Les Archives du blog de #fantasy de juillet-août 2012
tome 1 - Aila et la Magie des Fées

La saga d'Aila  fantasy


fantasy Catherine Boullery

Note : 4.5 / 5 avec 210  critiques lectrice

Les archives du blog de fantasy d'Aila de juillet-août 2012

31 aoûtBon, décidément, je suis à fond dans les papillons ! Pour info, ce n'était pas un « Paon du jour » que j'avais aperçu, puis vu disparaître avec regret dans mon jardin. Hier, ce petit coquin a décidé de venir voleter autour de moi avant finalement de se poser en différents endroits du jardin, en offrant également une pause à la photographe que j'étais. Trop bien ! Partie à la recherche de son nom sur internet, j'ai fini par l'identifier et je vous présente le papillon « Vulcain » : photo 1, photo 2, photo 3. Merci petit papillon de m'avoir offert d'aussi beaux clichés !
Quoi d'autre ? Bientôt, le site va se réorganiser pour intégrer le tome II. De nouvelles pages seront à votre disposition avec, par exemple, les nouveaux personnages principaux, le début de l'histoire, une carte qui intégrera les pays alentours et les avis des derniers lecteurs… Comme vous le voyez, pas le temps de s'ennuyer : relecture, créations de pages web… La rentrée proche va rapidement mettre un frein à l'avancée
Quelques petits liens à découvrir parce qu'on y parle de moi et que, quelque part, mon petit ego est content ! Site Waaaouh avec le commentaire très élogieux de Walkyrie, un partenaire du forum de Dol Celeb que je remercie pour sa présence et ses encouragements, et site Booknode avec l'appréciation sympathique d'une de mes élèves… Entre nous, il me reste une marge de progression si je comprends bien !
Demain sera un autre jour ! Alors, ne manquez pas notre rendez-vous quotidien !
Bonne journée.

30 aoûtOh la la ! La rentrée se rapproche ! Allez, j'y penserai le jour venu ! J'ai, pour l'instant, des choses bien plus intéressantes à faire !
Au cas où vous ne vous en seriez pas aperçu, j'adore les papillons ! Cet après-midi, dans mon jardin, je suis partie à la chasse aux papillons, appareil photo en bandoulière. Les espèces rencontrées ne sont malheureusement pas très nombreuses : blanc, marron et je crois avoir aperçu un « Paon du jour » (image appartenant au site Regard de papillon), mais il n'a réalisé qu'un tour trop bref et trop éloigné pour que j'aie une chance de capturer son image, tant pis… En attendant une nouvelle occasion, je vous propose deux images de « Flambé » prises au même endroit que le papillon Colibri, et quelques-unes, dans mon jardin, cette fois : probablement, le blanc, un Piéride du chou et, le marron, un Tircis : photo 1, photo 2, photo 3, photo 4, photo 5, photo 6.
Alors ? Quelles autres nouvelles seraient susceptibles de vous intéresser ? Euh… Bientôt de nouvelles pages sur le site à propos du… tome II. Eh oui ! La relecture est lancée ! Bientôt des informations à découvrir pour les amateurs d'Aila !
Faites un petit tour sur la page d'Aila chez UPblisher et découvrez les appréciations des nouveaux lecteurs.
De nouvelles idées pour demain ? Non ! Pas de souci ! J'en ai pour nous tous !
À demain !

29 aoûtComme je vous l'ai annoncé hier :
- 1re étape : reconnecter mes neurones ;
- 2e étape : commencer à vous raconter les petites anecdotes du moment.
Des années auparavant, 6 ou 7 ans, lors de mes vacances à la montagne (pour changer…), j'avais montré un papillon peu courant à mon mari. En tout cas, c'était la première fois que je le rencontrais. Drôle de papillon : un corps épais, se déplaçant avec un bourdonnement audible, ne se posant pas… En 7 ans, j'en ai croisé une dizaine, mais jamais assez longtemps pour ne serait-ce qu'enlever le cache de mon appareil photo ! Pas de bol… Et, là, j'en découvre plusieurs dans des lavandes, tous à ma disposition ! Pensez bien que j'en ai profité un maximum ! Depuis le temps que je le traque et que je l'espère, j'y suis enfin parvenue ! Conclusion : une centaine de clichés plus tard dont quelques bons, j'ai emmagasiné du bonheur ! Yes !!!!!!!!!!!!!!!! Allez, je vous montre à quoi ressemble cet extraordinaire sphinx colibri avec des photos faites « maison » : photo 1, photo 2, photo 3 et photo 4.
Voici un petit article très intéressant sur La place des femmes dans la littérature de science-fiction et de fantasy. Mesdames, la porte est ouverte aux héroïnes ! J'adore foncer dans ce type d'obstacles qui barre mon chemin ! Vous ne me croyez pas ? L'être humain est une entité complexe bourrée de contradictions internes et je n'échappe pas à la règle. Je suis, de prime abord, une observatrice et, dans le même temps, je ne me laisse emprisonner par aucun mode de pensée. Donc, si je suis réservée à l'extérieur, à l'intérieur, mon esprit ne s'impose aucune barrière autre que celles qu'il a choisies.
Après discussion avec Ervael sur le forum de Dol Celeb, je me suis rendu compte de la chance qui avait été la mienne de pouvoir écrire la saga d'Aila sans contrainte. Cette liberté n'a pas de prix… L'univers que j'ai créé n'est que le mien, avec ses richesses et ses erreurs (je les assume toutes et toute seule). J'ai choisi comme héroïne une adolescente de 16, presque 17 ans, un monde dont j'ai dessiné les contours sur une carte, établi les dimensions. Personne n'est venu perturber ma vision intérieure, personne n'a contesté, critiqué, perturbé l'eau claire et vive de mon histoire. Oui, je dois le reconnaître, ce fut une chance infinie et une expérience extraordinaire…
Allez, demain, je poursuis mes petites histoires à partager avec vous !
Bonne journée !

28 aoûtBon, ça y est, le blog n'est plus en vacances… Et, je vous le dis tout net, la reprise est terriblement difficile !
C'est vrai ! Vous rendez-vous compte que depuis trois ans, ce sont mes premières vacances sans avoir besoin de travailler pour le lycée, et, quand je dis travailler, c'était pratiquement tous les jours et d'un nombre d'heures allant de 1 ou 2 à 5 ou 6. Après, je m'étonne que mes vacances ne soient pas autant réparatrices de la fatigue de l'année que je le voudrais ! Donc, imaginez, je me suis entourée d'un cocon de paresse, tant à la fois intellectuelle que physique. Maintenant que j'en ai pris l'habitude, plus question de le quitter ! Aïe, aïe, aïe et dire que la rentrée se rapproche et qu'il va falloir que je remette tous mes petits neurones au boulot !
Tout cela pour vous dire qu'il va vous falloir être particulièrement patient avec moi, la reconnexion de tout ce petit monde prendra un peu temps !
En fait, je ne suis pas tout à fait honnête dans ce que je vous raconte. D'abord, parce que mes vacances ont été sportives ! Pour moi ! N'imaginez quand même pas que je suis partie à l'assaut de l'Annapurna ! Départ tous les matins à 9 h 25, le temps de déposer ma dernière et c'était direction « balade en montagne ». Et c'était comme cela tous les jours sauf le week-end ! Les dénivelés positifs variaient entre 550 et 930 m, sur des distances totales de 7 à 14 km, pour un retour entre 15 h et 16 h 30. Naturellement, sans oublier les petites pauses photo indispensables à ma vie. C'est trop beau la montagne !
Conclusion : je vais avoir plein de choses à vous raconter ! Maintenant, ce sera à vous d'être patient ! Pourquoi ? Vous vous souvenez, je commence juste à reconnecter mes neurones !
Belle journée à tous !

28 JuilletQuelle semaine ! Du soleil majoritairement (enfin…), des promenades magnifiques au cœur de la montagne et tout un programme de beautés de la nature pour mes yeux émerveillés : lacs de montagne, marmottes, glaciers, eaux dansantes et chantantes, couleurs chatoyantes et ciel changeant, c'est-à-dire éclaircies, nuages, lumière, grisaille et même un peu de pluie. Qu'importe ! Cette dernière n'arrête pas le pèlerin !
J'adore la montagne l'été… Je crois que cet amour est né l'année des premiers pas de ma dernière. Nous avions échoué à Autrans pour les vacances sans trop savoir ce que nous allions y trouver et j'ai découvert les balades en montagne. Je me souviens d'une en particulier sur le plateau de la Molière. Nous progressions au milieu de fleurs, passant de sous-bois en sous-bois. À l'époque, nous ne nous attaquions qu'à des promenades simples… C'était le bon temps ! Depuis le début de la semaine, ce que nous ne gravissons pas en hauteur, nous le récupérons en multipliant les distances parcourues ! Alors, cela donne 600 m pour 14 km ou 800 m pour 10 km et c'est comme cela tous les jours ! Alors, vous comprenez combien je suis contente d'être en week-end. Cependant, dans le même temps, malgré l'agrément de cette journée à paresser, mes pieds me démangent déjà de recommencer. Alors, demain, direction la vallée étroite et le lac vert pour une escapade sans difficulté vers un site extraordinaire. Imaginez un lac présentant des teintes de camaïeux de verts, de celui printemps à celui émeraude, conséquences de la présence d'algues recouvrant des squelettes d'arbres fantomatiques langoureusement allongés sur le fond sablonneux. C'est un régal pour les yeux et pour la photographe que je suis. Chaque pas ouvre sur une perspective différente, pleine de nuances colorées et marquée par un graphisme engagé. Tout ce que j'aime !
Nos promenades quotidiennes n'excluent pas quelques plaisirs familiaux, comme celui d'aller voir l'âge de glace 4 ! Rien à faire, du premier opus jusqu'à aujourd'hui, je prends toujours beaucoup de plaisir à découvrir ce que Pixar a encore pu inventer comme histoire. Et là, on peut le dire, fallait oser rendre le pauvre écureuil responsable de l'éclatement de la Pangée ! Donc à voir seul ou accompagné ! Pour en découvrir plus : bande-Annonce, extrait 1, extrait 2, extrait 3. La seule chose sur laquelle je n'ai pas accroché, c'est la chanson des pirates. Par contre, tip top la chanson du générique de fin (version dansée courte et version chantée longue). La semaine prochaine, ce sera "Rebelle" ! Rien à faire, j'ai gardé mon âme d'enfants !
À très bientôt !

