Les Archives du blog de #fantasy de février 2013
tome 2 - La Tribu Libre

La saga d'Aila  fantasy


fantasy heroic

Note : 4.5 / 5 avec 210  critiques auteure

Les archives du blog de fantasy d'Aila de février 2013

28 févrierJ-1 avant les vacances… J'ai tellement hâte d'y être ! Dans un sens, je suis plus en forme qu'il y a 15 jours étant donné que je remontais péniblement la pente après trois semaines de sinusite. D'un autre côté, je sens bien physiquement et intellectuellement la fatigue qui est la mienne et qui ralentit tout ce que je fais. Hier soir, j'étais essoufflée en dansant Devil In Disguise ! Demain soir, soirée country ! J'ai terriblement envie d'y être, mais je ne sais plus rien ou presque des chorégraphies que je n'ai plus le temps ni le courage de travailler ! On verra si une double dose de vitamine C me donnera l'énergie suffisante pour surmonter le désir inévitable d'aller dormir !
Pour l'occasion, nous avons appris une danse toute simple, très rythmée (sans tag ni restart, c'est tout dire !) Par contre, je suis énervée, car il me manque juste les quelques derniers pas la chorégraphie dont je ne parviens pas à me souvenir et seule la chanson est sur internet : Not Enough (ou en qualité meilleure, mais avec une minute de blabla), pas la danse qui est toute nouvelle ! Flûte alors !! En tout cas, Miss Dolly Parton, vous avez un sacré pêche !! Comme quoi, la musique est une véritable énergie vitale !
Toujours pas de soleil par chez moi, je suis en manque ! Bonne journée à tous !

27 févrierJournée dense, dense, dense…
Tout a commencé avant de partir au boulot, quand, en vérifiant mes messages, je me suis aperçue que j'avais plus de 70 mails « non délivrés » dans ma boîte mail. Affolement le plus total ! Ma messagerie n'était plus sous contrôle et j'étais devenue une spameuse folle !!! Problème : pas le temps de résoudre quoi que ce soit, car direction le lycée pour les épreuves du bac dénommées T.P.E. (travaux personnels encadrés pour ceux qui y ont échappé !). J'ai donc laissé le soin à mon technicien de service personnel de corriger le défaut évident. Le pÔvre, il a quand même mis deux heures pour s'assurer de la nature du problème qui venait de ma messagerie qui avait été piratée ! Vous m’imaginez, victime d’une cyber attaque venue des quatre coins du monde et, en l’occurrence, plutôt quatre : Pérou, Philippines, Indonésie et Italie ! Bande de Bachi-bouzouks, va !!!
Heureusement, j'ai eu les T.P.E pour me remonter le moral… En effet, les examinatrices que nous étions avons reçu une sucette issue de la cuisine moléculaire, goûté ou plutôt dégusté des chocolats à haute teneur en cacao et, enfin, avons été entourées de senteurs florales, boisées et j'en passe… Donc, finalement, si j'excepte quelques coups de pompe très ponctuels, il m'a semblé moins fatigant de faire passer des examens pendant presque dix heures dans la journée que de faire face à des classes pendant six heures. N'empêche, je ris sous cape, car j'imagine très bien la fatigue que les élèves peuvent ressentir d'avoir parlé pendant une dizaine de minutes dans une journée alors que les profs font cela des heures durant ! C'est sûrement plus éprouvant que ce qu'ils imaginaient !
Encore une journée qui s'achève… Malheureusement, la semaine n'est pas encore terminée…
Joyeux mercredi ! Pas de rayon de soleil pour le nord de la France, dommage…

25 févrierOu quand réaliser des pommes au four devient un moment de grande solitude…
Les corvées de pluche, ce n'est pas mon truc… Ce qui fait que, dernièrement, j'ai investi dans un appareil manuel pour éplucher, trancher et évider les pommes et que, mue par un désir irrépressible de ces fruits au four, je me suis lancée dans l'opération : « dépouiller les pommes de leur peau sans les mains ! » Enfin, c'est une façon de voir les choses…
Si les corvées de pluche, c'est pas ça, la lecture des notices d'utilisation, c'est encore pire ! Surtout que, dès les premières lignes, j'étais perdue, l'appareil devant moi ne semblait pas correspondre à celui décrit par la notice… Déjà, ça commençait mal ! Petit effort malgré tout : « pour fixer l'appareil à l'aide de la ventouse sur le plan de travail, tournez la manette du socle à 180° ». Cela continuait mal… Plan de travail avec des petits carreaux et plein d'interstices entre, aucune chance que ça marche. Manque de bol, après différentes tentatives sur d'autres supports, c'était tout aussi lamentable. Conclusion : j'ai laissé tomber et décidé de tenir l'ustensile à la main !
Bon, notice de côté, je me suis dit que, appuyée par mon esprit technique développé, j'allais bien m'en sortir toute seule, n'est-ce pas ? Donc premier essai d'épluchage… non transformé ! J'avais oublié que, pour seulement éplucher les pommes, il fallait commencer par enlever la trancheuse ! Finalement, elle aurait peut-être pu m'apprendre quelque chose cette notice si je l'avais lue jusqu'au bout !
Deuxième essai, ça marche ! Mais, ça marche tellement bien que les pelures de pomme occupent presque plus de place que la pomme pelée restante (si, si, j'exagère totalement !), donc comment jouer pour diminuer la pression de la lame sur la pomme ? Pas de réglage du ressort… Ah tiens, je peux avancer ou reculer la lame…
Nouvel essai, réussi cette fois ! Me voilà devenue la reine des pommes ! Euh… Je ne suis pas certaine que c'était exactement ce que je voulais dire. Enfin, il y a une chose que je n'ai pas encore comprise, c'est comment les évider ! Donc, j'ai renoncé et suis passée en mode automatique avec mes propres mains ! Efficace, simple et pas cher !!!!!! Finalement, trop fun de faire des pommes au four !
Après ce combat titanesque entre la femme et la machine, je vous invite à vivre une belle semaine. Joyeux lundi ! Pensez au plaisir de retrouver vos collègues et votre boss !

24 févrierDéjà dimanche… Le temps passe si vite, surtout le week-end !!!
Mes ventes augmentent doucement et je m'en satisfais. Le numérique n"est pas encore passé dans les mœurs comme le confirme cet article : Ebooks : 55% des Français ne veulent pas lâcher le livre papier… D'une certaine façon, je les comprends. Les habitudes prises et appréciées pendant l'enfance ont la vie dure et les arguments apportés doivent être suffisamment sérieux pour parvenir à bouleverser les habitudes comme, par exemple, le caractère attractif du prix du numérique, ce qui est loin d'être encore le cas. Le journaliste que j'ai rencontré m'expliquait qu'il ne passait pas au numérique parce que, travailla aliant régulièrement sur écran, la lecture d'un livre doit se faire confortablement dans un canapé avec un support qui soit en rupture avec son travail, donc le papier.
Après quelques flocons de neige samedi, voyons ce que nous réservera dimanche ! Bonne journée !

