Les Archives du blog de #fantasy de février 2015
tome 4 - La Dame Blanche

La saga d'Aila  fantasy


fantasy heroic

Note : 4.6 / 5 avec 238  critiques fantasy

Les archives du blog de fantasy d'Aila de février 2015

15 févrierMes premiers commentaires sur le tome IV ! Comme je les ai attendus ces petits, espérant que seul le manque de temps expliquait leur lenteur à se manifester. Donc, heureuse et ravie d'être parvenue à emmener mes lecteurs au bout de cette saga et de les abandonner, comblés, une fois la dernière page tournée…

Commentaire sur Amazon
« Super saga d'Aila !!!
Voilà, c'est fini !!! Le quatrième tome d'Aila "La Dame Blanche" est rangé (électroniquement) après avoir été dévoré littéralement !! Il faut dire que j'étais resté sur ma faim depuis janvier 2014 après le troisième tome L'Oracle de Tennesse !! et j'avais vraiment hâte de retrouver ces aventures.
Que dire de cette saga ? Que c'est de la Fantasy dans ce qu'il y a de plus pur et de plus beau ? Que l'on est pris dès la lecture des premières lignes du tome 1 et que l'on ne peut plus se détacher ? Que l'héroïne et les autres personnages sont bien dessinés et attachants (les bons surtout) ? Que les aventures peuplées des personnages ayant bercé notre enfance (héros se sortant de toutes les situations, mais tellement humain avec ses doutes, fées, sorcières, chaman…) sont extraordinaires et merveilleuses ? Que… ?
La réponse est oui…, 1000 fois oui.
 
Chapeau bas à l'Auteur.
J'adore la Fantasy, la SF et j'en ai lu beaucoup…, mais là… On en reste coi !! L'imagination de l'auteur est débordante, virevoltante, bondissante… On pense en avoir atteint ses limites… et hop, on va encore plus loin, toujours plus loin dans le merveilleux et les rebondissements.
 
C'est du pur bonheur. On en redemande.
Rarement une saga m'a « emporté » de cette façon. J'attends avec impatience une suite éventuelle ou une autre saga de cet auteur.
 »

Commentaire (sur UPblisher)
« Captivant
Je l'ai attendu… et je n'ai pas été déçue !
Ce quatrième tome a tout : la poésie, l'imagination, le style et la belle écriture, habituels chez Catherine Boullery, mais, en plus, un suspense tout à fait captivant ; je crois que j'ai été encore plus "accrochée" que dans les trois premiers tomes !
Je ne connaissais pas ce monde de la "Fantaisy" et c'est pour moi une grande découverte.
La suite se passera 15 ans après… mais pas la publication ? »
Ah… j'oubliais d'ajouter ce petit mot personnel qui m'a été écrit : « Nous revenons du Panama et j'ai profité de la plage pour lire "
La Dame Blanche"… J'étais tellement absorbée que j'en oubliais d'aller me baigner… d'aller manger… quelle imagination… quelle poésie… Où vas-tu chercher tout ça ? un vrai régal !!! »

Une belle façon de commencer mes vacances, non ?
Belle journée.

14 févrierBonne Saint Valentin à tous ! L'amour dont vous vous entourez représente la meilleure protection contre les coups du sort et les méchants virus. Aimez, soyez aimé et réjouissez-vous de ce bonheur comme si, à lui seul, il comblait votre vie ! À force de réaliser la chance que vous avez, vous parviendrez bien à influer sur votre destin pour lui faire suivre le chemin voulu !

Joyeuse Saint Valentin 2015
Joyeuse Saint Valentin 2015

« Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone ! » et deux nouvelles déclarations !
Le premier de la part de Cassandre Bly :
« #jedeclaremaflamme à Catherine Boullery avec "la saga d'Aila".
Une aventure extraordinaire que j'ai aimé vivre pour chaque roman que j'ai pu lire. Avec l'incroyable récit de l'auteure, nous sommes transportés dans des univers parallèles où nous voyageons et où notre imaginaire n'a aucune limite. Des personnages attachants à qui l'on peut s'identifier et parfois se comparer… Une héroïne qui a une force sans limites, mais avec une fragilité bouleversante. On est incroyablement liés à cette histoire, on vit chaque instant avec eux, avec peur, amour, suspens, désarroi, espoir. Une histoire magique qui réveille en nous des sentiments jusque-là inconnus… Une vraie histoire d'amour. Je n'attends qu'une seule chose… La suite…
 »

Le second de la part d'É. Aubé
« Parce qu'en hiver il fait froid, je profite de quelques minutes pour déclarer ma flamme - #jedeclaremaflamme – à une auteure qui le mérite !
C'est l'hiver, il fait froid et du coup vous grands lecteurs vous vous retrouvez soudain fort dépourvu de lecture au coin du feu… ! Mais que vais-je bien pouvoir lire maintenant ? Question existentielle s'il en est ! J'ai une proposition pour vous : une saga de fantasy, en 4 tomes d'une auteure aux talents multiples, Catherine Boullery !
Alors, oui, je sais ce que vous vous dites, la fantasy ce n'est pas votre style. Moi non plus, ce n'était pas forcément le mien, mais comme on dit, il faut se faire un avis avant de juger. J'ai donc acheté le premier tome et je dois bien avouer que Catherine Boullery a bien joué son coup, elle m'a captivé. Ou plutôt Aila, l'héroïne de cette saga ! Le rythme est enlevé, le monde d'Aila très bien décrit, on y plonge dedans sans souci, les personnages sont tous différents et chacun peut s'y reconnaître, moi j'ai mon préféré, mais, chut, je ne dirai rien ! À vous de découvrir par vous-même !
Et en plus, vous avez de la chance, les quatre tomes sont déjà tous sortis, vous n'aurez donc pas à attendre comme moi un an entre chaque tome !
Donc, n'hésitez pas à lire cette saga !
 »
Combien ma chance est grande d'être portée, encouragée, entourée par autant de monde !
Découvrez la nouvelle page sur le site dans le coin de l'auteur : Je déclare ma flamme à la saga d'Aila
Belle journée sous la pluie !