23 JuilletUn petit moment ce matin pour partager avec vous une de mes idées que j'expliquais à mon petit mari trois jours auparavant. En effet, réfléchissez… Quel est l'intérêt d'une librairie ? C'est d'avoir sous les yeux une multitude de bouquins venant d'horizons différents, mais partiellement au choix du libraire, ce qui donne à l'offre une personnalité intéressante. Si pour gagner sa vie, ce dernier doit vendre ce que les gens attendent, peut-être peut-il se permettre de promouvoir certains coups de cœur. Vous allez me rétorquer qu'Amazon est déjà une forme de librairie avec le numérique en plus. Oui, mais, c'est aussi là que le bât blesse, car autant de libraires, autant de diversités et, même si Amazon propose un énorme choix, il n'est qu'un et la diversité s'étiole d'elle-même rien que par ce fait. Conclusion : il faudrait créer d'autres libraires numériques qui deviennent de vrais lieux de découverte et de consultation, cela permettrait peut-être de s'abstraire un peu plus des grandes maisons d'édition et de leur verrouillage permanent. Elles ne devraient plus être les seules à tirer leur épingle du jeu. La qualité première du numérique est d'offrir un choix de plus en plus large d'écrivains, et pas obligatoirement ceux ciblés par les principaux éditeurs. Trop sollicités, ces derniers laissent obligatoirement passer de réels talents qui auraient pourtant mérité d'être portés à la connaissance du public. Je ne pense pas à moi qui ai déjà réalisé une grande partie de ma vie, mais à ces jeunes qui y croient encore. La foi ne suffit pas, il faut le talent en prime, mais certains ont les deux et ne disposent, malheureusement pour eux, d'aucun appui. Sauf exception, ils seront invisibles et c'est nous, les lecteurs, qui y perdront alors que nous aurions pu profiter de leur écriture… Dommage.
Petit article que je viens de découvrir : pas de chance pour moi… Mon idée vient d'être mise en place par Google, j'arrive trop tard !
Cet après-midi : plus de 8 km de marche et 600 m de dénivelée. Une belle balade au cœur de la montagne pour démarrer !
À très bientôt !

22 JuilletC'est dur de vous abandonner à vous-mêmes ! Alors, comme il me restait un auteur de Dol Celeb à vous faire découvrir, je profite d'un moment de fin de soirée peu occupée pour pallier cet oubli temporaire. Pseudo « Blob-du-chaos », derrière lequel se cache une jeune écrivaine, lycéenne à l'origine, Joséphine Cavène-Perez. Elle l'affirme, elle a troqué ses jambes contre un fauteuil pour ne plus faire qu'écrire… Découvrez ses trois romans sur le site Editions de la tribu : Larmoyante, Étincelante, Sanglante. Une belle écriture fluide et précise, de quoi donner des envies de voyage dans le monde de la fantasy.
Extrait (lire la suite sur son blog) :
« L’homme avançait à l’aveuglette dans la ruelle froide et étroite. À cette heure tardive, les bourgeois dormaient paisiblement sous leurs douces couvertures de plumes, l’estomac plein, dans les beaux quartiers encore lumineux de la Haute Cité. À cette pensée, l’homme eut une grimace de dégoût, avec peut-être, au fond, un soupçon d’envie. Il avait coutume de ne s’autoriser que quelques heures de sommeil par nuit, quand par miracle son travail lui permettait de se reposer. Mais cette nuit, dormir était un luxe qu’il ne pouvait pas même espérer envisager.
Il frissonna et serra un petit peu plus les pans de son manteau contre lui, dans une vaine tentative de retenir un peu de chaleur humaine. Malheureusement, il ne venait pas voir un bourgeois.
Perdu dans ses pensées, il esquiva sans y penser une flaque d’eau croupie et frémit devant l’épouvantable odeur d’urine et de pourriture que charriait à présent la brise nocturne. Comme un phare dans la tempête, les relents nauséabonds lui indiquaient qu’il approchait du but. Bientôt, il aurait rejoint sa luxueuse villa de la Haute Cité et retrouvé son merveilleux bureau de chêne centenaire frotté d’huile de vanille où s’entassait toute sa paperasse. À la seule pensée de cette félicité, il poussa un soupir nostalgique.
Il tourna à droite et emprunta la rue des Égorgés qui le conduisit en pente douce à travers le dédale des ruelles du bas quartier jusqu’au canal. Il n’était pas encore sur les rives que lui parvenait déjà le brouhaha caractéristique des auberges et tavernes pleines à craquer d’ivrognes excités par l’alcool. L’homme respira un bon coup, s’intimant de toutes ses forces de ne pas abandonner si près du but. Il songea à la somme rondelette que lui avait promise son employeur. S’il réussissait cette fois-ci, il n’aurait plus à se soucier de rien. Une simple question. Juste une question et tu seras tranquille pour le restant de tes jours, souffla une voix dans sa tête.
Il ne pouvait laisser passer une aubaine pareille. C’était le genre de chance qui ne se présente qu’une seule fois dans une vie. Il aspira une nouvelle goulée d’air nauséabond aux relents d’alcool bon marché, puis il s’avança sur les quais. Par trois fois, il manqua de vomir sur les pierres inégales.
Dans la rue des Égorgés, étroite et bordée de hautes maisons à colombages, le vent peinait à se faufiler jusqu’à ses narines, et l’odeur, bien qu’infecte, était supportable. Mais à présent qu’il se trouvait sur les bords du canal, dans cette rue large et dégagée, le vent transportait avec facilité les odeurs de mauvaise bière, de viande frite dans de l’huile rance et d’eau croupie. Il lui fallut quelques minutes pour se ressaisir et se risquer plus en avant sur les quais.
Le spectacle était affligeant : contre les murs des tavernes, assis à même le sol dans la crasse de la chaussée, des ivrognes en haillons cuvaient leur vin dans un sommeil agité ponctué de ronflements sonores et de quelques agitations qui leur faisait monter la bave aux lèvres. Des culs-de-jatte et des estropiés abordaient les quelques rares passants dans l’espoir d’obtenir une ou deux pièces qu’ils iraient ensuite dilapider en cruchons de bière ou sachets de poudre hallucinogène. Des prostituées en tenues négligées et au maquillage outrancier interpellaient les rares marins qui naviguaient encore sur le canal, à grand renfort de cris et de baisers.
Tâchant d’esquiver du mieux possible toute cette racaille, l’homme avançait d’un pas rapide en longeant les murs décrépis. À chaque nouvelle auberge, il levait la tête pour déchiffrer l’enseigne qui grinçait dans le vent. Une taverne du port, lui avait dit son employeur, au nom de l’Hippocampe d’Azur. Elle ne devait pas être trop difficile à trouver…
 »
Le blog repart en vacances ! Soleil, montagne, papillon et magnifiques paysages, que du bonheur !
À très bientôt !

18 JuilletLe blog part en vacances ! Dernier petit écho d'un blog qui frétille à l'idée de s'exiler vers plus de lumière et un peu de soleil !
Des séries américaines, il en est tant passé sur nos écrans qu'on n'aurait un peu de quoi se perdre ! Donc, pour éviter de m'éparpiller, je vais me contenter des westerns parmi lesquels certains téléfilms sont totalement mythiques : Les mystères de l'ouest , Au nom de la loi, Bonanza, High Chaparal (j'adore !), La grande Vallée, Le Virginien.
Bon, ça y est, je vais m'écarter du sujet ! Des grandes plaines à la mer, il n'y a qu'un pas ! Et puis, ce n'est pas de ma faute, je suis tombée sur un magnifique souvenir : Les corsaires ! Petit saut vers La complainte de Mandrin et je ne résiste pas au plaisir de réentendre les génériques de Quentin Duward et Deux ans de vacances, cette fois sans les paroles, même si c'est encore plus beau avec !
Le blog est en vacances ! Chut… Laissons-le se reposer…
Profitez bien de votre temps libre !