23 févrierYES!!!!!!!!! Commençons par la bonne nouvelle de la journée. Hier, Mme Lebert, conseillère municipale, déléguée à la Culture Mairie de Sartrouville m'a contactée pour le salon du livre pour la jeunesse 2013 ! C'était trop mignon, car - je suppose qu'elle avait égaré mes coordonnées personnelles - j'ai trouvé un petit mot sur mon casier rédigé par la charmante secrétaire de ma proviseure, glup… Cela fait un peu mélange des genres, j'espère que, comme le coup de fil venait de la mairie, je serai pardonnée pour cet écart…
Naturellement, à toute bonne nouvelle, un certain nombre de conséquences dont la première va être de transférer le fichier livre d'un format sous un autre et Catherine Vailla aliant d'UPblisher s'est déjà proposée de le faire. Merci de tout cœur à elle et Stefan Aimar pour leur soutien pour cette expérience papier qui n'est pas en accord avec leur philosophie numérique personnelle. Donc un double merci !
Ensuite, mon petit mari va galérer un maximum pour transformer la couverture actuellement au standard RVB pour le numérique à celui CMJN pour les imprimeurs avec l'objectif quasi inatteignable de ne perdre aucune nuance de la version originale… Ce n'est pas que l'envie m'en manque, mais non, je renonce à vous expliquer tout ce que je sais en physique là-dessus ! Snif !!!!!!
En fait, je vous dis cela, mais savez-vous que, dans un autre roman auquel j'avais pensé, il était question des couleurs de l'arc-en-ciel et de synthèse additive ? Finalement, l'air de rien, je viens de vous placer un peu de poussière de sciences dans une anecdote bien réelle !
C'est décidé : j'hiberne ! J'en ai marre du froid et je ne rêve que de dormir ! Pour moi, j'imagine parfaitement un réveil progressif aux premières lueurs du printemps. Attendre d'être envahie à nouveau par une vitalité irrépressible pour se décider, enfin, à mettre le nez dehors, puis à courir au milieu des fleurs et des feuilles, le nez empli des senteurs végétales, le cœur léger et l'esprit vif ! Tout ce que je ne suis pas en ce moment…
C'est le début du week-end ! Ne laissez échapper aucun instant de ces deux jours qui filent trop vite ! Bon samedi !

22 févrierJe suis restée, comme un vieux négatif, impressionnée par le coucher de soleil de mercredi dernier, à la fois si simple et tellement extraordinaire en raison de l'atmosphère très particulière qui l'accompagnait. Alors, pour toutes ces merveilles que mes yeux ont eu la chance de croiser…

Chère Terre,
C'est à toi que je dédie ce blog, comme un hommage respectueux à ta beauté et à ta richesse naturelles
Ce que tu possèdes, c'est toi qui, au fil des millénaires, l'as créé jour après jour
Les Hommes n'ont pas encore compris tout ce qu'ils te doivent et que, sans toi, ils ne seraient rien…
Ce sont de ton sol, de ton atmosphère et de ton eau que naît la vie
Ce sont de tes couleurs et de tes paysages que naissent la contemplation et l'élévation de l'esprit
Tu es bien plus vivante que nous et, quand nous disparaîtrons,
Tu nous regarderas mourir sans regret, nous ne sommes que des hôtes irrespectueux, voire indésirables
Pas une larme… Bien, au contraire, le vent se déchaînera pour balayer les vestiges de notre présence
Et les végétaux recouvriront ce qui ne se sera pas envolé
Enfin, tu pourrais retrouver ta sérénité loin de ceux qui l'auront troublée trop longtemps…


Profitez bien de cette journée !

21 févrierActe manqué : je n'ai pas fini mes copies, il m'en reste trois. RaaaaAAAAhhhhHHHHH !!!!!!!!!!
Par contre, je suis parvenue à aller courir ! YES! Et sous le soleil avec ça. Bon d'accord, pour être tout à fait honnête, j'ai vraiment attendu les derniers rayons, car c'est simplement le temps qu'il m'a fallu pour me motiver et dépasser la fatigue actuelle. Une nouvelle fois, j'ai regretté de ne pas avoir d'appareil photo sur moi : le coucher de soleil était magnifique… Les quais n'auraient pas été en travaux, je serais montée dessus et j'aurais oublié, le regard perdu dans le paysage, que j'étais venue là pour courir… À défaut d'images à vous proposer, je vais tenter de vous décrire cette ambiance très spéciale que mes yeux observaient.
Imaginez un pont sur la Seine miroitant de lumières entre bleus et or, un bosquet d'arbres sur sa rive droite se détachant en ombre chinoise. Imaginez un soleil aux nuances orangées, à demi caché par un superbe nuage floconneux aux bordures jaunes et roses et, dépassant vers le ciel, des traces rayonnantes de lumière, comme l'expression d'un esprit supérieur ouvert sur l'univers… Un pur instant de bonheur à contempler l'astre de notre Terre descendre progressivement vers la ligne d'horizon masquée par les arbres… C'est à ce moment que je réalise la chance que nous avons de vivre sur une planète aussi magique…
Quel dommage que tant d'hommes ne cherchent que, par appât du gain ou de puissance, à se l'approprier ! J'ai la conviction si intime que nous ne sommes que de petites choses par rapport à elle… Bien sûr, nous possédons l'intelligence, mais, quand, avec du recul, j'en constate les effets pernicieux, je pense qu'il serait utile qu'elle soit doublée par un minimun de conscience et d'humilité ! Malheureusement, notre égoïsme nous entraîne sur une pente glissante et, jour après jour, nous dépouillons celle qui nous abrite sans vergogne et sans rationalité des richesses qu'elle met à notre disposition. À plus ou moins court terme, c'est vers notre perte que nous nous dirigeons…
Trêve de rêverie, rentrée, j'ai enchaîné sur une vingtaine de minutes de Hula hop et je progresse ! Le grand cerceau tourne maintenant dans les deux sens (mais c'est encore dur dans le sens des aiguilles d'une montre !), je parviens à maintenir le petit pour quelques tours et je m'amuse à faire tourner les deux en une fois ! Il n'y a pas d'âge pour jouer, n'est-ce pas ? Une petite pensée pour Émilie, j'espère qu'elle s'est bien amusée au volley !
J-2 avant le week-end ! Bonne journée !

20 févrierJ'ai regardé le soleil s'éteindre hier en regrettant encore une fois de ne pas en avoir profité… Mais peut-être une nouvelle chance aujourd'hui ? En tout cas, pas ce matin : direction le lycée pour quelques heures de lecture intensive ! Et, comme je doute terminer, je recommencerai demain !
Pas de country ce soir, ce sera relâche et peut-être une occasion de réviser les dernières chorégraphies : Walking Away, Love is a Word, Devil in disguise, Hooray Henry et 1929. Petit moment de flottement en redécouvrant tout ce que j'ai oublié…
C'est décidé, je termine mes copies aujourd'hui, je me repose et je vais courir sous le soleil !
Profitez bien de cette journée !

