dit Bonneau en se levant, je te ramène à Barou. En chemin, tu me guideras vers Dudau, je le récupérerai au passage.
Aubin, aidé ce coup-ci par son oncle, se redressa et lança un regard plein de regret vers sa sœur.
— Adieu, Aubin, je n’oublierai jamais ce que tu as fait pour moi.
— Non, pas adieu, Aila. À partir d’aujourd’hui, je reviendrai te voir. Je te le promets.
Chancelant sur ses jambes, le garçon repartit, avec le soutien de Bonneau.
Tout le monde, y compris Barou, goba l’histoire. Dudau fut renvoyé sur-le-champ, omettant de signaler qu’il avait tenté d’agresser la jeune fille et qu’elle l’avait mis hors service pour le compte.

La vie se poursuivit comme à son habitude, mais de manière bizarre et à intervalles réguliers, elle sentit le regard de son oncle s’attarder sur elle. Il n’avait posé aucune question à la suite de la bagarre, mais elle savait bien qu’il s’interrogeait. Elle fut sur le point d’aller s’expliquer avec lui. Néanmoins, habituée au silence, elle retourna dans son mutisme. Ainsi, personne n’apprit, à part Bonneau et Aubin, qu’elle avait reparlé…

Quelques mois plus tard, un matin, juste au premier rayon de soleil, alors qu’elle se promenait avant de regagner le château, Aila entendit un bruit derrière elle et, faisant demi-tour, découvrit son frère qui s’approchait.
— Bonjour, Aila ! Je pensais revenir te rendre visite plus tôt !
— Aubin ? Que fais-tu là ?
— Les entraînements sont repoussés et ne commencent que dans une heure… Je disposais d’un peu de temps devant moi, alors, en te voyant partir, je me suis dit que je pouvais bien sauter sur l’occasion de discuter avec toi. Je n’ai pas pu depuis…, enfin, depuis Dudau. Père ne me lâche plus d’une semelle. Avant, je passais mes journées à le suivre à la trace comme si j’avais peur de le perdre et, maintenant, c’est son tour, alors que je voudrais pouvoir prendre un peu le large…
— Tu t’exprimes plus que la première fois que nous nous sommes rencontrés !
— Sûr, ma mâchoire fonctionne de nouveau ! Et toi, tu n’as mis personne au courant que tu avais renoncé au silence, apparemment…
Modérément sur la défensive depuis l’arrivée d’Aubin, Aila se relâcha :
— Exact, il est plus facile de se taire…
— … que d’exprimer ce que l’on ressent ? Je sais…
Ils se sentaient tous les deux maladroits ; ils se détaillaient comme s’ils se voyaient pour la première fois, ce qui était presque le cas, se découvrant sans oser se rapprocher l’un de l’autre.
— Pourquoi veux-tu me connaître ? questionna Aila. Je ne dois pas faire partie des sujets de discussion préférés de ton père…
— Tout à fait, et il est inutile d’aborder ce problème. Malgré tout, tu es ma sœur… Et puis tous mes camarades parlent de toi ! Ma curiosité m’a poussé à savoir qui tu étais et pourquoi tu n’appartenais pas à ma vie.
— Ce n’est pas moi qui te l’apprendrai, je n’en ai aucune idée… Je crois qu’il est devenu ainsi le jour de ma naissance et tout le monde ignore pourquoi ou n’a daigné me le dire.
— Quelle bêtise ! Père aurait tenu un bien meilleur combattant que moi pour lui succéder, t’es fabuleusement forte pour te bagarrer !
Il poussa un grand soupir de tristesse et haussa les épaules de dépit.
— Oh ! t’es pas si mauvais que ça, mais, avec ta peur de blesser tes camarades, ça ne peut pas marcher, expliqua Aila d’une voix douce.
— Et comment tu sais cela ? relança-t-il, avec une pointe d’agressivité dans le ton.
— Parce que tu as aussi piqué ma curiosité et je voulais te voir. Tu es rapide et efficace… Tu pourras acquérir la force qui te manque avec de l’entraînement, mais te battre ne t’emballe pas vraiment et cela se sent…
— Alors que toi, t’as envie d’en découdre ! répliqua-t-il, moqueur.
— Oui, j’ai emmagasiné assez de haine pour cela !
Aila serra les dents.
— Oh !… Je comprends, je suis désolé. Je dois repartir maintenant, mais nous nous reverrons dès que je le pourrai, ajouta Aubin.
— Je te fais confiance et… j’en serai heureuse.
Ils se sourirent en se quittant. Ce fut ce jour-là qu’elle décida définitivement de reparler.