17 JuilletLe blog « s'en va t'en » vacances ! Bientôt ! J - 1 ! Allez, que vous raconter aujourd'hui ? Il y a du soleil !!!!!!! Si cela pouvait juste réveiller les fourmis dans mes pieds pour me donner des envies de courir, sauter et danser. Je voudrais développer un tsunami intérieur et je me retrouve comme une vague à venir mourir sur la plage, vidée de toute énergie… Un petit coup de reflux et ça repart !
Trêve de plaisanterie… J'ai loupé le feu d'artifice cette année ! Comme il pleuvait, on peut le dire, j'ai eu la flemme atroce de sortir, alors qu'apparemment la pluie n'était pas si terrible que cela, donc j'ai envie de me rattraper avec quelques artifices, voire même au sens propre ! Numéro 1 : plus vrai que nature ! Numéro 2 : Londres 2011 ! Numéro 3 : Japon. Et pour terminer un son et lumière sur la fontaine de Dubai. Si vous avez de vagues connaissances musicales, vous pourrez même repérer dans la dernière vidéo la musique d'un film américain Les sept mercenaires. Au début, je suis partie dans les séries avant d'identifier le bon film avec la bonne musique. Je me suis replongée avec délectation dans certains génériques. Tiens, voilà une idée pour mon prochain blog ! J'ai des souvenirs géniaux à ce sujet ! Et, depuis le temps que j'existe, ces derniers commencent à s'accumuler ! Nia, nia, vous verrez, ça vous arrivera aussi à vous de vieillir, mais, au moins, vous connaîtrez une foule de tout et de rien !
Je crois que le blog se croit déjà en vacances ! Il va falloir lui secouer les puces !
Bonne journée !

16 JuilletBientôt les vacances du blog ! Dans deux jours, connexion internet = 0 ! Donc, donc, il faudra vous contenter de ce que j'arriverai à poster du village, c'est-à-dire pas grand-chose !
Nouvel arrivant sur le site de Dol Celeb, Yannick Morel, un jeune homme (21 ans) plein d'énergie créative et de dynamisme qui cherche à partager un monde multiculturel aurel="nofollow" x accents africains, asiatiques, celtiques et plus si affinités ! Une écriture à l'image de son auteur, directe et efficace ! Retrouvez son univers sur son blog avec le descriptif de ses inspirations et un résumé de l'histoire. Vous pouvez retrouver une partie de son roman sur le forum et la totalité à l'achat sur Amazon.
Extrait :
« Krendos, état neutre à cheval sur deux royaumes, était la nouvelle destination du capitaine et de son unité. Haut lieu du commerce et de la pêche, il accueillait aussi les nombreux pèlerins en quête d’exotisme et de concepts architecturaux, mais également des artistes, allant du sculpteur au poète. Théâtre d’un bouillonnement culturel permanent, la cité recelait, en plus de cela, nombres de bâtisses remarquables, dont le dôme d’Horus, construite par Mefran Krendos III, fondateur de la cité.
L’abondance d’or et de pierres précieuses expliquait la présence d’un si grand nombre de marchands, la plupart aramiriens ou descendants du Lotus.
Enfin, la cité était régentée par Dacrum Dongo, bras droit du fragile et moribond Krendos V, trop malade pour gouverner correctement.
Gradion atteignit cet endroit, toujours accompagné de ses camarades. Le lieu bénéficiait d’un climat tropical et d’une nature luxuriante dominée par le vert, le rouge et le jaune; marquant l’entrée dans l’hémisphère Sud du continent. Le portail magique emprunté par les hommes lorsqu’ils se trouvaient encore dans la grotte de Terranga, déboucha sur l’arrière-court d’un vieux marchand de tissu, descendant du Lotus, dont la boutique faisait à la fois office de maison et de bazar pour les clients.
 »
Vous aimez les héros surpuissants et solitaires, cette saga est pour vous ! Sinon, pauvre hère, passez votre chemin ! Non, je plaisante ! Il faut bien s'entre-aider entre auteurs débutants…

15 JuilletTrès peu de temps aujourd'hui, je pars rechercher ma dernière à sa colo et voir son spectacle de cirque et d'acrobatie à cheval !
Encore Dol Celeb ! Mais c'est que ce site de fantasy renferme un grand nombre de génies ! Aujourd'hui, voici quelques réalisations d'une graphiste à ses heures perdues, pleine de talent et de goût !

Quelques réalisations d'Amasis :

Réalisation d'Amasis 1
Réalisation d'Amasis 1

Réalisation d'Amasis 2
Réalisation d'Amasis 2

Réalisation d'Amasis 3
Réalisation d'Amasis 3

Réalisation d'Amasis 4
Réalisation d'Amasis 4

Quand j'aurai un peu plus de temps, je ferai une exposition temporaire sur ses bannières, car elles sont vraiment très plaisantes. Je suis presque jalouse, c'est une véritable artiste sur le fameux logiciel de traitement d'images !
Demain, encore un autre compagnon d'armes de Dol Celeb ! Bonne journée !

14 JuilletFête nationale ! Et quel temps ! Petit rappel : le 14 juillet 1789, la Bastille (prison) est prise et détruite par les Parisiens lors de la Révolution française. Elle symbolise surtout la fin de l'ancien régime et l'avènement de la République et, normalement, de la démocratie. Ce que je pense, c'est que vivre libre quand on a toujours vécu enfermé n'est pas aussi naturel qu'il y paraît quand on n'a jamais connu autre chose. C'est pour cela que, malgré les révolutions, les pays qui ont subi un régime tyrannique ne savent pas toujours que faire de cette liberté recouvrée et replongent trop souvent dans une autre forme de dictature… Être ou vivre libre n'est finalement pas si facile.
Allez, repartons vers la richesse du site de Dol Celeb et je vous présente un de mes compagnons d'armes avec l'univers poétique de Mandela / Erwann Cadiou. Tel un troubadour, il traverse le monde dispersant dans le vent ses vers enchanteurs au travers des Annales de Kossa :

Une île déserte

Comme à son habitude, l'île était déserte.
L'endroit idéal pour emmener Neferet.
Simple paysan, Madiba aimait la vie
Et, par dessus tout, cette femme si jolie.

Sur une plage, proche des ruines antiques
D'une cité de jadis au nom oublié,
Ils regardaient le soleil couchant, magnifique,
Repos mérité d'une épuisante journée.

Soudain, dans ce calme silence, un léger bruit.
Surprenant, car personne ne venait ici.
L'île était réputée maudite, à éviter.

Madiba se cacha, le regard fixé sur l'eau.
Le clair de lune dévoilait plusieurs bateaux.
Une centaine d'hommes venaient d'accoster.


Vous pouvez vous procurer son recueil. Cette façon d'aborder la fantasy est terriblement originale et, personnellement, j'ai toujours eu un faible pour les poètes !
Demain, un autre talent de Dol Celeb ! Bonne journée !

13 JuilletBon, mini blog, car mon ordinateur que j'avais laissé sans surveillance une dizaine de minutes a trouvé le moyen de redémarrer en mon absence ! Naturellement, sinon ce ne serait pas drôle, j'avais omis de sauvegarder mon travail !
Quand je vous dis qu'il faut se laisser porter par les petits bonheurs et les savourer longtemps ! À part la pluie, cette journée n'a été que de bons moments : promenade et déjeuner avec mon extraordinaire voisine, attachée de presse à ses heures perdues et… un nouveau retour d'une collègue qui, elle aussi, a cédé aux attraits de l'univers d'Aila, complètement happée par l'histoire et avide d'en connaître la suite ! Petit ? Non, c'est un grand bonheur et je me laisse envahir par chacun des mots qui sont prononcés, comme le reflet de cet univers que j'arrive à partager avec d'autres, n'est-ce pas cela la plus grande réussite ?
Maintenant, direction Dol Celeb, mon super site partenaire. Pour aujourd'hui, ce sera la présentation du concours du mois de juin présent dans le forum, le thème en était de réaliser la couverture du CD d'un groupe imaginaire plutôt connoté fantrel="nofollow" asy. Trois ont été présentées aussi belles les unes que les autres, mais une particulière touchante pour le forum de Dol Celeb, un bel hommage pour les compagnons d'armes qui animent le site et j'ai eu la grande fierté d'y apparaître. Voici, rien que pour vous, la superbe pochette, recto et verso !

Suite du blog après la complainte de Dol Celeb

recto
recto

verso
verso

En tout cas, merci tout plein à son auteur, j'ai été ravie d'y figurer !
Demain, nous poursuivrons avec Dol Celeb, car ses participants ont en réserve de multiples talents à partager. Bonne soirée !