19 févrierEncore du soleil hier, mais cette fois que je n'ai vu qu'à travers les vitres de ma salle de classe ou de ma maison, car, dès mon retour, je me suis plongée dans mon boulot avant d'enchaîner sans temps mort sur la finalisation de mon repas pour notre invité dont ma fameuse tarte poire - amande - chocolat au caramel ! Quelle course !
Et, ce matin, cela continue, je termine mes copies avant de partir en cours… Donc, rien de bien intéressant dans ma vie, si ce n'est les interrogations qui sont les miennes sur l'indifférence. Je repense à ce petit garçon qui s'est pendu en raison de sa couleur de cheveux et des moqueries incessantes de ceux que la différence perturbe… Quel mal s'empare de cette communauté de personnes dont le meilleur moyen d'exister est de s'allier pour en détruire un autre un peu plus chaque jour ? Est-ce pour éviter soi-même d'en devenir la cible ? Est-ce par manque profond d'empathie ? Quelles seront les excuses qu'ils se trouveront pour refuser la moindre responsabilité dans ce geste dramatique ? Car il est bien là notre problème de société. Il n'y a qu'à observer le comportement de nos politiques qui se félicitent avec une facilité déconcertante et s'auto-excusent encore plus vite d'erreurs qui ne sont jamais les leurs…
L'objectif n'est naturellement pas que ces jeunes passent leur vie à expier cette erreur, qui est probablement plus collective qu'individuelle. Mais comment les amener à réaliser que chaque mot, chaque geste qui est le nôtre au quotidien peuvent avoir des conséquences graves ? N'a-t-on pas déjà vu des professeurs se suicider en raison de leur difficulté à supporter le regard d'une classe ? Faut-il attendre un drame pour comprendre ? Ce drame saura-t-il les faire évoluer vers une humanité plus grande ?
Me voilà bien moralisatrice dès le matin… Peut-être parce que je doute de la bonté naturelle de l'homme…
À présent, je vais me perdre dans les brumes matinales, disparaître aux yeux de tous, m'effacer comme l'ombre évanescente d'un être qui refuse d'exister aux yeux du monde…
Je vous souhaite une belle journée.

18 févrierQuel beau soleil ce dernier dimanche… Cette lumière, ces couleurs chaudes qui me donnent encore plus envie de sortir de l'hiver. Je rêve de printemps !
Vous avez un moment dans votre emploi du temps et vous aimez les poissons, n'hésitez plus, rendez-vous à l'aquarium de Paris ! De multiples bassins ouverts par des hublots d'observation et une centaine de photos dont un bon tiers est passé à la poubelle… Pas facile d'obtenir une netteté parfaite quand le moindre écart de prise de vue vers le haut ou le bas entraîne une déformation des lignes et donc un flou des plus artistiques, quand ce n'est pas la vitesse d'obturation qui devient trop lente, malgré la sensibilité élevée, dans des zones plus sombres. En conclusion : une jolie balade maritime, de belles espèces de poissons, dépaysement assuré !
Je vais satisfaire votre curiosité avec quelques photos, réussies naturellement !

Rascasse - Aquarium de Paris
Rascasse - Aquarium de Paris

Poisson perroquet - Aquarium de Paris
Poisson perroquet - Aquarium de Paris

Murènes - Aquarium de Paris
Murènes - Aquarium de Paris

Anémones de mer - Aquarium de Paris
Anémones de mer - Aquarium de Paris

Poisson blanc et jaune - nom inconnu - Aquarium de Paris
Poisson blanc et jaune - nom inconnu - Aquarium de Paris

Déjà le début de la semaine… Ce qui annonce sa fin bientôt et une semaine de moins avant les vacances ! Génial, non ? Bon lundi !!!!!!

17 févrierPas avancé mes copies ni mes bulletins autant que je l'aurais voulu hier, mais je sens bien qu'en ce moment mes neurones sont réticents à fonctionner de façon efficace… Puisque c'était comme cela, j'ai tout rangé et je suis partie courir, encouragée par mon mari. Très honnêtement, j'appréhendais, mais, comme chaque fois, je suis surprise de ma facilité à reprendre. Le corps enregistre l'effort habituel et se tient à disposition pour y faire face comme si l'arrêt temporaire n'avait pas existé (en plus, la reprise a été douce). En tout cas, si le beau temps persiste, cela va être plus souvent et je vais aller profiter du soleil renaissant pour me faire une cure de lumière !
Je n'ai pas fait les choses à moitié ! Comme si mes trente minutes de course ne suffisaient pas, j'ai enchaîné sur une quinzaine de minutes de Hula Hop. J'ai réalisé de beaux progrès et je tiens plusieurs minutes, sauf quand je me déconcentre et quand il me prend l'idée saugrenue d'esquisser des figures. Il va falloir que je regarde cela de plus près sur internet… En attendant, je dois penser à faire travailler les abdos ! Entre nous, je trouve cet exercice plus difficile que de courir ! J'avais craint que certains muscles ne me rappellent aujourd'hui mes excès sportifs d'hier, mais non, c'est bon !
Finalement, la sortie familiale est pour aujourd'hui ! Je vous raconterai si les poissons ont fait flotter mon imagination !
C'est dimanche… Chouette, encore une journée pour soi ! Que la vôtre soit bonne !

16 févrierEn week-end, YES!!!!!!!!!!!!! Plein de copies à corriger, pff, de bulletins à remplir, pffff, mais… une visite dans un aquarium en famille, YES!!!!!!!! J'espère qu'il me sera possible de faire des photos, car, en ce moment, l'occasion se fait plus rare. Ce n'est pas faute de croiser des instants fabuleux, ce serait plutôt faute d'avoir mon appareil sous la main à ce moment-là !
Moment de réflexion sur ce métier qui est le mien. Non, pas celui d'écrivaine qui, s'il est l'essence même d'un grand bonheur intime, n'est pas le mien depuis autant d'année que l'autre : enseigner… Ces dernières années, j'ai vraiment été gâtée. J'ai croisé des classes adorables avec peu de trublions. Ce sont ses élèves qui m'ont portée - je n'emploie pas ce mot par hasard, croyez-moi - lors de cette réforme des lycées qui m'occupaient jour et presque nuit (j'en rêvais… Enfin, si le terme « rêvais » est adapté). Leur adhésion à ma façon de travailler, leur intérêt, leur plaisir évident à être avec moi m'ont donné la force de surmonter tous les obstacles, malgré la fatigue, malgré l'incompréhension qui était la mienne face à cette nouvelle façon de travailler. Je ne peux que les remercier d'avoir été mes compagnons dans cette aventure…
Mais, aujourd'hui, la donne est différente. Je fais face à une ambiance de classe où le désintérêt, voire le mépris effacent tous les efforts qui sont les miens… Et-ce moi qui suis différente ? J'en doute. J'enseigne toujours avec passion, je multiplie les approches pédagogiques pour tenter de rendre accessibles les notions plus complexes. J'ai la patience et la disponibilité qu'il faut pour réexpliquer. Et, pourtant, jamais je ne me sens aussi transparente et inapte que dans leurs regards. C'est pour cela que je leur ai dit : « Le professeur que je suis ne sera que le reflet des élèves que vous êtes ». Étrangement, je semble avoir été la seule à saisir le sens de ce message… Serai-je sur le point de renoncer ? Si l'envie de jeter l'éponge s'insinue parfois dans mon esprit, je sais que ce n'est pas une solution et, puis, certains élèves de cette classe valent la peine que je me batte. Alors, je ne suis peut-être pas la première chamane guerrière et mes combats ne sont pas ceux d'Aila, mais je ne renoncerai pas et mon cerveau qui a quasiment reconnecté tous ses neurones réfléchit déjà à une approche encore différente qui fonctionnera… ou pas.
Du soleil ! Trop bien ! Bon samedi à tous !

