Les Archives du blog de #fantasy de juin 2012
tome 1 - Aila et la Magie des Fées

La saga d'Aila  fantasy


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Note : 4.5 / 5 avec 210  critiques heroic

Les archives du blog de fantasy d'Aila de juin 2012

30 juinJournée très spéciale : mon fils est né il y a 21 ans aujourd'hui et donc pas de blog en ce jour glorieux, mais très occupé !
On se retrouve demain au mieux ou lundi au pire !
Mon mari a oublié de charger le blog d'hier donc il l'a fait ce matin (voir en dessous) !
Bises à tous !

29 juinCarpe diem ! Locution latine, extraite d'un poème de Horace - poète romain, né en -65 av. J.-C., mort en -8, qui signifie qu'il faut profiter du jour présent sans se soucier du lendemain. Alors carpe diem ! Plus à me lever le matin pour porter le lourd sac de ma fille jusqu'au bus, plus de copies à corriger, pas encore de travail de préparation pour la rentrée ou d'éventuels oraux pour le bac ! Donc je profite de tout ! Ai-je rattrapé mon retard infini dans la gestion de ma maison, même un petit peu ? Non ! Et pourtant, depuis ce matin, je n'arrête pas ! Mais tout va bien, j'essaie de respirer à fond pour soulager la tension qui a tant pesé sur mes épaules, je fais en sorte de prendre le temps de vivre en éliminant toute pression. Carpe diem !
Cela me rappelle un film que j'ai adoré : Le cercle des poètes disparus avec l'acteur Robin Williams. Voici quelques extraits de choix : 1, 2, 3 et 4.
À présent, il me faut partir !
À demain.

28 juinFinies !!!!!!!!!!!! Rendues !!!!!!!!!!!!!!! Un vrai week-end de liberté à l'horizon sans copies ! Magique ! J'aime !
Pouf… Quelle semaine. Pour moi, elle est terminée. Demain, je fais relâche et je rattrape tout ce que je n'ai pas réussi à faire depuis 6 mois… Vous croyez que je suis un peu optimiste et vous avez totalement raison ! Mais je me sens tellement soulagée que cette première partie du bac soit close que, ce soir, je me sens légère comme une plume. Soufflez et je m'envolerai aussitôt !
Mardi dernier, c'était le pot de départ au lycée. Un grand nombre de collègues - voire des amis - appréciés ont choisi de quitter l'établissement soit pour une retraite bien méritée, soit pour des horizons nouveaux plus au moins loin des nôtres… Il est des êtres qui emplissent notre vie rien que par leur présence, leur sourire, leur personnalité pleine de vie et de richesse. Il faudra bien continuer sans eux, mais ce ne sera plus tout à fait pareil. Parfois, il y a un avant et un après. La rentrée me fait peur, rien que parce qu'elle sera un après et que c'est seulement à ce moment-là que je réaliserai pleinement le vide créé par leur absence. Je sais bien que d'autres enseignants sympa viendront grossir les rangs, mais des amitiés de longue date, fondées sur la confiance, la complicité et l'estime mutuelle ne naissent pas aussi vite qu'elles disparaissent.
Dans les bonnes nouvelles, depuis dimanche, j'ai réussi à vendre plus d'une dizaine de livres et cela me rend heureuse !
Pour les photos du Salon, ce sera bientôt, il me faut juste encore un peu de temps ! Est-ce que ma journée de demain où je suis déjà sollicité par mes enfants me suffira à combler mon retard, j'en doute et, vu le week-end chargé qui m'attend, oh la la… Donc, vous avez sûrement compris qu'il vous faudra encore être un peu patient !
Pour le Salon de l'année prochaine, j'ai une idée ! Je proposerai à mes visiteurs une photo souvenir avec l'auteure qu'ils pourront récupérer sur le site ! Alors, vous en pensez quoi de mon idée géniale ? En fait, je l'avais eue avant le 24 juin, mais nous avions déjà à faire face à tant de contraintes et tant d'inconnues que j'ai préféré attendre et voir venir.
Bonne soirée !

26 juinLes jours se suivent ne se ressemblent pas… Après la magie de dimanche, le retour à la vie de prof me paraît bien compliqué : commission d'appel, copies de bac et me voilà plongée dans les corrections jusqu'au cou ! Au secours, je me noie ! Alors que tout devrait être simple sur internet, tout se passe mal : je n'arrive à me connecter nulle part. Soit je considère que je ne suis pas inscrite et le site me répond que nom nom est déjà utilisé et que je dois en mettre un autre - ah bon ? on a le droit de changer ? -, soit je considère que je le suis, mais il n'accepte pas mes identifiants… Conclusion : en plus des copies, il faudra que je règle des problèmes de connexion ! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ! Je vous le demande ! De toute façon, il n'y a que trois façons de voir les choses : soit leurs explications ne sont pas assez complètes pour que je comprenne tout, soit je suis trop fatiguée et mes neurones en berne ne décryptent plus les messages faits de mots qui se suivent et ne se ressemblent pas (c'est une éventualité à ne pas écarter !), soit leur site est imparfaitement conçu. Quelle qu'en soit la raison, il faudra bien que je trouve une solution pour accéder d'ici le 29 !
Bon, je parle boulot, c'est vrai et cela ne doit vous intéresser que moyennement, je le conçois bien. Le problème, c'est que, dans ma vie, il n'y a plus que cela ! Alors vite, une idée ? Il pleut ! ça vous vous en doutiez, il n'y a qu'à regarder dehors ! C'est pas drôle comme mois de juin… Définitivement, je crois qu'il va falloir que vous attendiez quelques jours pour retrouver quelques propos dignes d'intérêt de ma part !
N'oubliez pas ! Vous pouvez devenir ami(e) de la page facebook « E-Livre - UPblisher.com : Aila et la Magie des Fées, La Tribu Libre de Catherine Boullery »
Pour les photos du Salon, ce ne sera pas aujourd'hui non plus, je ne dispose pas de suffisamment de temps pour monter un nouvel article, mais bientôt, c'est promis !

25 juinLe Salon du livre est terminé… Ce fut une belle journée, comme je l'aurais souhaité si je n'avais pas eu peur d'en espérer trop : un défilé d'amis, d'élèves, de parents d'élèves (!), des discussions sympathiques, des échanges plein de richesses, des dédicaces adressées spécifiquement aux personnes croisées qui repartaient avec mon livre. Tout ce que j'aime, tout ce qui me nourrit, tout ce qui me fait vivre pleinement…
Vous voulez des détails ? Lesquels ? Dois-je insister sur le fait que j'ai été touchée de découvrir qu'une petite dizaine de mes élèves s'était déplacée exprès pour me voir ? Dois-je exprimer la surprise ressentie et l'émotion qui m'a gagnée quand d'anciens parents d'élèves que j'avais beaucoup appréciés sont venus pour moi ? Dois-je m'attarder sur la tendresse ressentie pour tous ces amis, près de moi pour cette occasion spéciale, dont la présence m'a ravie ? Tous ces événements, pourtant dans un endroit public, sont presque trop personnels pour être partagés. Sachez que c'était juste magnifique, de merveilleux souvenirs à conserver dans mon cœur presque pour moi toute seule…
Pour en savoir plus, rejoignez la page facebook « E-Livre - UPblisher.com : Aila et la Magie des Fées, La Tribu Libre de Catherine Boullery »
Pour les photos, ce sera demain ! Alors, je vous attends pour la suite de mes aventures à moi ! Il n'y a quand même pas que mon héroïne qui vit des événements passionnants !

24 juinLe grand jour est arrivé et le réveil de bonne heure, lui ! Même pas 6 heures ! Je veux dormir ! Quitte à être déjà en mode fonctionnel, je suis allée voir vers 8 heures où je serai exactement dans la salle et, ce n'est pas compliqué, c'est juste à l'entrée, côté quai de Seine. Franchement, je ne pouvais rêver mieux comme emplacement ! Il nous a même permis de régler notre problème de présentation. En effet, nous avions un souci d'écran : le seul qui fonctionnait avec mon tout petit ordi était grand, très grand, trop grand pour être placé sur une petite table… Là, nous disposons d'une grande table et du mur de côté pour placer l'écran en toute sécurité donc, c'est parfait ! J'ai déjà hérité d'une rallonge avec 4 prises. Conclusion : tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, sauf le temps. Quoique… Ce gymnase peut être une véritable fournaise sous un soleil presque estival et je me dis que ce temps moyen est finalement ce qui pouvait nous offrir le plus confort ! Parfait, tout est parfait !
Que dire sur mon ressenti ? Rien, je ne sais pas quels sentiments prédominent. Ma vie s'écoule si vite en ce moment, si pleine (trop parfois) que je ne suis plus certaine de gérer de façon séparée les événements qui s'enchaînent… Certains me parlent de stress, d'autres d'excitation et j'ai l'impression de passer au travers de ces sensations presque excessives. Je suis dans l'attente d'une journée qui va être, certes, très fatigante, mais sans savoir ce qu'elle va m'apporter vraiment. Selon mon credo habituel, je prendrai le bon et j'oublierai le moins bon !
En tout cas, je vous raconte tout demain !
À demain !

23 juinJ - 1 avant le Salon du livre ! Didier et moi nous sommes rendus au dispensaire pour voir où je serai installée demain avec Catherine Vailla aliant d'UPblisher. Cela me fait tout drôle de voir la salle où je danse la Country, son paquet recouvert de moquette et ses murs parés de tentures colorées (cela change de la peinture écaillée !), donc le lieu est sympa.
Je réalise à l'instant que j'ai beaucoup de mal à me projeter dans cette journée et son déroulement. Nous avons pourtant bien tous réfléchi et sommes censés être prêts, mais le sommes-nous vraiment alors que demain sera notre première expérience. Nous aurons plus de savoirs demain, mais aujourd'hui, nous ne faisons que supposer… Après tout, chaque chose en son temps !
Petit intermède musical proposée par ma nièce qui connaît bien mes goûts : Celtic Woman
À demain !

Le Salon du livre de Sartrouville - juin 2012
Le Salon du livre de Sartrouville - juin 2012

22 juinDidier s'est déplacé afin de faire tirer les flyers pour dédicacer le livre aux éventuels acheteurs en numérique. Après être partis sur un format A5 (demi A4), nous sommes finalement revenus sur le format auquel j'avais pensé initialement, c'est-à-dire carte postale… Le résultat est vraiment chouette. Mon mari a encore bien travaillé, comme d'habitude.
Je m'aperçois que, régulièrement, après des détours plus ou moins multiples, la décision finale revient vers celle que j'avais envisagée au départ. C'est rigolo. Aurais-je une influence plus prononcée que celle que je suis censée posséder ? Ou existerait-il chez moi une aptitude à me projeter avant les autres dans la bonne solution ? Je n'en sais rien ! Il n'empêche que je ressens une petite satisfaction sur ma façon de réfléchir quand c'est le cas ! Par contre, ne comptez pas sur moi pour me vanter quand je serai dans l'erreur ! Au contraire, je ne vous en soufflerai pas un mot !
Nous avons fait un petit bilan du résultat de notre grand lancement dans l'impression papier à Catherine et Stefan d'UPblisher qui est globalement positif. Juste deux petites remarques sur le grain du papier qui manque un peu de douceur et la marge intérieure trop étroite qui oblige à ouvrir le livre en grand pour lire de façon confortable et donc à abîmer son dos. Pour une première fois, il faut reconnaître qu'en alliant tous nos talents, nous qui sommes presque tous des profanes dans l'édition papier - Catherine possède quand même un savoir plus étendu que le nôtre -, nous nous sommes bien débrouillés. Un professionnel aurait sûrement quelques remarques justifiées, mais nous ne sommes pas des pros, juste des amateurs très investis et motivés ! C'est ce que je me tue à dire à mes élèves, la motivation, c'est une grande part de la réussite !
Découvrez la couverture dans sa totalité qui doit sa qualité au travail extraordinaire de mon petit mari ! S'il n'existait pas, il faudrait l'inventer ! C'est une formule qu'utilisait mon papa, il y a bien longtemps déjà… Il disait aussi : « On fera quelque chose de toi si les petits cochons ne te mangent pas. » Ses paroles résonnent encore à mes oreilles… C'est un peu de lui qui reste près de moi, malgré le temps qui passe et les souvenirs qui s'effacent…
Rendez-vous bientôt au Salon du livre ! Ne m'oubliez pas, les encouragements et votre amitié seront les bienvenus !