12 JuilletHier soir, c'était fiesta à la maison, avec ma délicieuse voisine et très efficace attachée de presse et, naturellement, Catherine Vailla aliant et Stephan Aimar d'UPblisher. Nous ne fêtions rien, juste le plaisir et, pour le coup, ce fut grandiose ! Quelle soirée mes amis ! Bonne ambiance garantie, voire plus si affinités !
Bon, je n'ai plus le programme de 1re ES/L à préparer pendant les vacances. Petit appel de ma proviseure pour « m'offrir » un service pour l'année prochaine assez loin de ce que j'avais demandé. Comment l'Éducation nationale se débrouille-t-elle pour démotiver ainsi les personnes investies ? Je l'ignore, mais, clairement, elle y parvient. Je pense que c'est un mal qui gangrène bien trop de sociétés qui oublient que, derrière les employés, il existe des personnes dont il faut prendre soin un minimum pour qu'elles puissent donner un maximum. Depuis que j'enseigne, j'ai vu trop de collègues partir le cœur plein d'aigreur vis-à-vis de leur métier et, franchement, plus que tout, je ne voulais pas finir comme cela… Pourtant, je me sens rattrapée par cette forme de démotivation qui m'inquiète au regard du nombre d'années qui me restent à accomplir en tant que prof. Plus que les élèves - surtout parce que je n'ai que des classes faciles et agréables depuis trois ans -, c'est le système qui est perverti. La réforme des lycées a été bâclée à la hâte, avec une réflexion insuffisamment projetée dans le monde réel (bienvenue aux pays des énarques ?) et a malmené bon nombre de matières et leurs représentants. Cela fait maintenant deux ans que je songe à quitter l'enseignement, mais pour faire quoi ? Si seulement j'avais d'autres talents que celui d'enseigner… Vous allez me dire : et ton bouquin ! Ce n'est pas des dizaines d'exemplaires vendus que je vais faire bouillir la marmite ! Si la réalité du lycée se dégrade encore, je crois que j'y songerai plus sérieusement… Mais, dans le même temps, je suis une grande veinarde d'avoir un travail et, en plus, fonctionnaire, de quoi je me plains ? Je ne sais pas si tous les fonctionnaires sont logés à la même enseigne, mais, pour le vivre au quotidien, être professeur est un métier difficile, trop souvent épuisant. Est-ce que c'est normal de voir voler en éclats mon temps partiel et d'être payée au 2/3 du salaire à taux plein pour des semaines à 35, voire 40 h (quand ce n'est pas plus…) et, surtout, pour quelle reconnaissance ? Celle des élèves devrait m'être suffisante. Malheureusement, dans l'état actuel, ce n'est pas le cas. Bon, j'arrête de partager avec vous mon moment de blues, même si je sais pertinemment que le silence à ce sujet ne gommera ni la déception, ni l'insatisfaction…
Pour passer à plus de légèreté, je vous propose une escale auprès d'un humoriste qui avait le talent extraordinaire de jouer avec les mots comme un habile jongleur avec des balles : Raymond Devos. Voici quelques-uns de ses sketches : Parler pour ne rien dire, Où courent-ils ?, À Caen les vacances, L'ouïe de l'oie ouït, J'ai des doutes, Narcissisme et La mer démontée . Que de merveilles !
Bonne journée.

11 JuilletBientôt la relecture du tome… Vous ne pouvez pas savoir le côté émouvant que revêt cette nouvelle plongée dans le cœur de mon histoire, accompagnant mon héroïne dans ses aventures teintées de troubles, d'hésitations ou de certitudes. Bientôt, l'appel de la Terre effacera la magie des fées, comment Aila saura-t-elle s'y adapter ? Moi, je le sais et vous devrez encore attendre pour le découvrir ! Patience, ce tome II est aussi magique que le premier, voire plus. Certaines scènes sont d'une telle intensité qu'elles en deviennent envoûtantes. Je ne peux m'empêcher de les relire sans vibrer. Quelle distance un auteur conserve-t-il par rapport à ses écrits ? Je me le demande… Je sais que je n'y parviens pas, mais, comme l'aurait dit ma grande quelques années auparavant, est-ce que c'est grave ? Très belle phrase dont elle a partiellement oublié l'utilité aujourd'hui. Peut-être un jour, aura-t-elle comme moi une petite fille sagace au regard sans peur ni reproche pour la lui rappeler.
Un de mes collègues qui vient de finir le livre a tellement envie de savoir la suite qu'il s'est même proposé pour participer à la relecture ! Il m'a aussi transmis une de ses idées que je partage totalement : cela ferait un très beau film… Je lui ai demandé s'il n'avait pas le numéro de M. Spielberg, histoire de sauter les étapes !
Comme vous le savez, Phil Collins fait partie des voix dont les sonorités me touchent et, en plus, j'aime trop les dessins animés ! J'ai apprécié sa performance dans le film de Walt Disney Tarzan dans lequel il a chanté en français. En cette heure où celui qui parle anglais considère que ce sont les autres qui doivent s'adapter, je salue sa volonté de s'exprimer différemment et de nous avoir offert une très version française doublée (!) d'un accent pour le moins craquant ! Voici donc quelques-unes des chansons du film : Entre deux mondes, Toujours dans mon cœur, Enfant de l'Homme et Je veux savoir . Allez, je vous offre en prime la scène mythique dans laquelle les singes s'amusent à créer un orchestre pour le moins percutant et la fin avec une Jane bien dévergondée pour l'époque, mais pleine de charme ! Pas de soucis, plus on est de fous, plus on rit. Allez, un petit medley pour terminer !
Bonne journée.

10 JuilletEn bonne ménagère, je vous propose deux modèles à suivre (ou pas !) : Sifflez en travailla aliant et Travailler bien en chantant. Avez-vous déjà passé un après-midi cocooning à regarder un film (presque) pour enfant en vous délectant ? Moi, oui ! Et c'était avec Il était une fois. Comme vous le savez déjà, je ressens un faible certain à la fois pour les dessins animés et les films musicaux et, dans celui-là, les deux sont présents ! Quelques petites chansons pleines d'énergie pour bien démarrer la journée : Un baiser, Comment savoir, Si Près, Ever Ever After.
Franchement, j'ai adoré voyager au travers des panoramiques que je vous ai présentés hier. Comme je vous l'ai écrit, place à l'exotisme : le Colysée de Rome, Temple aztèque (chichen itza au Mexique), le site de Petra en Jordanie, le panorama géant vu du Christ de Rio de Janeiro (Brésil) et une balade en gondole à Venise.
Je vous ai enfin dégoté le cadeau de Furie Nocturne en français ! Ma recherche n'avait pas été assez approfondie et cette petite merveille m'avait échappée !
Bonne journée.

9 JuilletNuances de gris… Voilà ce que m'inspire le ciel au réveil, rien de très folichon pour un mois de juillet qui ressemble plus à un mois de septembre qu'autre chose, parfois même à un mois de novembre très pluvieux ! C'est bizarre, car Stefan me parlait, lors du Salon du livre, d'un nouveau roman teinté d'érotisme qui rencontrait un grand succès « Fifty Shades of Grey » et, en particulier, en numérique. Il m'a même proposé d'écrire quelque chose de ce genre pour UPblisher ! Il est certain, et cela à juste titre à mon avis au vu de l'évolution des goûts des lecteurs, que cela trouverait un public. Pour ma part, je préfère largement m'en tenir à la fantasy et à des amours très légères !
Vous savez quoi - vous vous en fichez sûrement et, à votre place, j'en ferai tout autant -, j'ai commencé à ranger ma maison ! Alors, calculons : niania, je retiens un, niania, j'enlève un, niania… Ça y est, je ne sais plus où j'en étais ! Bon, je recommence… Niania, niania… Et quoi ! C'est tout ! Vous aviez raison, cela ne valait même pas la peine d'en parler !
De nouvelles balades à vous proposer. Celle-ci, je vous l'ai déjà postée, elle mérite le détour, et, au cas où vous l'auriez manquée, je vous donne une nouvelle chance : A beautiful world. Le Machu Picchu comme si vous y étiez, impressionnant ! La ville de Montréal nous offre des panoramiques intéressants sur des événements qui ont eu lieu au sein de son agglomération : une promenade dans un jardin rempli de lanternes chinoises ou un feu d'artifice au-dessus d'une patinoire ou encore la visite de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-secours. Une petite dernière pour la route ? Panorama depuis de la tour Eiffel. N'hésitez pas vous promener sur le site photojpl qui vous propose une multitude de tours et de détours pour vous tourner la tête !
Pause dans les panoramiques, mais, ne vous inquiétez pas, j'en aurai encore d'autres à vous présenter sur des sites plus exotiques ! Ne changeons pas une équipe qui gagne ! Passez une bonne journée.

