Les lecteurs partagent leur conseil sur le tome 3 : L'Oracle de Tennesse
La saga d'Aila  fantasy


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Note : 4.6 / 5 avec 278  critiques lectrice

Avis des lecteurs de L'Oracle de Tennesse

kiriki le  ‒ 5 ★★★★★

Excellente suite de La Tribu Libre. Nous apprenons ce qui s'est passé, mais ce qui arrive à l'héroïne, Aila, est totalement imprévu et même nouveau dans la littérature, à ma connaissance. Aventures et sentiments, rebondissements et dialogues percutants ponctuent ce long ouvrage, mais trop court une fois arrivé à la fin, sur laquelle on reste (sur sa faim) !

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YOLI le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Superbe Oracle de Tennesse ! »

La saga d'Aila nous transporte encore toujours plus loin. C'est passionnant et époustouflant dans les rebondissements. Une Aila de plus en plus attachante, une histoire de plus en plus exaltante.
Un très grand moment de lecture comme chaque fois, avec une attente du prochain tome toujours plus pressante. Un beau cadeau de Noël !!!
Digne des plus grands Fantasy et je ne souhaite qu'une chose, que cette saga m'emporte au fil des ans.
Un grand MERCI.

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entite le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « L'aventure continue… »

3ème tome des aventures d'Aila, on est toujours transporté dans son univers. Toujours aussi agréable à suivre et à lire. Pas un moment de relâche, rebondissements perpétuels, personnages attachants, fluidité d'écriture, retournements inattendus. Et on attend maintenant la suite, comme après la parution de chaque tome : une véritable saga, pas de doute !

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patou45 le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Super, Passionnant »

J'ai adoré le livre d'Aila. J'ai même presque fini le 2e tome… et le troisième ne va pas tarder à être descendu sur ma tablette.
L'auteur a vraiment du talent. L'histoire est superbe, le style agréable, on ne voit pas passer le temps.
Bref que du bonheur de partager les aventures de cette héroïne…

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sfff-amateur le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Très poignant »

Dimanche dernier, j'ai bouclé le tome 3 de cette saga commencée à la m-janvier. J'ai juste pris le temps de poster un commentaire pour le tome 2 alors que j'arrivais avec Aila en Wallonie. Mais comment cette auteure fait-elle pour maintenir un tel suspens sur trois romans ? C'est fou ! J'adore par-dessus tout… Bravo !!!
Après un début plus intime qui oblige le lecteur à lutter avec/contre Aila, le récit s'emballe d'un coup avec les reines de braise et de glace. J'ai adoré le tableau où les deux reines se confrontent et devraient collaborer pour se sortir du pétrin. Entre une Hatta pétulante et une Alsone machiavélique, je me suis réjouis.
Les nouveaux pouvoirs d'Aila à travers l'Oracle, j'allais dire facéties, continuent de monter en puissance tandis que Césarus fait son apparition. Des scènes difficiles dans son palais, mais n'est-ce pas là ce qui fait le charme irrésistible de la fantasy !
Et des surprises à tous les chapitres, mais une surprise est une surprise et elle est réservée aux lecteurs.
J'avais quitté le tome 2 frustré, dito pour le tome 3. La suite ! Et que ça saute…

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Marjolaine le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « MAGNIFIQUE !! »

Passionnée par l'héroïque fantaisie, je suis gâtée !!!
L'histoire est belle, la poésie et le suspens toujours présents. Quel talent !! Chaque tome me laisse en haleine et j'attends la suite avec impatience. A quand le 4ème ??
A lire, à déguster…

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Miss Macaron le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Un très bon cru ce 3ème tome  »

Un très bon 3ème tome, avec une Aila qui évolue encore, qui se pose mille questions dans lesquelles chacun peut se retrouver. Des questions qui trouvent leurs réponses, de nouvelles qui se posent, des héros qui vivent des moments de bonheur et de tristesse, du suspense, on se laisse une nouvelle fois complètement transporter au pays des Fées !

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alain meunier le  ‒ 1 ★

✎ « Frustrant »

manque les chapitres de FIN !!!! et sur le site de l'éditeur aucune mention d'un Tome 4 je regrette que chez Amazon il n'y ai aucun contrôle avant la mise en ligne.
 
Réponse de l'éditeur :
Cher lecteur, après vérification (achat sur Amazon), l’ebook l’Oracle de Tennesse contient bien TOUS les chapitres jusqu’à la fin. Le dernier nous promet une suite qui saura surprendre tous les fans d’Aila… Ses aventures sont à ce point passionnantes que nous brûlons tous du désir d’en savoir plus. Il va falloir attendre un peu, le tome IV paraîtra à la fin 2014, mention désormais ajoutée à notre site.
Nous vous remercions de votre intérêt et gageons que vous saurez patienter. En espérant avoir apaisé votre frustration…

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paris-fantasy le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Amoureux dubitatif »