13 février« Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone ! » est un véritable feu d'artifice que je dois à Maxime Duranté, autant à mon égard qu'à celui de la promotion de tous ces auteurs qui sont des personnes autant que des écrivains, et qui ne sont pas au cœur de ces livres dont tout le monde parle, parce que portés par une promotion qui les vend avant même leur sortie :
« C'est à mon tour de me lancer et de participer à l'opération, aussi #jedeclaremaflamme à Catherine Boullery (calmos les gars ! elle est mariée et maman de plusieurs enfants magnifiques) et je vous prends quelques secondes de votre précieuse attention. Vous pourrez retourner regarder des vidéos de chats ou fantasmer sur Jon Snow après, selon vos affinités.
Alors, je vais pas vous faire le sempiternel résumé de l'œuvre, déjà parce que je suis une quiche de niveau intergalactique en la matière (ceux qui ont vu ma quatrième de couv' en témoigneront volontiers), mais aussi et surtout parce que moult de mes prédécesseurs se sont coltinés à la tâche avant moi. Inutile, donc, de redire ce qui a été dit en mieux ; je me contenterai de casser quelques préjugés qui vous auront sûrement obscurci l'esprit si vous vous êtes penchés sur la saga de Catherine, gros empressés que vous êtes : oui, on pourrait penser que l'histoire est gnangnan en se fiant au thème abordé (« des fées, HAHA, DES FÉES. J'ai passé l'âge de regarder les Winx ! »).
Je sais pas si certains se le rappellent, mais j'avais commencé à traduire le début de cette histoire à une époque dont la date m'échappe, embrumée qu'elle est par les vapeurs d'éthanol.
En un chapitre et un prologue, j'avais traduit plus de trucs fondamentalement adultes que sur tout le premier tome d'Averia.
Et Averia, ça parlait pas exactement de fées toutes mignonnes, hein.
Bref. Tentez ; lisez. Sautez le pas.
Non, ce que je voudrais vraiment aborder aujourd'hui, c'est le PROJET. Un projet qui me tient tout particulièrement à cœur, puisqu'il s'agit de donner à la littérature un visage humain. Nombreux sont, encore qu'ils soient en voie de disparition depuis l'avènement des Anges de la Téléréalité et autres conneries débilitantes, ceux qui lisent, parcourent, dévorent les best-sellers tirés à des millions d'exemplaires. Nombreux sont ceux qui donnent leurs deniers à Fifty Shades, à Twilight, à Divergente, sans même savoir si le jeu en vaut la chandelle. Tapage médiatique oblige, on suit comme des moutons dévalant la pente parce qu'on nous agonit d'exhortations à acheter : voilà la vraie boule de neige que nous créons avec nos corps rondis. Combien, parmi ces lecteurs assidus et occasionnels, ont déjà conversé avec l'auteur d'une œuvre qu'ils ont appréciée ? Ah c'est sûr, aborder Meyer avec un Anglais approximatif, c'est pas ce qu'il y a de plus facile. Vous êtes noyés dans la masse bêlante, au fond.
Il y a des occasions, sous votre nez, de faire des rencontres. De faire un avant vers l'auteur, de rentrer dans une réelle communauté. Elle existe, il suffit de se pencher sur les auteurs que les medias n'ont pas daigné éclairer à grand renfort de campagnes étouffantes, tellement racoleuses qu'il est impossible de porter ses yeux où que ce soit d'autre.
La PERSONNE derrière la saga d'Aila. Nous y sommes. Catherine ? Une prof de physique qui a la fibre d'enseigner, tant et si bien que des journées de 24 h ne sont guère suffisantes pour concilier travail, famille et passion d'écrire. Catherine travaille comme douze, c'est une personne qui aime danser, courir (la convalescence et les béquilles lui pèsent !), qui embrasse la vie dans toute sa simplicité et ce qu'elle a de meilleur. Mais pourquoi Catherine travaille-t-elle, et pour quoi sue-t-elle sang et eau tous les jours de sa vie ? Pour un salaire de prof ? L'éducation nationale n'a jamais été un seigneur rempli de mansuétude. Pour des ventes explosives, une rémunération à hauteur du temps passé à déverser ses tripes sur un clavier ?
Vous voulez faire le taux horaire du métier d'auteur tel qu'il existe VRAIMENT, et non tel que Meyer, Rowling et compagnie vous le font fantasmer ?
J'pense pas.
Penchez-vous, découvrez ! C'est pas comme si le début des tomes était pas accessible gratuitement ! Donnez sa chance à une PERSONNE et non à une traduction industrielle !
Le livre est une industrie. Il a cessé d'être une aventure.
En passant, chapeau à UP. Notre collaboration fut brève et je regrette qu'elle n'ait pas abouti, mais cela a été un plaisir intense de travailler avec des gens qui vivent la littérature à dimension humaine.
 »
Voilà, ce message se suffit à lui-même, pas la peine d'en rajouter ! Merci Maxime !
Belle journée.

12 février« Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone ! » et deux nouveaux commentaires qui m'ont ravie par leur gentillesse et le symbole qu'ils représentent pour moi. Le premier de la part de P. Causse :
« #jedeclaremaflamme
à la saga Aila de Catherine Boullery
A  comme Aila
M  comme Magique
O  comme Originalité
U  comme Ultraaddictif
R  comme Remarquable
Une imagination foisonnante, des personnages attachants, une lecture fluide qui font le succès de cette saga. Le lecteur au fil des chapitres ne s'ennuie jamais.
Mais la réussite d'un livre n'est-elle pas lorsque le lecteur tourne mélancoliquement la dernière page ?
Plongez sans hésitation dans cet univers envoûtant et savourez votre lecture à petite dose pour faire durer le plaisir !
 »

Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone !
Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone !

Le second de la part du site de fantasy sur lequel je sévis par intermittence (selon mes disponibilités parfois réduites), Dol Celeb, porté par son adorable admin, Ervael, un site sur lequel j'ai fait de belles rencontres et vécu des moments intenses. Encore un geste profondément touchant à mon égard…
« Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone »
Aujourd'hui, #jedeclaremaflamme à Catherine Boullery. Peu étonnant dirons les plus fidèles de Dol Celeb et du forum, mais cette auteure est un modèle pour sa saga
Aila et la Magie des Fées.
Cet univers des plus originaux, apportant de la variété dans le paysage du genre, narre les aventures de la jeune Aila investie de pouvoirs avec lesquels elle devra sauver le monde et la magie (rien que ça). Une belle aventure dans laquelle Aila se découvrira et évoluera bien entendu parce qu'elle vivra.
Mais Aila n'est pas qu'une belle saga littéraire, bien menée, c'est aussi une belle aventure, celle de son auteure. Par la passion et son investissement dans son projet, nous avons pu voir suivre son avancée, ses premiers succès et sa réussite. On ne peut qu'être admiratifs devant ce qu'elle a accompli, car beaucoup auraient renoncés face à la difficulté d'écrire ne serait-ce qu'un seul roman, suivie des difficultés pour être publié et de diffuser son œuvre. Alors oui, Catherine est un modèle pour les jeunes auteurs, prouvant que quand on croit en son projet et qu'on se donne les moyens, on peut y parvenir !
 »
Les mots continuent de m'échapper, mais mon cœur se gonfle de bonheur…
Belle journée.

11 févrierToujours au cœur de l'opération  : « Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone ! », voici un second commentaire, tout aussi touchant que le premier, de la part d'Amandine Brs :
« Aujourd'hui, #jedeclaremaflamme à Catherine Boullery et à sa quadrilogie La Saga d'Aila. Vous êtes amateur de fantasy francophone ? Vous voulez un peu d'originalité ? Alors, osez Aila et la Magie des Fées !
Aila et la Magie des Fées, c'est avant tout un univers riche, dense et féerique. Une aventure dépaysante qui nous entraîne dans les pas d'une jeune héroïne, Aila, qui devra affronter de nombreux obstacles pour parvenir à accomplir sa destinée et pour ne pas se perdre en route. Aila voit sa vie basculer du tout au tout, lorsqu'elle se retrouve investie du pouvoir des Fées. Mais dans sa quête pour sauver le monde et empêcher la disparition de la magie, Aila craint de perdre son identité…
Aila et la Magie des Fées, c'est aussi une écriture fluide et soignée, une plume accomplie. Catherine Boullery sait utiliser les mots justes pour nous entraîner dans son imaginaire.
Mais
Aila et la Magie des Fées, c'est aussi un projet de plusieurs années. Derrière le livre, une auteure qui a su porter son rêve jusqu'au bout. Comme Aila, Catherine a surmonté les obstacles pour accomplir son rêve. Elle a tout mis en œuvre pour que son roman grandisse, évolue et sorte de l'ombre. Pas assez au goût de ses lecteurs, alors nous lui déclarons notre flamme pour que d'autres rejoignent ce qui lui tient tant à cœur : la communauté d'Aila. Car, pour Catherine, Aila et la Magie des Fées, c'est avant tout un moyen de partager. L'écriture sans le partage n'est rien, et Catherine l'a bien compris. En résumé, Aila et la Magie des Fées, c'est un univers travaillé et foisonnant, une histoire dont les enjeux sont multiples et une écriture impeccable. Un livre pour adolescents, jeunes adultes et tous ceux qui ont su garder une âme de rêveur. Mais surtout, c'est l'œuvre d'une auteure qui mériterait davantage de lumière. »
Que pourrais-je bien ajouter face à tant de gentillesse ? Honnêtement, je n'en sais rien… Les larmes me sont montées aux yeux tandis les mots s'étranglaient dans ma gorge. Puis l'émotion a explosé dans mon cœur et, d'un geste bref, j'ai essuyé un peu d'humidité sur le bord de mes cils…
Belle journée.