8 Juillet- 2… Non, non, ce n'est pas la température qu'il fait, mais le nombre de filles en moins à la maison ! Elles sont toutes les deux parties en colo, la plus jeune comme ado rebelle et la plus âgée comme animatrice pour ados rebelles. Il ne me reste plus que mon grand fils et ma maison résonne d'un silence peu commun. La présence de ma petite dernière (enfin, de moins en moins petite et surtout développant ses ailes pour prendre son envol le moment venu…) crée une animation pleine de vie dans les pièces qu'elle emplit de mouvements et de bruits divers et variés ! C'est clair, son absence éclate dans cette atmosphère trop calme qui a gagné le foyer… Mille pensées pour mes deux filles que j'aime tant. C'est toute une histoire dans la vie d'une maman d'apprendre à vivre sans ses enfants… Mais cela vaut la peine de les laisser grandir et vivre leur vie.
Je l'ai retrouvé ! Depuis que je fais mon blog, je recherche le nom d'un artiste peintre russe dont j'avais aimé les tableaux pour vous le présenter et, après une quête de plusieurs mois dans ma messagerie et sur mon PC, devinez quoi, je viens de tomber dessus en rattrapant plus d'un an de ménage dans mes courriers électroniques ! Donc je ne résiste pas au plaisir de vous en apprendre plus sur lui et de vous montrer quelques œuvres de Leonid Afremov. Cet artiste peintre biélorusse, né en 1955, utilise une technique à base de couteau et de peinture à l'huile grâce auxquels il réalise des paysages, des villes ou des personnages dans un univers très coloré et chatoyant. Il parvient même à donner un véritable sentiment de mouvement dans certaines de ces œuvres… Découvrez ce monde plein de poésie et de vie dans quelques vidéos : 1, 2 et 3. Il existe quelques recoupements entre les tableaux présentés, mais comme cela vous en verrez plus et vous pourrez en profiter doublement !
Hé ! Vous savez, moi aussi j'ai fait de la peinture au couteau ! D'accord, je suis presque totalement nulle, mais, au moins, je me suis bien amusée avec ma grande et j'ai beaucoup apprécié. Si j'avais un peu de temps (ne rigolez pas, cela m'arrivera peut-être un jour !), je m'y perfectionnerais avec plaisir !
Dernier jour du week-end ! Profitez-en bien !

7 JuilletVoici un petit commentaire que j'ai mis sur le forum de Dol Celeb et que j'avais envie de partager avec vous :
« Je suis heureuse de tous ces micros événements qui parsèment ma vie de petits bonheurs sans cesse renouvelés…
Je ne cherche qu'à partager : un univers, une forme de gourmandise quand le lecteur se laisse emporter par une histoire, le plaisir ineffable d'exister à travers des personnages qui deviennent des amis imaginaires… Ce sont ce que mes plus belles lectures m'ont apporté et c'est ce que j'ai envie d'offrir avec mes modestes moyens.

Il y a juste un peu plus de six mois, j'étais une autre, une personne qui cherchait à faire taire définitivement la voix d'une douleur qui n'en finissait pas de mourir… Trop de refus, l'échec et le chagrin profond d'être totalement dénuée de talents, moi, la perfectionniste… Le comble de l’inacceptable.

Aujourd'hui, je revis. Je ne serai jamais célèbre, mais, au moins, je serai épanouie. Catherine et Stefan d'UPblisher, par leur confiance, ont ressuscité la mienne alors même que mon mari s'y escrimait depuis des mois sans succès… Je laisserai à mes enfants un héritage bien plus important que tout l'argent du monde, celui de la réalisation personnelle et, je le sais, je le sens, tout ce que je suis en train de partager avec mes lecteurs (amis, collègues, élèves, voire parents d'élèves !) va créer au cœur de notre relation une profondeur inédite, presque intemporelle, une forme d'intimité rare et irremplaçable, une graine à planter et à laisser pousser en douceur…
 »

Je vous souhaite un bon samedi. Pour ma part, ce sera petit resto en famille !

6 JuilletSuis-je vraiment en vacances ? Je n'ose y croire… Tant espérées que, lorsqu'enfin, elles semblent être à ma portée, je ne sais plus comment m'y prendre avec elles. Sommes-nous vraiment en vacances quand nous avons six mois de retard dans toutes les activités domestiques ? Allez, je vais dire : OUI !!!!!!!!!!!! Sommes-nous vraiment en vacances quand un nouveau programme reste à préparer pour la rentrée ? Oui !!!!!!!!!!!! Sommes-nous vraiment en vacances quand l'été va être meublé d'écriture (tome 2 à relire et une légende ou conte à finir d'écrire) ? Mille fois OUI !!!!!!!!!!!! Alors, je dois être en vacances, mais je ne l'ai pas encore réalisé. Encore quelques nuits réparatrices et, tel un phénix, je renaîtrai de mes cendres ! En attendant, c'est encore loupé pour poster le blog en temps et en heure ! Je suis maudite ! En vacances, mais maudite !
Je ne sais pas en ce qui vous concerne, mais j'ai bien aimé le dessin animé Raiponce. Initialement, cette histoire ne m'avait jamais vraiment passionnée et l'adaptation par Disney m'avait laissée indifférente. C'est ma grande fille (oui, oui, la plus grande, sinon ce ne serait pas drôle !) qui m'a dit que c'était vraiment super, me convainquant ainsi de la regarder. Super ! Elle avait raison. D'accord, cela ne vaut pas mon préféré : Dragons de Dreamworks. Là, c'est totalement jubilatoire ! Il n'y a que le dragon de la fin que je trouve moche. En plus, je suis certaine qu'au regard de sa corpulence, la bestiole doit avoir bien du mal à décoller ! Vous comprenez l'anglais, voici plus d'une vingtaine minutes de bonheur supplémentaire : Gift of the Night Fury. Une remarque, je préfère largement les voix françaises !
En attendant, je vous ai dégoté un inédit de Raiponce : son mariage au cours duquel Maximus et Pascal nous font un vrai feu d'artifice ! Qui sont Maximus et Pascal ? Vous n'avez qu'à regarder le dessin animé !
À demain si je gagne en efficacité !

5 JuilletJe viens de lire un article sur Le livre qui vous lit. Le principe paraît simple. Vous vous prêtez à une lecture sur liseuse et, à un certain stade, on vous demande de choisir une voie pour poursuivre l'aventure. Là, au final, l'évolution de l'histoire n'est pas totalement prédéfinie et semble s'écrire au fur et à mesure des préférences des lecteurs. Nous voici face à un livre interactif dont le déroulement des faits débouchera sur de multiples conclusions avec donc plusieurs versions du livre pour un même démarrage.
Si l'idée paraît de prime abord séduisante, je considère qu'elle se rapproche plus d'un jeu de rôle quelconque que d'une œuvre dont l'objectif est très différent. Est-ce que le rôle d'un auteur est de se conformer à la demande de ses lecteurs ? Nous ne sommes plus du tout dans le type d'ouvrages classiques et, en fait, l'écrivain devient petite main pour chaque lecteur, rédigeant un univers en conformité avec les désirs de ce dernier. Honnêtement, j'écris peut-être, cependant ma création ne se limite plus à partager mon monde intérieur, mais à m'adapter à ceux des autres…
Honnêtement, je serai incapable de le faire. Non que je ne sois pas impressionnée par les aptitudes de ceux qui réalisent cet exploit, mais, simplement, parce que, égoïstement, je veux être seul maître de mon histoire. Quand, parfois, je cherchais la meilleure voie pour poursuivre les péripéties de mon héroïne, j'en discutais souvent avec Didier, quand nous courrions, par exemple. Le pauvre me servait de « punching-ball » intellectuel ! Il me présentait un grand nombre d'idées auxquelles je répondais inlassablement par non jusqu'au moment où, permettant à ma pensée de se développer, il créait en me stimulant le déclic qui me manquait. Didier était là pour me faire rebondir et, en aucun cas, pour décider à ma place. Le cas échéant, j'aurais sûrement ressenti cette impression douloureuse d'être délestée de ma création… Et vous, qu'en pensez-vous ?
Je vous souhaite une bonne journée.

4 JuilletC'est décidé, je fais un effort ! Donc, aujourd'hui, je vous propose quelques petites balades : sous l'eau, en avion, avec des pélicans, dans les profondeurs de l'Amazone et l'observation du ciel au cours du temps.
J'espère que vous noterez que j'ai fait des efforts !
Comme la journée est déjà très pleine, je vais devoir vous quitter… Et dire que demain je travaille toute la journée, voire plus si affinités !

3 JuilletJe ne sais pas comment je me débrouille, mais, Aila et la Magie des Fées, mal ! Malgré l'absence de copies ou de cours, j'arrive à peine à trouver le temps de faire mon blog ! C'est vrai que j'ai tant à rattraper que je me disperse sûrement en tout sens pour parvenir à… Bien oui, à quoi ? C'est bien ce que je me demande ! J'ai à peine ébauché quelques essais de rangement, je n'ai pas touché à un plumeau, pas commencé à préparer les nouveaux cours pour l'année prochaine. Je n'ai même pas trouvé de temps pour écrire ! Non, mais je vous le dis, cette vie, c'est n'importe quoi !
Je n'ose même plus m'aventurer dans de vaines promesses style « Je vous ferai un blog tip top demain ! », car, quand demain va arriver, je vais m'apercevoir que je ne vais pas avoir le temps de le rédiger ! Ah, les profs, ce n'est plus ce que c'était !
Bon, j'essaie quand même, vous jugerez sur pied demain !

2 JuilletComme je l'avais prédit, mon week-end a été terriblement occupé : 50 ans et 10 ans de mariage d'un côté, 21 et 27 ans de l'autre… Tout un programme ininterrompu et sans connexion internet pour le dimanche, ce qui a tué toute tentative de rédiger un blog hier que je n'aurai pu charger que très tardivement, voire pas du tout… Désolée pour cette semaine défailla aliante, mais entre les copies de la semaine et les activités du week-end, j'ai gardé le temps restant pour me reposer !
Alors, pour me faire pardonner, je vous propose un poème que j'ai écrit à l'occasion de la sortie du livre de mon mari en 1990, un carnet de bord relatant ses aventures familiales (papa, maman et les deux fistons) dans 70 000 km en Afrique :

À nous quatre

Des volets fermés, une porte claquée…
Il n'y aura pas de dernier regard.
De nos lèvres tremblantes s'échappe un peu de buée,
Il fait si froid ce matin, mais c'est décidé : on part !

