Les Archives du blog de #fantasy de mai 2014
tome 3 - L'Oracle de Tennesse

La saga d'Aila  fantasy


fantasy français

Note : 4.5 / 5 avec 210  critiques officiel

Les archives du blog de fantasy d'Aila de mai 2014

30 maiGlup… Je vous ai complètement laissé tomber et vous prie de m'en excuser. Parfois, dans le fait de porter deux casquettes différentes (écrivain, professeur, voire plus, car parfois photographe ou autres…), il en existe au minimum une de trop et je me retrouve vaincue par mes obligations premières. J'avais de belles histoires à raconter et, comme le temps les a effacées, ce seront d'autres que je vous exposerai…
Pour commencer, préparation du Salon du livre de Sartrouville pour le 15 juin 2014 ! J'ai — enfin — tenu compte de la remarque avisée d'un lecteur qui me disait que ce serait bien, pour ceux qui lisent les tomes à un an d'intervalle, de disposer dans les livres d'un résumé de l'histoire. Donc, après le délai de rigueur — c'est-à-dire celui qui vous annonce que c'est maintenant ou l'année prochaine —, je m'y suis encore collée et la tâche s'est révélée délicate… Comment se replonger facilement dans son propre univers quand son esprit est accaparé par d'autres labeurs. En conclusion, le résumé du tome I, plus lointain que les suivants, a été plutôt facile à établir, contrairement à celui du tome II dans lequel je sombrais sans discernement dans les détails… Après de nombreuses tentatives, j'ai fini par transformer mes deux essais pour chacun des tomes : liste des personnages principaux et résumé sommaire (et je l'espère suffisant) pour les tomes II et III.
Mercredi, je suis partie récupérer les flyers et les affiches à la mairie et ai découvert avec une certaine fierté que je me trouvais en tout premier sur la liste des dédicaces du Salon du livre. Je ne sais comment est réalisé cet ordre, mais qu'importe, je vais prendre cette position inattendue comme un petit plus ! Un autre bonheur accompagnait cette découverte puisqu'en quatrième position, j'ai eu le plaisir de voir apparaître le nom d'un de mes anciens élèves, Karim Frika, auteur de bandes dessinées. Depuis que j'ai découvert son édition, je suis son parcours de loin et suis heureuse pour lui de cette réussite bien méritée. À l'époque, il était déjà un dessinateur talentueux et j'ai conservé de lui la touchante caricature qu'il avait réalisée de moi, autour de laquelle avaient signé les élèves de la classe.

Flyer du Salon du livre de Sartrouville - 15 juin 2014
Flyer du Salon du livre de Sartrouville - 15 juin 2014

Je vous souhaite un bon week-end. Pour une fois, le soleil semble de la partie.

20 maiOh la la les amis, mais quel week-end prolongé ! Ce sont les premiers samedi et dimanche de l'année au cours desquels je ne travaillais pas pour le lycée, donc, vous le comprendrez bien, deux jours d'exception ! Enfin, j'ai quand même profité de mes trajets en TGV pour corriger presque toutes mes copies, soit pas loin de six heures le stylo à la main entre deux tressautements du wagon… Déjà que je n'écris pas très lisiblement, vous imaginez bien les conséquences négatives de ces vibrations sur mes arabesques tarabiscotées ! En conclusion, le lycée n'est jamais très loin. Je vous raconterai tout bientôt, mais, là, pour l'instant, je rattrape mon retard dans le boulot, c'est la catastrophe ! Nouvelle étape franchie avec 117 % financés ! L'aventure se poursuit et d'autres contributions suivront. Merci à tous !

J -31 de la campagne de financement
J -31 de la campagne de financement

Encore un peu de patience et je partagerai avec vous les belles découvertes de ce séjour. Belle semaine.

16 maiPremière étape franchie avec 111 % de réussite !!! Quelle belle aventure… Que d'émotions, que de beaux moments et tous ces gens qui me font confiance…

Dix-septième jour de la campagne de financement
Dix-septième jour de la campagne de financement