15 févrierTatadan… Je suis dans Le Courrier des Yvelines ! Petit article à découvrir dans le ramdam. Merci à Jérôme Dupouy, journaliste à ce journal, pour sa disponibilité et sa gentillesse !
Merci à UPblisher pour son commentaire touchant : « Félicitations à Catherine Boullery ! Imagination, gentillesse, énergie, nous ne sommes pas peu fiers de la rencontre avec cet auteur de talent et du succès de la saga d'Aila ». Oh yé !
Je maintiens : la plus belle réussite de cette aventure littéraire, ce sont les moments fabuleux que j'aurai partagés avec ceux qui m'entourent, proches ou moins proches, voire inconnus… Le bonheur, finalement, n'est pas si compliqué : il faut juste décider de se réjouir de tout ce que la vie peut vous offrir de bon chaque jour ! Et d'oublier au plus vite les moins bons ! Il faut apprendre à tourner la page…
Je sais que pour certains cette belle philosophie ne peut s'appliquer aux moments difficiles qu'ils traversent. Alors, à eux tout spécialement, j'envoie de l'espoir, de celui qui fera revenir des jours meilleurs, avec une pensée particulière sur ceux que je connais.
En route vers le week-end, bientôt ! Passez une bonne journée !

14 févrierSaint Valentin, la fête des amoureux… Serait-ce qu'il n'existe qu'une journée spéciale dans l'année pour dire à l'homme ou la femme qui partage notre vie à quel point il ou elle est l'être le plus essentiel de notre existence ? Moi, je suis persuadée que chaque matin qui se lève offre une multitude d'occasions de prouver cet amour. Sachons offrir, parce que chaque jour est spécial, des bouquets de mots fleuris pour son oreille, des brassées d'attentions pour son âme et des flopées de tendresse pour sa peau… C'est certain, il n'existe pas un jour par an pour démontrer son amour, mais des centaines ! Alors, pourquoi se limiter à un seul quand il est possible d'aimer tous les jours ? À toi, l'amour de ma vie !
Cédons malgré tout à la tradition quand elle ne se limite pas à l'amour de notre vie : bonne fête à tous les amoureux !
J - 2 avant le week-end, trop bien ! Bon jeudi !

13 févrierSavez-vous ce qui se passe quand ce que vous redoutiez depuis le début de l'année arrive enfin et que, finalement, vous vous apercevez que vous avez géré l'objet de toutes vos angoisses avec un naturel déconcertant, même pour vous ? Eh bien, la baudruche gonflée à bloc s'effondre, laissant s'échapper l'air que j'avais retenu depuis le mois de septembre. J'avais peur et, maintenant, je n'ai plus peur… Mes élèves ont été de magnifiques débatteurs, respectueux des autres dans la prise de parole et dans l'acceptation de la différence de leurs idées. Merci pour la belle expérience qu'ils m'ont offerte.
Savez-vous ce qui se passe quand la fatigue prend le dessus ? Cela donne des situations cocasses où vous vous mettez à chanter des airs de Disney avec d'autres de vos élèves, aussi épuisés que vous ! Si le travail n'a pas été aussi sérieux et efficace que normalement, il se sera au moins effectué dans la bonne humeur ! De plus, je n'ai même pas vu le temps passer !
Déjà le milieu de semaine (plus que deux semaines et demie avant les vacances ! YES!!!!!)… Bonne journée à tous !

12 févrierJe vais raisonner positivement et me dire que j'avance dans mon retard ! Mais bon, quand je jette un coup d'œil aux trois prochaines semaines qui m'attendent, je me dis qu'il faudrait que je passe à la vitesse supérieure !
Quelques vidéos, l'une pour être impressionnante, l'autre pour me dire qu'il est possible de rester jeune très très longtemps !

♥ Quand les glaciers s'effondrent, cela offre des images terriblement impressionnantes qui nous montrent à quel point nous sommes petits et impuissants dans cette nature qui nous entoure. Que l'homme est présomptueux de se croire plus fort qu'elle. De toute façon, cette dernière survivra plus longtemps que nous et reprendra sans effort le territoire que nous avions cru dominer : CHASING ICE. Regardez bien le film jusqu'au bout, la fin reconstitue en accéléré tout ce qui vient de se produire et nous offre une idée de la surface concernée, glup…

♥ Qui a dit que la vieillesse était un naufrage ? Moi, je veux vieillir exactement comme Mathilda et être capable de danser jusqu'au bout de ma vie, d'autant plus si cette dernière m'emporte à l'âge de 94 ans avec des déhanchements de jeune femme : Mathilda's solo. Pour l'instant, ne me parlez plus de Hula Hop, j'attends que les douleurs de ma vieillesse actuelle s'estompent un peu avant de m'y remettre. Enfin, si j'ai le temps !
Bon mardi !

11 févrierOh la la, c'est certain, le Hula Hop fait travailler des muscles que j'avais oubliés ! Mais c'est pour la bonne cause, alors, je continue ! Va bien falloir que je remonte la pente vers une meilleure forme physique !
Je les ai trouvées ! Voici les chansons Sister Act et Une vie juste rêvée.
Vous croyez que c'est normal de se lever le matin en se demandant quand on va bien pouvoir se recoucher. Non, pas trop, je suis bien d'accord avec vous… Printemps, où es-tu ?