À nous les vastes étendues,
Le sable chaud et les villages perdus.
À nous les forêts inexplorées,
Les mondes mystérieux et cachés.

Nous traverserons toutes les rivières,
Découvrirons toutes les cascades.
Nous éviterons toutes les ornières
Et déjouerons toutes les embuscades

Ensemble, nous connaîtrons l'émerveillement,
Celui de chants mélodieux et envoûtants,
De parfums voluptueux et fragiles,
de saveurs inconnues et subtiles.

Nous connaîtrons la solitude,
Celle qui brise les habitudes,
Nous rapproche de nous-mêmes
Et de ceux qui nous aiment.

Ensemble nous connaîtrons la peur,
Celle qui étreint le cœur,
Rend les mots inutiles
Et la vie moins futile.

Nous connaîtrons l'euphorie,
Celle qui, contre tout, nous unit,
Efface la fatigue et la tristesse,
Les tensions et la détresse.

Un jour, pourtant, le beau voyage prendra fin.
Et chez nous, nous devrons tous rentrer.
La vie reprendra son cours citadin
Si loin de celui qui nous aura guidés.

Mais en nous vibreront tant de souvenirs
Qui enjoliveront les plus sages de nos rêves
Et illumineront nos joies les plus brèves
Que notre vie rimera à jamais avec plaisir.

Ne nous traitez ni d'inconscients, ni de fous
Puisque nous vivons tous à l'intérieur de vous…

Ce furent quelques modestes vers pour un grand moment de la vie de mon mari. Le genre d'histoire qui marque une sphère familiale avant que lui-même parte créer la sienne avec moi, bien peu de temps après son retour, juste le temps de se rencontrer et de tomber amoureux, c'est ainsi qu'une nouvelle histoire s'écrit… Mais celle-là, je ne vous la conterai pas !
J'espère que vous avez passé un bon week-end entre pluie et soleil, bon début de semaine !


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Extrait gratuit d'un des livres de la saga d'Aila offert par Catherine Boullery, auteure de fantasy (autres passages sur Amazon). Excellente lecture ;)