Chère auteure de fantasy
Je vous remercie d'avoir publié mes commentaires dans votre blog aila.fr - quel honneur ! - que je suis assidûment. J'ai donc décidé de vous répondre en critiquant le merveilleux tome 3 de mon héroïne préférée.
Alors là, je ne sais pas comment vous avez fait, mais il semble que vous ayez cherché à jouer avec mes nerfs en mettant dans votre roman deux superbes reines et une sorcière qui ferait succomber le plus fervent des fans d'Aila. Tatata, je reste fidèle à Aila et à son caractère si particulier et si attachant (sauf quand elle broyait du noir après sa rencontre avec l'Oracle). Je me suis régalé et je l'imagine disparaissant dans ses étincelles de lumière pour apparaître dans ma tablette, me saluer et me prendre par la main, car je sais que, désormais, c'est possible.
Le tome 4 n'est pas sorti, vous avez la solution technique (disons de fantasy) pour me donner l'occasion de me rapprocher de cette jeune fille, alors, n'hésitez plus, donnez-moi ma chance…
J'oubliais l'essentiel, pardonnez-moi, FÉLICITATIONS pour ce troisième tome qui, lui aussi, me laisse sur une frustration au dernier chapitre. Je sais, c'est le suspense et votre marque de fabrique pour garder vos fans…
Réponse de l'auteure :
Dernier petit commentaire de paris-fantasy, toujours empli de délicatesse et de fraîcheur, sur iTunes.
Comment réaliser un rêve ? C'est la question que je me pose quand je sais que le tome IV est bouclé et prêt pour la relecture. Si je ne l'ai pas encore entamée, c'est que je n'en ai pas eu le courage ou la disponibilité (il faut toujours se trouver une bonne raison pour ne pas passer à l'acte !) Alors, j'ai imaginé une solution avec le temps qu'il fallait pour la mettre en place, histoire d'offrir à une personne que je ne connais pas l'ébauche d'un rêve qui est le sien, pas tout à fait comme il l'aurait souhaité, mais peut-être sera-t-il sensible à ce texte écrit spécialement pour lui.
Je suis persuadée que nous sommes tous des magiciens susceptibles de changer le monde d'un geste ou d'une pensée positive. Nous l'oublions trop souvent et lui préférerons des attitudes moins altruistes ou moins nobles. Dommage… Dans la grisaille qui nous entoure, sachons recréer la chaleur et la clarté de la lumière. Nous avons tous quelque chose à donner et à partager. Ce que j'offre ne me sera pas rendu, mais transmis sous une forme différente à quelqu'un d'autre qui saura également en faire don. Présente au début de la chaîne, peut-être, à un instant ou un autre, serai-je celle à qui une main sera tendue quand elle en aura besoin… Qui peut dire de quoi demain sera fait ? (extrait du blog du 21 février 2014)

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anmariel le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Toujours aussi plaisant »

Lorsque j'ai attaqué le troisième tome, je me demandais si je pourrais encore être surprise, et bien OUI !
Et je me demande ce que Catherine Boullery pourra imaginer pour le suivant… Quelle imagination !!!

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Sarah-Sarfaty le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Ma première nuit blanche »

Après avoir séché des cours pour lire le tome 2, j'ai vécu ma première nuit blanche pour finir le tome 3 (alors que mes vacances de février arrivent !) Formidable, je veux être Aila. Quel roman ! Quelle histoire ! Quels personnages ! Et toutes ces reines…
Bref, lisez ce roman de fantasy mais ne vous faites pas prendre par vos parents en lisant la nuit. Je m'en suis tirée en leur montrant le passage de l'infiniment petit à l'infiniment grand en leur expliquant que je lisais de la science poétique ou de la poésie scientifique. Bingo ! Ça a marché et ils m'ont laissée finir. Du coup, ils vont lire le tome 1. Et voilà !!!
J'attends la suite avec une très grande impatience. BRAVO !

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gagnesaviepetitàpetit le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Vivement la suite !! »

Lecteur toujours tenu en haleine dans ce troisième tome comme dans les deux premiers.
Odyssée qui mériterait un succès international voire une adaptation au cinéma ou même en jeu vidéo (pour les duels au kenda cela plairait bcp).
Vivement la suite et la traduction en plusieurs langues.
J'ai hâte ++

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cri cri le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « De mieux en mieux »

Mais jusqu'où ira l'auteur, j'attends avec une grande impatience la suite de cette trilogie, et j'espère la lire le plus rapidement possible.

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le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Une fois de plus piégée par la magie d'Aila ! »

Le troisième tome a été englouti à la même vitesse que les deux précédents.
On se replonge à chaque lecture avec bonheur dans cet univers de force et de fragilité.
Aila est passée d'enfant à femme mais on ne veut surtout pas la quitter ! Vite, la suite !