Voici le petit mot que j'ai finalement rédigé sur Ulule pour remercier mes 62 contributeurs, après bien des tergiversations, car, quand une écrivaine ne trouve plus ses mots, c'est que l'heure est grave.
« Merci…
La magie fut au rendez-vous… Pas la mienne, la vôtre, celle qui naît d'une communauté de cœur et d'esprit, unie par un même rêve. Si j'écris les histoires, vous serez à tout jamais les auteurs de cette belle réussite.
À ceux que je connais, merci infiniment à tous d'avoir été présents, engagés. Votre amitié et votre confiance me touchent plus que quelques mots ne sauraient l'exprimer. Il existe des moments d'émotion où le silence devient plus éloquent qu'un long discours alors…
*Pause*
À ceux que je ne connais pas encore, je vous souhaite la bienvenue dans cette grande famille et vous remercie de vous être lancés dans cette grande aventure. J'espère que vous trouverez votre bonheur dans ce que je cherche à offrir : un peu de lumière et d'évasion dans un monde trop souvent teinté d'ombre.
Grâce à vous tous, j'ai vécu des instants d'une intensité troublante dont le souvenir restera gravé en moi comme une de mes plus belles expériences.
Notre voyage n'est pas terminé ! J'ai encore tant de projets, de monde à décrire, d'histoires à vous raconter que je vous promets de nouvelles expéditions en terres inconnues, de celles qui nous rendent plus forts et plus vivants, parce que c'est bien ce que vous voulez, non ?
Je vous souhaite à tous un merveilleux week-end ! »
Ne quittez pas, je reviens mardi. Bon week-end.

14 maiJoli bond en avant avec 77 % ! Je sais, je me répète, persiste et signe, je suis profondément touchée par la générosité de tous, naturellement celles de ceux qui me connaissent, mais aussi celles de ceux qui apportent une petite pierre à cet édifice et qui contribuent à le rendre encore plus solide.
Un moment d'émotion en lisant le petit commentaire d'une personne que je n'ai jamais rencontrée, adepte de la littérature fantasy sous toutes formes, et la première lectrice que je ne connaissais pas à lire le tome I avant même sa parution. Pour elle, l'essayer équivalait à l'adopter ! Je me souviens encore du message magnifique qu'elle m'avait envoyé une fois sa lecture terminée (j'en ai encore les yeux qui brillent, mais ça doit être d'émotion). Aujourd'hui, elle est une des premières à acheter le dernier tome paru, à le lire et à mettre un commentaire plein de saveur sur une de ses lectures préférées (c'est ainsi qu'elle nomme la saga !), sans oublier qu'elle se présente comme une de mes plus grandes fans !
« Et l'aventure continue. Merci de m'avoir donné la chance de participer à ce grand projet !! L'avenir nous le confirmera : on a tous raison d'y croire, car Aila est et restera un Univers unique à ce jour. »
La magie de mon aventure littéraire : ces liens riches et profonds qui me nourrissent et me portent. Merci.
Belle journée.

13 maiNouveau commentaire sur Amazon : « Très bon livre
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre et je compte bien acheter la suite ! On s'attache facilement à l'héroïne Aila, et ses aventures pleines de rebondissements font qu'on a du mal à s'arrêter de lire ! Personnellement j'ai dévoré l'ouvrage en quelques jours alors que celui-ci possède un nombre de pages conséquent.
Autre bon point : pas de fautes d'orthographe et une mise en page tout à fait correcte. Ce livre mériterait d'être édité.
Si vous aimez la littérature fantasy et les héroïnes à fort caractère, ce livre est fait pour vous ! Bonne lecture :) »
72 % du montant espéré ce matin au réveil pour la campagne de financement, ça monte doucement maintenant, mais ça monte !
Bon mardi.

12 maiUne petite pause ce week-end pour parler d'autres choses et, cependant, rester dans le thème puisque je devais monter un dossier de presse à la demande d'une amie. En conclusion, quand on ne sait pas, on apprend ! Mon fils m'a envoyé quelques liens à ce sujet et j'ai commencé à suivre les indications, pas vraiment satisfaite de la tournure un peu morne de l'ensemble. Qu'à cela ne tienne, une bonne nuit de sommeil, des idées au réveil pour ajouter ma petite touche personnelle et des rubriques supplémentaires. Finalement, pas encore une pro, mais, au moins, une amatrice éclairée !
Voici un petit site bien sympa pour se constituer des avatars. Je n'ai pas résisté au plaisir de m'inventer un, tout à mon image n'est-ce pas (non, non, je rigole !) que je partage avec vous.

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Bientôt 8 jours de campagne de financement avec 53 contributeurs et 1403 euros. Bien !
Bonne semaine à tous.