Le deuxième événement majeur advint deux ans plus tard. Bonneau devait transmettre un message important et revenir très rapidement avec une réponse. À nouveau, le pays frémissait sous de nouvelles querelles, intestines cette fois. Le courrier recelait un pacte de non-agression et de protection mutuelle entre Antan et le comté voisin de Melbour, ainsi que leur promesse d’allégeance au roi Sérain d’Avotour. C’était un premier pas essentiel pour lutter contre d’autres territoires, prêts à se retourner contre le royaume. L’oncle avait emmené sa jeune nièce, devenue une cavalière émérite, et en avait profité pour récupérer un nouveau kenda chez un marchand spécialisé de Melbour, la ville principale du comté du même nom. Il connaissait l’importance du courrier, mais n’avait pas envisagé, comme personne au château, que cette simple alliance aurait suscité autant de réactions. Sur le chemin du retour, à un jour de route d’Antan, ils se retrouvèrent encerclés par sept mercenaires, certains de les écraser sans le moindre problème. Comme Aila transportait le message destiné à Elieu, Bonneau lui proposa de s’enfuir, tandis qu’il les retiendrait.
« Non ! », fut sa seule réponse, avant d’ajouter de manière énergique :
— Passe-moi le nouveau kenda. Je devrais pouvoir faire quelque chose avec.
Il s’en saisit et le lui lança avant de s’emparer du sien. Le chef de leurs adversaires ricana.
— Tu crois pouvoir faire quoi avec ton petit bâton ?
— On y va, Bonneau ?
Son oncle faillit lui demander si elle se sentait sûre d’elle, mais il s’abstint, optant délibérément pour la confiance.
— On y va, Aila.
Tous deux poussèrent un cri sauvage, puis, éperonnant leurs chevaux, foncèrent sur les mercenaires qui leur barraient le passage. L’effet de surprise fonctionna. Leurs adversaires, stupéfaits, virent un vieux balourd et une fillette fondre sur eux à toute vitesse. Certains comprirent bien vite, et trop tard, leur douleur quand, d’un coup de kenda, ils se retrouvèrent à terre, piétinés par les montures nerveuses. À la première charge, Bonneau en dégomma deux et Aila, un. Le cercle rompu, l’oncle et sa nièce prirent la poudre d’escampette au grand galop. Le chef, sûrement le plus intelligent de la bande, s’était écarté de la bagarre. Rapidement, il regroupa ses hommes, les trois qui lui restaient, puis partit avec eux à la poursuite des fugitifs. Conscients de ne disposer que d’une avance relative, ces derniers forcèrent l’allure. Cependant, à ce train d’enfer, leurs chevaux fatigués ne tiendraient plus très longtemps et les mercenaires ne tarderaient pas à les rattraper ; il fallait trouver une autre solution…
— Bonneau, par là ! cria Aila qui lui montrait un mur de végétation, sur leur flanc droit.
Ils dissimulèrent les montures derrière un bosquet, puis elle sortit un arc qu’elle assembla à toute vitesse, preuve d’une expérience ancienne, et se positionna pour tirer sur leurs ennemis, sous le regard médusé de son oncle.
— Tu peux me donner les flèches, je n’ai pas le temps d’installer mon carquois, demanda-t-elle, lui désignant les six qui dépassaient de son sac.
Bonneau acquiesça. Concentrée, elle décocha une première fois, réarma en un clin d’œil la flèche tendue par son oncle et deux des mercenaires s’écroulèrent sur le sol, tandis que les deux autres, encore debout, s’éclipsèrent très vite dans les sous-bois, hors de leur vue.
— Non ! Je n’ai pas tué le chef ! C’est le plus malin d’entre eux, il a échangé son chapeau avec un autre ! Que faisons-nous maintenant ? Avec leurs arcs, ils ne se feront plus surprendre…
Il la regardait fixement ; il hésitait visiblement entre exploser et soupirer. Préférant la seconde solution, il soupira, puis murmura :
— Je conviens que le moment est mal choisi, mais depuis quand sais-tu tirer avec cette arme ? Depuis quand possèdes-tu un arc démontable, matériel d’une grande rareté, il me semble ? Depuis quand sais-tu te battre au kenda ?
— Bonneau, je comprends que tu puisses être en colère. S’il te plaît, je t’expliquerai tout plus tard, c’est promis, supplia-t-elle.
Il inspira à pleins poumons.
— Laissons les chevaux ici. J’espère que tu parviendras aussi à te mouvoir sans bruit et que tu te tiendras prête à tuer de nouveau…
Aila rougit sans répondre, puis acquiesça. Ils s’éloignèrent d’une courte distance et s’accroupirent, cachés derrière un petit bosquet, aux aguets. Son oncle murmura :
— Comme nous n’irons pas à eux, ils viendront. Arme ton arc et attends mon signal. Tu me laisses le chef, c’est compris ?
Un regard sévère ponctua sa phrase et elle opina.
Le temps s’écoula. Ils restèrent immobiles et silencieux, tandis qu’Aila s’ankylosait progressivement. Le jour commençait à baisser quand un bruit léger se fit entendre sur leur droite. Ni l’un ni l’autre ne bougèrent. Plus rien ne se passa pendant de longues minutes, excepté l’attente et le crépuscule qui installait ses ombres de plus en plus grandes sur la forêt.
— On pourrait déjà abattre leurs chevaux, suggéra le murmure d’une voix.
L’éclat d’une flèche apparut dans la lumière du soleil couchant et Bonneau effleura Aila qui tira où elle estimait la présence de l’archer. Un cri léger vibra dans l’air et sa flèche chut, suivi d’un corps, dans un bruit de plus. Elle s’aperçut que son oncle avait disparu. En revanche, devant elle, se tenait le chef des mercenaires, son épée pointée sur elle, plus exactement sur sa gorge. Elle était piégée…
— Adieu, ma belle, lui dit l’homme, qui ricana.
Dans un geste désespéré, elle plongea sur la droite, sentant au passage la pointe de l’arme lui érafler la peau, puis son sang chaud s’écouler de la blessure.
— Viens, Aila, nous pouvons repartir, assura la voix de Bonneau.
Elle émergea du bosquet et jeta un coup d’œil à son oncle qui enlevait son couteau du cœur du dernier mercenaire avant de l’essuyer.
— Et cela aussi, tu sais le faire, lancer un poignard ?
Elle secoua la tête.
— Alors, je t’apprendrai, mais, pour l’instant, je vais te soigner pour que la vilaine estafilade que je distingue sur ton cou ne devienne pas une affreuse cicatrice.


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