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le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « En attente de la suite… »

Toujours aussi palpitantes les aventures de la Grande Aila. Elle nous transporte dans sa magie.
J'attends avec impatience la suite de son combat et surtout de savoir comment sera sa progéniture.
Catherine R. fidèle lectrice

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florencedufretel1 le  ‒ 5 ★★★★★

Dès la lecture des 1ère lignes, je suis transportée dans un autre monde ou tout devient possible. Je retiens mon souffle lorsque Aila se trouve en difficulté du coup je veux avancer pour savoir comment elle et ses amis s'en sortiront.
Tolkien n'a qu'à bien se tenir, une nouvelle romancière est née.

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phanygrittleton le  ‒ 5 ★★★★★

La saga d'Aila est passionnante, palpitante. Ce sera un best-seller, j'en suis sûre. Vivement le tome 4.

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niniserreche le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Je suis en manque dès la dernière page !! »

Vivement la suite en décembre !!!
Toujours aussi captivant, c'est ça un bon auteur, il vous laisse affamée de la suite de l'histoire, et je m'y connais pour être une dévoreuse de lignes !!
À nouveau merci Catherine et continue de nous transporter avec les superbes aventures d'Aila !
Bisous de Nicole.

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veromino le  ‒ 5 ★★★★★

Trop contente de faire partie d'un tout petit bout de la vie d'Aila !!!
yesssssssssssssssss
Vite vite la suite !!!

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pascaletjc le  ‒ 5 ★★★★★

Longue vie à Aila !

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Math1977 le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Notre voyage continue »

On s'inquiète pour elle, on lui prodigue nos conseils, on veut combattre à ses côtés et la soulager dans sa quête. Encore une autre aventure passionnante dans laquelle on est totalement embarqué. Et on en redemande…

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yoli le  ‒ 5 ★★★★★

Et l'aventure continue. Merci de nous avoir donné la chance de participer à ce grand projet !! L'avenir nous le confirmera : on a tous raison d'y croire car Aila est et restera un Univers unique à ce jour.

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dummycaro le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Une fois de plus piégée par la magie d'Aila ! »

Le troisième tome a été englouti à la même vitesse que les deux précédents. On se replonge à chaque lecture avec bonheur dans cet univers de force et de fragilité. Aila est passée d'enfant à femme, mais on ne veut surtout pas la quitter ! Vite, la suite !

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mimi Amaz le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « sympa »

Cette histoire est toujours aussi intéressante et passionnante.
J'attends avec impatience le suivant pour savoir ce qui va se passer

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Florence le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Préparez-vous à une plongée en apnée de 600 pages »

On replonge dans l'histoire d'Aila pour n'en ressortir que 600 pages plus loin. En effet, une fois la lecture commencée on ne décroche plus ! Ce tome, un peu plus cérébral que les précédents (et tout à fait en adéquation avec l'état physique de l'héroïne), fait davantage travailler l'imagination du lecteur pour notre plus grand plaisir. Le suspens est à son apogée à la fin… une seule chose à faire… attendre le quatrième tome !
Florence P

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gys le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Génial !!! »

Voilà ! Je viens de refermer le 3 ème tome de cette série avec beaucoup de regrets. Comme tous les livres dans lesquels nous plongeons avec énormément de bonheur et qui nous font voyager dans des pays imaginaires, la fin arrive toujours trop vite… L'écriture de Catherine Boullery m'a enchantée. Et comme tous les lecteurs séduits, comme moi, j'attends la suite avec impatience. À quand le 4 ème tome.

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MermaidC le  ‒ 4 ★★★★

✎ « Une saga envoûtante ! »

Avec ce troisième tome, l'intrigue se complique pour notre plus grand plaisir ! Celui-ci est dense et même si j'ai eu un peu de mal à me plonger dans l'histoire au début et si j'aurais aimé un découpage du livre plus aéré (changement de chapitre plus fréquent par exemple, surtout lorsqu'on change de lieu et de personnage) j'ai quand même adoré ce livre ! L'Auteure possède une très belle écriture, elle nous fait partager tous les questionnements et tourments des personnages qui sont presque tous attachants (pas cette horreur de Césarus hein !) J'ai particulièrement aimé dans ce 3e tome le fait qu'on puisse se placer du point de vue d'autres personnages (Hang, Aquiri…) En tout cas bravo et merci pour cette saga !

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abuelita2560 le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Très bonne saga »

Belle histoire avec des personnages attachants et un univers magique. Écriture et mots simples, je recommande vivement tous les tomes.

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le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Tous aussi réussis ! »

(Source : )

Sarahalves le  ‒ 4 ★★★★

✎ « L'Oracle de Tennesse »

Encore une fois Aila nous transporte dans ses aventures. Le personnage évolue de façon inattendue. Des difficultés, des joies, des peines… ça ne s'arrête pas. Et pour le lecteur ça n'est que du bonheur ! Merci !

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balabala le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Sur Blablalivre »

Intimiste au début, la magie de l'Oracle et les aventures explosent au milieu de ce super roman de fantasy. Que d'imagination !!!

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Client Amazon le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Un troisième tome fantastique »

La découverte de ce tome m'a, une nouvelle fois, plongée dans un univers aussi magique que sombre par moment. J'ai adoré découvrir les nouveaux personnages introduits avec finesse et suivre l'évolution de ceux que je connaissais déjà ! Comment est-il possible d'imaginer tout cela et de nous offrir un univers si détaillé et envoûtant ?
Vivement la suite !