21 juinVoilà… Les livres sont arrivés. Je les ai découverts hier soir en rentrant vers 19 h. La journée avait été tellement remplie que j'avais même oublié qu'ils devaient être livrés ! Donc la surprise a été de taille en pénétrant dans l'entrée. Surprise, oui et émotion encore…
Cela m'a amenée à réfléchir sur tout le parcours accompli jusqu'à présent et sur la façon dont je pouvais classer mes petits bonheurs de cette aventure livresque. Voilà ce que cela donne :
- 1er bonheur : l'écriture d'abord, parce que c'est la plus belle réalisation qui soit. Des mots, des idées, des enchaînements qui prennent forme presque naturellement et s'organisent pour devenir une histoire dans laquelle les situations se nouent et se dénouent à l'envi, nous emportant avec elle de rebondissements en rebondissement, mus par le désir de ne jamais cesser de lire encore et encore. Et puis, ce sont les personnages presque comme vous qui accrochent notre esprit. Personnellement, je connais tout d'eux. Ils ont une vie propre au sein de la mienne, et ne sont plus, pour moi, des personnages de fiction, mais bien réels. Ils m'habitent dans tout ce qu'ils sont : leurs qualités, leurs défauts, leur sensibilité, leurs failles et leurs forces. Ils sont tellement vivants que la frontière entre eux et moi devient très floue, au point que je ne sais plus si ce sont eux qui existent en moi ou moi qui m'exprime en eux !
- 2e bonheur : une maison d'édition a bien voulu de moi ! Ou comment ressentir le grand bonheur d'être reconnue ! Merci encore à Catherine et Stefan d'UPblisher ;
- 3e bonheur : mon livre Aila et la Magie des Fées est édité en numérique et c'est une première forme de réalisation, pleine et entière. Je sais, quelques grincheux y verront peut-être à redire. Pas moi ! Sachez que je suis partie de très loin, mes relations avec le livre numérique étant quasiment inexistantes. C'était mon mari, le grand adepte. Il m'en parlait depuis des années comme d'une véritable révolution dans le domaine du livre. C'est vrai qu'aujourd'hui j'ai beaucoup évolué dans ma façon de penser. Plus je me plonge dans cet univers, plus je distingue la valeur ajoutée qui est le sien, même si je lui reconnais encore des failles à corriger…
- 4e bonheur : ce même livre, uniquement pour l'occasion spéciale qu'est le Salon du livre de Sartrouville, passe au format papier. Oui, je sais, je vante le numérique, mais je reste attachée également à ce format. Vous avez raison et je ne chercherai pas à nier une évidence… Le bonheur, pour être total, a peut-être besoin de s'exprimer sous de multiples facettes et celle-ci en est une autre que je ne dédaignerai pas. Je saurai me nourrir de tout ce que la vie m'offre !
Je suis assez en retard aujourd'hui alors, pour une fois, ce sera bonne soirée !

20 juinBlog aussi court que mon nombre d'heures de surveillance sera élevé ! Je vais poursuivre l'écriture de mon conte sur la naissance de l'esprit Drag'on en espérant le terminer dernier délai vendredi. Il est vrai que les grandes vacances seront encore bien occupées avec probablement un nouveau programme à faire et surtout une relecture très attentive du tome II pour sa sortie avant la fin de l'année.
Un petit moment d'histoire sur la célèbre chanson de Joan Baez Here's to you avec l'affaire Sacco et Vanzetti, un scandale judiciaire survenu dans les années 1920 aux États-Unis où deux immigrants italiens, anarchistes, furent condamnés à mort pour des crimes dans lesquels leur culpabilité n'avait pas été prouvée de façon claire. Victimes à la fois d'une situation économique très difficile et d'une certaine forme de rejet de l'étranger et, malgré un immense mouvement de protestation, les deux hommes passaient sur la chaise électrique dans la nuit du 22 au 23 août 1927, dans la banlieue de Boston, c'est-à-dire six ans après leur condamnation (1921), six ans dans le couloir de la mort à espérer et à désespérer… Il fallut attendre 1977, exactement 50 ans jour pour jour après leur exécution, pour que le gouverneur du Massachusetts, Michael Dukakis, les réhabilite, bien trop tard en vérité s'ils étaient innocents…
Cette histoire a donné naissance à un film.
Vanzetti répond le 9 avril 1927 au juge Thayer :
« Si cette chose n’était pas arrivée, j’aurais passé toute ma vie à parler au coin des rues à des hommes méprisants. J’aurais pu mourir inconnu, ignoré : un raté. Ceci est notre carrière et notre triomphe. Jamais, dans toute notre vie, nous n’aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons aujourd’hui par hasard. Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne sont rien. Mais qu’on nous prenne nos vies, vies d’un bon cordonnier et d’un pauvre vendeur de poissons, c’est cela qui est tout ! Ce dernier moment est le nôtre. Cette agonie est notre triomphe. »
C'est cette phrase qui va inspirer les paroles de la chanson Here's to you (interprétation par Lisbeth Scott) :

Here's to you Nicolas and Bart
Rest forever here in our hearts
The last and final moment is yours
That agony is your triumph !

Maintenant Nicolas et Bart
Vous dormez au fond de nos cœurs
Vous étiez tous seuls dans la mort
Mais par elle vous vaincrez !

Canto aqui Nicola e Bart
Vuestro fin y vuestra prison
El morit os dié libertad
Y un lugar en mi corazon

Canto asi a Nicola e Bart
A quien odia la escalvitud
A quien sabe amar la verdad
Canto fuerte i Libertadi


Finalement, le blog a été plus long que prévu ! À demain !

19 juinPetite journée pour rattraper tout ce que je n'ai pas eu le temps de faire plus tôt ! Malheureusement, la liste est bien trop longue pour être énumérée et le nombre de tâches bien trop important pour être résorbé pendant les quelques heures qui me séparent de ma prochaine surveillance !
Bientôt le Salon du livre… Cette perspective me séduit tout autant qu'elle me fait légèrement frissonner. J'espère qu'il sera à l'image du fabuleux spectacle de Country de samedi soir, un véritable moment d'échange entre des personnes, plein d'émotion et d'enrichissement personnel mutuel. Je me nourris de ces partages, petit moment d'illusions sur ce que je suis et ce que je vaux… Comme dit le proverbe : « Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse » ! Ça doit être un peu ça, le besoin de croire au moins une journée que je ressemble à un auteur, un vrai !
Petit moment culturel avec quelques mots et titres d'un artiste très connu depuis plusieurs décennies : Bob Dylan. Né au début des années quarante sous le nom de Robert Allen Zimmerman, Bod Dylan démontre ses nombreux talents d'auteur-compositeur-interprète, musicien, peintre, poète américain, ce qui en fait une des figures majeures de la musique populaire. Ses textes prennent leur source dans les événements politiques et leurs questions sociales et son écriture se teinte de philosophie pour les exprimer. Son inspiration musicale est à multiples facettes : musique américaine, folk, country, blues, gospel, rock'n'roll et rockabilly. Cet artiste offre une œuvre complexe et en constante évolution dont la qualité principale est son adaptation aux aspirations sociales et culturelles des époques traversées, ceci expliquant sa grande popularité. Il est devenu également une référence pour de nombreux artistes tels que David Bowie, Neil Young, Paul Simon, Jeff Buckley, Bruce Springsteen, etc.
Quelques-uns de ses succès à découvrir et apprécier : petit medley, Blowing in the wind (paroles en français ci-dessous), Knockin' On Heaven's Door, Things Have Changed , Mr. Tambourine Man, Like A Rolling Stone , Changing Of The Guards. J'étais allée le voir en concert, emmenée par ma sœur lorsqu'il chantait cette dernière chanson (album Street Legal). Je me souviens de l'enthousiasme qui me portait comme toute la foule autour de moi, et des briquets allumés levés vers le ciel qui se balançaient en rythme comme une salve d'honneur à cet artiste si extraordinaire. J'ai un petit coup de cœur pour les sonorités de l'harmonica si rares dans la musique d'aujourd'hui et qui s'harmonisaient si bien avec sa voix. Si vous voulez en savoir plus sur ces textes, n'hésitez pas à consulter ce site français qui lui est dédié.

Soufflée dans le vent

Combien de routes un homme doit-il parcourir
Avant que vous ne l'appeliez un homme ?
Oui, et combien de mers la blanche colombe doit-elle traverser
Avant de s'endormir sur le sable ?
Oui, et combien de fois doivent tonner les canons
Avant d'être interdits pour toujours ?
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
La réponse est soufflée dans le vent.

Combien de fois un homme doit-il regarder en l'air
Avant de voir le ciel ?
Oui, et combien d'oreilles doit avoir un seul homme
Avant de pouvoir entendre pleurer les gens ?
Oui, et combien faut-il de morts pour qu'il comprenne
Que beaucoup trop de gens sont morts ?
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
La réponse est soufflée dans le vent.

Combien d'années une montagne peut-elle exister
Avant d'être engloutie par la mer ?
Oui, et combien d'années doivent exister certains peuples
Avant qu'il leur soit permis d'être libres ?
Oui, et combien de fois un homme peut-il tourner la tête
En prétendant qu'il ne voit rien ?
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
La réponse est soufflée dans le vent.


Belle chanson et magnifique texte, n'est-ce pas ? À demain

18 juinDébut du bac ! Bonne chance à tous les candidats, même les superstitieux !
En ce moment, je compte les jours qui passent et les tâches à faire qui s'éliminent les unes après les autres. Pour ce week-end, j'ai pu rayer sur ma liste : spectacle de Country et recevoir onze personnes à la maison. D'ailleurs, pour l'occasion, le petit dip au camembert et ail pour les amateurs de saveur intense avec ses petites mouillettes de pain d'épice grillé était un vrai régal ! Pas mal non plus, mes fruits rôtis avec leur soupe de chocolat blanc, jus de mangue et lait de coco… sans oublier mes briouats marocains, une valeur sûre et savoureuse !
Bon, j'arrête de parler de nourriture ! Mais alors, je parle de quoi ?
Désolée, mon imaginaire m'apparaît soudainement un peu en panne, noyé par l'excès de fatigue, je suppose. Quoi que, ce matin, je me suis replongée dans le conte que je souhaite distribuer gratuitement au travers d'UPblisher. J'étais en mode automatique, mon texte s'écrivait tout seul ! Ces nouvelles aventures, ces nouvelles personnalités, tout m'enchante. Cela ressemble tellement à du bonheur que cela doit en être, vous ne croyez pas !
Franchement, j'adore raconter des histoires ! J'imagine un monde, un passé, un présent, un futur, peuplés d'aventures et de rebondissements. Cela me permet de créer et développer chaque personnage dans son individualité et dans sa relation avec les autres, de le confronter à lui-même, de l'amener à évoluer face à l'adversité. J'aime les personnes ébranlées qui renaissent de leurs cendres tel le Phénix, j'aime celles pétrifiées par leurs propres contradictions qui finissent par prendre conscience de leurs limites, de leurs désirs et qui décident de s'ouvrir à la vie. Et voilà que je pense à Odénie, la sœur du roi Sérain que vous découvrirez dans le tome II : L'Oracle de Tennesse. Une incroyable pipelette qui se noie dans les mots et le ridicule pour éviter de s'attarder sur ce qu'elle est vraiment sous son propre regard, refusant d'écouter la moindre de ses aspirations jusqu'au moment où ma tornade préférée, j'ai cité Aila, naturellement, va mettre bon ordre dans cette vie inutile ou presque en y fichant une sacrée pagaille ! Obligatoirement, l'ordre ne peut naître que d'un état moins ordonné et, au pire, opposé : le désordre ! Cela aurait fait un bon sujet de philo ! L'ordre naît-il obligatoirement du désordre ?
Qu'importe que je sois talentueuse un peu, beaucoup ou pas du tout ! Il n'existe pas tant de voies de réalisation personnelle que je puisse en dédaigner une pour la simple raison que je n'y serais pas parfaite. Je suis comme mes personnages, la vie m'oblige à grandir, même encore maintenant et c'est heureux. Les mondes figés, les personnages englués sans espoir de retournement de situation ne sont pas pour moi, je n'aime pas ce qui est déterminé !
À demain