À son réveil, le premier geste d’Aila fut de rajouter le livre des fées dans son sac à dos, elle ne voulait surtout pas l’oublier ! La veille au soir, elle avait dû omettre de prendre du Canubre, car elle se sentait nauséeuse. Elle mâchonna rapidement une graine, espérant ainsi recouvrer sa forme au plus vite. Lomaï, déjà debout, finissait son paquetage. Éprouvées par leur séparation prochaine, elles n’échangèrent que des banalités entrecoupées de sourires contraints. Ensemble, elles rejoignirent les autres membres du groupe pour avaler un petit déjeuner succinct. Aila salua tous ses compagnons et gagna les écuries pour s’occuper de Lumière. Fidèle à ses habitudes, elle lui raconta tout ce qu’elles allaient accomplir en équipe. Elle adorait cette impression que Lumière comprenait chaque mot qu’elle prononçait, qu’elle réagissait à ses propres sentiments. Entre elles existait une complicité implicite qui la comblait de bonheur. La jeune fille arrivait encore à s’étonner de la façon dont son cheval s’ébrouait ou piaffait pour exprimer son opinion ou venait frotter son museau contre son épaule, quémandant des caresses. La selle mise en place, Aila y fixa son kenda.
— Êtes-vous prête, Aila ?
Elle reconnut la voix d’Adrien, un peu plus sourde dans le petit matin. Elle hocha la tête et tira Lumière hors de l’écurie. Les deux voyageurs enfourchèrent leurs montures et partirent au pas vers la ville. Le soleil montait doucement dans le ciel, mais comme l’aube n’avait pas cédé ses couleurs à l’aurore, les habitants semblaient tout juste en train de se réveiller. Malgré le Canubre, la nausée persistait et, au cours de la matinée, elle s’intensifia tellement que la tête commença à lui tourner. Que se passait-il encore ? En général, les symptômes de sa visite aux fées s’estompaient rapidement. S’efforçant de cacher son malaise à Adrien, elle endossa son rôle de garde du corps et vérifia l’absence de danger sur leur route. Si elle réussit à tenir jusqu’au déjeuner, tout changea quand le prince lui proposa de prendre leur repas dans une auberge qu’ils avaient aperçue. À peine entrée dans la pièce, l’odeur de nourriture lui souleva le cœur et elle fit demi-tour aussi sec, soumise aux spasmes incontrôlables de son estomac. Il la rejoignit rapidement, attendant qu’elle ressaisît. D’une pâleur mortelle, elle resta agenouillée à même le sol. Quand enfin, les contractions s’espacèrent, il l’aida à s’asseoir contre un muret et partit lui chercher un verre d’eau qu’elle but à petites gorgées dès son retour. Elle lui fut reconnaissante de garder pour plus tard les questions auxquelles elle aurait été incapable de répondre. Elle se recroquevilla sur elle-même, sa tête enfouie entre ses bras et ses genoux. Elle aurait souhaité pouvoir dire au prince de déjeuner sans elle, mais elle n’y arriva pas. De fait, sa présence la rassurait et il resta à ses côtés sans songer à la quitter.
— Allez manger, sire Adrien, je me porte mieux à présent.
— Voulez-vous que je vous rapporte un en-cas ?
— Encore de l’eau et un quignon de pain pour plus tard…
Elle supposait qu’il enverrait un serveur lui apporter toute la nourriture, mais il revint en personne s’assurer qu’elle avait tout ce qu’elle désirait avant de repartir, seul, se rassasier à l’auberge. Ce fut un bruit sourd qui la tira du sommeil en sursaut. Par les fées, elle s’était endormie ! Elle ouvrit les yeux et aperçut son prince, assis contre le mur, les yeux fermés, qui dormait également.
— Sire ?
Il réagit immédiatement et lui sourit.
— À la bonne heure, vous voilà réveillée ! Comment allez-vous ?
— Beaucoup mieux. Avons-nous perdu beaucoup de temps ?
— Non, juste une petite demi-cloche. Sur dix jours de trajets, cela ne changera rien. Vous sentez-vous capable de repartir ?
Aila acquiesça et ils se remirent en route. Elle paraissait tout à fait bien maintenant et grignota en chemin un morceau de pain et du fromage dont les quelques portions suffirent pour assouvir sa fringale. Alors que la journée s’achevait, son état se dégrada à nouveau. La nausée remontait, accompagnée de vertiges. La jeune fille se mit à transpirer comme si elle devenait fiévreuse et ceci n’échappa pas à Adrien dont elle croisa le regard inquiet. Repérant une nouvelle auberge, en fin d’après-midi, il suggéra, toujours avec beaucoup de délicatesse, un repos pleinement mérité après ce premier jour de voyage. Elle ne fut pas dupe de la façon discrète dont il prenait soin d’elle. Elle aurait préféré lui montrer un autre visage d’elle-même, mais elle se sentait tellement incapable de poursuivre la mission qu’elle ne protesta pas. Elle monta directement se coucher, luttant contre la sensation de froid qui la paralysait progressivement. Tremblant de tous ses membres, elle se recroquevilla sur le lit, ignorant ce qui la faisait le plus souffrir, la nausée, les spasmes ou la douleur insidieuse qui lui martelait les tempes. Elle ouvrit les yeux un moment, découvrant autour d’elle des murs dont elle ne se souvenait pas, avant de sombrer une nouvelle fois. Son esprit errait, elle ne savait plus où, mais elle le sentait lui échapper et la conscience d’un danger tout proche finit par provoquer une réaction salutaire. Elle unit ses dernières forces pour murmurer d’une voix faible.
— Livre, sac…
Adrien, qui se tenait à ses côtés, se figea. Que venait-elle de dire ? Il hésitait, il lui semblait qu’elle avait parlé d’un livre… Il ne tergiversa qu’un instant avant d’ouvrir le sac d’Aila et de tout sortir avec application à la recherche du fameux ouvrage. Le sac vidé, il n’avait rien découvert et la poche intérieure qu’il avait palpée paraissait vide. Un soupçon d’énervement naquit en lui. D’un geste brusque, il retourna le sac et le secoua plusieurs fois jusqu’à en voir tomber un objet de la taille d’une main. Il s’accroupit et le ramassa. Voilà donc à quoi ressemblait le livre, petit et plat, très loin de ce qu’il avait imaginé, mais l’important était de l’avoir retrouvé. Aila n’était plus que douleur, elle en était arrivée au point de renoncer à tout, même à vivre pour faire cesser la souffrance quand la voix d’Adrien parvint à son cerveau :
— J’ai trouvé un ouvrage avec un paysage, est-ce lui, Aila ? Que dois-je faire ?
En dépit de ses muscles presque tétanisés, elle tendit la main vers le livre avant de s’évanouir. Quand elle se réveilla, Errys se tenait à ses côtés, littéralement épuisée.
— Amylis, elle revient avec nous ! s’exclama-t-elle.
— Aila, mais où êtes-vous donc allée ? s’enquit Amylis, terriblement angoissée.
Les idées encore brouillées, Aila distingua une autre voix, celle d’un homme… Adrien ! Mais que faisait-il au pays des fées ? L’espace d’un instant, elle eut envie de repartir, mais où déjà ? Elle ne s’en souvenait plus, cependant, elle avait comme laissé une partie d’elle là-bas. Non, ce n’était pas cela qu’elle devait faire, elle devait retourner avec le prince et ses amies les fées. Incertaine, elle se raccrocha aux voix qui l’appelaient, mais elles semblaient si lointaines que cela lui parût trop difficile et sa volonté fléchit à nouveau.
— Amylis, je la perds ! s’affola Errys.
— Laissez-moi faire ! Aila, c’est Adrien ! Revenez, vous êtes mon garde du corps et vous n’avez pas le droit de m’abandonner, je suis en danger ! Rentrez immédiatement !
Danger ! Il avait raison, son devoir de veiller sur lui la ramena un tant soit peu à la réalité. Elle devait retourner auprès de lui. Et pourtant, il y avait ce monde ailleurs, qui la sollicitait…
— Aila ! Moi, votre prince, je vous ordonne de rappliquer ici immédiatement ou je vais vous rechercher ! hurla Adrien.
La jeune fille se concentra sur la voix du prince. Elle se força à se désintéresser de tous ces chants, tous ces mots qui la réclamaient et qu’elle rechignait à quitter. Dans un ultime effort, elle reprit un chemin vers la lumière des fées, abandonnant à regret cet autre univers qu’elle avait à peine pris le plaisir d’effleurer. Son ordre résonnait encore dans sa tête quand elle leva ses paupières. Son regard tomba sur Adrien. Son cœur, déjà malmené, eut un brusque sursaut qui lui rappela la dure réalité de sa vie. Il avait les yeux bandés.
— Sire, articula-t-elle difficilement, vos yeux ?
À tâtons, il chercha son épaule pour y poser sa main.
— Rassurez-vous, Aila ! Je vais bien. Comme je n’ai pas le droit de pénétrer ici et que je ne peux m’en retourner sans vous, la solution la plus simple qu’a trouvée Amylis a été de me couvrir les yeux… Mais racontez-nous ce qui vous est arrivé, nous étions effroyablement inquiets.
Aila sentit la présence bienveillante d’Errys à ses côtés, ses deux mains tenant les siennes. Elle chercha à se redresser, mais, trop épuisée, elle échoua. Adrien l’entoura de ses deux bras pour l’y aider et la cala contre lui. Elle lui fut reconnaissante de sa sollicitude. Peu à peu, ses idées s’éclaircissaient. Elle ne savait pas encore à quoi elle avait échappé, mais elle comprenait que cela avait été de justesse.
— Que s’est-il passé ? questionna-t-elle.
— Nous espérions que tu nous l’expliquerais, répondit Amylis. Selon Errys, ton esprit est parti tellement loin que nous avons cru ne pas pouvoir te faire revenir. Nous n’avons cessé de te parler de tous les gens que tu connaissais et de ta vie pour te ramener vers nous. Et effectivement, tu as fini par ouvrir les yeux, mais pour repartir presque aussitôt. Le prince Adrien a finalement trouvé les ordres qu’il fallait et auxquelles tu n’as pu que te soumettre. Il t’a rappelé ton devoir de le protéger et cela a suffi. Nous sommes si heureuses de te revoir parmi nous. Mais où étais-tu donc allée ?
La voix d’Amylis trahissait tant d’anxiété qu’Aila se sentit coupable du tracas qu’elle leur avait causé.
— Je l’ignore. C’était comme si j’étais attendue ailleurs. Je ne pouvais pas les décevoir, ils avaient besoin de moi et…, Aila rougit avant de poursuivre, j’étais appréciée, aimée, vénérée… Cela me semblait si réel…
— Ce monde où tu étais désirée existe certainement.
— Un autre monde ? Pour l’instant, je ne connais que ceux des fées et des humains ? Qu’ai-je encore à découvrir ?
— Probablement un univers avec lequel tu n’as toujours pas eu de contact direct et qui souhaiterait à l’évidence que tu te ranges de leur côté…
Aila frissonna. Elle voyait bien où Amylis voulait en venir, mais elle refusait d’envisager cette hypothèse.
— Ceci ne peut pas provenir de l’Oracle ? tenta-t-elle.
— Non, en aucune façon, il ne procède pas ainsi, répondit la fée.
— Alors, un monde lié aux sorciers… ?
Les mots étaient enfin lâchés. Aila ne pouvait davantage se voiler la face et se sentit encore plus accablée. Amylis reprit :
— Si ce sont eux qui t’appellent, Aila, comme je le pressens, il va te falloir redoubler de prudence, car il est quasi impossible de résister à leurs voix enchanteresses…
Aila sentit son cœur se gonfler de chagrin.
— Mais pourquoi encore moi ? Ils ne peuvent pas, au moins une fois, choisir une autre personne pour lui pourrir la vie ! J’en ai assez, moi. Je veux rentrer chez moi !
Elle resta un instant figée, puis, se retournant, elle se blottit entre les bras d’Adrien, secouée de sanglots. Elle désirait disparaître. Elle ne souhaitait plus de pouvoirs, plus de fées, plus d’Oracles ou de sorciers ! Elle aspirait juste à être Aila ! Pourquoi la seule chose qu’elle revendiquait lui était-elle inaccessible ? Quand enfin ses larmes se calmèrent, elle se sentit vidée, mais l’esprit plus clair. Amylis l’observa, les sourcils légèrement froncés.
— Si tu désires que nous cessions de partager nos pouvoirs avec toi, nous le ferons. Tu redeviendras celle d’avant. Nous n’aspirons pas à survivre au point de te faire souffrir.
Aila se redressa et regarda fixement Amylis dans les yeux. Elle prit le temps de réfléchir à la proposition de son amie avant de lui répondre :
— Non, Amylis. Si les sorciers sont responsables des déboires qui viennent de m’arriver, ils comptent sûrement me malmener et je ne dois pas rester sans réagir ! Sans votre aide et celle d’Adrien, je ne m’en serais pas sortie. Alors, autant garder ce qui me préserve d’eux… Qu’il m’est difficile de trouver ma place quand je sais qu’il existe un Oracle dont la volonté est de me contrôler ! Pas plus que les sorciers, il ne semble me vouloir du bien, même si, de tout mon être, j’aspire à ce qu’il penche du côté d’Avotour. Vous demeurez les seules que j’aime et que je tiens pour mes vraies amies. J’ai prêté serment, je ne vous lâcherai pas et je ne reviendrai pas sur ma parole.
Elle s’inclina vers Amylis, tout émue, qu’elle prit dans ses bras. La fée ajouta :
— Nous ne t’abandonnerons pas non plus et mettrons toute notre énergie et toutes nos connaissances à ton service, je te le promets. Maintenant, le temps presse pour rentrer en Avotour. Vous devez vous reposer pour repartir demain et poursuivre votre mission. Tu vas devoir guider sire Adrien jusqu’à la sortie.
— Et il devra me soutenir, je n’ai plus de force. Comme duo de choc, on fait difficilement pire !
Il se redressa et étendit son bras vers elle. Elle s’y agrippa, les jambes flageolantes, et se stabilisa debout, accrochée fermement à son prince. Ils étaient sur le point de repartir quand Amylis rappela Aila :
— Avant ton départ, je voudrais t’offrir un présent qui ne sera pas en partage. Donne-moi ta main.
La jeune fille la lui tendit et tressaillit quand ses doigts touchèrent ceux d’Amylis.
— Que s’est-il passé ? demanda-t-elle, troublée.
— Je viens de te procurer le moyen de compartimenter ton esprit pour le protéger d’incursions étrangères. Dorénavant, personne ne pourra t’imposer quoi que ce soit sans ton accord. Tu te ménages ainsi un abri contre les esprits des autres, je te le dois bien…
Ce fut au tour d’Aila de froncer les sourcils, incertaine de ce qu’elle devait comprendre.
— Vous ne me devez rien, Amylis… Et quelle différence avec notre partage habituel ?
Étrangement, Amylis parut à la fois encore plus fragile, mais aussi plus rayonnante.
— Quand on donne, on n’a plus…
Aila s’affola.
— Mais pourquoi ? Amylis, je me serais débrouillée sans. Vous n’aviez pas à vous priver pour moi !
Épuisée, elle ne parvint pas à refouler les larmes qui montèrent à ses yeux, avant de couler sur ses joues. Mais, par les fées, voilà qu’elle se transformait en fontaine ! Elle n’allait pas passer sa vie à pleurer, quand même !
— Tu es mon amie, Aila. Tu as beaucoup donné de toi-même jusqu’à aujourd’hui et tu paies chaque jour de ta personne l’aide que tu nous apportes. Si un individu te veut du mal, il n’y arrivera pas tant que je vivrai. C’est mon choix et un honneur infini d’être celle qui te protégera de tes ennemis. Je suis la fée Esprit, ne l’oublie pas…
Amylis lui sourit avec tendresse.
— Je m’en souviendrai toujours…
Les deux visiteurs se dirigèrent d’un pas hésitant vers le portail, puis se retrouvèrent tous les deux sur le lit de l’auberge. Le prince enleva son bandeau d’un geste.
— Quel plaisir de revoir !
Aila s’allongea, elle se sentait si fatiguée… Juste avant de s’endormir, elle devina qu’il posait une couverture sur elle, récupérait et rangeait le livre des fées. Étrangement, elle songea qu’elle avait assez voyagé pour aujourd’hui…