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Alphatic le  ‒ 5 ★★★★★

Même avis que pour le tome 2 : histoire toujours palpitante, mais trop de longueurs. J'espère que l'aventure va aboutir dans le prochain tome.

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Client Amazon le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Beaucoup d'émotions ! »

Ce troisième tome, suite d'une merveilleuse épopée, a chamboulé mon petit cœur dès les premières pages !!! En même temps, comment ne pas s'attacher à tous ces personnages tellement uniques et ne pas ressentir leurs joies comme leurs peines !!! Encore un sans faute pour moi, bravo Catherine !!!!

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Alexandre Mecalac le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Magic??!!! »

Le tome 3,
Encore de nouvelles facettes de notre héroïne. On entend dire qu'elle a tous les pouvoirs… Mais à quel prix !
En tout cas, c'est un plaisir de suivre tes aventures, Aila, rebondissements, intrigues, monde ouvert, qu'une envie, la suite !
Vite le tome 4, comment ont fait les gens qui on du attendre la suite plus de 2 jours ?

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isa le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « Encore beaucoup de merveilleux ! »

J'ai replongé à corps perdu dans la suite des aventures d'Aila…, toujours aussi impatiente de savoir ce qui lui arrivera, les choix qu'elle fera, les obstacle qu'elle rencontrera !!! Encore une fois, j'attends la suite !!! ?

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ClosDanne le  ‒ 5 ★★★★★

✎ « D'autres pouvoirs… »

Aila, en poursuivant sa route, découvre d'autres pouvoirs, d'autres forces, d'autres magies.
Elle les apprivoise peu à peu, continue à grandir, évoluer. Même si elle se sent de plus en plus seule, elle est entourée de plus en plus de personnes qui croient en elle et l'aiment, la soutiennent.
Captivant ! Génial !

(Source : )

Coups de cœur de la saga de fantasy saga ➀ Avis des lecteurs d'Aila et la Magie des Fées high ➁ Avis des lecteurs de La Tribu Libre préféré ➂ Avis des lecteurs de L'Oracle de Tennesse saga ➃ Avis des lecteurs de La Dame Blanche roman ➄ Avis des lecteurs de La Porte des Temps français ➅ Avis des lecteurs d'Une Vie, voire Deux lectrice ➆ Avis des lecteurs d'Un Éternel Recommencement littérature ➇ Avis des lecteurs de L'Ultime Renoncement saga ➀ à ➃ Avis des lecteurs de La Première Époque roman ➄ à ➇ Avis des lecteurs de La Deuxième Époque saga Tous les avis des lecteurs des romans de fantasy top


Extrait gratuit d'un des livres de la saga d'Aila offert par Catherine Boullery, auteure de fantasy (autres passages sur Amazon). Excellente lecture ;)

Le lendemain, chacun au château rendit hommage à Astria dans la salle des honneurs. Elle reposait dans un coffre de bois, doublé de velours, revêtue de sa tenue préférée : une jolie robe bouffante qui cachait son ventre arrondi. Elle semblait dormir, si sereine, si frêle, tellement innocente… Carustre reçut avec sobriété un petit mot de toutes les personnes présentes. Il comptait repartir le jour même pour aller inhumer sa fille sur ses terres.

Les jours passèrent. Malgré l’ambiance morose qui régnait au château, Hubert et Aila, repoussant leurs sombres pensées, ne perdirent pas leur temps. Le prince renvoya Blaise rechercher leurs affaires de route chez Henri et Éléonore, tandis que, pendant ce temps, le couple princier évoluait de l’un à l’autre, discutant, écoutant les confidences, les ragots, observant les attitudes équivoques.
De son côté, Barnais s’empressait auprès de tous. Pour la première fois de sa vie, il avait mis son propre chagrin de côté et soutenait son père. De temps en temps, ses yeux croisaient ceux d’Aila, mais cette dernière n’y décelait plus que le désarroi d’avoir renoncé à elle. Il s’était résigné. La sollicitude de son fils rasséréna Airin qui, petit à petit, retrouva sa jovialité. Par contre, Rebecca fulminait à nouveau. Pressée par Barnais, ils s’étaient séparés définitivement et tous ses regards de haine lui étaient dévolus. De ce fait, la mise en place du traquenard pour le tuer, ce dont elle devait encore plus rêver à présent, devenait compliquée. Hubert et Aila ne relâchaient pas leur surveillance, mais ils n’avaient pour le moment rien trouvé de concret sur les projets de leurs ennemis. Cependant, ils ne pouvaient pas partir sans avoir fait échouer le complot contre Barnais…
Une semaine s’écoula…