10 févrierDimanche dernier, j'ai découvert l'opération  : « Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone ! » (en fait, j'en avais vu l'image sans vraiment percuter) quand une de mes anciennes élèves a posté un adorable commentaire sur lequel je suis tombée :
« #jedeclaremaflamme à Catherine Boullery, auteure de La Saga d'Aila.
Catherine Boullery est professeure de Sciences-Physique au lycée de mon quartier. J'ai eu le plaisir de l'avoir en Première Scientifique, mais j'étais loi de me douter que derrière cette enseignante de Physique-Chimie se cachait l'âme d'un écrivain. Je l'ai découvert seulement en mai dernier, en discutant avec elle, premières retrouvailles en trois ans. Adepte de Fantasy, ce fut pour moi une grande surprise, mais surtout un grand plaisir. Je me suis plongée presque aussitôt dans la lecture, curieuse et impatiente de faire connaissance avec un tout nouveau monde, mais aussi confiante. Et je ne fus pas déçue.
J'ai très vite été conquise par son style fluide, bien construit, très agréable à lire, qui me portait de page en page pour m'apprendre une histoire pleine de magie et d'aventure. Ce qui m'a enchanté le plus, ce sont les descriptions envoûtantes de l'auteure, qui arrive à nous transporter dans son monde avec une facilité déconcertante, du moins en ce qui me concerne. À tel point que j'ai enchaîné les trois livres (versions numériques) en deux semaines. Digne de son métier premier, l'auteure se détache des autres par sa touche personnelle, si originale dans son œuvre : la science poétique, ou même poésie scientifique. Et aujourd'hui, la seule chose qui m'a retenue d'acheter et de lire le 4e tome en version numérique, c'est le plaisir de vouloir le découvrir, celui-ci, en ce bon vieux format papier qui me tient tant à cœur.
La saga d'Aila, c'est l'histoire d'une héroïne mature pour son jeune âge, dont l'enfance n'a pas été simple, qui va devoir quitter son foyer pour faire ses preuves et entamer une quête qui ne trouvera sa fin que dans le 4e et dernier tome… Aila est une jeune fille à la fois rebelle et touchante, qui se dévoile au fur et à mesure du roman, et va tout donner pour accomplir sa tâche… et pour cela elle va devoir faire des sacrifices, mais surtout renoncer à une vie ordinaire, car la sienne se retrouve propulsée par le destin. Intrépide et combative, douce et ferme, avide de connaissance, cette nouvelle figure du genre de la fantasy n'a pas tardé à entrer dans le cercle de mes héros préférés. Mais elle n'est pas la seule  nombre de personnages se bousculent à ses côtés : frère, amis, ennemis, rivaux, ou même amant (je l'ai découvert toute seule !) C'est aussi la richesse des relations entre personnages et de leurs pensées qui m'a séduite.
Le contexte bien recherché, les personnages complexes et complets, tout autant que les paysages divinement décrits forment une saga palpitante, riche en actions mais aussi en émotions. L'auteure manie les mots de sa plume habile pour créer le suspense et ainsi nous mener par la bride jusqu'au bout de l'aventure. Amour, féérie, combats, magie, voyage, amitié, tous ces éléments s'associent harmonieusement pour nous offrir un livre tout simplement envoûtant. Et je dirais même, magique.
 »
Son geste m'a profondément émue et je l'ai partagé sans songer qu'il allait donner des idées à certaines personnes qui soutiennent l'auteure que je suis. La première surprise, ce fut moi quand j'ai découvert que deux autres personnes avaient suivi le mouvement dans la journée ! Ainsi, les jours se suivent et, comme investis d'une mission, voici d'autres commentaires qui fleurissent, tous aussi inattendus les uns que les autres… et tous aussi touchants. Merci à tous ceux qui m'encouragent chaque jour et me donnent autant sans rien attendre en retour que de m'aider ! Je vous aime !
Bonne journée.

8 févrierVoici une très jolie opération que j'ai découverte et que je partage avec vous : « Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone ! »

Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone !
Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone !

En voici les modalités :
« Vous adorez un auteur, un roman, un recueil, une nouvelle de SFFFH ? Vous avez envie de partager votre lecture ou votre opinion sur un nouvel auteur de SFFFH* à suivre ?
Participez à l'opération « Je déclare ma flamme à la SFFFH francophone ! »
Comment procéder ? Rédigez un texte de 200 à 500 mots (environ) pour présenter le texte ou l'auteur de SFFFH de votre choix, en expliquant ce qui vous a plu, fait frissonner, touché, retourné, ému chez cet écrivain ou dans son roman, sa nouvelle.
Ajoutez éventuellement un lien vers le site/blog de l'auteur ou vers le site de l'éditeur/un libraire qui diffuse l'œuvre mentionnée.
Le but de cette opération est bien entendu de faire découvrir de nouveaux talents émergents de la SFFFH francophone, car rien n'est plus parlant que l'opinion argumentée d'un lecteur conquis.
Du 2 au 16 février, publiez le logo de l'opération sur votre blog, site Internet, page FB ou n'importe quel autre média social, ajoutez votre texte, et accompagnez-les de la mention #jedeclaremaflamme, afin que l'on puisse retrouver facilement votre contribution sur le Net grâce à ce mot-clé. » Retrouvez cette opération organisée par L'invasion des grenouilles (j'adore le nom de ce groupe !) sur leur page Facebook.
Vous appréciez particulièrement un auteur, c'est le moment ou jamais de lui exprimer à quel point vous brûlez d'amour pour lui ! À votre clavier !
Bon dimanche. :)

SFFFH : Science-Fiction/Fantastique/Fantasy/Horreur


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Extrait gratuit d'un des livres de la saga d'Aila offert par Catherine Boullery, auteure de fantasy (autres passages sur Amazon). Excellente lecture ;)