10 maiLa pluie est revenue après une journée ensoleillée passée à travailler… Bouh !!! C'est pas juste !
Bientôt le début de la 7e journée de la campagne de financement avec un joli bond en avant : 44 contributeurs et 1268 euros ! Pour la petite histoire, une amie me disait qu'elle trouvait super le franchissement en si peu de temps des 50 % du financement. Elle ouvre la page d'Ulule et m'annonce : 63 % ! C'est tout juste si j'y croyais…

Début du septième jour de la campagne de financement
Début du septième jour de la campagne de financement

J'en suis parvenue à un point de mon existence où je dois réinventer les façons de dire merci sans avoir l'impression de me répéter en permanence. Si jamais je m'en sors, j'écrirais peut-être un livre ! J'imagine le titre : «  Remercier, tout un art ! »
Belle journée.

9 maiHier, mon amie a rayé une ligne sur sa liste de rêves : « Courir avec Catherine ». Nous sommes donc parties sur les bords de Seine pour 6,3 km et, trop bien, ma douleur n'a pas empiré, malgré deux petites pointes de vitesse pour le plaisir. Quel magnifique moment passé en sa compagnie, de ceux dont on aimerait qu'ils ne se terminassent jamais… au point d'en oublier qu'aujourd'hui, ce n'est pas dimanche et qu'il faut repartir travailler ! Bouh…
Le sixième jour de la campagne de financement commencera à midi. Avec le franchissement des mille euros, le chapitre 2 a été dévoilé sur ma page ululienne et j'ai offert ma première lettre de news à mes contributeurs. D'abord, ce n'est pas un exercice dans lequel je me sens particulièrement à l'aise. Ensuite, je venais de recevoir la première contribution d'une personne inconnue et je me sentais déjà un peu plus timide… Je n'ai pas fait de grande littérature, mais au mieux ! Je me le promets, je serai meilleure pour la suivante !
40 contributeurs et 1013 euros, c'est juste extraordinaire ! Surtout que je connais encore certaines personnes qui n'ont pas participé et qui le feront, sans parler des belles surprises que je vois passer. Gens, je vous adore !

Début du sixième jour de la campagne de financement
Début du sixième jour de la campagne de financement

Il fait gris… Que ce temps incertain ne vous empêche de passer une belle journée.

8 mai Une belle journée qui s'annonce ! Remplie de tout : de dix mille trucs à faire, de la venue d'une amie très chère et, cerise sur le gâteau, comme elle rêve de courir avec moi, elle va apporter ses chaussures et, moi, je vais faire une entorse à ma bonne résolution d'éviter ce sport en ce moment en raison d'une douleur persistante… Ce n'est pas grave, quelle folie ne ferais-je pas pour elle ?
Le cinquième jour de la campagne de financement débutera à midi. La barre des 50 % a été atteinte ce matin avec 35 contributeurs ! Trop trop bien !

Début du cinquième jour de la campagne de financement
Début du cinquième jour de la campagne de financement

Je renonce au barbecue ! Belle journée à tous.

7 maiRappelez-moi combien d'heures compte une journée ? Ah… seulement vingt-quatre… Oh la la, c'est clair, ça ne va pas suffire quand je pense à tout ce qui m'attend dans les prochains jours, non, semaines, Mois ? Glup…
Le quatrième jour de la campagne de financement débutera à midi. Pour l'instant, 42 % affichés du montant escompté avec 26 contributeurs et toujours plusieurs promesses de don (j'ai cessé de les compter !)

Début du quatrième jour de la campagne de financement
Début du quatrième jour de la campagne de financement

Le soleil est absent… Un peu de magie pour changer la donne ?

6 maiLa campagne de financement se poursuit !
38 % affiché du montant escompté avec 23 contributions et toujours trois promesses de don, plus un quatrième qui a fini dans ma poche !

Début du troisième jour de la campagne de financement
Début du troisième jour de la campagne de financement

Le soleil est parti ! Tant pis… Belle journée quand même.

4 maiLa campagne de financement a été lancée ce midi. Maintenant, advienne que pourra !
À cette heure de la journée, déjà 26 % affiché du montant escompté avec 14 donateurs et deux promesses de don (en moins de 12 h). Ces gens qui m'entourent sont vraiment merveilleux et je les adore ! Merci à eu d'être vraiment ce qu'ils paraissent être : des personnes extraordinaires !
Demain, c'est lundi. En attendant, profitez bien du soleil.