10 févrierUne fois n'est pas coutume, me revoilà ! Ce n'est pas que je n'ai pas de boulot, je rivalise toujours d'inefficacité, mais faut que j'avance coûte que coûte. Vu mon état, vous allez me dire que je me fiche de vous, mais même pas : je me suis mise au Hula Hoop ! J'ai acheté un cerceau pendant que j'étais encore plus malade et donc j'ai juste regardé ma dernière réaliser des tours avec une facilité déconcertante, tandis que le même cerceau me tombait sur les pieds au 2e tour ! Comment voulez-vous perdre 100 kcal avec 10 minutes d'activité si vous ne le conservez pas plus de 10 secondes autour de votre taille !
Au début confiante, je me suis dit que c'était juste parce que je n'étais pas bien… Puis rapidement moins confiante, je suis allée chercher des renseignements sur internet pour découvrir que j'avais été mal conseillée. Vendredi, je suis donc retournée pour en acheter un plus grand (mais nettement trop léger par rapport aux conseils pour les débutants). J'ai fait quelques tests aujourd'hui, c'est moins mauvais et totalement épuisant ! C'est vrai que la forme n'est pas encore au rendez-vous et que je m'essouffle très rapidement. En tout cas, je vous tiens au courant pour savoir si c'est efficace pour renforcer la sangle abdominale !
Pour en revenir à Sister Act, j'ai beaucoup aimé ! C'était drôle, émouvant, endiablé ! Tout ce que j'aime ! Au début, j'étais réservée, sûrement en raison des chansons que j'adorais et qui étaient absentes, et puis, après, je me suis laissée embarquer ! Que c'est difficile dans ce type de spectacle de rester sage, assise sur son siège alors que son corps n'aspire qu'à bouger !
Extrait dans le confessionnal et quelques chansons dont une que j'ai même particulièrement appéciée dans laquelle Dolores chante :
Moi, j'ai mes petites sœurs avec moi
Moi, j'ai mes petites sœurs et j'y crois

Dommage, je ne suis parvenue à vous trouver sœur Marie-Robert qui chante Une vie juste rêvée. Vous vous contenterez de Partir pour Eden, Que l'amour se propage, Suis ta voix et Fabuleuse, Baby ! Et pour les souvenirs, un medley des chansons du film !
Alors, neige ou pas neige ? Je vous souhaite un bon dimanche.

9 févrierLes jours passent et m'échappent… Et c'est comme cela tout le temps ! Pas une heure que je ne parvienne à retenir pour rattraper le retard accumulé…
En attendant, faut quand même que je vous raconte tout ce qui s'est passé ces derniers jours ! Allez, je vais reprendre la formule "Retour en arrière", déjà utilisée et, hop, l'absence de ces derniers jours sera effacée ! Alors, on commence par mercredi avant de revenir au présent !

« Mercredi 6 » : K.O… Voilà une bonne façon de commencer la journée… Allez, c'est décidé, j'investis dans les comprimés pour donner un coup de fouet, parce que là, ras-le-bol !
Puis, la surprise, une réponse du journaliste du Courrier des Yvelines qui me demande quand il peut venir m'interviewer pour réaliser un article sur La Tribu Libre. Je tarde un peu pour lui renvoyer mes disponibilités, parce qu'avec mon efficacité redoutable depuis presque trois semaines, il me faut même du temps pour faire les choses simples et que j'envisage sa venue dans 15 jours, voire un mois. Sur le point de partir à la Country, réponse du monsieur : demain ! Au secours !!!!!!!!!!

« Jeudi 7 » : branle-bas de combat !!! Double dose de vitamines ? Non, je vais me contenter d'une simple parce que je ne connais pas les effets multipliés par 2 ! Commencer par emmener ma fille au bus, puis la voiture au garage (ça prend du temps, c'est loin). De retour à la maison, finaliser le rangement (ben oui, quoi, après trois semaines à me traîner, j'ai un peu de retard…) et attendre le coup de sonnette m'annonçant son arrivée… Dring !! Bon, c'est parti ! Heureusement, il est toujours aussi charmant que la première fois ! Résultat dans 8 ou 15 jours (ou plus… c'est ce qui est arrivé la première fois ! Mais, maintenant, je sais que je dois être patiente !

« Vendredi 8 » : légère amélioration de mon état, dopée par ce fameux cocktail corsé de vitamines, apparemment efficace ! Il était temps, surtout que ce soir, je sors ! Cadeau de mon petit mari pour mon noël, direction le théâtre Mogador avec Sister Act, version sans Whoopie Goldberg, actrice pour laquelle j'ai un faible marqué ! Elle possède une personnalité qui décoiffe, une énergie vitale contagieuse et elle a autant été capable de m'émouvoir (La couleur pourpre) que de me faire rire (Jumping Jack Flash) que de me faire chanter et danser (Sister Act 1 et 2), la classe…
Vous voulez en savoir plus sur la comédie musicale parisienne ? Alors, faudra revenir demain !
Je vous souhaite un bon week-end !

5 févrierQuel temps ! Pluie et vent froid, tout ce que j'adore et rien pour me transfuser (au point où j'en suis, il ne me reste plus que cela !) ne serait-ce qu'une once d'énergie… Et pourtant, quand je comptabilise le retard accumulé, je me dis que ce ne serait pas mal que je trouve rapidement une solution. Une idée ?
Le jour d'après efface le jour d'avant… Et, dans cette succession, témoignage du temps qui s'écoule, savons-nous profiter des petits bonheurs de la vie ? Il n'y a pas si longtemps la « positive attitude » était à la mode. Cependant, comme dans toutes les modes, ce qui enflamme brûle encore plus vite et, rapidement, il n'en reste plus que des cendres que le vent emporte au loin.
Pourtant, pour une fois (!), c'était une bonne idée. La preuve : j'ai vu débarquer à la télévision une émission pour apprendre à être heureux ! Cela me laisse songeur… Sommes-nous devenus si fragiles que nous ne savons plus rebondir face aux difficultés de la vie ? À moins que nous attendions trop d'elle en oubliant que nous en sommes les acteurs… Une partie de la nouvelle génération a pris l'habitude d'obtenir trop sans même lever le petit doigt, je m'inquiète pour elle, saura-t-elle faire face au quotidien alors que personne ne lui a appris le courage ou la détermination ?
Voici un blog ausi sombre que le temps ! Je vais commander un rayon de soleil pour demain ! Bonne journée !

29 janvier au 2 février ! Non, non, non, je ne vais pas parvenir à poster ce fichu blog ! Chaque jour, depuis mardi, j'ajoute une ligne et n'arrive jamais à le finaliser. J'ai donc décidé ce matin que toutes les bonnes choses ont une fin ! Donc il y aura un blog et c'est tout !


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Extrait gratuit d'un des livres de la saga d'Aila offert par Catherine Boullery, auteure de fantasy (autres passages sur Amazon). Excellente lecture ;)

Quand la première cloche sonna, Aila se leva et regarda par la fenêtre l’attelage d’Hector partir. Il allait lui manquer… Comme le lui avait rappelé son frère, elle se souvint qu’elle fêtait ses dix-sept ans, aujourd’hui. Cependant, elle ne célébrait pas un anniversaire ordinaire… Un peu troublée, elle réalisait que sa vie ne correspondrait pas à celle qu’elle avait choisie, mais uniquement à celle qui lui serait donnée de vivre. Elle serait une combattante qui partagerait le pouvoir des fées, tout un programme… Désormais, son existence se découperait entre les différentes facettes de sa personnalité. Saurait-elle les concilier à chaque instant ? Évitant tout bruit qui perturberait Lomaï, elle s’habilla et rejoignit le manège pour son entraînement.