17 juinBonne fête des Pères !!!!!!!!!!!!!!
Je dispose de peu de temps aujourd'hui, donc ce sera juste celui de vous faire un petit coucou !
Le spectacle de Country, c'est fini ! Moment intense entre partenaires de danse, énorme stress (surtout quand j'ai découvert qu'un de mes élèves de l'année était spectateur !) et, après (voire pendant !), grosse fatigue ! Cela ne nous a pas empêchés de fêter dignement cette occasion dans la pizzeria voisine ! En revanche, la nuit a été un peu courte et pas question d'une petite sieste avec du monde à la maison aujourd'hui ! Profitez bien de cette journée et, en particulier, de votre papa si vous en avez le désir. Pour moi, ce ne sera qu'une pensée pour celui qui a quitté ma vie depuis presque douze ans…
Poursuivons rapidement notre incursion dans le monde des génériques avec, cette fois-ci, comme objet de mon intérêt, un dessin animé : Les merveilleuses cités d'or. Il raconte l'histoire d'Esteban, un jeune orphelin dont la relation avec l'astre solaire semble bien particulière. Remarqué par un mystérieux marin, Mendoza, ce dernier l'invite à partir vers le Nouveau Monde afin de découvrir les légendaires Cités d'or. Esteban entreprend l'aventure avec l'espoir de retrouver son père disparu et en profite, au passage, pour se faire des amis dans les personnes de Zia, une jeune Inca, et Tao, dernier descendant du peuple de Mu. Leur quête se révélera complexe dans un monde fasciné par l'or et sa possession… En voici le générique chanté. Cette série a occupé nos écrans au début des années 80 et hante encore les esprits maintenant lorsqu'on considère l'intérêt suscité par une suite éventuelle ! Version longue du générique.
Paroles de la version chantée :

Enfant du soleil
Tu parcours la Terre le ciel
Cherche ton chemin
C'est ta vie, c'est ton destin
Et le jour, la nuit
Avec tes deux meilleurs amis
À bord du Grand Condor
Tu recherches les Cités d'Or

(aaaah ah ah ah ah
Esteban, Zia, Tao les Cités d'Or
aaaah ah ah ah ah
Esteban, Zia, Tao les Cités d'Or)

Tou-dou-dou dou dou
Ah ah ah
Tou-dou-dou dou dou
les Cités d'Or

Enfant du soleil
Ton destin est sans pareil
L'aventure t'appelle
N'attends pas et cours vers elle…

(aaaah ah ah ah ah Esteban, Zia, Tao les Cités d'Or)


Un petit article édifiant sur un auteur qui a choisi le numérique pour se faire connaître avec de trouver l'éditeur papier qu'il recherchait. J'ai bien apprécié la réaction du seul internaute qui a commenté les propos de l'auteur et, en particulier, son rappel que l'auteur n'est pas au service de ses lecteurs, ni de son éditeur, mais un esprit libre qui doit conserver sa nature et sa richesse individuelle ; je suis complètement en accord avec cette approche ! Rester un être digne et entier sans se laisser corrompre par une société dans laquelle le regard est plus important que la personne…
À bientôt !

16 juinJournée chargée en perspective ! Rien que d'y penser, j'en frissonne ! Demi-journée de solidarité, no comment… Préparation de la fête des Pères demain avec 11 ou 12 personnes à la maison et un repas d'enfer (briouats à la marocaine, bouchées de poulet à la vanille et aux fruits exotiques, dip au camembert et salade de roquette, fruits rôtis à la soupe de chocolat et mousse de chocolat blanc au citron) à commencer à préparer. Ensuite, 18 h 30 : dernière répétition incomplète, 20 h : spectacle de Country et à 22 h 30 : petite pizza tous ensemble !
J'ai retrouvé une interprétation incomplète de la chanson Vogue la vie par le groupe Wazoo : belle interprétation et belles images… Nouvelle série dans lequel l'acteur principal avait un certain charisme au regard de la petite fille que j'étais, et un bel accent écossais ! Issu d'un roman historique de Sir Walter Scott écrit en 1823, le téléfilm est passé sur nos écrans au début des années 70 et raconte l'histoire d'un archer écossais au service du roi de France Louis XI qui va vivre une multitude d'aventures. Voici le générique version instrumentale et, comme d'habitude, je suis nettement plus sensible à la version chantée par Jacqueline Boyer ! Petit extrait du téléfilm. Cela m'inspire une certaine nostalgie de revoir cette série qui a dû ébahir mon cœur et mes yeux quand j'avais huit ans. Eh oui, cela ne me rajeunit pas, mais vieillir, c'est aussi avoir de plus en plus de souvenirs à partager et peut-être de plus en plus d'expérience et de sagesse ! Toujours essayer de voir les choses du bon côté !
Paroles de la version chantée :

Dans la prison dorée de mon cœur
habitée par ton ombre
Tu brûles en moi comme une lueur
qui me délivrera.

Rien ne pourra plus nous séparer
jusqu'à la fin du monde
Rien ni personne n'y pourra jamais rien, rien.

Au bout du voyage, au bout du chemin
Malgré les orages.

Toutes les armées du monde
N'arrêteront pas Quentin Durward.
Ces tambours au loin qui grondent
C'est mon amour, c'est Quentin Durward.

Tous les soleils, tous les océans
Sur toutes les frontières
Rien ne pourra arrêter le vent
Qui te porte vers moi.

Rien ne pourra plus nous séparer
jusqu'à la fin du monde.
Rien ni personne n'y pourra jamais rien, rien.

Au bout du voyage, au bout du chemin
Malgré les orages.

(à répéter 4 fois) Toutes les armées du monde
N'arrêteront pas Quentin Durward.
Ces tambours au loin qui grondent
C'est mon amour c'est Quentin Durward.

Vous pouvez télécharger la version gratuite du livre sur In Libro Veritas en pdf ou ePub.
Bon samedi !

15 juinHier, une petite conférence téléphonique avec Catherine Vailla aliant d'UPblisher pour finaliser l'opération coupons et flyers ! Reste encore la présentation sur laquelle je dois retravailler, je verrai cela la semaine prochaine.
Je suis certaine que, comme moi, vous avez regardé des émissions pour enfants (ou autres) qui vous ont marqué pour une raison ou pour une autre. Voici ma préférée Deux ans de vacances d'après l'œuvre de Jules Verne et, bien que j'apprécie beaucoup cet auteur, l'histoire n'en est pas la première raison (surtout qu'elle a pris quelques distances avec l'original), mais le générique chanté du téléfilm oui, que j'adorais et que j'adore toujours. Voici la musique du début. Je suis juste déçue, car je n'ai jamais réussi à reconstituer l'ensemble des paroles de la chanson malgré des écoutes répétées, mais j'ai bénéficié de l'aide précieuse de certains sites pour combler quelques trous :

Vogue la vie, vogue l'aventure
Nous, les marins, nous ne faisons qu'un
Amis buvons à nos joies futures
Chantons en chœur à nos lendemains

Marions notre goélette
Avec ces deux tempêtes
[Mât de misaine ? et …]
[…]

Oui, lions l'équipage de bord
Aux cordages du pont
[…]
[…]

Vogue la vie, vogue l'aventure
Amis buvons sans mélancolie
Oh, Matelots, à nos joies futures
Chantez la vie qui nous réunit !

Nous avions dans nos cœurs l'image
De collines sauvages
Un très frais vent qui souffle en rafale
Sur une fleur de Bruyère
Nous avions dans nos cœurs une île
Entourée de mystère
Une légende sur un lac perdu
Qu'on chante l'hiver venu…

Vogue la vie, vogue l'aventure
Nous, les marins, nous ne faisons qu'un
Amis buvons à nos joies futures
Chantons en chœur à nos lendemains


Si la chanson est difficilement compréhensible à certains moments, c'est qu'elle était chantée par des artistes non francophones et que certaines prononciations se firent de façon un peu aléatoire rendant le décryptage difficile principalement dans les chœurs de voix graves. Manque de bol, je n'ai pas trouvé la version française que je recherchais, alors en voici une tchèque qui est très belle par ailleurs. Si quelqu'un connaît le tchèque, je pourrai peut-être avoir toutes les paroles ! C'est dommage, elle existait en intégral sur un site qui fut super, mais à qui la Sacem a joué des tours et qui est devenu payant. Depuis, seules les premières secondes sont gratuites, c'est nul… Par contre, vous pouvez télécharger la version gratuite du livre sur ebooksgratuits en pdf.
Bonne journée !

14 juinEnfin une vraie pause dans cette fichue semaine ! Et un peu de temps pour… Pour quoi déjà ? Alors, faisons un petit point de fin de semaine : répéter le spectacle de samedi, réfléchir sur les flyers d'UPblisher pour le Salon du livre de Sartrouville du 24 juin et faire un grand ménage de printemps pluvieux ! En voilà des idées super, donc y'a plus qu'à… Au fait, je n'avais pas parlé d'une pause au début de mon blog ? En plus, j'ai mon blog à écrire ! Pfff, encore raté…
Aujourd'hui, petit tour en Asie avec l'art de l'origami, littéralement « plier papier ». Quelques années auparavant, Didier avait invité à la maison un ami japonais et quelques membres de sa famille qui avaient eu la bonne idée de nous offrir une bouteille de saké (!) ainsi qu'un livre et des feuillets d'origami. Naturellement, le dîner s'était terminé avec une initiation et j'avais vraiment apprécié cette construction progressive des volumes par pliages successifs. Comme, vous le savez déjà, j'aime bien partager ce qui m'a plu, ce sera aujourd'hui un petit tour dans le monde merveilleux des figures en papier !
Aila n'est jamais très loin de mes pensées, donc je débuterai par la confection d'un papillon, voire même de plusieurs (versions 1, 2, 3, 4), quelques oiseaux (1, 2 3, 4) et quelques fleurs (1, 2, 3, 4). Si les fleurs poussent, il existe également des vases qui éclosent ! Quand l'origami passe lui aussi en 3 D !
Aucun spectacle ne se termine sans un feu d'artifice ou une sphère magique ! Terminé ? En fait, non, car je ne résiste pas à vous montrer deux réalisations extraordinaires comme un tétraède aérien ou un cygne de patience…
Bonne journée !

13 juinQue m'arrive-t-il ? Me voici envahie par des idées moroses et je mets à penser à des situations critiques, voire dangereuses qui me donnent une envie de frissonner et, enfin, une idée pour mon blog. Ouf… le soleil revient ! Malheureusement, la nature, aussi sauvage et belle soit-elle, sait devenir particulièrement inhumaine quand elle s'emballe…
Commençons par une situation très ludique pour les champions, plus périlleuse pour les profanes avec des grosses vagues, mais les suivantes me donneraient la chair de poule ou mal au cœur, c'est au choix… enfin, pas sûr… Nous voici tout d'un coup projetés presque au cœur d'une tornade, impressionnant. Personnellement, je préfère la regarder d'où je suis, de derrière mon écran ! Courageuse, mais pas téméraire, c'est bien cela ! Mais oui, je vous crois, genre « même pas peur », à d'autres ! Malgré le danger qu'il peut représenter, ce phénomène me paraît totalement fascinant ! Juste une deuxième pour le plaisir, suivi d'une forme particulière de tornade, la trombe d'eau. Si les grosses vagues ont leurs surfeurs, les tornades ont leurs chasseurs ! Naturellement, quand on parle grosses vagues, il nous est impossible d'oublier les tsunamis et leur pouvoir dévastateur vérifié, malheureusement, de trop nombreuses fois comme au Japon
Après le froid, l'air et l'eau, petit tour au chaud, mais pas trop quand même ! Seulement, quand vous mélangez chaud et froid, ça fume ou ça explose ! Quel caractère ce Krakatoa ! Un petit mélange de neige et de lave maintenant, puis juste un éclair de génie avant que le ciel ne vous tombe sur la tête ! Allez, un petit ouragan maintenant en deux teintes, version douce ou brutale.
La révision du spectacle de Country a été comme à chaque fois riche en émotions. Je ne dis pas que j'y suis presque, mais j'y travaille avec acharnement ! Encore quelques jours pour peaufiner les trois parties du spectacle dans lesquelles la débutante que je suis va devoir faire de son mieux !
Bonne journée !