3 maiBon, voilà, hier, je me suis fâchée… J'étais à deux doigts d'envoyer cette campagne de financement au diable ! Au final, je me suis dit que je préférais rester une obscure écrivaine que de me vendre au sacro-saint marketing du crowdfunding qui, à ce stade, ressemblait plus à de la prévente ! Leur idée en filigrane : plus vous en donnerez, plus votre projet aura des chances de réussir, ma commission n'en sera que plus grande et, vous, vous en recevrez toujours moins ! Finalement, à quoi ça sert de passer par là, si j'excepte le fait de faire un peu parler de soi (et encore, cette relative notoriété reste à prouver, je pourrai vous la confirmer ou, au contraire, la démentir en fonction de mon expérience personnelle), si ce n'est pour recueillir d'une fraction mineure des sommes versées ! Autant passer par une cagnotte en ligne qui vous prend seulement 4 % au lieu de 8 % et, de plus, sans contreparties. Au final, je préfère recevoir 96 % de 50 euros que (92 % de 50 euros - les contreparties) ! Ainsi, si je les avais écoutés avec leur taux dégressif à la noix, sur le montant de 60 euros qu'ils proposaient, j'en aurais touché à peine plus de… 20 : donc plus la somme versée est importante, moins j'en touche ! Hallucinant ! Franchement, je vais tester et, si ça ne marche pas, je ferai une cagnotte avec ma communauté proche !
Pour confirmer mon impression, je me suis renseignée auprès d'un pro des campagnes de financement, Nicolas, qui m'a affirmé que nos premières propositions étaient parfaitement généreuses. Alors, quand Ulule est revenu avec sa contre-proposition encore plus exigeante, la colère a fusé et n'est toujours pas vraiment retombée.
En conclusion, pour ne pas changer de sujet, je stresse… Je sais, je suis comme ça. Tous les gentils qui travaillent dans l'ombre vont le rester et, moi, je vais me retrouver en première page d'une campagne de financement et je n'en ai pas envie. Je sais que je n'ai juste pas le choix. Mais cette mise en avant me ressemble si peu que je crains de ne pas savoir la gérer…
Sur ma lancée, j'ai fini les nouvelles pages qui manquaient sur le site. Découvrez déjà celle sur la création de la communauté d'Aila, les autres suivront bientôt…
Bon week-end.

2 maiHier fut une journée sous le signe de la pluie, j'ai cru comprendre qu'aujourd'hui le serait encore… Pourtant, normalement, les giboulées de mars sont terminées !
La campagne de financement est finalisée et sera lancée dès que nous aurons l'accord d'Ulule. Plus moyen de revenir en arrière… Vous êtes sûrs ?
J'ai passé plus de cinq heures à constituer la page sur la communauté d'Aila. Résultat : vingt photos à choisir, ordonner et redimensionner, autant de textes à orchestrer avec la vidéo en prime. C'est la première fois que je me rends vraiment compte du temps qu'une telle activité me prend. Mais bon, je suis contente, la page est réalisée. Maintenant, je préfère ne pas trop penser à celles qui sont encore en attente pour le tome III. Hum, je n'ai vraiment pas été assez sérieuse sur ce coup-là, mais, parfois, je ne parviens plus à tout faire…
Vendredi, le jour qui précède le samedi et, surtout, le week-end ! Amusez-vous bien.

1er maiÀ tous, je souhaite beaucoup de bonheur en cette belle journée. Profitez de cette fête du Travail pour faire ce que vous aimez ! Malheureusement, peu d'entre nous profiteront du soleil, pas de chance. Après avoir connu l'été au mois d'avril, le joli mois de mai débute sous des auspices plutôt humides. Cependant, comme ce n'est que le premier jour, demain ne pourra être que meilleur ! Euh… je viens de regarder la météo, ce n'est pas gagné. Alors, je vous invite à laisser s'extérioriser le soleil que vous conservez dans votre cœur. La source de lumière n'est pas importante, seul compte le rayonnement qu'elle partage avec tous !

Beaucoup de bonheur à tous !
Beaucoup de bonheur à tous !