Quand la deuxième cloche sonna, elle remonta vers sa chambre, espérant le débarquement d’Élina avec le petit déjeuner, elle avait faim et désirait passer du temps avec Lomaï. Élina attendait avec son plateau, et Lomaï, désormais réveillée et radieuse, semblait flotter sur un petit nuage… Cependant, ceci ne l’empêcha pas de s’occuper de sa nouvelle amie.
— Allez-vous mieux, Aila ? Vous paraissiez tellement lointaine, hier. Je me suis inquiétée pour vous.
— C’est gentil, Lomaï, merci, je me sens bien. Depuis que nous nous sommes rencontrées, nous avons passé bien peu de temps ensemble et je me demandais ce que vous aviez vécu après mon emprisonnement.
— Oh ! cela a été terrible ! Après votre départ, je me suis jetée avec colère sur le roi en le traitant de monstre et en le frappant de toutes mes forces, expliqua Lomaï, les yeux brillants. Il a immobilisé mes poignets pour m’obliger à me calmer, il est très fort, vous savez, et m’a décrit que, pour moi, vous vous étiez mise dans une situation désespérée. Il ignorait comment vous sortir de cette impasse, car un échange de vies est irréversible. Il a fait appeler les princes et Aubin, puis nous avons passé la nuit dans la bibliothèque du château, puis dans celle du mage royal afin de rechercher la solution qui pourrait vous sauver.
— Cette période a dû être bien pénible pour vous…
— Oh ! oui, mais certainement moins que la vôtre ! Vous demeuriez dans tous nos cœurs ! Ce fut finalement sire Avelin qui a tiré le livre adéquat et cette mascarade, aussi abominable fût-elle pour vous, restait votre seule porte de survie. Alors, nous nous y sommes tous résignés, y compris votre frère. Je me souviens de son visage, il était livide. Aubin s’est bien occupé de moi depuis que vous m’avez confiée à lui. Enfin, tout le monde s’est montré gentil, même le roi… Le lendemain, je lui ai expliqué ma terrible méprise et il a accepté mes excuses. J’ai failli le tuer et, pourtant, il me pardonne ! Est-ce que vous l’imaginez ? Je dois beaucoup à cet homme d’une grande bonté. Il a offert que je reste ici, puisque je voulais devenir votre humble servante, mais que vous nécessiteriez, à son avis, plus une amie qu’une domestique… Vous savez, ma maman était vraiment une mère dévouée et elle a fait tout ce qu’elle pouvait pour moi. Elle n’a juste pas réussi à nous sortir de la misère et ce n’était pas faute d’avoir travaillé jusqu’à en donner sa vie. À présent, je vis dans un château, je porte de jolies robes même plus rapiécées, j’ai chaud, je n’ai plus faim. Je n’ai jamais été aussi heureuse de ma vie !
Lomaï se mit à tourner sur elle-même, avec grâce. Ses longs cheveux s’épanouirent comme une corolle autour d’elle avant de retrouver leur place lorsqu’elle s’arrêta.
— Alors, plus de combats ? Plus de kendas ? questionna Aila, taquine.
— Si ! Mais je veux également vivre comme une femme…
Aila s’interrogea un instant sur la signification exacte de sa réponse, mais n’approfondit pas le sujet. Voir Lomaï si rayonnante suffisait à son bonheur. Elle lui proposa de retourner à cheval chercher son arbalète et le reste de ses affaires après manger et Lomaï accepta.
— Souhaiterais-tu que je t’apprenne à monter ?
Lomaï rougit violemment et baissa les yeux.
— Ne prenez pas cette peine, je m’exerce déjà. Merci beaucoup.
Tout en parlant, Aila se détourna pour sortir.
— Au fait, Lomaï, plutôt que mon humble servante, je te considère comme une amie. Alors, tu peux me tutoyer…

Ensemble sur Lumière, Aila et Lomaï descendaient une route qui menait à la ville basse. Lomaï n’avait pas rangé ses effets dans la petite maison qu’elle occupait, mais dans une cache qu’elle avait confectionnée sur un toit.
— Ce n’était pas trop difficile de vivre ici ? s’enquit Aila.
— Si. Ici, tous les jours, il faut se battre pour survivre. Mère m’a beaucoup protégée, mais j’ai dû, moi aussi, apprendre à lutter. En permanence, des gens succombent sur le trottoir à cause du froid, de la faim, de la maladie ou parce qu’un plus fort a eu raison de lui. La moindre nourriture donne lieu à des bagarres terribles dans lesquelles notre voisin est prêt à nous arracher les yeux pour récupérer ce que l’on a eu le malheur de dégotter avant lui. Obtenir et conserver une maison requiert une protection. Des bandes se cachent des soldats et font régner leur loi, indépendamment de celle du royaume. Si on les paie, on peut survivre plus longtemps que les autres…
— Et qu’a fait ta mère pour s’en sortir en plus de son travail ?
— Elle plaisait à un chef auquel elle se vendait.
Aucune honte ne ressortait dans les propos de Lomaï, simplement de la fierté.
— Ta mère était vraiment une femme courageuse et déterminée.
— C’est vrai.
— Où est-elle enterrée ?
— Dans la fosse commune… Sans argent, je me suis conformée à ce qu’elle m’avait demandé et je l’ai juste déposée dans la rue pour que la charrette qui passe tous les matins la ramasse et l’emporte.
Sa voix s’étrangla et ce fut un sourire plein de tendresse qui naquit sur les lèves d’Aila.
— Tu es comme elle, Lomaï, courageuse et déterminée.
Elle sentit les bras de Lomaï se resserrer autour de sa taille, le compliment l’avait touchée.
— Et ta maison ?
— Ce n’est déjà plus la mienne. Brigo, celui qui appréciait ma mère, essayait de me convaincre de la remplacer. Comme cela ne me tentait pas alors je m’apprêtais à la quitter…
— Où serais-tu allée ?
— Dans la rue, bien sûr. Regarde, c’est là !
Lomaï descendit de Lumière et escalada rapidement un mur. « Dans la rue », songeait Aila. Elle l’avait ramenée avec elle juste à temps pour lui éviter une vie encore plus précaire… Hors de vue pendant quelques minutes, Lomaï réapparut, tenant un sac.
— Aila, il faut déguerpir. Une des bandes dont je t’ai parlé arrive par une rue voisine. Elle ne vient pas pour nous, mais autant ne pas la croiser.
Son amie en croupe, la jeune femme talonna Lumière qui fila au trot allongé. Les jeunes femmes furent soulagées de revenir dans la ville haute sans rencontre désagréable.