— Attendez, messieurs, s’écria-t-elle d’une voix haute et claire, veuillez avoir l’obligeance de m’écouter jusqu’au bout ! Je suis là pour vous apprendre à faire la différence entre un vil manipulateur qui ne sert que ses propres intérêts et quelqu’un au service de son pays.
— Maintenant, ça suffit ! Allez-y ! gronda l’homme.
Aila adressa un signe à Adrien pour qu’il lui lançât son kenda. Elle le rattrapa et s’occupa des quatre compagnons qui fonçaient sur elle. Il ne lui fallut guère de temps pour en venir à bout. Estourbis par la frappe du kenda, ils s’affalèrent les uns après les autres sur le sol.
— Seigneur Artusi, dois-je faire mander la garde ! s’écria le pauvre aubergiste.
— Allez-y, mon brave ! lui répondit-elle.
Puis retenant le lascar au chapeau par le col, elle s’exclama :
— Et où allez-vous donc ? Assis !
L’homme obéit. À présent, il roulait des yeux effarés, fixant la femme qui avait assommé ses sbires en un rien de temps.
— La garde va arriver et vous arrêtera ! vociféra-t-il à son encontre, dans sa dernière tentative d’esbroufe.
— Possible… Mais j’en doute… Surtout, vous ne bougez pas, ajouta-t-elle, laissant planer une menace dans sa voix, tout en relâchant son col.
Avec souplesse, elle monta sur la table.
— Mes amis, écoutez-moi ! Je vais vous raconter la vie d’un roi ! Et si l’un d’entre vous veut lui parler, allez le voir, il vous prêtera attention ! Parce que moi, contrairement à ce présomptueux, je le connais et je peux vous assurer qu’il ne lécherait pas les bottes d’un homme comme lui, ni celles de personne d’ailleurs ! Aujourd’hui, votre roi se bat ! Pour qui ? Pour chacun d’entre vous ! Oui, il sait combien votre vie est difficile et vos malheurs grands ! Qui, croyez-vous, a donné des compagnies de soldats pour protéger le blé ? Qui, croyez-vous, a investi deux sequins par sac de farine pour diminuer le prix du pain ? Qui, croyez-vous, prend la route, à l’instant même où nous parlons, pour nouer des alliances afin de sauver Avotour ? Vous pensez qu’il ne souhaite que vous envoyer à la mort, alors je vais vous décrire le monstre qui convoite notre pays : il s’appelle Césarus, empereur du Tancral. Chez lui, les hommes sont séparés des femmes, sauf le temps de procréer pour assurer la relève de la main-d’œuvre, tant sont insatiables ses besoins en chair humaine… Tout son peuple survit dans des conditions épouvantables et se tue à la tâche, et comment agit Césarus pour le remercier ? Une fois qu’un individu n’est plus bon à rien, il le pousse, parfois encore vivant, dans un charnier où il sera promptement recouvert par d’autres, devenus tout aussi inutiles. Et quand la fosse déborde, il en fait creuser une nouvelle par des hommes qui y finiront de toute façon ! Voilà ce que l’avenir vous réserve si vous ne vous battez pas pour l’éviter. Vous avez des raisons de pleurer sur votre sort actuel, mais, demain, si cet empereur envahit votre comté, vous n’en aurez plus, et seules la servitude et la souffrance vous tiendront compagnie jusqu’à votre mort qui ne tardera pas ! Ne vous laissez pas mener par ces sacrés bonimenteurs, comme cet Artusi, pétris d’orgueil, qui se valorisent d’une importance qu’ils ne possèdent pas. Ces bouffons de pacotille vous racontent ce qui les arrange, alors qu’ils seront les premiers à trahir votre pays et vous avec pour un peu plus de pouvoir et d’argent ! Vous donne-t-il vraiment l’impression de crever de faim cet homme-là ? Regardez-le ! Grassouillet comme un goret et sa mine hautaine et gourmande qui est une offense à vos assiettes vides. Il se nourrit de vos malheurs dont il n’attend que les suivants pour se repaître de plus belle… Ne vous laissez pas embobiner par des calomnies ! Portez la bonne parole de votre souverain à vos voisins ! Comme vous, votre roi souffre, il a perdu sa femme et sa fille qui sont mortes pour qu’il vive ! Ferions-nous preuve de moins de courage qu’elles ? Si elles ont donné leur vie pour lui, je serai la première à le faire, car, moi, je lui fais confiance ! Je ne vais pas nier, ce serait mentir, que la guerre contre Césarus nous lance un défi qu’il nous faudra relever malgré un sérieux risque de défaite, malgré la peur de la souffrance. Je vous promets du sang, de la sueur et des larmes. Et tant pis si j’y perds la vie ! Car, croyez-moi, lorsque je m’engagerai dans la bataille, je tiendrai la première ligne avec notre roi, ses fils et leurs soldats. Et je vous le jure à tous, ici présents, je ne laisserai pas mon pays adoré tomber entre les mains d’un tyran sans lui résister ! Notre seule chance de victoire réside dans l’union de toutes nos forces. Alors, qui me suit ?
Les clients se taisaient, particulièrement troublés. Pendant tout le temps de son discours, ils avaient vu défiler dans leurs têtes des images de l’avenir que leur montrait Aila. Ils avaient percé à jour les projets de Césarus et la vie de ses hommes. Ils avaient vécu les morts de la reine et de sa fille pour des êtres comme Artusi, traîtres à leur pays, insatiables de pouvoir et avides de richesse. Ils avaient ressenti la souffrance du roi à leur perte et son courage pour surmonter cette dernière, ses doutes et ses désirs, l’amour de son royaume et sa volonté de le protéger. De retour, l’aubergiste ouvrit brutalement la porte, devançant la garde de Partour.
— Elle est là. Arrêtez-la ! Elle a malmené les compagnons du seigneur Artusi !