12 juinDidier a passé une grande partie de son week-end à travailler sur le nouveau logiciel pour la couverture et est parvenu à maintenir la majeure partie de ses détails. Sa maîtrise est encore imparfaite, cependant, il lui semble que cet outil lui offre moins de possibilités que le précédent et nous restons dans l'attente du résultat au tirage, mais également du regard de Catherine d'UPblisher dont le professionnalisme dans de nombreux domaines n'est plus à démontrer… La pauvre, quand je pense à tout le travail de correction que Didier et moi lui avons donné à la suite de notre relecture. Je crois cependant qu'il était nécessaire, même si le résultat ne correspondra pas aux 100 % de fautes disparues que nous serions en mesure d'attendre après tant de travail.
J'aime bien quand mes enfants partagent avec moi des choses qui leur ont plu. Ma grande m'a parlé d'un chanteur Jason Chen qui reprend les tubes d'autres vedettes avec un certain talent et, même parfois, des améliorations (selon moi !) par rapport à la version originale. Il a également sorti quelques CD avec ses propres chansons (exemple : Best Friend). Parcourons l'étendue des interprétations de ce jeune homme avec Boyfriend (version originale de Justin Bieber), It will rain (version originale de Bruno Mars), Written In The Stars (version originale de Tinie Tempah ft. Eric Turner). Le voici à présent en duo avec deux autres interprètes, d'abord Janice Yan dans Hate That I Love You (version originale d'un duo Rihanna et Ne-Yo dans un style plus sensuel…) puis Cathy Nguyen dans What Makes You Beautiful (version originale de One Direction).
C'est vrai que son répertoire est plutôt tourné adolescent, mais que dire de moi qui prends comme héroïne une jeune fille de 16 ans ! Serait-ce qu'une partie de celle que j'ai été à cet âge vit toujours cachée au fond de moi, prête à resurgir dans mes moindres réactions ? Si cela signifie que cette part d'enfance ou d'adolescence m'empêche de vieillir trop vite, je prends ! Laissons tomber les crèmes et antirides hors de prix et retombons en enfance, histoire de voir la vie plus belle et plus drôle ! D'ailleurs à propos de la dernière coqueluche de ces demoiselles (Justin Bieber) que je ne connais absolument pas, c'est en fait « pas moins un » ! En effet, Maria Carey est un petit lutin dont la séduction agit sur moi (en tout bien, tout honneur) et je la trouve particulièrement craquante dans le clip où elle chante avec le beau gosse en question. J'adore déjà la chanson en elle-même, sûrement la nostalgie des années soixante et là, je craque ! Je veux le même déguisement pour mon Noël ! Euh non, je plaisante ! Enfin, presque… Allez, petit tour en musique avec All I Want For Christmas Is You !
Deuxième jour de la semaine. Ce soir, dernière chance pour acquérir totalement le spectacle de country de samedi ! Je révise, je révise et, surtout, je mélange ! Vous savez quoi ? Tout cela me fiche un peu la pression ! N'est pas cow-boy qui veut !
Bonne journée !

11 juinLe plaisir d'apprendre… Le plaisir de savoir… Quand je regarde la génération montante, je suis parfois sidérée du peu de curiosité manifestée, alors que, quand j'étais enfant, je partais dans toutes les directions pour en découvrir le plus possible. Mon premier « livre » avait pour sujet la préhistoire. Je l'avais rédigé sur des feuilles d'écolier. Je potassais les données dont je disposais par la lecture, puis organisais celles qui me paraissaient essentielles en chapitres et paragraphes. J'avais ajouté des illustrations, de celles qu'ils étaient possibles d'acheter dans des livrets avec des images à découper (il en existait plein sur des thèmes différents), ou que je réalisais en décalquant l'image sur une de mes sources. Dans ce dernier cas, je finalisais mon travail en plaçant une feuille blanche derrière et je pouvais coller le tout sur mes pages quadrillées. J'ai encore mon « œuvre » inachevée, quelque part dans un coin de mon grenier et, même si cela fait très longtemps que je ne l'ai pas consulté, il traîne encore dans ma tête des images très nettes de ce à quoi il ressemblait. Oublie-t-on jamais son premier livre ? Hé hé !
Aujourd'hui, il existe tant de notions que je voudrais redécouvrir et surtout retenir ! Par exemple, les nombres et moi, quand il s'agit de dates ou de superficies, ne sommes pas toujours copains… Je les apprends, puis ils s'envolent sans espoir de retour, alors que je me remémore des images ou des histoires dont je n'avais même pas cherché à me souvenir ! Comme quoi le cerveau n'est toujours qu'un grand farceur !
En attendant qu'UPblisher commence à proposer des versions de qualité des classiques, voici les premières adresses qu'Élodie m'a envoyées pour vous permettre de télécharger gratuitement des œuvres qui vous intéresseraient : Ebooks gratuits, Livres pour tous, Project Gutenberg et Feedbooks. Quand je vois ce que proposent tous ces sites, cela ne me donne qu'une envie, celle de télécharger, puis de lire ou relire !
Franchement, cet accès gratuit à la culture m'impressionne, c'est extraordinaire et une grande chance qu'il faudrait promouvoir beaucoup plus ! Plus j'avance sur le chemin numérique qui est devenu le mien, plus je réalise les opportunités nouvelles qu'il peut offrir. Quel dommage que les éditeurs actuels s'en défient plutôt que de surfer sur cette vague qui tôt ou tard prendra l'allure d'un tsunami. C'est vrai qu'aujourd'hui leur situation dans l'hexagone est encore confortable, mais l'avenir se prépare dès maintenant. J'espère pour eux qu'ils ne rateront pas le tournant nécessaire, car, sinon, ils risquent à un moment ou un autre de le payer cher, trop cher pour toutes les personnes qui sont employées dans ce secteur et ce serait regrettable…
Début de semaine prometteur puisqu'au bout c'est un nouveau week-end qui se profile ! Allez, courage, déjà un jour de fini ou presque !

10 juinGrrr ! Alors que nous pensions nous approcher du but, la couverture finalisée est totalement à reprendre, car, réalisée dans un certain logiciel, elle doit finalement être produite dans un autre… C'est la galère totale ! Didier ne maîtrise absolument pas ce nouveau logiciel et dispose de très peu de temps pour s'y mettre. Comment un « ouf » de soulagement (celui de vendredi) peut se transformer dans un moment de versatilité en un « grrr » de mécontentement ? J'espère que tout sera prêt à temps (ce soir), mais je commence à douter du miracle. L'imprimeur demande un délai de 15 jours pour effectuer son boulot et, là, la limite est atteinte… - le Salon du livre est le 24. Galère, galère, quand tu nous tiens !
Revenons à des moutons, enfin ceux d'hier sur Cats, la comédie musicale à succès composée par Andrew Lloyd Webber à la fin des années soixante-dix d'après un œuvre du poète et dramaturge britannique T.S. Eliot, « Old Possum's Guide To Practical Cats », un livre pour enfants. Lloyd Webber cherche à respecter au maximum le texte original. Petite présentation des personnages et un medley des meilleures chansons.
L'histoire (que je suis allée glaner à droite et à gauche) : au cœur de la nuit, dans une décharge, les membres de la tribu des Jellicle Cats participent au grand bal de la lune. Le Vieux Mathusalem (« Old Deuteronomy »), ancêtre respecté de tous, les rejoint pour choisir le chat âgé qui pourra renaître et partir vers la Félinosphère ("the Heaviside Layer"). La vieille Grizabella, exclue du groupe depuis des années pour avoir désiré explorer le monde quand elle était jeune et belle, tente de réintégrer la tribu, maintenant qu'elle a vieilli. Malheureusement, tous la rejettent, car ils ne le lui pardonnent pas ce qu'ils considèrent comme une trahison.
Bientôt, les chats sont prêts à savoir qui sera l'élu. Seulement, Jemima et Victoria, deux jeunes chattes pleines de compassion, démontrent que Grizabella mérite de revenir parmi eux. S'en suit une réconciliation qui débouche sur le fait qu'elle sera choisie pour partir vers la Félinosphère.
Si vous voulez voir cette comédie (presque) dans son entier et en deux versions différentes (dans les deux presque complètes, deux vidéos ont été supprimées pour que la totalité de l'œuvre ne soit pas accessible), il suffit de cliquer ! D'abord, commencez par le 1, puis le 2 et enchaînez : 3, 4, 5, 6, 7 (autre version), la vidéo 8 est inaccessible dans les deux versions (chouette !), 9 et la fin 10.
J'ai pris le temps de découvrir cette comédie que je ne connaissais pas. Sur le moment, je ne me suis pas vraiment sentie entraînée par les chansons. En général, mon meilleur test sont mes pieds, s'ils ne commencent pas à danser tout seuls, c'est que mon cerveau est ailleurs ! Il faut reconnaître que les conditions pour la visionner ne sont guère optimales, mais cela n'explique pas tout. Je reconnais, cependant, toute l'originalité de l'œuvre, il fallait un sacré culot pour tenter une comédie musicale avec des chats ! D'ailleurs, il n'y a eu que Cameron Mackintosh, fan du compositeur, pour prendre le risque. Et puis, Cats rayonne par la présence d'une chanson magnifique et mythique : Memory, chantée conjointement par Grizabella et Jemima. En voici la version française. Croyez-vous que le succès d'une comédie puisse être simplement du à une chanson telle que celle-ci, vibrante et envoûtante ou faut-il un ensemble concordant pour que cela fonctionne ?
Voici une petite anecdote que je viens de trouver et qui renforce ma conviction que Memory a été pour une grande part dans le succès de cette comédie ; Lloyd Webber réalise qu'il lui manque LE morceau qui pourra populariser son travail. Pour combler cette absence, il va se servir d'un autre poème du même auteur, "Rhapsody on a Windy Night", réarrangé par Trevor Nunn. "Memory" est donc créé par Elaine Paige en 1981, il sera immortalisé par Barbra Streisand.
La fin du week-end s'approche et je ne veux pas y penser ! Donc, je file en profiter ! Bon dimanche !

9 juinYoupi ! C'est le week-end ! Hier, je vous avais prévu un blog du tonnerre, mais, manque de bol, il n'y aucun orage prévu par chez nous, seulement des éclaircies ! Alors, après le méga marathon de ces dernières semaines question travail, j'ai pris une grave décision, ce sera une éclaircie… reposante !
Enfin, repos…, c'est vite dit, il me reste, malgré tout, un certain nombre de petits détails à régler d'ici lundi, même si ce ne sont que des broutilles au regard de tout le travail accompli dernièrement. Je suis vraiment soulagée d'avoir achevé la relecture du livre. Cet exercice difficile demande une attention permanente dispersée dans de nombreuses directions et, pour y être parfaitement efficace, je devrais traiter uniquement le texte. Or, je n'arrive jamais totalement à me soustraire à l'histoire et à son déroulement, ce qui occulte une partie de mes capacités d'analyse… Tant pis !
Ce que j'aime plus que tout quand je réalise mon blog, c'est la recherche qui accompagne le désir de vous présenter des anecdotes originales. Je multiplie les découvertes et les terrains visités, donc partager avec vous présente une double richesse… Aujourd'hui, je cherchais des fleurs. Nous sommes encore au printemps, les jardins se parent de couleurs vives et certaines fleurs m'apparaissent pleines de grâce, mon petit coup de cœur allant en particulier aux pivoines et aux lotus. Donc, de fleur en fleur qui ne correspondaient pas à mes attentes, j'ai fini par échouer sur la vidéo d'une chanteuse soprano et actrice dont, personnellement, j'ignorais tout : Sarah Brightman. Conclusion, face à cette lacune, je me presse de la combler et de partager avec vous mes connaissances toutes nouvelles ! D'abord sur son style lyrique (pour autant que je puisse en juger) dont voici quelques exemples : Fleurs Du Mal (où le lien avec ma recherche sur les fleurs…), Time to Say Goodbye et Canto Della Terra en duo avec Alessandro Safina ou Liu Huan pour les Jeux olympiques de Pékin en 2008 avec You And Me. Ensuite sur la fibre musicale dans cette famille qui apparaît presque héréditaire avec sa soeur, Amelia, soliste du groupe Gregorian (Moment Of Peace Live).
Comme cette chanteuse a joué dans la comédie musicale Cats d'Andrew Lloyd Webber, voilà qui fera l'objet de futures prospections. En effet, cela fait des années que j'en ai entendu parler dans la série Une nounou d'enfer dans laquelle l'acteur principal est un célèbre producteur de comédies musicales, Maxwell Sheffield, ennemi juré d'Andrew Lloyd Webber depuis que le premier a refusé Cats alors que le second l'a accepté et en a fait un immense succès !
Bon début de week-end !

8 juinRelecture finie ! Cinq heures ce matin pour parcourir les dernières deux cents pages et intégrer les remarques de mon petit mari (qui a fini à 3 h du mat) au cœur des miennes. Juste le temps d'avaler un encas et je repars au lycée ! La journée est loin d'être terminée…
Soirée fort sympathique avec Élodie, la jeune fille que connaissait Didier et qui a été une des gagnantes dans le jeu d'UPblisher. L'écouter a vraiment été très intéressant. Depuis qu'elle a reçu sa liseuse, cette dernière ne la quitte plus, à tel point qu'elle délaisse complètement le format papier ! C'est tout à fait dans le style « L'essayer, c'est l'adopter ! » En ce moment, elle télécharge tous les gratuits qu'elle peut trouver sur internet, principalement des classiques qu'elle relit avec plaisir pendant ses heures de transport. J'ai testé sa liseuse que je trouve très agréable. Son principal défaut consiste dans la durée d'ouverture qui contrarie nettement mon impatience naturelle ! C'est vrai que la petite animation est bien jolie la première fois qu'elle est vue (silhouettes d'un monsieur près d'un arbre, assis sur un banc, et des oiseaux), je doute qu'elle reste attractive bien longtemps !
Offrir des classiques de qualité est également une des idées que Catherine et Stefan se proposaient de développer. Je n'ai pas eu l'occasion de leur demander s'ils en étaient passés ou non au stade de la réalisation.
Demain, j'aurai un peu plus de temps pour vous concocter un blog du tonnerre ! Alors, en attendant, bonne journée à tous !