Dans le jardin, les clochettes du muguet ont mal résisté à la pluie des derniers jours et certaines d'entre elles ont flétri. Jaunies et transparentes, elles feraient bien pâle figure aux côtés de leurs congénères d'une blancheur encore immaculée. Qu'importe leur défaillance selon les puristes, elles continuent d'être le symbole de ce que la force vive de l'être humain peut apporter autour de lui. Si seulement la conscience de ce potentiel créatif et positif s'imposait dans les esprits, peut-être que le monde s'apaiserait enfin…
Dernières finalisations de la campagne de financement sur Ulule qui débutera sous peu. Je devrais être soulagée, mais même pas. Je reste une petite souris qui préfère l'ombre à la lumière. Cependant, comme on n'a rien sans rien, il faut bien que je me secoue un peu. Pourtant, cette escapade vers un autre monde me fait toujours aussi peur. Tant pis !
Un jeudi férié, c'est bien. Deux jeudis fériés, ce sera encore mieux ! Belle journée.


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Extrait gratuit d'un des livres de la saga d'Aila offert par Catherine Boullery, auteure de fantasy (autres passages sur Amazon). Excellente lecture ;)

Aila tira la même pièce que Pardon Juste. Elle fronça les sourcils. Elle l’avait toujours considéré comme un modeste combattant, mais là, il apparaissait nettement meilleur qu’elle l’escomptait. Il serait probablement difficile de le battre… Il souhaitait un combat à mains nues et elle avait choisi le kenda.
À leur entrée dans l’arène, Pardon Juste la salua – au moins, il avait retenu l’avertissement du prince Avelin – et lui sourit. Elle y répondit brièvement. À l’occasion de leurs premiers mouvements, ils se testèrent mutuellement et Aila se réjouit : elle allait se régaler, car, à l’évidence, il manifestait une grande agilité, de la rapidité et une finesse extrême dans ses réactions. Elle se concentra, cherchant des défauts qu’elle trouva avec peine dans sa façon de se mouvoir, même si elle nota un léger déséquilibre à la réception quand il sautait sur le côté droit. Elle décida d’attaquer, l’amenant à bondir sur la droite pour profiter de cette minuscule faiblesse. Elle faillit réussir, mais la souplesse du jeune homme l’aida à se dégager in extremis.
— Bravo ! Vous avez déjà remarqué mon premier point faible. Malheureusement pour vous, je le connais aussi et j’ai beaucoup travaillé pour y remédier ! À mon tour de lancer l’offensive !
Pardon exultait ouvertement. Sans se déconcentrer, Aila essaya de comprendre où il voulait en venir. Il tenta une attaque qui paraissait classique, mais qu’il agrémenta avec une originalité trompeuse dans son déroulement. Il en fallut de peu pour qu’elle se fît surprendre et se dégagea de justesse.
— Vous êtes impressionnante… commenta-t-il, en souriant.
Mais que cherchait cet abruti ? À lui faire du charme pour la faire flancher ?
— Beau parleur, va ! murmura-t-elle entre ses dents.
Elle changea rapidement d’avis, Pardon était clairement ravi de se battre avec elle. Chacun multipliait les attaques parées par l’autre et, connaisseur, il se fendait d’une moue approbatrice. Puis vint l’idée de génie qu’elle attendait. Elle le laissa réussir un enchaînement dont elle pressentait la finalité et au moment où, enfin, il allait l’immobiliser, certain de sa victoire, elle se dégagea d’un violent coup de reins, puis inversa la position. Elle entoura sa gorge avec ses deux jambes, bloquant son bras sur sa poitrine quand le gong final retentit. Elle le libéra immédiatement et celui-ci se releva, radieux :
— Vous êtes une vraie championne. J’ai pris un rare plaisir à vous combattre.
Il lui tendit la main qu’elle serra avec entrain.
— J’escomptais pourtant bien marquer quelques points dans ce combat parce qu’au kenda, vous m’écraserez, je le sais ! Quant aux points, plouf, plouf, je viens de me faire battre par une fille et dans quelque temps, aïe, aïe, aïe, je vais recommencer !
Pardon parlait de son échec avec un détachement incroyable, comme s’il s’en amusait. Il ne semblait pas le moins du monde en colère après sa défaite. Au contraire, il appréciait sa valeur et le plaisir qu’il avait pris à la combattre… Aila hésita avant de se lancer :
— Vous voulez que je vous montre les enchaînements de base au kenda et ainsi, j’affronterai un adversaire intéressant.
À son tour, il afficha un air surpris :
— Pourquoi le feriez-vous  ? s’étonna-t-il.
— Je n’aime pas les victoires faciles, se contenta-t-elle de répondre, en haussant les épaules.