Ce fut le chant des oiseaux qui la réveilla le lendemain matin. Mais quelle heure était-il ? Le soleil lui parut haut dans le ciel et elle se redressa sur son lit, avisant Adrien, debout devant la fenêtre.
— Sire ! Je suis confuse. J’ai dormi très tard…
— Je viens de me lever et j’ai à peine eu le temps de prendre mon petit déjeuner. Avez-vous faim ?
Elle n’hésita pas : son estomac criait famine !
— Je vais vous en commander un. Vous disposez d’un petit moment pour vous rafraîchir, je serai de retour dans un instant. À tout de suite.
Le prince sorti, elle décida de se changer. Elle quitta ce qu’elle portait, profita de la cuvette pour s’asperger d’eau. Elle frissonna sous sa fraîcheur, mais, dans le même temps, elle se sentit complètement vivante, libérée du cauchemar du jour précédent. Elle choisit sa tenue de cuir et inspira longuement son odeur avant de la revêtir. Elle lui rappelait Antan, Bonneau. Ce dernier devait être en route pour Avotour avec Barou. Deux grands héros qui allaient reconstituer une armée capable de se faire tuer pour vaincre… elle ne les envia pas. Fraîche et en pleine forme, elle sourit à Adrien quand il repassa la porte avec un plateau dans les mains.
— Sire Adrien ! Ce n’est pas à vous de me servir !
Il pivota sur lui-même.
— Ah bon ! pourtant, je ne distingue personne d’autre…
— Je suis vraiment désolée pour tous les contretemps que j’ai occasionnés…
— Vous êtes désolée ! Mais de quoi ? Est-ce que vous vous rendez compte que je pourrai raconter à mes enfants, puis à mes petits-enfants que je suis allé au pays des fées, que je les ai rencontrées, que je leur ai parlé, même si je ne les ai pas vues ? Quand je relaterai mon aventure à mes frères, ils pâliront de jalousie ! Je n’aurais échangé ma place pour rien au monde, croyez-moi ! Ce moment de pur bonheur restera gravé dans ma mémoire comme un de mes meilleurs souvenirs… Enfin, surtout une fois que vous étiez à nouveau parmi nous. Que dois-je faire, Aila, si cela se reproduit ?
— Vous avez entendu Amylis, elle m’a protégée de toute nouvelle intrusion.
— Avelin avait raison ! La vie avec vous constitue une source d’aventures quotidiennes !
— N’en riez pas trop ! Vous finirez peut-être comme moi par vous lasser de toujours figurer en première ligne.
— Je le sais, Aila. Je cherche juste à rendre tout ceci plus anodin, mais, à aucun moment, je ne minimise les souffrances que vous devez endurer…
Ils s’observèrent un long moment.
— Allez, à table !
Elle obtempéra et engloutit comme trois ! Elle avait une faim de loup.
— J’ai demandé au tavernier de nous préparer un en-cas pour ce midi. Nous pourrons manger rapidement en chemin et, ainsi, rattraper notre petit retard.

Moins d’un quart de cloche après, ils chevauchaient ensemble. La suite du voyage fut beaucoup plus tranquille que son démarrage. Aila ne ressentit pas de malaises et aucun danger aux alentours. Cependant, son esprit bouillonnait de ce qu’elle observait. En effet, la misère en Avotour n’était en rien une illusion et chaque village traversé en fournissait une preuve supplémentaire. C’était plus fort qu’elle, Aila ne pouvait s’empêcher de s’arrêter pour une raison ou une autre : soigner un enfant, un homme blessé ou des animaux, aider les récoltes à pousser, apporter le soleil ou la pluie, chasser des nuisibles. Chaque jour, les multiples haltes ralentissaient leur progression vers Niankor. Elle en était consciente, sans pouvoir abandonner ces gens à leurs ennuis, leur chagrin ou leur souffrance. Jetant périodiquement des coups d’œil à Adrien, elle craignait qu’il explosât, comme Hubert, de tous ses tours et détours. Stoïque, le prince ne bronchait pas, se contentant d’attendre qu’elle eût fini sa tâche pour repartir ou se proposant même de l’aider quand il s’en sentait capable. Bientôt, ils s’arrêtèrent systématiquement dans les villages qu’ils traversaient. Mais était-ce le hasard ? Petit à petit, ils dévièrent du chemin le plus court vers Niankor et, ce soir-là, leurs pas les menèrent dans la ville de Partour, ville principale du comté du même nom. Ils y logèrent dans une auberge du centre-ville et s’installèrent dans la salle commune pour y dîner, écoutant distraitement les discussions voisines. Vers le milieu du repas, un individu, portant un chapeau excentrique, entra en fanfare et s’assit avec ses acolytes à la table adjacente, tandis que l’aubergiste s’empressait de les accueillir et de les servir aux dépens d’autres clients déjà attablés. L’homme chapeauté, au verbe haut, forçait sa voix, s’esclaffant de tout et de rien avec ses compagnons, sans craindre de déranger ses voisins, bien au contraire.
— Trinquons, mes chers amis ! À la santé de ce bon à rien de roi et de ses gringalets de fils qui ne valent guère mieux ! s’exclama-t-il, pour que tout le monde l’entendît dans la pièce.
Aila sentit Adrien se raidir et posa tranquillement sa main sur la sienne, retenant un éventuel geste impulsif. Il la regarda. Elle lui sourit et lui murmura :
— Quoiqu’il se passe, laissez-moi faire, je vous prie.
Elle devina le combat intérieur qu’il livrait ; la mobilité de ses traits montrait à quel point entendre parler ainsi de son père et de ses frères lui en coûtait, puis il finit par soupirer, visiblement à contrecœur bien qu’elle sentît la tension qui l’étreignait.
— Allez, mes amis ! poursuivit le braillard. À quoi allons-nous trinquer maintenant ? À tous ceux qui crèvent parce qu’au château d’Avotour, ils s’en foutent ! Paraît qu’ils ont besoin d’hommes pour se battre ! Quelle ironie ! Tout ce qu’ils souhaitent, ce sont des bêtes de somme qui courront au massacre à leur place ! Mais nous, on n’est pas tombés de la dernière pluie… On n’ira pas se faire trucider pour leurs beaux yeux ! Qu’ils crèvent ! Nous, on crève déjà !
Les murmures autour de leur table s’amplifiaient. Beaucoup d’hommes semblaient se rallier à cette opinion et hochaient la tête avec ardeur, y ajoutant parfois une petite réplique de leur cru.
Aila décida qu’il était temps d’intervenir et se leva. Arrivée devant la troupe de mauvais sires, elle poussa les chopes d’un ample revers du bras et s’assit sur la table avec décontraction, juste devant ce grand parleur, saisissant une pomme au passage. Sans quitter des yeux le lascar, temporairement muet, elle croqua dedans avec impertinence. Un sourire lubrique s’afficha sur le visage du bougre.
— Alors, ma jolie donzelle ! Qu’attends-tu pour venir te faire peloter sur mes genoux ? proposa-t-il, j’ai de quoi te faire passer un moment drôlement excitant…
Il cligna grossièrement de l’œil, puis rit grassement, imité par ses invités. « Quelle belle brochette d’idiots ! », pensa Aila. Idiot, peut-être, mais elle considéra l’homme qui lui faisait face comme potentiellement dangereux.
— Monseigneur, vous me semblez très renseigné sur les événements d’Avotour. Et moi, j’adore les hommes importants…
— Fichtre ! Bien sûr que je suis un homme important, de la plus haute importance même ! Et le roi me lèche les bottes quand il a besoin de moi, ricana-t-il.
— Comme c’est bizarre… ! Nous ne devons pas fréquenter les mêmes endroits, car je ne vous y ai jamais rencontré là-bas. Il est vrai que je vais rarement en cuisine ou chez les serviteurs…
Le sourire de l’homme disparut subitement.
— Ma mignonne, si tu n’es pas là pour écarter tes jolies cuisses, tu as intérêt à dégager tes fesses vite fait, sinon mes amis se chargeront de toi.
— Quoi ! Quatre forces de la nature contre une faible fille ! Comme vous êtes terriblement déloyal ! En plus, vous voudriez qu’ils me fassent quoi, vos petits chétifs ? Surtout que, si j’en juge par votre fatuité, vous parlez beaucoup, mais quant à vous salir les mains…
Agacé, le lascar lança un signe à ses compagnons, mais Aila en rassit un avec vigueur telle que cela refroidit immédiatement l’empressement des autres à venir se confronter à elle.


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