7 juinHier fut une journée faste ! L'article dans Le Courrier des Yvelines est enfin paru ! Super ! Et j'ai appris par mes élèves de première que j'étais dans le Journal de Sartrouville ! En plus, la mairie a fait cela très bien puisque je suis reliée au Salon du livre sur le même article, donc tout est parfait !
Vous avez vu, depuis hier, je suis devenue connue ! Enfin, seulement par mes élèves et, comme je l'étais déjà comme leur professeur de sciences physiques, cela ne change pas grand-chose ! En tout cas, j'ai ressenti beaucoup de plaisir à voir leurs réactions enthousiastes, merci. Je trouve cela amusant de sortir du rôle imposé par mon métier et intéressant de montrer la diversité et la richesse qu'une personne peut renfermer sans qu'on le sache. Mon programme étant terminé, ce sera goûter avec eux lundi prochain, puis la présentation d'une autre façon d'aborder l'apprentissage avec les élèves qui le souhaitent pour mercredi.
J'ai peiné lamentablement sur la relecture une partie de l'après-midi en parallèle avec mon boulot de professeur principal qui ne pouvait attendre… Catherine a fait un boulot extraordinaire et, pourtant, les coquilles en tous genres sont nombreuses. Didier qui y travaille aussi est en train de réécrire le livre ! Non, ce n'est pas tout à fait vrai, mais cela m'agace un tantinet de constater tout ce qui a pu, malgré nos nombreuses relectures, nous échapper : mot répété deux fois dans la même phrase, faute d'orthographe ou d'accord, mauvaise concordance de personne d'une phrase à l'autre, erreur de retour à la ligne, etc. Ce qui m'agace encore plus, c'est de me dire également que, une fois la dernière relecture terminée, nous en aurons encore oublié et elles nous sauteront aux yeux à une nouvelle lecture ! Glup… Bon, trêve de perfectionnisme, restons humains !
Je vous souhaite une excellente journée !

6 juinEn pleine relecture ! 500 pages à relire pour éliminer toutes les coquilles qui nous ont encore échappé ! Quel travail ! J'ai passé plusieurs heures hier dessus et je continuerai cet après-midi.
Les aiguilles du temps qui s'écoule s'affolent un peu, le Salon du livre de Sartrouville est le 24 juin et nous devons terminer au plus vite ces corrections pour lancer l'édition papier pour cette occasion très spéciale. Catherine et Stefan d'UPblisher font un travail extraordinaire et je ne peux qu'une nouvelle fois les remercier pour leur gentillesse et leur investissement. Je sais, je vous l'ai déjà dit, mais il me semble tellement naturel de rendre hommage à leurs qualités et aux personnes qu'ils sont. Ils se sont lancés dans l'aventure de l'édition avec la volonté d'exprimer leur amour de la littérature sous une autre forme que celle traditionnelle. Ils ont la conviction que développer le numérique s'inscrit dans l'évolution naturelle des supports de lecture et que les livres édités en numérique constituent un enrichissement de l'offre proposée aux lecteurs. Finalement, c'est tout bénéfice pour ces derniers !
Vous savez, cela me fait un petit quelque chose de voir mon nom sur les flyers. Pour l'instant, je suis une immense inconnue dans un monde littéraire qui ne m'attend pas et je crois qu'il sera difficile de passer de ce statut confidentiel à un autre plus développé. Ce n'est pas grave. J'ai pris le parti, depuis déjà quelque temps, de me réjouir de tous les échanges, partages, moments de bonheur qui me sont offerts et d'en profiter. Hier, j'ai reçu un petit message d'une de mes élèves qui m'a vraiment fait plaisir. Elle a pris la peine de m'écrire (elle venait de lire le début du livre) qu'elle trouvait le début formidable et elle a joint une photo d'aurore boréale parce que j'avais dit à la classe que cette dernière me fascinait et qu'un jour, je me débrouillerai pour aller en voir une ! Ce petit mot et tout ce qu'il contenait de gentillesse m'a touchée. Finalement, mon livre n'est en rien magique, mais les gens qui le lisent le deviennent ! À moins qu'il coexiste un peu des deux, la magie de l'auteure et celle de ceux qui partagent des moments inoubliables avec elle… À tous ceux que j'aime !
Bonne journée !

Article de presse (Le Courrier des Yvelines 3496 - 6 juin 2012) Aila et la Magie des Fées - Catherine Boullery
Article de presse (Le Courrier des Yvelines 3496 - 6 juin 2012) Aila et la Magie des Fées - Catherine Boullery

Article de presse (Journal de Sartrouville 92 - Juin 2012) Aila et la Magie des Fées - Catherine Boullery - e-fantasy, chocolats et gourmandises
Article de presse (Journal de Sartrouville 92 - Juin 2012) Aila et la Magie des Fées - Catherine Boullery - e-fantasy, chocolats et gourmandises

6 juinEn pleine relecture ! 500 pages à relire pour éliminer toutes les coquilles qui nous ont encore échappé ! Quel travail ! J'ai passé plusieurs heures hier dessus et je continuerai cet après-midi.
Les aiguilles du temps qui s'écoule s'affolent un peu, le Salon du livre de Sartrouville est le 24 juin et nous devons terminer au plus vite ces corrections pour lancer l'édition papier pour cette occasion très spéciale. Catherine et Stefan d'UPblisher font un travail extraordinaire et je ne peux qu'une nouvelle fois les remercier pour leur gentillesse et leur investissement. Je sais, je vous l'ai déjà dit, mais il me semble tellement naturel de rendre hommage à leurs qualités et aux personnes qu'ils sont. Ils se sont lancés dans l'aventure de l'édition avec la volonté d'exprimer leur amour de la littérature sous une autre forme que celle traditionnelle. Ils ont la conviction que développer le numérique s'inscrit dans l'évolution naturelle des supports de lecture et que les livres édités en numérique constituent un enrichissement de l'offre proposée aux lecteurs. Finalement, c'est tout bénéfice pour ces derniers !
Vous savez, cela me fait un petit quelque chose de voir mon nom sur les flyers. Pour l'instant, je suis une immense inconnue dans un monde littéraire qui ne m'attend pas et je crois qu'il sera difficile de passer de ce statut confidentiel à un autre plus développé. Ce n'est pas grave. J'ai pris le parti, depuis déjà quelque temps, de me réjouir de tous les échanges, partages, moments de bonheur qui me sont offerts et d'en profiter. Hier, j'ai reçu un petit message d'une de mes élèves qui m'a vraiment fait plaisir. Elle a pris la peine de m'écrire (elle venait de lire le début du livre) qu'elle trouvait le début formidable et elle a joint une photo d'aurore boréale parce que j'avais dit à la classe que cette dernière me fascinait et qu'un jour, je me débrouillerai pour aller en voir une ! Ce petit mot et tout ce qu'il contenait de gentillesse m'a touchée. Finalement, mon livre n'est en rien magique, mais les gens qui le lisent le deviennent ! À moins qu'il coexiste un peu des deux, la magie de l'auteure et celle de ceux qui partagent des moments inoubliables avec elle… À tous ceux que j'aime !
Bonne journée !

5 juinOups ! Ce sera un blog vite fait, car trop de travail ! Eh oui, il existe des contraintes incontournables et les deux casquettes que je porte se télescopent quelquefois ! Quelques mots sur ma journée : je me suis rendue à la mairie chercher des affiches et des flyers pour le Salon du livre. J'y suis ! Maintenant, il faut parler de ce salon et j'ai débuté avec mes classes de seconde.
Bonne journée !

4 juinQuand le numérique devient l'ennemi ! Voici une déclaration de guerre bien particulière qui prouve la difficulté de survie des libraires. Je ne suis pas certaine que ce soit le développement du numérique qui soit la cause de tous les effets négatifs qu'ils subissent. En France par exemple, au regard du volume du marché que représente le numérique, ce n'est pas lui qui rend la vie des libraires plus difficile. La question est plus pernicieuse et elle concerne le nombre de personnes qui sont les lecteurs d'aujourd'hui. Sommes-nous aussi nombreux qu'hier et lisons-nous autant ? Qu'en est-il de la jeunesse ? Je passe ma vie à entendre que les jeunes ne lisent plus et que déjà s'avaler « L'Équipe » est une performance honorable. Alors la jeunesse d'aujourd'hui lit-elle autant que celle qui l'a précédée ?
Je crois que le vrai combat n'est pas d'amener à s'affronter ces deux modes de lecture, mais de susciter l'intérêt pour eux chez de nouvelles personnes. Les querelles intestines finissent toujours mal, alors que la solidarité et le travail d'équipe redonnent espoir à ceux qui le perdaient. Il faut travailler dans le même sens et redonner le goût perdu pour la lecture face à de nouvelles technologies bien plus invasises que ne peut l'être une liseuse.
Chaque mode de prédilection (papier ou numérique) présente des avantages et des inconvénients. Certains livres sont irremplaçables. Ils possèdent tout : la beauté, un caractère vénérable, l'esprit de celui qui lui a donné vie et une spécificité qui lui est propre. Naturellement, quoi de plus semblable à une version numérique qu'une autre identique, mais il est possible de se faire la même réflexion entre deux livres de poche… Dans ce cas-là, la richesse est ailleurs, elle est dans le contenu et chacun aura sa version favorite : papier ou numérique. Il faut laisser le monde avancer à son rythme, car rien ne sert d'empêcher ce qui doit arriver. Par contre, la véritable stratégie, l'unique, est de savoir comment conserver la richesse d'un patrimoine à double facette et comment la faire prospérer…
Alors quelles idées à partager avec vous aujourd'hui pour revenir sur un terrain moins sérieux ? Pour une fois, celles auxquelles j'avais pensé n'ont pas donné ce que j'espérais, donc je suis toujours à la recherche d'une trame spécifique. Alors, en son absence, je vais vous montrer quelques réalisations qui m'ont fait sourire lorsque je les ai découvertes sur internet.
Pour ceux qui ont gardé leur cœur d'enfant, je suis tombée sur des animations originales de passionnés de jouets. Tout d'abord, en Playmobyl, la réalisation plus dépouillée, mais efficace sur le pilleur et la momie, une autre légèrement plus sophistiquée au niveau des décors (mais pas obligatoirement sur la netteté) sur l'attaque au gouffre de Helm (Le seigneur des anneaux), partie 3 (parties 1 et 2) et, pour terminer, une dernière très professionnelle avec Future Planet (en allemand). Des passions et talents identiques exploités cette fois dans le monde des Legos avec Assassin's Creed Revelations. J'ai recherché si on pouvait trouver les mêmes talents chez les amateurs de poupées et il a été plus difficile de trouver des vidéos de qualité. En voici malgré tout quelques-unes avec Barbie ou Bratz avec la version magazine avec un brin de sensualité ou pro. Finalement, les hommes ou les femmes sont de grands enfants qui profitent de leurs aptitudes d'adulte pour naviguer dans le monde de l'enfance et nous amener à replonger à l'intérieur le temps d'un plaisir éphémère. Et quand, de plus, cela rime avec sciences, cela donne des constructions incroyables en K'nex !
Bonne semaine !