Ils passèrent tout leur temps de repos avant le deuxième combat à s’entraîner. Bonneau avait prêté son kenda à Pardon qui se révéla vraiment très doué. Il donnait l’impression, comme elle, de sentir les mouvements en lui, de les intégrer sans le moindre effort comme s’ils avaient toujours fait partie de lui. Elle avait croisé peu d’apprentis de l’école aussi habités naturellement… Tellement passionnés dans leur échange, ils ne s’aperçurent pas du nombre croissant de regards, même parmi les élèves de Barou qui passèrent leur pause à les observer, voire à les envier…
Quand enfin leur tour vint, elle n’eut pas envie de le battre tout de suite. Elle lui donna l’occasion de montrer ce qu’il avait appris en très peu de temps sur des enchaînements simples. Il se débrouilla très bien malgré les nombreuses petites fautes qu’il commit et dont elle aurait pu profiter.
— Aila, vous devez prouver ce que vous valez au kenda. Assez joué, cessez d’amuser la galerie et finissons-en, voulez-vous ! lui murmura Pardon, ses yeux rieurs fixés sur elle.
Et ce fut ce qu’elle fit ! Il tenta de se défendre, mettant au point des stratégies ingénieuses qui combinaient plusieurs enchaînements, mais il se fit battre à plate couture tant Aila semblait voltiger dans les airs, imprévisible, intouchable, tout simplement imbattable… Son kenda fendait l’espace comme si une vie propre l’animait. Le spectacle était à couper le souffle… que perdit Pardon, plié en deux, quand, voulant parer un dernier assaut, il reçut en plein ventre le bâton juste destiné à le frôler. Aila se précipita vers lui, tandis que le gong retentissait.
— Pardon, vous allez bien ?
Il lui adressa un signe de la main pour lui dire oui, mais mit plusieurs minutes pour retrouver quelques couleurs et sa respiration.
— Ouf, ça va mieux et dire que vous m’avez à peine effleuré ! S’ils ne vous choisissent pas comme nouveau commandant de leurs armées, c’est qu’ils sont demeurés !
Aila jeta un coup d’œil, constatant avec soulagement que personne n’avait entendu les paroles hardies de Pardon.
— Gardez donc vos opinions pour vous, cela serait préférable. Voulez-vous que je m’assure que je ne vous ai rien de cassé ?
— Vous savez le faire aussi… C’est gentil, merci ! Mais j’ai déjà palpé et je semble entier !
Aila le reconsidéra une nouvelle fois : il dégageait une telle bonne humeur qu’elle en était communicative. Et tellement de compétences, il paraissait si complet. Ce ne serait pas elle qu’ils choisiraient, mais un garçon comme lui. Un homme, un vrai, pas elle, une gamine…
— Merci, Pardon, vous avez été un extraordinaire adversaire et j’ai pris beaucoup de plaisir à vous combattre.
Pour l’aider à se relever, elle lui tendit la main, qu’il saisit, gardant l’autre sur son estomac malmené.
— Moi aussi ! Dites, si nous nous distinguons tous les deux ou si nous demeurons à Antan, bien que je préfère la première solution, vous finirez de m’apprendre à me battre au kenda, j’ai adoré !
— Si nous restons ici, je crains que cela ne plaise pas à Barou.
— Oui, mais comme nous serons sélectionnés, cela ne posera pas de problèmes !
Elle répondit par un rire sans joie. Comment faisait-il pour paraître si sûr de lui, alors qu’elle doutait si souvent de tout ?
— Si nous sommes choisis tous les deux, je vous le promets !
— Bien ! Vous venez boire un verre à mon réfectoire ?
Il le faisait exprès ou il était quand même un peu bête.
— Je n’imagine pas ma présence au milieu des élèves de Barou comme une bonne idée…
Pardon marqua une pause avant de répondre :
— Vous auriez eu raison il y a trois ans, mais aujourd’hui, la teneur de ce qui s’y échange vous surprendrait. Aubin a beaucoup fait évoluer les mentalités à votre sujet, de façon prudente. L’air de rien, il a réussi à susciter la curiosité et, si l’écurie avait été bâtie différemment, vous auriez bénéficié d’un public tous les soirs. Cependant, je comprends que vous refusiez. Alors, peut-être une autre fois cela vous paraîtra-t-il envisageable ? Au revoir, Aila.
Au loin, elle entendit vaguement Elieu annoncer que tous les candidats seraient reçus individuellement au château, mais elle perdit le reste des propos, médusée par ceux de Pardon. Qu’avait donc pu dire Aubin sur elle sans blesser son père ? Comment avait-il pu créer la curiosité à son sujet ? Et quel intérêt y avait-il le soir pour susciter un tel public autour de l’écurie ? Mais oui, il ne pouvait en être autrement ! Ils auraient voulu assister aux entraînements de kenda entre elle et son oncle !
— Magnifique combat, Aila ! Mais tu m’expliques cet échauffement basique au début ? s’exclama Bonneau.
Son expression dut parler pour elle.
— Ah !… Tu n’as pas désiré l’exterminer tout de suite. Je me demande quand même si ton choix stratégique correspondait aux enjeux. Enfin, après, tu étais la reine ! Cependant, j’ai noté quelques petits défauts à corriger. Viens, on va en discuter.
Il la prit par l’épaule, commençant l’énumération des erreurs en question.
— Dis, Bonneau, maintenant, je t’appelle comment ? l’interrompit Aila.
Il se tut. Le silence se prolongea.
— Comme tu veux, Aila. J’ai été ton père quand tu m’appelais Bonneau. Je le serai encore si tu m’appelles papa.
— Alors, va pour… papa. Je vais devoir m’habituer parce que, jusqu’à présent, je n’avais jamais pu utiliser ce mot.
— Va pour papa, ma chère fille.
Il l’étreignit très fort dans ses bras avant de s’éloigner et reprit :
— S’il te plaît, revenons aux fautes que je t’ai mentionnées…
Aila cessa d’écouter, elle verrait cela demain, mais entendre le son de la voix de Bonneau tout près d’elle la rassurait. Elle se sentit heureuse, entière et complètement vivante ! Quelle que soit la façon dont se termineraient les joutes le lendemain, elle avait beaucoup grandi en une journée et, volontairement, elle chassa l’ombre d’Aubin de son esprit pour profiter du moment. Inutile de se monter la tête avec une histoire triste si les choses s’arrangeaient au final. Il fallait juste attendre.
— Aila, tu m’écoutes ?
— Non, Bonn… papa, mais continue à parler quand même !
Et elle éclata de rire.