Un matin, Aila se préparait pour aller chevaucher quand un coup fut frappé à sa porte. Sur le seuil, elle marqua sa surprise en découvrant Barnais dont la présence l’intriguait, car ils s’étaient à peine reparlé depuis leur dernière promenade à l’étang.
— Je vous prie, dame Aila, de bien vouloir excuser cette visite matinale, mais je viens vous faire mes adieux.
— Vos adieux, sire Barnais ! Mais où allez-vous donc ?
— Je respecte votre demande et m’y plie. Je me mets en route pour Antan avec mon père afin de faire la connaissance de ma promise.
— Votre père part également ?
— Oui, il laisse le comté à messire Dugo, un de ses vieux amis qui s’en occupera très honnêtement, comme toujours.
— L’homme avec de grandes moustaches blanches ?
— Oui, c’est lui. Voilà…
Barnais se tortillait, mal à l’aise, sur le point de la quitter, mais hésitant encore.
— Sire Barnais, Hubert me parlait ce matin de rejoindre Antan. Peut-être siérait-il à votre père et vous-même de parcourir le trajet en notre compagnie ?
— Nous prendrions un immense plaisir à votre compagnie, dame Aila. Toutefois, nous nous y rendons à cheval et…
— Qu’à cela ne tienne ! Hubert et moi-même préférons les chevauchées au carrosse. Nous demanderons à Blaise de ramener Élina et nos affaires à Avotour, ainsi le tour sera joué.
— Êtes-vous certaine que ce voyage ne présentera pas trop de difficultés pour vous ? Seule une cavalière entraînée peut endurer de si longs parcours.
— Ne doutez pas de moi ainsi. Quand comptez-vous partir ?
— Demain ou après-demain.
— Je vais avertir Hubert. Il se mettra d’accord avec votre père sur la meilleure date, mais, personnellement, je pencherais pour demain. Quand annoncez-vous la nouvelle de votre départ ?
— Ce midi, pendant le repas, père confiera officiellement la charge du comté à sire Dugo devant témoins.
— Excellente idée. Merci d’être monté me prévenir, sire Barnais.
— Je vous en prie, ma dame.
Il s’inclina et repartit.
Pendant la discussion, elle avait réfléchi à toute allure et fonça dans la chambre d’Hubert qui sommeillait toujours.
— Vous ne dormez donc jamais ? lâcha-t-il, quand elle finit de le réveiller en le secouant.
— Si, mais je me couche moins tard que vous !
— Comment voulez-vous que j’obtienne des informations si je vais au lit comme les poules, alors que ces messieurs n’ont pas encore ingurgité assez d’alcool pour devenir bavards… ?
Elle fronça les sourcils un instant :
— Oui, raison valide. Mais j’en dispose d’une excellente qui m’amène à vous tirer hors de votre duvet. Barnais vient de quitter ma chambre à l’instant.
Le prince se redressa, tout d’un coup très attentif.
— Lui et son père partent pour Antan demain ou après-demain. Ils comptent l’annoncer lors du déjeuner.
— Les deux ensemble, voilà qui est fort ennuyeux… Un accident est si vite arrivé et je voudrais à tout prix en éviter un double. De plus, un me semblait plus facile à protéger que deux… Avez-vous une idée de leur valeur en tant que combattants ?
— Aucune ! Mais d’ici ce soir, je pense que je le saurai. J’ai offert de les accompagner, mais Barnais s’est inquiété de ma difficulté à chevaucher toute une journée… Si seulement il savait ! Je lui ai dit que vous descendriez vous mettre d’accord avec son père ce matin. Je file me balader avec Lumière, je passerai le mot à Blaise afin qu’il remonte les affaires qu’il a rapportées de chez dame Éléonore. Je pense lui suggérer de surveiller Bascetti en priorité, êtes-vous d’accord ?
— Oui, tout à fait.
Soudain, les traits d’Hubert se durcirent et il ajouta :
 — Aila, je n’aime guère que vous vous promeniez seule. Ils ont déjà essayé de vous tuer et ils vont recommencer.
— Ne vous inquiétez pas, je suis extrêmement vigilante. De plus, ils n’ont aucune idée de mes capacités et cela reste ma meilleure protection. Quand ils apprendront que tous ceux qu’ils veulent éliminer partent ensemble, ils nous attendront sur le chemin, j’en suis certaine. Mais, en aucun cas, je ne dois changer mes habitudes. Ils ne se doutent pas que nous savons et cela les rendra soit moins circonspects, soit trop sûrs d’eux-mêmes. Alors, ne vous inquiétez pas pour moi…
Il resta un instant silencieux à la regarder et poursuivit :
— Préparez les bagages que vous n’emporterez pas avec vous avant de descendre. Pendant ce temps, je m’habille, puis je rejoins Airin.