3 juinNotre réflexion sur le Salon du livre de Sartrouville (24 juin) progresse doucement. Nous sommes partis de la question fondamentale suivante : comment attirer les gens vers le livre numérique ? Alors, UPblisher, malgré sa volonté et sa fierté d'être un éditeur numérique, a décidé de tenter une stratégie originale. Partons du principe que le numérique ne représente qu'1 % du marché du livre et que le basculement d'une forme de lecture vers une autre reste encore peu répandu, comment pouvons-nous générer l'intérêt pour cette forme nouvelle de l'édition ? Catherine a pensé à l'éducation. Elle va emmener des liseuses et les présenter aux gens et, deuxième décision, nous pensons aller chercher d'éventuels lecteurs sur leur terrain de prédilection : le papier. Conclusion : nous préparons la couverture du livre dans sa totalité. Didier a dû transformer son format RVB (synthèse additive dont rouge, bleu et vert sont les couleurs primaires) en CMJN (synthèse soustractive dont cyan, magenta et jaune sont les couleurs primaires + noir pour le contraste), car le rendu des couleurs se fait par une succession de films transparents colorés qui fonctionnent comme des filtres. Nous avançons pour finaliser la 4e de couverture et nous nous y mettons à beaucoup : Didier, Stefan et moi ! En attendant, n'ayant pas eu de disponibilités suffisantes depuis quelques jours, je dois finaliser la dernière version avant de la renvoyer à Stefan. Je crois que Catherine a dû, elle aussi, refaire le texte en raison d'un format imprimeur différent. Enfin, nous approchons du but. Ensuite, ce sera à l'imprimeur d'être à la hauteur !
Nouvelle comédie musicale avec une petite pensée pour la country : Hello Dolly!. C'est un film américain réalisé par Gene Kelly en 1969. D'ailleurs, c'est pour moi l'occasion de réaliser que Gene Kelly n'était pas uniquement un danseur et un chanteur. Quand je vous dis qu'il est possible d'en apprendre un peu plus sur la vie tous les jours ! Donc, petit tour pour élargir mon savoir, car, franchement, je dois admettre que les réalisateurs et moi, ça fait deux ! Il est à l'origine d'une douzaine de films, dont le fameux « Chantons sous la pluie (Singin' in the Rain 1952) » et « Hollywood, Hollywood (That's Entertainment, Part II 1976) ». Conclusion : je finirai ma journée plus cultivée que je ne l'ai commencée, yes !!!!!!!
L'histoire débute à Yonkers quand Horace Vandergelder, un célibataire fortuné, reçoit une marieuse professionnelle Dolly Levi par l'entremise de laquelle il compte se marier. Sauf que Dolly conduit un autre projet que celui de la voir épouser la jeune femme qu'elle lui a trouvée. Dans le même temps, Horace espère que Dolly dégottera également un mari à sa nièce, bêtement entichée d'un artiste. Alors qu'Horace part sur New York rencontrer sa dulcinée, les deux garçons qui s'occupent de sa boutique, Cornelius et Barnaby, encouragés par Dolly, décident d'en faire autant et prennent le train avec les quelques sous qu'ils ont en poche pour l'aventure. Notre marieuse de choc pousse également la nièce et son amoureux à partir vers la grande ville pour manger à l'Harmonia Gardens le soir même, un restaurant chic et cher de New York. S'ensuivront des situations rocambolesques habilement orchestrées par Dolly pour en arriver à ce qu'elle désire et ponctuées de musiques rythmées, mythiques pour certaines d'entre elles avec des histoires d'amour qui finissent bien.
Autant vous le dire tout de suite, les droits du film et de sa musique sont très bien protégés au point que mes recherches se sont avérées compliquées pour vous présenter ce que je voulais partager avec vous. Conclusion, vous aurez simplement droit à quelques extraits du film dans lesquels vous retrouverez les chansons indiquées. La version théâtrale, très présente sur le web, me séduit nettement moins.
Pour une fois, je choisis la chronologie : générique et enchaînement sur Call On Dolly + Just Leave Everything To Me, Dolly Levi apparaît. Parvenue à Yonkers, Dolly rencontre tous les personnages qui auront un rôle à jouer et commence à mettre ses plans à exécution. Horace explique à Dolly ce qu'il attend d'une femme dans « It Takes a Woman » (Dolly ayant déjà entonné le même air avant l'arrivée d'Horace auprès d'elle), puis, lui parti, ce sont tous les autres protagonistes qui prennent le train pour New York : Put on Your Sunday Clothes + Ribbons Down My Back, puis, zoom sur la ville dans laquelle vit Irène (avec son amie Minnie), celle que Dolly a soit-disant choisi pour Horace. Cependant, le piège projeté par Dolly se referme sur elle quand elle rencontre Cornelius que Dolly fait passer pour un homme riche, alors qu'il a moins de deux dollars en poche. Dolly en profite pour convier tout ce petit monde à venir dîner à l'Harmonia Gardens où elle va également amener Horace à venir manger. Un petit moment pour apprendre à danser aux deux apprentis du magasin avec Dancing avant de rejoindre la parade dans laquelle défile Horace, mais aussi une charmante amie de Dolly et son petit cochon qui va devenir pour la soirée une riche veuve susceptible d'intéresser Horace : Before the parade passes by. Notre marieuse se prépare pour la soirée qui s'annonce et elle chante Love is only love avant d'arriver à l'Harmonia Gardens où Dolly reprend sa place qu'elle possédait avant le décès de son mari : Hello, Dolly!. Après, le film tourne au Vaudeville… Reprenons au moment où Cornelius révèle son amour à Irène : It only takes a moment, puis sur les adieux (très temporaires) de Dolly à Horace : So Long Dearie. Finalement, l'histoire se terminera bien pour tout le monde et je suis certaine que vous vous en doutiez…
Un dernier petit clin d'œil à ce film avec la musique du début de Wall-E, un film d'animation des studios Pixar sorti en 2008.
J'espère que vous passez (ou avez passé) une bonne journée.

2 juinSavez-vous que ma maison s'est enrichie d'une magnifique fée sur un cheval ? Ce sont mes amis, Claude et Dominique, qui tiennent le magasin de chocolats et de douceurs près de la gare de Sartrouville qui me l'ont offert et leur cadeau m'a beaucoup touchée. C'est ainsi que la vie devient plus belle et plus heureuse, avec les petits gestes de ceux qui vous entourent et qui vous inondent d'un bonheur intérieur… Cela permet d'éloigner encore plus facilement les tourments que la vie met sur votre route comme des épreuves qui, sans cesse, se renouvellent et vous permet d'affronter le jour suivant sans crainte. Mes origines gauloises se sont dissipées avec le temps, je ne crains pas que le ciel me tombe sur la tête. Bien que quelque chose venue du ciel ne soit pas complètement à écarter. Malgré son immensité, l'espace est bien capable de nous réserver quelques surprises désagréables, à moins que, dans notre incommensurable bêtise, l'homme n'ait réussi à se détruire d'ici là…
Deuxième journée « comédie musicale » et deuxième chef d'œuvre, français cette fois avec les extraordinaires Demoiselles de Rochefort. Il a été tourné en 1966 à… Rochefort ! Oui ! C'est super, vous avez tout suivi ! Réalisateur : Jacques Demy et compositeur des musiques : Michel Legrand. Attention ! Ce n'est pas Catherine Deneuve qui chante, ni Gene Kelly (maîtrise du français insuffisant), même si l'illusion est parfaite !
Là, je ne pourrais pas dire que j'ai oublié les paroles ! J'avais appris tellement de chansons qu'il m'en reste bien quelques-unes en mémoire. Comme je ne disposais pas d'internet, je ne sais même plus comment je me débouillais pour les retrouver. Je me revois en train de noter à la va-vite les paroles d'une mélodie que j'aimais particulièrement alors même qu'elle était chantée à la télé ou à la radio ou de tenter de mémoriser les paroles au vol autant que cela m'était possible !
L'histoire est celle de deux sœurs jumelles, pleine de talents. La blonde, interprétée par Catherine Deneuve, est Delphine, elle donne des cours de danse. La rousse, Solange, sous les traits de Françoise Dorléac (sœur de Catherine Deneuve), exerce dans le solfège. Toutes deux rêvent de grand amour, de musique avec le désir de quitter la province pour Paris. C'est le moment que choisit une troupe de forains pour débarquer en ville. Dans ce film frais et rythmé, j'aime particulièrement les chassés-croisés des personnages, des êtres qui n'aspirent qu'à se rencontrer ou à se retrouver sans jamais y parvenir jusqu'au moment où… Delphine, en particulier, quitte Rochefort avec les forains sans avoir trouvé son grand amour. Cependant, un film magique ne peut se terminer sans une conclusion plus heureuse pour la jeune femme. Alors, heureusement que le stop existe et que les forains sont des gens sympa !
Voici quelques-unes des chansons superbes du film. Je commence par celle qu'il m'arrive encore de chanter avec ma dernière fille, l'illusion d'un moment où nous devons deux sœurs et deux voix lors d'un merveilleux moment de complicité avec la Chanson des jumelles. J'enchaîne avec une autre chanson que j'adore, celle de Maxence (Jacques Perrin) et sa réponse par Delphine, puis celle avec l'amant de Delphine, celle du père inconnu de Boubou (frère des jumelles), Simon Dame (Michel Piccoli) et l'explication par celle d'Yvonne (mère des jumelles et, par extension, Danielle Darrieux) sur leur séparation, la chanson d'Andy joué par le fabuleux Gene Kelly, rencontre qui débouchera d'abord sur la réponse de Solange, puis sur un pas de deux dans un univers blanc, les chansons des forains (dont le danseur Georges Chakiris) avec Marins, Amis, Amants ou Maris ou Nous voyageons de ville en ville qui est le générique du film, un résumé de la nature profonde du film avec ces rencontres qui ne se font jamais et un nouveau duo des jumelles avec Un jour d'été. Retrouvez toutes les paroles sur ce site que j'aurais adoré s'il avait existé quand j'étais plus jeune !
Profitez bien de ce premier jour de week-end.

1 juinBientôt, nous retournerons voyager ensemble ! En attendant ce nouvel envol vers des destinations lointaines, je vous propose une incursion dans les comédies musicales ! Vous commencez à le savoir, ma curiosité et mes centres d'intérêt n'ont pas de limites, alors quoi de plus drôle que de les éplucher les uns après les autres, dans le désordre (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué) et vous exposer ma petite passion du jour.
Cela m'a pris toute petite ! Je me souviens que ma sœur avait un disque (vous savez les disques vinyles noirs qu'on écoutait dans un mange-disque ou sur un électrophone !) du film « La mélodie du bonheur », version française s'il vous plaît avec un des rossignols de la chanson française de l'époque : Mathé Altéry… Je connaissais certaines chansons par cœur (notez que j'ai bien parlé au passé, inutile donc de me demander d'entonner aujourd'hui plus que quelques phrases d'affilée). Donc, naturellement, je vous présenterai ce film en premier.
La Mélodie du bonheur ou The Sound of Music (présentation du film 1 et 2) est un film américain de Robert Wise de 1965. Il raconte l'histoire de Maria, une jeune novice sur le point de prononcer ses vœux. Cependant, la mère supérieure doute de sa capacité à s'adapter à la vie très solennelle du couvent. C'est pour cette raison qu'elle envoie la jeune femme devenir gouvernante de sept enfants, orphelins de mère et élevés par leur père, le capitaine von Trapp, de façon plutôt militaire. Après des débuts difficiles, Maria finit par s'intégrer dans la famille tandis qu'un sentiment ambigu se développe progressivement entre la gouvernante et le capitaine pourtant bien décidé à épouser la baronne qu'il fréquente.
Quelques mélodies pleines de bonheur à partager avec vous : Do ré mi, versions française et anglaise, My Favorite Things (version française), The Hills are Alive, The Lonely Goatherd, I have confidence, Edelweiss, Maria et Climb Every Mountain et cette même chanson par Christina Aguilera pour vous donner des envies de comparaison !
Quand la musique est porteuse d'un rêve encore plus grand… Venez regarder avec moi ce qui s'appelle un « Flash mob » (pas très joli comme nom, ça donnerait quoi en français ?), c'est-à-dire une réunion de personnes plus ou moins nombreuses présentant un spectacle inédit avant de se disperser rapidement. Dans notre cas, étant donné que la chorégraphie semble bien acquise, cela fait un tantinet prémédité, voire carrément préparé. Mais c'est super, ça me fait totalement rêver et je n'ai qu'un regret, celui de vivre cela par images interposées alors que j'aimerais tellement le voir de mes yeux, voire même y participer. Dans le même temps, je ne sais pas si ma timidité naturelle (non, non, ne riez pas, cela m'arrive régulièrement) m'autoriserait à franchir cette limite-là. Et tout cela sur quelle musique ? Allez, je vous laisse la surprise !
Vous savez, je ne veux pas cesser de rêver, de croire, d'imaginer. Chacun choisit son chemin pour exister. Moi, j'ai emprunté une voie qui me ressemble, riche, profonde, complexe, fragile, colorée, rythmée et absolument pas modeste ! Mais je viens de vous le dire, laissez-moi rêver !
Bonne journée !


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Extrait gratuit d'un des livres de la saga d'Aila offert par Catherine Boullery, auteure de fantasy (autres passages sur Amazon). Excellente lecture ;)

Nestor, revenant auprès d'Aila, lui saisit la main et lui murmura :
— Loulane arrive. Je vous ai choisi une femme douce et compétente qui prendra bien soin de vous. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas à m'appeler, je vais attendre dans la cuisine. Souhaitez-vous prévenir quelqu'un ?
Le visage contracté par la souffrance, Aila secoua la tête et retint les doigts de Nestor.
— Merci infiniment.
— Ne craignez rien, je m'occupe de tout.
Submergée par une nouvelle vague douloureuse, elle ne répondit pas. Fermant les yeux pour tenter de contrôler les tourments de son corps, elle échoua et ses phalanges se crispèrent violemment sur le drap. Alors que la magie aurait pu l'aider, elle refusait de l'utiliser, préférant s'accorder un répit dans la domination de cette dernière.