En fin de soirée, alors qu’elle brossait Lumière, elle entendit un pas résonner dans l’écurie et découvrit, dans la lumière de sa lanterne, Avelin. Il posa sa lampe sur un support avant de se tourner vers elle.
— Bonneau m’avait dit que je vous trouverais là.
Il affichait toujours ce petit sourire au coin des lèvres, pas vraiment moqueur, mais comme en attente de quelque chose…
— Alors, à part vous défendre comme un animal sauvage avec toutes ces armes, que proposez-vous d’autre ?
— Je peux suivre une piste, effacer mes traces ou en créer de nouvelles, tendre des pièges ou les déjouer, soigner…
— Bien, bien… Mais quand vous avez prétendu que vous saviez tout faire, j’avais imaginé des talents un peu plus personnels…
Aila rougit jusqu’aux oreilles. Comment pouvait-il, juste en une seule remarque, la mettre si mal à l’aise ? Elle répliqua :
— Le genre de talents auxquels vous faites allusion, Prince Avelin, je les réserve à ceux que je choisis et vous n’en faites pas partie.
Elle se mordit les lèvres, c’était sorti tout seul. Que venait-elle de rétorquer à son prince ? Elle cligna des yeux avant de se remettre à le regarder. Il souriait, attendant de croiser son regard pour répliquer :
— Quel tempérament, jeune damoiselle ! Au fait, j’étais venu vous chercher pour vous accompagner devant le conseil qui prendra sa décision à la fin de la journée.
Après une dernière caresse, Aila abandonna Lumière et emboîta le pas du prince jusqu’à la salle du château où se déroulait la réunion. Parmi les membres présents, elle reconnut le frère d’Avelin, avec son air sévère, le mage royal ainsi qu’Hamelin, Elieu, Mélinda et, manque de chance, Barou. Avelin rejoignit Hubert tandis, qu’elle s’installait devant eux. Le prince héritier prit la parole :
— Je suis Hubert, fils et représentant du roi Sérain d’Avotour. Avec mon frère, nous écouterons tous les avis et recommandations du conseil, mais au final, notre choix prévaudra. Aila Grand, vous nous avez particulièrement éblouis lors de ces joutes. Qu’auriez-vous à ajouter pour nous prouver que votre talent mérite une place dans notre équipe ?
Elle comprit immédiatement le sens de la question ; Avelin lui avait fait répéter sa réponse quelques instants auparavant :
— Je ne me contente pas de combattre, sire Hubert, je sais aussi effacer des traces, en créer de nouvelles pour attirer dans un piège. J’ai appris les plantes et je fabrique des onguents pour soulager et cicatriser. Je connais l’organisme humain, je peux détecter des fractures, les réduire, masser des muscles ou des tendons douloureux. Je maîtrise les exercices qui requinquent des hommes très fatigués pour repartir malgré tout. Mon sens aigu de l’observation me permet, à votre demande, de vous décrire ce j’aurai aperçu l’espace d’un instant.
— Intéressant… Tournez-vous. Quels sont les vêtements du mage royal ?
— Il a revêtu une robe violette en soie avec un liseré vert aux manches et au col. À son doigt, il arbore une bague dorée avec l’œil des fées, symbole de notre pays.
— Restez retournée. Que portait-il cet après-midi ?
— Une robe gris foncé, toute simple et son anneau argenté, orné de la lune en croissant.
Elle se douta qu’Orian hochait la tête pour confirmer sa description.