Le capitaine s’approcha avec ses soldats pour empoigner Aila. Adrien s’avança.
— Capitaine, je pense que cela ne sera pas nécessaire. Cette femme n’a fait que se défendre contre ces malandrins envoyés par cet homme pour la brutaliser. Tout le monde peut en témoigner.
— Il ment ! s’exclama Artusi. Il faut l’arrêter lui aussi !
— Pouvez-vous m’accorder juste un instant, je voudrais vous montrer quelque chose, suggéra Adrien à l’officier.
Le regard de ce dernier oscilla entre Artusi et le prince, évaluant le coût d’une méprise auprès du seigneur qui ne serait pas du genre à la lui pardonner. Puis, se résignant, il suivit Adrien, les yeux encore tournés vers l’homme au chapeau. La discussion ne dura guère et le capitaine, plein d’une énergie nouvelle, se dirigea vers le seigneur.
— Seigneur Artusi, je vous déclare en état d’arrestation pour outrage au roi et à la famille royale.
— Mais qu’est-ce que c’est que cette imbécillité ? Vous ne pouvez pas m’arrêter ! Je suis le seigneur Artusi ! Ne commettez pas une erreur de jugement, je détiens beaucoup de pouvoirs, vous savez… ! s’exclama-t-il, en se relevant, bousculant les dernières chopes.
Sortant de l’ombre, Adrien s’avança et se plaça en face de lui.
— Monsieur ! Vous êtes surtout un petit seigneur pédant et mal intentionné qu’il convient de remettre à sa juste place, au fond d’un trou. Je ne confierai pas ma vie à un homme tel que vous dont le premier réflexe sera de me trahir pour un plus offrant.
— Vous trahir ! Mais je ne vous connais même pas !
— C’est dommage pour vous, car en plus d’être pédant, vous êtes un sot ! Emmenez-le et gardez-le-moi au chaud, ou plutôt au frais, jusqu’à mon retour.
Un éclair de compréhension traversa de façon éphémère les yeux de l’homme au chapeau. Il venait de réaliser qu’il faisait face à un prince, mais lequel ? Il ne le savait même pas… Les soldats l’entravèrent, puis l’embarquèrent prestement. Jusqu’à sa disparition par la porte de l’auberge, il se tortilla dans tous les sens pour ne pas quitter le prince des yeux. Les gardes ramassèrent les compagnons d’Artusi qui, sans avoir encore parfaitement retrouvé leurs esprits, allaient suivre le même chemin que leur petit seigneur.
— Je passerai au château demain matin pour régler cette pitoyable affaire, reprit Adrien à l’adresse de l’officier qui se dandinait sur place.
Percevant son malaise, il poursuivit :
— Auriez-vous quelque chose à rajouter, capitaine ? Je vous écoute…
— Sire Parcot risque de se sentir offensé par le fait de ne pas vous avoir offert l’hospitalité pour la nuit dans sa demeure…
Adrien traduisit aussitôt ce que n’ajouta pas le capitaine. Ce dernier s’exposait au mécontentement de son seigneur pour n’avoir pas su ramener un membre de la famille royale au château… Le prince jeta un coup d’œil à Aila qui, encore sur la table, hocha la tête. Elle aussi avait compris les enjeux.
— Nous ne voudrions pas décevoir votre seigneur, nous vous accompagnerons jusqu’à sa demeure, poursuivit-il.
Le capitaine émit un bref soupir de soulagement et tourna son regard vers la jeune fille qu’il avait failli arrêter. Toujours perchée, elle s’adressa à tous ceux qui logeaient dans l’auberge :
— Maintenant, vous savez que j’ai dit la vérité. Alors, aidez-nous à la répandre. Soyez loyaux à votre roi ! Ne négligez pas ses sacrifices, car lui ne vous oublie jamais !
Avec grâce, elle sauta de la table, posa un genou à terre et baissa respectueusement la tête devant Adrien, abasourdi.
— Sire Adrien, mon prince, à genou devant vous, je vous renouvelle mon engagement de fidélité, énonça-t-elle d’une voix claire.
Elle se redressa et hurla :
— À la vie, à la mort !
Un murmure parcourut l’assemblée, qui, elle aussi, réalisait que se tenait devant eux, dans cette auberge, un prince… De rares clients commencèrent également à mettre un genou en terre en murmurant « À la vie, à la mort ! », rejoints petit à petit par d’autres dont les voix s’élevaient de plus en plus nombreuses et assurées, sous les yeux médusés de l’aubergiste. Un regard vers le capitaine qui s’agenouillait, finit par le convaincre d’imiter la foule. Bientôt, plus aucun homme ne se tenait debout, excepté Adrien. Elle reprit, de sa voix sonore, dans le silence qui retombait.
— À tous, je confie la mission de rapporter et d’expliquer à vos voisins et amis la menace qui pèse sur nous tous. Racontez ce que vous avez vu, prouvez-leur que nous devons rester unis pour vaincre ! Soyez incisifs, convaincants ! Vous devenez à partir de ce soir les émissaires du prince Adrien et de sa famille, et le roi ne pourra que se montrer fier de sujets tels que vous ! Nous nous retrouverons !
— À la vie, à la mort ! s’écria un des hommes, se relevant maladroitement.
Suivi par tous, l’auberge trembla sous les cris et les vivats ! Le pauvre tenancier, désorienté, regardait la douce folie qui s’était emparée de ses clients.
Aila s’approcha de lui. Il en frémit.
— Juste un conseil pour vous : je sais la difficulté de se frayer une place parmi les grands, mais un égoïste tel qu’Artusi n’aurait jamais fait qu’abuser de vous sans vous offrir la moindre compensation. N’ayez aucun regret. Seulement, à l’avenir, choisissez mieux vos amis et ceux à qui vous déclarez votre loyauté.
L’aubergiste se fendit d’un large sourire et se mit, comme les autres, à lever le bras et à s’égosiller.