Loulane pénétra dans la pièce et s'exclama, visiblement heureuse :
— Moi qui croyais que je venais pour soigner une fièvre ! Quel bonheur de découvrir que je vais mettre au monde l'enfant de Topéca !
Souriante, elle s'approcha et, de ses mains expertes, parcourut le ventre de la future mère. Aila aurait voulu lui dire que la première chamane guerrière n'existait plus, mais renonça. Qu'importait sa nouvelle apparence, elle ne cesserait jamais de symboliser ce que les gens espéraient d'elle. Cependant, rassurée par la présence réconfortante de la femme hagane, elle se laissa ausculter, appréciant la chaleur des paumes sur sa peau.
— Il me paraît bien engagé, ce petit. Les Esprits de la Terre sont avec lui et lui ouvrent le chemin vers la vie. Maintenant, donnons un peu de temps à la nature pour accomplir son œuvre. Je prépare de quoi vous détendre.
À petites gorgées, Aila avala la boisson de l'accoucheuse. Fidèle à elle-même, elle en identifia presque chaque constituant, soulagée par les évidentes compétences de Loulane. Cette dernière, très active, allait et venait dans la pièce, répandant ici et là des herbes séchées. Elle chantonnait doucement, s'interrompant pour quelques mots d'encouragement, revenant auprès d'Aila à chaque nouvelle contraction, massant délicatement ses épaules ou son ventre tendu et ne repartant qu'avec l'assurance que la future mère se sentait apaisée. Jamais Aila n'avait pensé que souffrir autant fût possible, et, pourtant, pas un instant elle ne regretta l'arrivée prochaine de ce bébé. Tout son être aspirant à contrôler l'excès de douleur, elle inspirait, expirait, soucieuse d'écouter son corps et de l'harmoniser avec son esprit. Perdant pied quelquefois quand les élancements devenaient trop violents, la voix calme et chaleureuse de Loulane l'amenait à se reprendre. Tantôt l'accoucheuse lui prodiguait des conseils :
— Laissez-vous porter par les Esprits de la Terre. Respirez, soufflez, libérez cette tension intérieure qui vous crispe et ouvrez-vous à la venue de votre enfant. Votre ventre travaille dans ce sens. Même s'il vous tiraille un peu méchamment, il n'est pas votre ennemi, mais votre allié. Aidez-le à vous soulager plus vite.
Tantôt elle lui racontait des anecdotes :
— Vous savez, j'ai mis plus de petits au monde que vous pouvez compter de brins d'herbe dans les prés ! Et puis un premier représente toujours une grande aventure, tant sur le mystère de la naissance que sur la découverte du lien qui unit une mère à son bébé.
— En tout cas, c'est bien le premier que je vois arriver parmi nous sans me tenir à votre place ! expliqua Aila pendant une accalmie.
— Oh… intéressant. C'est vrai que deux façons distinctes de donner la vie cohabitent, l'une pour la créer et l'autre pour l'accompagner. Moi, j'ai choisi la seconde.
— Pourquoi ? Vous n'avez pas d'enfant ?
— Non. Je me contente de mettre au monde ceux des femmes et, ce, avec un immense bonheur, conclut l'accoucheuse, nullement chagrinée de cet aveu.
Hang était couvert du sang de ses ennemis. Il ne comptait plus qu'une vingtaine d'hommes sur la cinquantaine initiale, des compagnons solides, mais qui, comme lui, fatiguaient, affaiblis par les blessures reçues. En face, encore une dizaine de soldats, mais, tels des fous furieux, ils se battaient avec sauvagerie tant qu'un souffle persistait dans leur poitrine. Pour les arrêter, Hang l'avait compris depuis le début, seule existait la mort. En raison de leur exceptionnelle résistance, ils lui faisaient penser aux agaçantes mouches haganes qui venaient bourdonner aux oreilles. Même brutalement écrasées, une fois la main écartée, elles repartaient de plus belle, comme si de rien n'était… Ses idées dérivèrent ensuite vers Alsone et Eustache. S'ils ne se débrouillaient pas mieux que lui, son temps deviendrait compté. « Moins un », songea-t-il pour se donner du courage, étêtant d'un geste radical son vis-à-vis. Un brouhaha lointain provenant du haut de la falaise frappa ses tympans, tandis qu'une onde glacée se répandait dans son dos, une angoisse sourde lui étreignant le cœur. Si les nouveaux arrivants venaient compléter les rangs des guerriers de Césarus, il mourrait sur cette plage. Un court instant, son esprit s'enfuit vers Aila, espérant presque qu'il avait pensé assez fort à elle et de façon suffisamment désintéressée pour qu'elle pût apparaître et l'aider à vaincre. Puis son désir s'effaça, ceux qui arrivaient paraissaient bien trop bruyants pour appartenir au camp adverse… C'étaient des hommes à eux ! Alors qu'une énergie nouvelle renaissait en lui et, même s'il savait pertinemment qu'Aila n'y était pour rien, ce fut vers elle que ses remerciements s'élevèrent…
— Allez, Topéca ! Poussez ! Encore.
Le corps en sueur, plus concentrée que jamais, les dents serrées pour ne pas gémir alors qu'elle aurait voulu hurler, Aila se replia davantage sur elle-même pour faciliter l'expulsion.
— Oui, nous y sommes presque ! Je vois la tête ! Allez, encore ! Encore une fois ! Oui ! Une dernière fois ! Ça y est ! Le voici !
Un cri retentit dans la pièce, inondant Aila d'une émotion inégalée. Des larmes perlèrent au bord de ses yeux, et une irrépressible et inédite vague d'amour déferla dans son cœur. Apaisée après la tourmente de l'accouchement, elle réalisait qu'elle venait de donner la vie et en éprouva un incommensurable bonheur. Avec précaution, comme un objet trop précieux pour être touché, elle saisit l'enfant que lui tendait Loulane et regarda cet être menu, recroquevillé sur lui-même. Son bébé était né, si fragile et si beau… Elle sourit, puis lui murmura des mots tendres et affectueux. Telle une fleur, elle sentit éclore en elle la mère qu'elle devenait, heureuse, merveilleusement heureuse… Tandis qu'à ses oreilles résonnaient les battements de son cœur, sonores comme les échos d'une volée de cloches, le nourrisson émettait de légers grognements et se tortillait, comme s'il cherchait à s'étirer. Elle le cala contre sa peau, l'enveloppant de sa chaleur.
— Ne t'en fais pas, mon tout petit. Rien ne sera facile, mais nous nous en sortirons. Tu verras, pour toi, je rendrai le monde meilleur, un monde dans lequel tu pourras grandir sans peur et t'épanouir…
Submergée à la fois par l'épuisement et l'émotion, elle le contemplait, fascinée, admirant ce prodige de la nature. Comment se débrouillait cette dernière pour qu'une créature aussi frêle fût à ce point complète, de la pointe de ses cheveux jusqu'au bout de ses minuscules ongles ? D'un geste doux, elle saisit sa main toute fine entre ses doigts et la caressa, rêveuse. Si menue et tellement parfaite… Puis ses yeux s'attardèrent sur le visage de son bébé, croisant ses iris sombres fixés sur elle. Leurs regards semblaient se scruter mutuellement comme s'ils étaient deux à se découvrir et à s'apprivoiser. Ressentait-il le même flot d'amour qu'elle pour lui ? Savait-il déjà aimer ? Emplie d'une tendresse débordante, elle s'appliqua à observer chaque détail de son anatomie pour le graver dans sa mémoire. Tout à son exploration, elle fut d'autant plus surprise quand un frisson glacé parcourut son corps. Sa vue se brouilla au point d'amener le nourrisson à disparaître de sa perception, et sa conscience se perdit dans l'infini. Devant ses yeux, à une vitesse vertigineuse, défila un tumulte d'images et de sensations brèves, mais terriblement intenses. Déboussolée, elle ferma les paupières. Cependant, son esprit, toujours incontrôlable, rebondissait d'un être vivant vers le suivant. À peine le temps de se fondre dans l'un qu'elle repartait vers le prochain. Dorénavant, plus jamais elle n'existerait pour elle-même, elle n'était plus simplement la mère de cet enfant, mais celle de tous et elle devrait les protéger, même au prix de sa vie parmi eux. Cette découverte la laissa interdite, tandis que peu à peu la pièce se reformait autour d'elle. Figée, elle considéra sa fille avec la certitude que ces visions avaient transité par elle, comme si son bébé représentait une clé, un passage vers d'autres univers. Loulane la tira de sa réflexion.
— Comment allez-vous appeler notre nouvelle venue ?
Le cœur soudainement étreint par une irrépressible détresse, Aila songea à Pardon. Elle déglutit. Comment avait-elle pu le priver de cet instant extraordinaire ? Si elle avait su, elle l'aurait ramené avec elle de la crypte… Un soupir enfla dans sa poitrine. Et, indubitablement, son enfant et lui auraient été en danger… Non, elle avait pris la décision qui s'imposait, elle les avait protégés malgré eux. Mais alors, pourquoi en souffrait-elle autant ?
— Naaly…
À peine avait-elle prononcé ce nom que sa pierre bleue commença à étinceler de mille feux. La magie ancienne se déversa dans ses veines comme si cette dernière y chassait tout son sang pour le remplacer par son flux surnaturel. Aila brillait au point d'en devenir aveuglante. Complètement submergée, elle se concentra sur son bébé pour ne pas perdre pied sous le flot d'énergie qui l'engloutissait. Enfin, le bouillonnement qui l'avait étourdie se calma, tandis que sa lumière s'atténuait sans pour autant disparaître totalement. Dans chaque parcelle de son corps, elle ressentait la fureur de son incroyable pouvoir palpiter. Serrant sa fille encore plus fort contre elle, elle se raccrocha de toutes ses forces à ce qui faisait d'elle une simple femme…

Un seul restait et Hang l'avait décidé, cet ultime ennemi serait pour lui. Sous le regard des rares rescapés de cette épouvantable boucherie, le combat qui les opposait s'éternisait. Le Hagan l'aurait considéré comme un valeureux adversaire si le guerrier de Césarus avait été un être normal. Grand, large et musclé, des traits dynamiques, il possédait une technique brillante doublée d'une puissance colossale, mais, au centre de son visage, deux yeux vides, dénués de conscience, démentaient qu'il fut toujours un homme. Apparemment grièvement blessé, il n'en manifestait pas moins une résistance farouche. Exténué, Hang puisait dans ses ultimes ressources et son inflexible volonté l'énergie nécessaire à le contrer sans parvenir à l'abattre. Pourtant, il suffit d'un pied heurtant un rocher enfoui sous le sable déséquilibrant fugitivement le soldat, pour que, ses dernières forces unies, Hang s'engouffrât dans la faille défensive de son ennemi et, d'un geste, un seul, la hache pénétra par le crâne, puis fendit la face et enfin le buste en deux parties qui s'effondrèrent sur le sol dans un bruit sourd. Le combat venait de s'achever.

Au même instant, à Niankor, Aila poussa un épouvantable hurlement. Recroquevillée sur elle-même, la respiration haletante, elle suffoquait avec l'impression d'avoir été coupée en deux. Sa poitrine la brûlait de mille feux et la souffrance qui rayonnait dans son corps était physiquement insupportable. Incapable de les retenir, de grosses larmes roulèrent sur ses joues blêmes.