Aila partit pour sa promenade quotidienne jusqu’à l’étang. Comme chaque fois, elle y revivait les souvenirs qui la liaient à Barnais. Étrangement, ses émotions du début lui paraissaient irréelles, comme si ce n’était pas vraiment elle qui les avait ressenties, mais une autre. À l’âge de seize ans, existait-il des excuses à s’être amourachée d’un garçon ou d’avoir juste désiré être aimée ? Ses sentiments étaient passés si vite de l’attirance à une forme d’affection, plus proche de l’indifférence que de la passion. En était-il toujours ainsi de l’amour ? D’ailleurs, en était-ce vraiment ? Si Efée avait été là, elle lui aurait expliqué ce qu’aimer signifiait, elle qui, pour les beaux yeux de Barou, avait tout abandonné. Dans ses incertitudes, Aila était sûre d’une chose : elle ne deviendrait pas une autre pour un homme quel qu’il fût ! Vigilante à tous les bruits, observant les traces aux alentours, elle termina sa promenade sans soucis, mais avec la conviction que deux individus au moins, peut-être trois la surveillaient. Délicate situation. Est-ce que Hubert et elle suffiraient à protéger le châtelain et son fils ? N’était-il pas présomptueux de supposer qu’ils s’en sortiraient sans aide ?

Elle rejoignit la table où Hubert lui glissa que Blaise avait rapporté leurs affaires dans leurs chambres, qu’il s’était mis d’accord avec Airin pour partir tous ensemble demain à la première cloche. Il lui apprit également que Blaise et Élina cheminaient déjà vers Avotour avec les bagages superflus. Aila tiqua, elle qui avait plus ou moins projeté de solliciter de l’aide à Avotour avait finalement trop tardé à exprimer ses inquiétudes… Et puis quelque chose clochait. Normalement, Blaise devait suivre Bascetti et pourtant, Hubert le disait reparti pour Avotour. Tout cela méritait des éclaircissements.

Un tourbillon d’adieux balaya la suite de la journée. À présent, tout le monde au château était au courant de leur départ et venait montrer au couple royal à quel point il devait se souvenir de lui. Au milieu de ce fastidieux défilé de courbettes et flatteries, Rebecca apparut presque comme une ondée de fraîcheur quand elle arriva avec ses phrases à double sens, hérissées de pointes et de chausse-trapes. Étrangement, ce fut elle la plus surprise lorsqu’Aila, saisissant ses mains, la remercia avec ferveur pour ses paroles qui détonnaient tant dans cette flagornerie ambiante. Au fur et à mesure que la journée s’écoulait, l’inquiétude d’Aila s’intensifiait. Airin avait été un bon combattant, mais, gagné par l’embonpoint, tous disaient qu’il ne valait plus grand-chose, tandis que Barnais, trop occupé à conter fleurette, avait largement dédaigné de perfectionner ses aptitudes aux armes. Comment Hubert et elle s’en sortiraient-ils en face d’adversaires trop nombreux ?
Elle prolongea sa réflexion. Regagner Antan prendrait environ trois jours. Les hommes de main, chargés de les attaquer, attendraient de toute évidence leur sortie d’Escarfe pour que la responsabilité d’Antan fût engagée, histoire de monter les comtés un peu plus les uns contre les autres. Au mieux, ils disposaient de presque deux jours devant eux avant les premières attaques et ils seraient alors à mi-chemin. Par facilité, leurs adversaires pouvaient aussi profiter de leur baisse de vigilance en fin de journée ou encore choisir de les tuer pendant leur sommeil. Barnais avait-il envisagé des haltes particulières ? Elle ne s’en souvenait pas. Airin aimant le confort, il ne dormirait sûrement pas à la belle étoile ! Donc, il sélectionnerait soit une auberge, soit une relation, tant qu’ils voyageraient en Escarfe, mais après ? Elle décida de trouver le fils ou le père pour poser les questions qui lui trottaient dans la tête et ce fut sur Airin qu’elle tomba :
— Le premier soir, nous coucherons chez mon ami Argue, dans sa demeure, proche de la frontière du comté et nous passerons une longue journée à cheval pour y parvenir. Dame Aila, je m’inquiète pour vous, ce voyage se révélera peut-être trop éprouvant… Si vous en exprimez le désir, nous pourrons toujours effectuer une escale plus tôt. Mettre davantage de temps ne nous créera aucun problème.
Elle faillit refuser net, puis se ravisa. Autant garder cette porte de sortie pour changer les plans définis et connus de leurs adversaires, leur causant ainsi un peu d’indétermination si besoin…
— J’apprécie votre extraordinaire gentillesse, sire Airin. Je me sens prête à chevaucher toute une journée, mais entendre que vous me proposez de nous arrêter aux premières fatigues si celles-ci devenaient excessives me soulage d’un grand poids. Avez-vous planifié d’autres haltes que celle-ci ?
— Si nous dormons chez Argue, nous n’aurons plus qu’une dernière nuit à passer dans une auberge d’Antan.
— Avez-vous déjà choisi laquelle ?
— Par les fées, non, je n’en ai aucune idée ! Argue pourra toujours nous conseiller, il connaît bien les environs.
Ce n’était pas la partie de son comté dans laquelle Aila avait le plus voyagé ; elle ignorait le nombre d’établissements et leur emplacement… Après tout, son ignorance changeait-elle quelque chose ? Bascetti et sa petite troupe disposeraient de tout leur temps avant leur arrivée pour examiner les lieux et tout planifier. Une agression nocturne deviendrait alors possible, voire probable. Toutefois, le risque d’une attaque chez Argue était minime. Pénétrer dans une demeure inconnue n’était pas du ressort d’hommes de main comme ceux que Bascetti allait recruter. Ce dernier organiserait un assaut décisif, avec une solide bande de mercenaires pour ne leur laisser aucune échappatoire. Si seulement Hubert ou elle avait prévu de requérir de l’aide… Elle aurait voulu partager ses appréhensions avec le prince, mais, comme à présent les dés étaient jetés, elle jugea inutile de l’inquiéter.