— Très bien. Quelles personnes dans la pièce sont restées telles que ce matin ?
— Vous-même et votre frère avez conservé vos habits de la journée, mais vous avez déposé votre poignard, tandis que le prince Avelin l’a gardé comme s’il comptait ressortir et pas vous. Sire Elieu s’est changé et a passé, sur son pantalon noir, le pourpoint pourpre qu’il affectionne le soir pour son confort. Dame Mélinda a juste ôté sa coiffe et remis un châle sur sa longue robe bleue.
Aila entendait des murmures derrière elle. Elle avait perçu le reproche rapide qu’Hubert avait adressé à son frère. Avant d’entrer au conseil, Avelin n’ignorait pas qu’il ressortirait pour aller chercher quelqu’un, alors qu’il avait lancé la proposition comme si elle n’avait pas été préméditée… Aila avait encore perdu une occasion de se taire. Au point où elle en était, elle ajouta :
— De plus, mon excellente oreille associée à un bon niveau d’analyse me permet de dire que le prince Avelin a trompé tout le monde, sauf le mage royal qui suspectait la supercherie. En revanche, le prince Hubert vient de découvrir la nouvelle fantaisie du benjamin…, conscient que ce n’est pas la première fois et sûrement pas la dernière. Cependant, dans le même temps, il préférerait qu’il arrête de manigancer ses coups en douce…
Aila comprit au silence qui tomba derrière son dos qu’elle avait dépassé les limites de la bienséance due à la famille royale.
— Retournez-vous, Aila, enjoignit Orian, j’apprécie grandement vos talents d’observatrice… Pour quelles raisons ne devrions-nous pas vous sélectionner ?
— Parce que je parle trop, peut-être… Enfin, cela n’a pas toujours été le cas. Hamelin, sire Elieu et dame Mélinda vous le confirmeront… Parce que je suis une fille et que je n’ai que seize ans… Parce que si vous me choisissez, cela posera probablement des problèmes de cohésion d’équipe si je me retrouve avec des personnes comme Hector Plantu.
— Bien. Quels autres concurrents trouvez-vous dignes de faire partie du groupe que nous allons former ?
— Pardon Juste ! Incroyable combattant, rapide, efficace, fin stratège et sans points faibles ou presque.
Elle n’hésita pas non plus pour le suivant :
— Aubin Grand. Encore jeune, mais déterminé. De plus, il progresse de jour en jour.
— Le présentez-vous parce qu’il s’agit de votre ex-frère ? coupa Orian.
— Oh ! non, mage royal, loin de moi cette idée ! Aussi excellent archer que cavalier, sa compétence ne s’arrête pas là. Son tempérament extrêmement posé peut enfin empêcher des esprits irréfléchis de se jeter dans un piège, car il voit loin.
— Bien. Merci pour vos réponses, Aila Grand. Rendez-vous demain à la troisième cloche dans la cour du château.
Aila se retira, certaine d’avoir misérablement échoué, mais, si au moins, elle avait pu sauver Pardon et Aubin, elle aurait servi une noble cause. Quand elle rentra dans la maison, Bonneau leva la tête. Elle lui adressa un sourire triste avant de se diriger vers son lit. Elle n’avait pas envie de parler et il respecta son silence. Elle resta assise un long moment, immobile, le cœur lourd, puis finit par se déshabiller et se coucher pour s’endormir dans un sommeil sans rêves.


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