Les deux voyageurs avaient récupéré leurs paquetages. À présent, ils suivaient le capitaine qui les guidait vers le château à travers les rues sombres de la ville. Ni l’un ni l’autre n’avait prévu ce nouveau rebondissement dans leur mission, mais au point où ils en étaient, qu’importaient ces heures supplémentaires perdues… L’officier avait dépêché un de ses soldats en avance prévenir le châtelain et ce dernier se tenait déjà sur les marches quand le petit groupe pénétra dans la cour. L’homme parut immédiatement antipathique à la jeune fille. Il affichait sur sa bouille arrondie une profonde estime de soi que la jeune fille trouva déplaisante. Malgré les nombreux défauts qu’elle décelait en lui, il lui apparut clairement qu’il n’était pas le traître que l’on aurait pu croire, il affichait sa fidélité au roi… Tout dans sa façon de se comporter lors de leur accueil dénotait qu’il était borné, impitoyable et colérique. Poursuivant son analyse du personnage, elle se dit que, dans le même temps, il excellerait comme chef d’armée… Dans un tel contexte, borné signifierait déterminé, implacable, valeureux et, pour ce qui était de la colère, partagée avec ses soldats contre leurs ennemis, elle leur donnerait des ailes. Tout ceci constituait pour l’instant un mélange détonant qu’il conviendrait de manipuler avec précaution… Aila soupira. Depuis quand la diplomatie était-elle devenue un de ses talents ? Comment allait-elle procéder pour ne pas se le mettre à dos tout de suite ?
— Sire Adrien ! Ma dame ! Quel honneur infini de vous recevoir dans mon château ! Je vous en prie, entrez. Mes serviteurs sont en train de vous préparer deux chambres qui, je l’espère, vous siéront. Avez-vous mangé ?
— Merci pour votre accueil, sire Parcot. Une seule suffira, je dors avec mon garde du corps. Si cela ne vous dérangeait pas, après cette journée fatigante, nous aimerions nous retirer.
— Oh ! s’exprima le châtelain, visiblement déçu.
— Sire, dit Aila, se tournant vers Adrien, nous pourrions consacrer du temps à notre hôte avant de nous reposer. Comme nous repartons de bonne heure, nous n’aurons pas d’autre occasion pour discuter ensemble…
Il lui jeta un coup d’œil interrogateur, puis s’adressa à Parcot :
— La fatigue a eu raison de moi, un instant, et j’ai manqué à tous mes devoirs. Nous sommes ravis de passer un moment avec vous. Nous vous suivons, sire Parcot.
Les deux invités se retrouvèrent rapidement dans une salle bien chauffée, mais plutôt vide. Aila eut l’impression de revoir le château d’Antan. Malgré sa dureté apparente, le châtelain de Partour ne laissait pas ses gens dans la misère sans agir. Ils s’installèrent dans trois fauteuils à l’aspect râpé.
— Mon capitaine m’a averti que sire Artusi croupissait au cachot, annonça-t-il avec un petit rire sans joie. Notre monde bouge et certains y perdent leurs repères. Depuis un moment, je me méfiais de lui et je le découvre agitateur et provocateur. Mais il ne s’en tirera pas comme cela ! Au pain sec et à l’eau ! Cela va lui changer la vie à ce félon !
— Il a dit compter des amis haut placés. Savez-vous de qui il parlait ? questionna Adrien.
— Je sais qu’il voyage beaucoup entre Aroure et Uruduo. Maintenant, qui il y rencontre exactement est une autre paire de manches. Les seigneurs Barmois d’Uruduo et Constan d’Aroure sont déjà venus lui rendre visite, mais nous ne pouvons en tirer aucune conclusion. Je connais Constan, c’est un homme horripilant, mais cela n’en fait pas forcément un traître ou un rebelle…
Aila retint un rire. Parcot raisonnait sur Constan comme elle l’avait fait à son égard…
— Notre situation est-elle si grave que cela ? s’inquiéta le châtelain.
Adrien jeta un coup d’œil interrogateur vers Aila qui lui signala qu’il pouvait parler.
— Encore plus que vous ne pouvez l’imaginer. Nous sommes menacés par l’empereur Césarus du Tancral qui a juste besoin d’esclaves et de jouets humains supplémentaires…
— Mais le Tancral est à des centaines de lieues, au nord !
— Effectivement, mais il a désormais asservi tous ses pays limitrophes. Après une période de repos, il a décidé de se remettre en marche en traçant vers le sud…
Un moment, le châtelain resta pensif avant de reprendre :
— Nous devions déjà combattre la misère et nous voilà devant un fléau encore plus redoutable. Alors que faire ?
— Le roi a rappelé tous les héros de la grande bataille pour reformer une armée. De plus, chaque membre de la famille royale est chargé de nouer des alliances avec les pays qui bordent le royaume d’Avotour. Seuls, nous aurons du mal à vaincre, mais unis, cela nous laisse une chance…
— Et qui allez-vous voir ?
— Les Hagans.
Parcot se dressa sur sa chaise, puis sur la pointe des pieds.
— Impossible ! Ces Hagans ne sont que des hordes sauvages ! Ils ne cessent de nous harceler ! Ils tuent nos hommes, nos femmes, nos enfants et détruisent nos récoltes… Ce ne sont que des barbares ignares ! Qu’on les extermine, tous, jusqu’au dernier ! Comment pouvez-vous songer, ne serait-ce qu’un seul instant, à une entente avec eux ? Jamais je ne prendrai part à une telle mascarade ! C’est hors de question ! Vous m’offensez !
Le châtelain fulminait et Adrien attendit qu’il se calmât avant de reprendre la parole, avançant prudemment ses idées :
— Seigneur Parcot, j’entends et je comprends vos sentiments à leur égard. Cependant, nous atteignons un tournant de notre histoire où de ces alliances nouvelles peut naître une victoire pour nous tous. Les Hagans sont tout ce que vous dites, mais ce sont aussi, reconnaissez-le, de fiers cavaliers et d’excellents combattants. Ils rivalisent de courage et ne craignent pas de mourir. Nous aurons besoin d’hommes comme eux.
— Moi, vivant, jamais, vous entendez ! Jamais !
— Alors, ce sera vous, mort, s’il le faut, conclut Aila, très placidement.
Adrien et Parcot se tournèrent vers la jeune fille, le châtelain s’étranglant littéralement de rage. Elle se leva nonchalamment et posa sa main sur le bras du châtelain, l’amenant doucement à se calmer et à se rasseoir.