Le déjeuner permit à Sérain de présenter le programme de la journée. Hector parti, les activités reprenaient leur cours habituel. Le repas fini, la réunion commença dans son bureau. Sérain indiqua qu’il ne disposait pas, pour l’instant, de nouvelles de la compagnie menée par Aténor à Pontet, le village de l’aubergiste. Adrien fit le point sur les progrès dans la mise en place des hérauts. Il en avait sélectionné quatre avec soin et avait organisé la répartition des comtés qu’ils prendraient en charge de telle façon que toute information n’excédât pas treize jours pour parvenir aux châteaux principaux les plus reculés.
— Voilà ce que je suggère : notre premier héraut s’occupera de Trérour, Uruduo et Partour. Le suivant traitera Melbour, Valmor et Aroure. Ces deux-là réintégreront rapidement Avotour, il leur suffira de cinq jours pour regagner notre cité par le chemin le plus court. Le troisième couvrira Barnian et Cordor avec dix jours pour revenir.
Adrien montrait au fur et à mesure les trajets proposés sur la carte qu’il avait étalée.
— Le dernier s’activera à Antan, Escarfe et Hanau. De fait, c’est la seule mission qui comporte une durée de voyage de retour aussi longue que celle de l’aller. En conclusion, nous avons atteint notre objectif et pouvons contacter les châteaux principaux de tous nos comtés en moins de deux semaines et encore sans se presser. Cela complète de façon efficace nos cavaliers chargés de transmettre les messages urgents du roi. Je crois qu’Aila a mis l’accent sur une faiblesse de notre système de gouvernement. Nous nous sommes trop reposés jusqu’à présent sur les chaîneries et nous devons absolument reprendre les rênes que nous leur avions laissées sur le cou. À présent, dans les conseils, il faut organiser la mise en place du nouveau procédé de remontée de toutes les informations. Et là, une idée de génie m’a inspiré ! Je suis allé demander à nos conseillers comment faire et, pour une fois, ils m’ont pondu une réponse tout à fait cohérente et convenable qui permettra que, à partir des conseils, les nouvelles du roi soient distribuées jusqu’au plus petit des bourgs. Une fois obtenue la nouvelle liste de villages plus détaillée que celle dont nous disposions, nous serons prêts à tout mettre en fonction. Quand j’ai exprimé mon immense fierté à l’égard de leur travail, ils se sont aussitôt rengorgés. Puis j’ai ajouté que personne d’autre qu’eux ne pouvait expliquer leurs plans aussi bien et donc je les ai chargés individuellement de leur réalisation sur place. Ils ont reçu leur ordre de mission avant-hier et partent à cheval, demain, avec deux gardes chacun.
Adrien étouffa un petit rire avant de poursuivre :
— Pour éviter toute réclamation, ils ont tiré au sort leur destination. Après, s’ils voulaient négocier entre eux, ils le pouvaient. Par conséquent, père, vous voici sans conseillers pour un bon mois, voire plus, avec la tranquillité en prime ! Personnellement, je me réjouis d’avance en imaginant combien la dureté de la selle va les changer désagréablement de la mollesse de leurs fauteuils. Qu’ils aillent donc reprendre contact avec la vraie vie !
Le prince jubilait à juste titre et Sérain souriait. Ils avaient la même prestance, voire même plus affirmée chez le fils.
— Attendez ! Je n’ai pas fini ! reprit-il. Toujours en suivant les précieuses recommandations d’Aila qui nous a bien expliqué que les sollicitations des bourgs lointains pouvaient être négligées, eu égard aux décisions, souvent arbitraires ou égoïstes, des conseils, j’ai fait former douze nouveaux hommes, un par comté dont la mission sera la suivante : parcourir d’un bout à l’autre le territoire qui leur est attribué pour prévenir chaque village, du plus petit au plus grand, de la mise en place dans chaque conseil d’une boîte à doléances où les villageois pourront déposer leurs demandes. Leur contenu sera relevé mensuellement. D’ici quelque temps, nous pourrons constituer une deuxième équipe de hérauts si la première n’y suffisait plus…
Sérain réfléchissait.
— Je pense que cette fréquence conviendra pour l’instant. Malgré tout, prévoir la formation d’autres messagers dès maintenant me semble une sage résolution.
— Bien. Que nous reste-t-il à faire ? Ah ! oui ! À écrire la première lettre du roi à ses citoyens. Que voulez-vous y inscrire ? poursuivit Adrien.
— Nous pourrions annoncer les décisions arrêtées lors de la réunion avec la chaînerie des grains, proposa Sérain. Si nous en prenons de nouvelles d’ici leur départ, nous les rajouterons.
— Je crois qu’il faut attirer l’attention dans les villes sur cette procédure inédite, ajouta Adrien. Nous devons mettre en avant l’intérêt du roi pour ses citoyens. Alors, comment le formuler ?
— Peut-être « La famille royale d’Avotour vous informe des décisions qu’elle a prises. » Qui dit mieux ? demanda Avelin.
 « Le roi Sérain d’Avotour a décidé, pour soutenir son peuple, de faire ci et ça… », proposa Aubin
— Bon début, mais nous, alors ! On n’y évoque pas les princes ! rétorqua Avelin. Il ne faut pas nous oublier ! Une idée, Aila ?
— Non, plutôt une remarque… Nous sommes arrivés à la conclusion que les chaîneries donnaient l’impression d’être les vrais preneurs de décisions et nous cherchons à en prouver la fausseté. Si, dans notre nouvelle démarche, nous ne parlons que du roi, nous négligeons leur rôle. Comme nous, elles ont discuté, négocié, avancé des propositions pour améliorer la situation des leurs et je trouve dommage d’opérer comme elles en les reléguant au rang qu’elles nous attribuaient auparavant. Agir ainsi me semble incorrect.
— C’est quand même moi qui prends les décisions ! s’exclama le roi.
— Je vous l’accorde, mais elles coordonnent un important travail d’assistance, même s’il est partial et imparfait. Je l’ai observé à Antan, elles sont omniprésentes et doivent faire de même partout. S’il est normal qu’ils ne retirent pas toute la gloire de vos résolutions, il me paraît aussi logique de reconnaître et de respecter leur engagement.
— Alors que suggérez-vous ?
 » À l’écoute des demandes de la chaînerie des grains, le roi s’est engagé à… cette dernière assurera leur mise en place dans les conseils principaux. » Enfin, quelque chose dans ce goût-là…
— Aila a raison, ne rendons pas aux chaîneries ce que nous leur reprochons. Personnellement, je vote pour. Alors ? interrogea Adrien.
— Je te suis, dit Avelin.
— En l’absence d’opposition, c’est d’accord, conclut le roi.
Elle remarqua qu’Hubert n’avait pipé mot. Et dire qu’ils allaient bientôt voyager ensemble pour une longue mission…
— Passons au sujet suivant, poursuivit Sérain. Un messager est parti ce matin chercher des kendas. J’espère bien que, parmi eux, se trouvera celui qui m’est destiné, puisque Lomaï s’est approprié celui qu’Aila avait déniché… D’ailleurs, à ce sujet, je désirais vous annoncer que j’ai fait remercier le brave boutiquier en lui offrant deux sequins. Je présume que ceci suffira…
Elle garda pour elle que le vieil homme n’en escomptait qu’un. Après tout, peut-être valait-il plus au regard du bonheur qu’il avait procuré à Lomaï. Un petit coup d’œil vers la jeune femme lui apprit que cette dernière rougissait encore en référence à l’allusion que le roi avait glissée à son propos.
— Je crois qu’à présent nous avons épuisé toutes les questions. Nous allons pouvoir lever la séance.
— Sire ? intervint Aila. Il en reste une que vous n’avez pas évoquée. Maintenant qu’Hector est parti, je m’attendais à perdre mon statut de promise et vous ne l’avez pas abordé.
Elle perçut la gêne du roi ainsi qu’un rapide échange de coups d’œil entre Adrien et Avelin. Allons donc, qu’est-ce qu’ils avaient bien pu inventer pour qu’elle demeurât la promise d’Hubert ? Elle sentit l’énervement pointer le bout de son nez…
— Auriez-vous encore prévu un bal en présence d’un nouvel ami ? s’enquit-elle, innocemment, bien que personne ne fût dupé par l’ironie qui perçait sous son ton. Votre Majesté, vous m’aviez dit que, si je voulais que cette situation cesse, il me suffisait de le demander. Alors, je le réclame, je souhaiterais reprendre ma place de combattante et ne plus jouer à la fausse promise. S’il vous plaît…
Sérain paraissait particulièrement gêné.
— Je ne peux plus malheureusement répondre positivement à votre requête aujourd’hui.
— Quoi ! Mais pourquoi ? Qu’y a-t-il de nouveau depuis hier ?
— Ce matin, j’ai reçu une lettre très officielle du roi de Wallanie qui désire marier sa fille aînée à notre prince héritier, ce qui me place dans la situation délicate de ne pouvoir lui refuser cette union, dont je ne veux pas pour l’instant, sauf si Hubert est déjà promis à une autre dame…
Aila était anéantie.
— Pardonnez-moi, Votre Majesté. Cette supercherie sera très vite éventée. Personne ne peut se tromper très longtemps sur les relations entre votre fils et moi.
— Hector l’a bien été ! Cela suffira, répliqua Hubert vertement.
— Non, vous êtes dans l’erreur ! Hector n’a pas été berné le moins du monde.
— Quoi ! Que lui avez-vous raconté ? Vous êtes donc incapable de vous taire ! s’énerva immédiatement le prince.
— Je n’ai rien dévoilé ! Il m’a posé la question et je lui ai avoué la vérité ! Peut-être êtes-vous susceptible de mentir à votre meilleur ami, moi pas !
— Et qu’a-t-il répondu ?
— Vous voulez vraiment savoir ce qu’il a dit ?
— Oui !
— Eh bien, vous l’aurez voulu ! Il a dit : « Hubert se comporte comme un imbécile en n’ayant pas deviné la femme que vous cachez… » Ceci vous convient-il ou vous en voulez encore ? Désirez-vous que j’évoque le magnifique baiser que vous m’avez donné pour faire plaisir à votre second père ? Jusqu’à quelle compromission êtes-vous prêt à vous abaisser, sire Hubert, pour sauver votre face ?
Le ton montait. Comme deux coqs parés pour l’affrontement, chacun était dressé sur ses ergots.
— Je suis prêt à me traîner dans la poussière pour mes amis, si nécessaire !
Aila explosa de colère.
— C’est à cela que vous me comparez ! Vous choisissez bien mal vos promises, sire Hubert ! À moins que vous ne preniez juste que ce vous êtes capable de dégotter !
— Je vous interdis de dire cela !
— Il ne suffit pas de l’interdire, il faut aussi prouver le contraire !
— Assez !
La voix du roi s’éleva comme le tonnerre et coupa court à la dispute.
— Non, mais regardez-vous ! Sous mes yeux, j’ai deux morveux immatures en train de se quereller ! Si vous étiez des enfants, je vous renverrais sur-le-champ dans vos chambres, sans manger ! Et dire que c’est à des gamins, incapables de contrôler leurs émotions, que je vais confier une des missions les plus importantes pour notre pays ! Je vous accorde une heure pour régler vos différends et quand, dans une demi-cloche, je reviendrai, je veux voir des adultes sensés ! Ai-je été clair ?
Elle baissa la tête, mais pas son fils aîné qui regarda son père bien en face, sans aménité.
— Venez, dit le roi aux autres participants, laissons-les grandir ensemble !