Glacé d'effroi, Pardon arrêta son cheval. Autour de lui, il écouta les échos de la forêt et, sans réfléchir, porta la main à son pendentif. Deux cris avaient résonné cette nuit à ses oreilles. À moins que ce ne fût dans sa tête… L'un avait accéléré les battements de son cœur, comme si, uni à un autre, il venait de naître une seconde fois, puis le suivant l'avait pétrifié, tandis qu'une intense et fugace douleur le traversait. La folie le guettait-elle ? À d'autres moments de son existence, il avait ressenti l'impression d'entendre la voix d'Aila ou de percevoir sa présence. Une fois, alors qu'il souhaitait en finir, elle lui avait insufflé l'envie de vivre malgré tout. Mais c'était si longtemps auparavant… Pourquoi avait-il voulu mourir déjà ? Il ne s'en souvenait plus. Et puis, était-ce vraiment elle ou le fruit de son imagination ? Perturbé, il secoua la tête. Sa mémoire lui jouait des tours, tout se mélangeait dans son esprit et il ne distinguait plus que des images floues ou des réminiscences imprécises. Sa fatigue extrême expliquait probablement ses absences à répétition, il n'avait guère dormi ces dernières heures. Et puis, de toute façon, quelle importance, puisqu'il avait renoncé à elle ! Elle ne serait jamais pour lui, car il n'était qu'un homme éprouvé par le destin ; il venait d'échouer à lever la malédiction qui les empêcherait à jamais d'être réunis. À moins qu'il se fût leurré une nouvelle fois et que, quoiqu'il advînt, elle fut destinée à un autre. À Hang, par exemple. Le Hagan était parti la rejoindre parce qu'elle l'avait appelé et il l'avait regardé s'en aller, le cœur brisé. Mais pourquoi, tout d'un coup, tous ces souvenirs décousus affluaient-ils dans sa tête ? Décidé à les chasser, il s'obligea à dissiper progressivement la tension qui régnait dans son corps, tandis qu'un souffle intérieur lui intimait la nécessité de retourner auprès de Sérain. Pardon se répéta qu'il avait juste échoué dans sa mission et qu'il ne devait plus quitter le pendentif qu'il portait autour du cou. Pourtant, il ne bougea pas, à l'écoute de la forêt de laquelle seul le silence ponctué des cris de quelques oiseaux nocturnes lui parvenait. Résigné, il talonna son cheval et reprit le périple qui le ramenait en Wallanie. Parfois, la raison dictait de renoncer aux rêves inaccessibles…
Dans l'aube naissante, Alsone s'approcha de lui. Épuisé, sa respiration encore saccadée par l'effort, Hang finit par relâcher la pression de sa main sur sa hache. Dans un bruit mat, son arme glissa vers le sable et s'y allongea, aux côtés du corps tranché par le milieu. Les yeux fixés sur le cadavre, le Hagan se sentait vidé de toute substance. Quand son regard hagard balaya la plage jonchée de morts, ses premiers regrets pointèrent. Ce carnage inutile aurait dû être évité et, pourtant, de toute évidence, Césarus recommencerait jusqu'à sa victoire… Et puis avait vibré ce cri, cri qui résonnait toujours dans sa tête et qui s'était élevé au moment même où il achevait son dernier ennemi. Pauvre homme… Il n'aurait pas dû le tuer, mais le sauver… Hang n'était pas sûr que les pensées qui venaient de traverser son esprit fussent les siennes, mais, en dépit d'une origine incertaine, cette conclusion lui paraissait évidente. Son cœur s'effrita de souffrance. Tous ces morts pour rien… Comment pouvait-on en arriver là ?
— Heureusement que nous sommes accourus à ton secours, mon exceptionnel champion…, minauda la reine à demi moqueuse, dont les doigts minces, telle une araignée agile, grimpèrent le long du bras vigoureux du combattant.
Levant ses yeux vers lui, elle croisa le regard de Hang, encore plus sombre qu'à l'accoutumée, infiniment plus grave, presque malheureux. Son sourire ironique disparut et elle choisit de se taire.
— Je crois que tu vas devoir te passer de moi, Alsone. J'ai besoin de prendre l'air, articula-t-il péniblement.
Elle l'observa un moment, puis s'écarta.
— À plus tard, alors, lui dit-elle. Je t'attendrai.
Hang hocha vaguement la tête. Parvenu à son cheval, il monta dessus, puis s'éloigna.
Alarmée, Loulane se pressait auprès d'Aila, incapable d'émettre le moindre mot. Toujours repliée sur elle-même, la jeune mère souffrait le martyre, tétanisée par l'atroce douleur qui ne s'estompait pas… Nestor, complètement affolé, appelait derrière la porte jusqu'au moment où, n'y tenant plus, il se décida à entrer. Là, il découvrit sa protégée, son visage livide ravagé de larmes, enroulée autour de son enfant. Renforçant son apparence diaphane, sa chemise blanche la faisait paraître encore plus fragile. Son regard inquiet se tourna vers Loulane qui haussa les épaules en signe d'impuissance.
— Je ne sais pas, indiqua-t-elle à l'intention de Nestor, tout se passait parfaitement jusqu'à ce qu'elle se mette à hurler…
Quand enfin la douleur reflua, Aila tenta de comprendre ce qui venait de lui arriver. Après avoir donné la vie, quelle idée de terminer en miettes avec le goût de la mort dans la bouche et l'impression d'avoir été tranchée en deux !
— Ça ira, Nestor, murmura-t-elle d'une voix faible, ce n'est pas l'accouchement. C'est… c'est autre chose.
Il fronça les sourcils, visiblement préoccupé.
— Bon, alors, je peux vous quitter maintenant, demanda-t-il, cherchant du regard l'assurance que tout était rentré dans l'ordre.
Avant de tourner le dos, il jeta un coup d'œil au bébé.
— Par les fées, qu'il est mignon, ce petit… ! ajouta-t-il avec un léger sourire avant de sortir.

Désireux de s'éloigner du champ de bataille, Hang se dirigea vers la crique suivante et, là, une fois sur le sable, lançant son cheval au grand galop, il pénétra dans la mer. Quand sa monture ralentit, freinée par le flot, il l'amena à faire demi-tour avant de se laisser glisser dans l'eau salée. Couvert du sang de ses ennemis, il n'aspirait qu'au flux et au reflux en espérant qu'ils parviendraient à effacer le souvenir de cette nuit. Aila…

Peu à peu, les couleurs revenaient sur le visage d'Aila, mais la trace de la souffrance ressentie persistait comme une blessure à vif dans ses chairs, au point d'en imaginer l'arme qui l'avait découpée : une hache… Hang ! Était-il sain et sauf ? Lançant brièvement son esprit vers lui, elle le perçut en vie, mais tout aussi dévasté qu'elle. Un événement particulier venait de les lier tous les deux sans qu'elle en comprît réellement la nature. Demain sans doute irait-elle le voir. Cependant, elle lui faisait confiance, il surmonterait cette épreuve. Et puis, pour l'instant, entre ses bras, un être requérait toute son attention, un être dont le regard la dévorait, exactement comme l'aurait fait celui de Pardon… D'un geste peu assuré, elle entrouvrit sa chemise et approcha son sein de la bouche de sa fille. L'enfant n'hésita pas et, s'en emparant, commençant à téter avec avidité et application. Perdue dans sa contemplation, la voix de Loulane lui rappela la présence de l'accoucheuse.
— C'est une bien jolie demoiselle. Je suis certaine qu'elle sera aussi extraordinaire que sa maman…
Aila lui sourit.
— Je préférerais pour elle une existence plus calme que la mienne…
— Tiens donc ! Quelle idée ! Vous voulez qu'elle s'ennuie, cette petite ! Il vaut mieux une bien remplie, même trop, qu'une toute vide, croyez-moi !
Maintenant rassérénée, la jeune mère prit le temps d'observer la vieille femme avec attention, se demandant l'âge qu'elle pouvait avoir. Son visage presque dénué de rides lui offrait un aspect juvénile que démentaient les fils gris de sa chevelure.
— Et puis, poursuivit Loulane, particulièrement émue, une deuxième chamane guerrière ne peut être que bénéfique à notre monde. Tous les Hagans savent ce que Topéca a apporté à leur vie…
Aila émit un petit rire moqueur.
— C'est vrai ! Je vous ai obligés à quitter vos montagnes pour aller vous battre dans une contrée inconnue, loin au nord ! Et, pour couronner le tout, mes pouvoirs chamans ont disparu, ajouta-t-elle avec tristesse.
— Comment peut-on perdre ce qui est en soi ? Vous n'êtes quand même pas si grande que ça, grande au point de ne pas les retrouver en vous-même ! Et puis, bientôt, quand nous en aurons fini avec l'empereur de Tancral, nous retournerons tous en pays Hagan. Seulement, nous aurons appris à vivre en paix avec d'autres peuples. Finalement, ce n'est pas si mal de sortir de chez soi de temps en temps, conclut la femme hagane en souriant.
— Vous possédez une véritable sagesse.
— Quand vous aurez donné la vie à autant d'enfants que moi et que vous les aurez vus pousser, vous saurez que l'important est d'avoir à manger, à boire, de ne pas mourir de froid et de s'épanouir dans l'amour ! Bon, maintenant que tout est rentré dans l'ordre, je vais vous laisser vous reposer.
Loulane ramassa ses affaires, puis jeta un regard bienveillant vers la nouvelle maman avant de la saluer. L'esprit d'Aila se précipita dans celui de l'accoucheuse alors que la femme ouvrait la porte.
— Elle est à vous, sa fièvre est tombée. À bientôt, Nestor.
— Fièvre ? Au… au revoir, Loulane, répondit-il, passablement interloqué.
Il referma le battant derrière elle et s'approcha d'Aila.
— Mais pourquoi a-t-elle parlé de fièvre ?
— Parce que j'ai effacé de sa mémoire le souvenir de la naissance de mon enfant.
— Vous avez fait quoi ? Mais pourquoi ?
— Parce que tous ceux qui savent mettent mon bébé en danger.
Il blêmit aussitôt.
— Et vous… vous allez faire pareil avec moi ?
— Quand je partirai, oui, mais pas avant. Par ma faute, je ne voudrais pas que vous finissiez comme votre jardin, carbonisé par une sorcière. Une fois la paix revenue, ma fille ne craindra plus rien, et je pourrai vous rendre tout ce que je vous aurai enlevé, je vous le promets. Est-ce que vous comprenez mes raisons, Nestor ? demanda-t-elle, suppliante.
— Oublier cet événement extraordinaire de mon existence m'attriste beaucoup, mais, bon, puisque cet état ne sera que temporaire, j'y survivrai bien. Et puis, pour protéger des vies, la mienne et celle de ce petit être, je ne peux qu'accepter…
Aila sentit son cœur s'alléger, malgré l'image de Pardon qui ne cessait de la hanter. Jamais il ne pourrait lui pardonner une telle tromperie. Si seulement elle avait trouvé le moyen d'agir autrement…
— Alors personne ne sera au courant ?
— Moins je vous en dirai, mieux ce sera…
Nestor hocha gravement la tête.
— Revenons au roi ou à la reine de la journée. Tant que vous êtes là, je peux en profiter. Présentez-moi notre merveille.
Aila écarta son coude pour lui permettre de regarder le bébé endormi contre elle.
— C'est une petite fille, elle s'appelle Naaly.
— Par les fées, qu'elle est belle ! Tout comme sa maman…
— Voulez-vous la prendre ?
— Moi, absolument pas ! Je ne saurai pas faire !
— Tenez, je vais vous montrer.
Plaçant les bras de Nestor l'un contre l'autre, resserrés contre son buste, elle y déposa le nourrisson. Rayonnant de bonheur, son hôte n'osait plus bouger.
— Je crois que, finalement, j'aurais bien aimé avoir des enfants…
— Il n'est peut-être pas trop tard…
— Trop tard pour les faire, non, mais pour les élever, sûrement. Je suis trop vieux pour un si petit. Mais, comme je vous l'ai proposé, je peux devenir grand-père ! Avez-vous tout ce qu'il vous faut de chaque côté ?
Aila sourit. Elle appréciait tant cet optimiste inébranlable chez Nestor au point qu'elle l'enviait presque de voir la vie de façon aussi simple et belle.
— De mon côté, c'est déjà suffisamment compliqué…
— Et du côté du papa ?
Un silence éloquent accueillit sa demande, il leva les yeux vers Aila.
— Ai-je dit une bêtise ?
— Non, Nestor, aucunement. Nos parents à l'un et l'autre n'ont pas brillé dans leur fonction de père…
Son ami opina lentement, puis changea rapidement de sujet. Malgré tout, même s'il ne posa point la question qui lui brûlait les lèvres, elle décela une lueur de curiosité dans son regard, une petite lueur qui s'interrogeait sur l'homme qui était parvenu à séduire sa dame. Et peut-être aussi un soupçon de réprobation, comment pouvait-il être absent un jour comme celui-là ? Pauvre Pardon, quel rôle lui faisait-elle involontairement endosser ?
— Au père, également, vous avez effacé la mémoire ? s'enquit-il l'air de rien.
Sidérée par la remarque, elle ouvrit la bouche sans rien répondre.
— Ce n'est pas bien de priver un père de son enfant… je n'aurais pas apprécié.
— J'en suis cruellement consciente, croyez-moi, Nestor, mais ainsi je protège son existence. Celle qui nous menace a failli le tuer cette nuit, je suis arrivée juste à temps pour le sauver de ses griffes…
— Ah… J'avais presque oublié à quel point votre vie était compliquée. Alors, vous avez eu raison. Et puis, qui sait, peut-être un jour vous retrouverez-vous…
Aila ne répondit pas, mais, par les fées, qu'elle aurait aimé que ce jour fût déjà venu ! Elle reprit doucement sa petite fille et Nestor sortit sur la pointe des pieds, les laissant en tête à tête. Ces deux-là, c'était certain, avaient plein de choses à se dire.


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