— Vous devez absolument comprendre que nous n’avons aucun choix. De plus, votre vision des Hagans me paraît beaucoup trop réductrice pour être juste. Je vais vous rafraîchir la mémoire. Pendant des années, les sujets d’Avotour vivaient en paix. Seulement, l’histoire raconte qu’au moment où les fées ont disparu…
— Allons donc nous voici en plein délire ! Vous êtes bien une femme pour déblatérer ce genre de niaiseries ! coupa Parcot qui tenta de se lever de nouveau.
— Asseyez-vous et écoutez, ordonna le jeune fils du roi, sans élever la voix. Elles existent et je les ai personnellement rencontrées pour la première fois, il y a quelques jours à peine…
Le châtelain ouvrit la bouche, puis se rassit lentement, abasourdi par les propos du prince. Elle enchaîna, sans lui laisser le temps de comprendre ce qui venait déjà de l’assommer.
— Quand les fées ont disparu, les citoyens d’Avotour ont perdu leurs marques et, dans leur désespoir, ils ont perpétré des incursions chez les Hagans pendant plus d’un siècle. Ils ont fait subir aux Hagans ce que vous leur reprochez d’exercer à l’encontre de notre peuple aujourd’hui. Nous aussi n’étions rien d’autre que des barbares sanguinaires, prêts à tuer pour un rien. Puis nous avons recouvré la raison et sommes à nouveau devenus des hommes de paix, oubliant les monstruosités que nous avions pu commettre, mais pas eux ! À présent, ils se vengent toujours des souffrances que nous leur avons infligées. Le prince et moi venons pour briser ce ressentiment dont nous portons la responsabilité. Mais si des seigneurs comme vous s’opposent à ce projet de réparation, ils finiront avec Artusi dans un cachot comme traître à la patrie !
Parcot était livide. Il jetait des regards désespérés vers Adrien. Il ne comprenait pas que le prince laissât une simple garde du corps lui donner des leçons à lui, un seigneur ! C’en était trop pour lui ! Il était fidèle à son roi et les Hagans des hommes sans foi ni loi ! Aila poursuivit son histoire :
— Je pourrais les détester encore plus que vous. Ils ont fait brûler vive toute la famille de ma mère. Mon père les a combattus et les a vaincus, mais je vais vous dire une chose qui risque de vous surprendre. En l’écoutant parler, j’ai toujours songé qu’il les respectait. Il les considérait comme des hommes braves. Seulement, comme vous, il avait tellement subi d’horreurs de leur part, qu’il s’en méfiait comme de la pire des engeances.
— Mais ce sont des brutes bornées, impitoyables !
— Exactement ce que j’ai pensé de vous en vous voyant. Et j’ai, en outre, rajouté colérique…
Le châtelain demeura sans voix. De blême, il était devenu rouge. Il ouvrait et refermait la bouche comme un poisson qu’on aurait sorti de son bocal. Ce fut le moment que son fils, Julius, choisit pour entrer dans la pièce.
— Bonsoir à tous. Sire Adrien, ma dame…
Il s’aperçut rapidement que quelque chose clochait et son regard oscilla entre les différents protagonistes. Il versa de l’eau dans un verre et le tendit à son père qui, d’un geste, l’envoya valdinguer contre la cheminée.
— Colérique, c’est bien ce que je disais, acheva Aila.
Le fils esquissa un sourire, puis prit une chaise et s’installa à côté de son père. Il ne paraissait aucunement ébranlé par la conduite de Parcot et attendit que le calme fût revenu. Pour détendre l’atmosphère, il s’adressa à Adrien :
— Sire, vous avez fait grand effet sur la population de Partour. Dans les couloirs du château, on ne parle plus que d’allégeance au roi ! J’ignore comment vous vous y êtes pris, mais vous avez réussi à réveiller dans leurs cœurs l’envie d’appartenir au royaume d’Avotour qui se perdait peu à peu. Ce revirement me paraît extraordinaire.
— Personnellement, je n’y suis pour rien, mais je bénéficie d’une garde du corps particulièrement efficace qui sait en permanence quoi dire au bon moment et qui l’énonce sans vraiment mâcher ses mots. C’est à double tranchant. Elle ne fait pas de cadeau, mais, dans le même temps, elle vous permet de réaliser que vous êtes dans l’erreur et vous offre une chance de corriger le tir. J’ignore comment elle se débrouille, mais ce qu’elle affirme se révèle toujours juste. Alors, même moi, quand elle parle, je l’écoute et je réfléchis, car, tout prince que je suis, je ne suis qu’un homme faillible. Le vrai courage consiste à savoir reconnaître ses méprises…
Julius ne fut pas dupe. Il comprit immédiatement que le discours s’adressait à son père, devenu remarquablement silencieux et renfrogné.
— Sire Parcot, annonça Aila. Vous devez rejoindre le comté d’Avotour et des combattants comme Barou ou Bonneau Grand. Vous êtes de la même trempe, de ceux qui conduisent et galvanisent les troupes au combat et qui les font vaincre. Avotour a besoin d’hommes comme vous. Vous aurez beaucoup à apporter avec votre sens inné de la stratégie et vos connaissances du terrain.
— En somme, vous m’en mettez plein la face et, après, vous me passez la pommade pour effacer le tout ! Ne croyez pas, jeune fille, que je mange de ce pain-là ! répliqua le châtelain qui avait retrouvé sa voix et son assurance.
— Borné, j’ai bien dit borné ! riposta-t-elle du tac au tac.
— Cela suffit ! Je ne me laisserai pas traiter comme un imbécile sous mon propre toit ! Je ne ferai rien contre mon prince à qui j’offre mon respect comme il se doit, mais à vous, lança-t-il, en observant Aila, je ne vous dois rien, alors ne poussez pas le bouchon trop loin sous peine de croupir dans le même cachot qu’Artusi.
— Aucune geôle ne me retiendrait, sire Parcot. Regardez…
Elle ouvrit ses mains et, sous leurs yeux ébahis, elle fit croître une flamme. Tous sentaient sa chaleur douce qui se transforma rapidement en un brasier insupportable. Aila l’envoya en l’air et elle retomba en gouttes de pluie torrentielle qui détrempa les seigneurs avant qu’un grand vent ne se levât et qu’ils ne fussent à nouveau secs comme si rien ne s’était passé… Mais ce n’était pas un songe, Aila tenait encore dans ses mains la flamme qui se mourait lentement.
— Mais quel est ce prodige ? Qui êtes-vous donc ? s’enquit Parcot, décomposé.
— Je m’appelle Aila Grand et j’ai reçu en partage les dons des fées. Je suis celle qui sait.


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