Au repas du soir, Hubert et sa promise furent accaparés en permanence. Alors qu’elle espérait qu’il reviendrait rapidement dans sa chambre, il n’en fut rien et elle s’occupa les mains et l’esprit en préparant ses affaires pour le lendemain. Élina partie, Aila devait reprendre ses habitudes d’avant, balançant entre soulagement et regret. Elle s’était trouvée si différente dans toutes ces robes, une autre Aila, plus femme que jeune fille, vers qui s’étaient tournés tous les regards. Elle qui avait toujours cherché à exister, ne serait-ce que pour montrer à Barou qu’elle n’avait pas besoin de lui, s’était sentie tellement vivante dans ce rôle de promise pleine de charme et de grâce… Son père l’aurait-il seulement regardée s’il avait été là ? Elle en doutait. Barou n’avait jamais voulu d’elle et quoi qu’elle réalisât, cela ne changerait pas. Elle devait cesser de vivre comme si, demain, il allait balayer toutes ces années d’indifférence d’un seul geste. Elle devait renoncer à l’amour de ce père et peut-être que sa toute petite aventure avec Barnais l’y aiderait. Elle avait découvert qu’elle pouvait être aimée sincèrement par un homme, même le plus coureur du monde, cela ne devait pas être pris à la légère ! Elle se mit à rire et finit son sac, tout léger, dans lequel elle n’avait conservé que le minimum : sa tenue de cuir, une chemise, une poignée d’onguents et le livre des fées. Elle allait le placer près de la porte quand l’envie de revoir le paysage du livre refit surface. Elle glissa sa main dans la poche intérieure de son sac et l’en ressortit. Il apparaissait encore plus beau que dans son souvenir, émettant une douce lumière, chaude comme une agréable journée de printemps. Aila entendait les oiseaux chanter et elle résista de toutes ses forces à la tentation de plonger dans ce paysage magique. Elle apercevait la petite fée dans sa tête qui l’appelait et, pour une fois, elle écoutait ce qu’elle disait. Sa voix, si mélodieuse, presque envoûtante, lui parlait tout simplement, mais sans chercher à imposer une pensée :
— Venez ! Nous devons nous voir !
— Pas maintenant, petite fée, je remplis une mission très importante et…
— Je le sais, coupa la fée, je suis là pour vous aider dans votre mission. Il faut nous rendre visite tout de suite, après ce sera trop tard !
— Je pars de bonne heure demain matin, je dois aller dormir…
— Aucun souci, couchez-vous et, en vous endormant, posez votre main sur le livre. Faites-le, sinon, vous mourrez tous…
Saisie par ces propos, Aila y consentit. Elle enfila sa chemise de nuit, souffla sa bougie et s’allongea, l’ouvrage à ses côtés. Le sommeil la gagna aussitôt, alors elle tendit sa paume vers la couverture qu’elle toucha juste du bout des doigts avant de somnoler.
Quand Hubert rentra, il vint la trouver pour lui parler, mais, s’apercevant qu’elle dormait, il resta un instant à la regarder, puis, après un demi-tour, regagna sa chambre.

Aila se réveilla de très bonne heure ; le soleil ne l’avait pas encore saluée. Elle se sentait légèrement malade, mais cette sensation nauséeuse disparut vite. En s’étirant, elle découvrit le livre des fées dans son lit. Mais que faisait-il là ? Elle essaya de se souvenir si elle l’avait effleuré le soir précédent, mais sa mémoire refusait de lui fournir le moindre indice. Balayant ses interrogations, elle enfila ses vêtements rapidement, caressa son kenda avec tendresse, ressentant le lien qui les unissait avec un plaisir renouvelé. Le sac sur son dos, elle embarqua à la main le reste de ses affaires.
Parvenue au box de Lumière, elle s’en occupa comme elle ne l’avait pas fait depuis bien des jours, lui racontant dans un murmure tout ce qu’elle envisageait, lui répétant mille fois son bonheur de repartir avec elle, qu’elle était la plus merveilleuse jument du monde, tout en l’étrillant avec dynamisme. À son arrivée, Hubert la salua brièvement, puis partit seller sa monture pendant que des garçons d’écurie sortaient les chevaux pour le châtelain et son fils. Elle roula sa besace à dos et le fixa à l’arrière de sa selle à la place de sa pèlerine et de sa couverture emportées par Blaise. La sacoche contenant son arc démontable en bandoulière, elle attacha son kenda et enfourcha Lumière. À l’extérieur, elle retrouva Barnais et Airin, alors que l’aurore affleurait. Hubert les rejoignit immédiatement et, silencieuse dans la fraîcheur matinale, la petite troupe partit au trot vers la forêt. La douceur apportée par le soleil commença à dégeler l’atmosphère et Airin, mû par une énergie inattendue, se mit à raconter avec entrain tout ce qui lui passait par la tête, rompant la monotonie du voyage. Concentrée à surveiller les parages, Aila choisit de rester discrète.

Lorsqu’ils s’arrêtèrent le midi, le seigneur d’Escarfe leur réserva une délicieuse surprise en extrayant de son sac un véritable repas de gala, déclenchant à son égard une série de commentaires facétieux qui le firent rire. Toute à sa surveillance des environs, Aila ressentit le besoin de s’isoler et s’éloigna des conversations. Barnais la rejoignit rapidement, alors qu’elle espérait la venue d’Hubert pour discuter de la situation. Apparemment contrarié, le fils d’Airin la détaillait des pieds à la tête. Elle se souvint alors qu’elle ne portait plus tout à fait les mêmes tenues que dame Aila et encore, elle n’avait pas remis l’ensemble en cuir de Bonneau.
— Vous avez changé depuis notre départ, dame Aila.
— En bien ou en mal ?
— Ni l’un, ni l’autre. Vous me donnez l’impression que deux personnalités différentes coexistent dans une même personne…
— Vous avez changé, sire Barnais, et je préfère assurément celui que vous êtes devenu.
Elle lui sourit. Avec un rire un peu triste, il poursuivit :
— Vous pourrez dire que vous avez modifié ma vie et ma vision du monde. Avec le recul qui s’impose à moi chaque jour un peu plus, je comprends le désarroi de mon père et le nombre de femmes qui doivent me haïr aujourd’hui. Croyez-vous que celle qui doit devenir la mienne me déteste déjà, comme toutes les autres ?
— Je ne le pense pas. Je présume surtout que si elle voit la même personne que moi en ce moment, elle vous aimera.
— Dommage que cela ne puisse être vous…
— Non, Barnais, vous faites erreur. Vous jouez votre plus grande chance et la sienne : vous allez repartir à zéro sous un regard dénué d’idées préconçues. Elle vous accueillera comme le plus pur des bonheurs dans sa vie. À combien de gens cette chance insensée de tout recommencer est-elle offerte ?
— C’est bizarre, à vous écouter, j’ai presque la conviction que vous la connaissez. Enfin, pourquoi pas, puisque vous saviez qui elle était…
— Venez, Barnais, allons rejoindre nos amis.

La journée s’écoula sous le bavardage incessant d’Airin, décidément en pleine forme. Elle ne lui connaissait pas cette facette exubérante. Peut-être se sentait-il simplement heureux de ce voyage avec son fils retrouvé ? Par politesse, Barnais et Hubert ponctuaient l’interminable monologue du châtelain de hochements de tête intéressés, cependant, elle doutait de la sincérité de leur attention. Toute à sa mission, elle partait régulièrement en avant sous le regard intrigué de Barnais. Dans ces moments-là, ses sens devenaient particulièrement aiguisés et précis. Elle avait l’impression de sortir de son corps et de survoler les environs, détaillant chaque buisson, chaque maison, chaque présence, humaine ou non… Ne percevant aucun danger immédiat, elle décida de ne rien changer au programme d’Airin. Quand le crépuscule bleuit la campagne, la petite troupe accéléra pour arriver au plus vite chez l’ami d’Airin.

Argue, un homme simple et agréable, leur réserva un accueil très chaleureux et les emmena dîner près d’un feu qui crépitait, les réchauffant de la fraîcheur de la nuit tombée. Les deux compères, qui ne s’étaient pas vus depuis des lustres, avaient tant à se raconter qu’ils se retrouvèrent bientôt seuls devant la cheminée. Barnais partit dans sa chambre, tandis qu’Hubert et Aila s’isolaient.
— Allons dehors, souffla le prince.
Ensemble, ils inspectèrent les abords la demeure pour évaluer les risques d’une attaque nocturne, mais ce qu’ils virent les rassura : une bâtisse solide, un rez-de-chaussée et des étages bien protégés par de robustes volets en bois ou des grilles, sûrement des vestiges d’anciennes querelles… Une nouvelle fois, Aila hésita à lui faire part de ses réflexions, puis renonça. À quoi bon partager avec lui ses craintes maintenant qu’ils ne pouvaient malheureusement plus recevoir d’aide de quiconque ? Étrangement, elle eut le pressentiment qu’Hubert, de son côté, avait également voulu lui annoncer quelque chose… Tranquillisée par la sécurité apparente de l’endroit, elle regagna sa chambre pour se déshabiller. Au moment de se coucher, comme une somnambule, elle attrapa le livre de la magie des fées et s’endormit en l’effleurant.


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