Aila et Hubert se retrouvèrent tous les deux, seuls, dans le bureau, l’éclat de leur dispute résonnant encore à leurs oreilles. Le prince se leva pour se camper devant le feu, lui tournant ostensiblement le dos. Le silence s’installa. Aucun des deux ne parlait. Aila se torturait la tête pour répondre aux attentes de Sérain, mais rien ne lui traversait l’esprit. Elle repensait à tous les moments qu’elle avait partagés avec Hubert, les franchement désagréables comme les autres où elle avait senti battre son cœur plus vite…
— Qui êtes-vous, sire Hubert ? Moi, j’ai besoin que vous me l’expliquiez, parce que je ne sais pas.
— Et en quoi cela peut-il vous intéresser ?
— En rien. Je disais juste cela pour causer ! Regardez-vous ! Vous n’êtes même pas capable de me répondre simplement. J’essaie de déployer des efforts et votre seule réaction consiste à m’envoyer promener ! Par les fées, quel grand communicateur vous êtes ! J’espère que votre père n’attend pas que vous lui serviez de diplomate !
— Laissez mon père en dehors de cela ! S’il s’est emporté contre moi, c’est uniquement de votre faute !
— Non ! Il s’est irrité contre nous, et nous le méritions autant l’un que l’autre ! Reconnaissez-le ! En face de moi, vous perdez le contrôle de la situation ! Parfois, vous me donnez l’impression que vous n’attendez que cela pour exister. À croire que votre vie est vide à en mourir !
Hubert se tourna vers elle, son regard figé dans une expression qu’elle ne déchiffra pas.
— Pourquoi dites-vous cela ?
— Quoi ?
Aila était tellement énervée qu’elle ne savait même plus ce qu’elle venait de déclarer.
— Que ma vie est vide à en mourir, précisa Hubert.
Il avait l’air si blessé qu’elle fut déchirée par les remords d’avoir parlé sans réfléchir.
— Souvent, vous paraissez si froid, si distant, comme si vous ne ressentiez rien… Et puis, à d’autres moments, vous êtes charmant, voire prévenant comme avec dame Éléonore, même si cette façon d’agir apparaît plutôt rarement envers moi…
Elle n’ajouta pas le mot troublant qui lui vint à l’esprit et reprit rapidement :
— Je n’arrive pas à vous suivre, je n’arrive pas à vous faire confiance. Parfois, vous me donnez l’impression d’être unique et puis, l’instant d’après, vous êtes terriblement blessant à mon égard. Mais qu’est-ce que je vous ai fait pour que vous me détestiez autant ?
— Je ne vous déteste pas.
— Mais alors, expliquez-moi !
— Il n’y a rien à expliquer. Vous êtes agaçante, c’est tout !
— Eh bien non, ce n’est pas suffisant ! Vous ne pouvez pas justifier votre comportement par un seul mot sur moi ! Et vous, qu’êtes-vous donc ?
— Un imbécile, vous l’avez déclaré vous-même, répondit-il, en répétant la phrase d’Hector…
Elle se sentit affreusement gênée.
— Il n’a pas dit que cela, il vous estime énormément.
— Alors qu’a-t-il raconté d’autre que je ne sache pas ?
— Il a affirmé que vous vous étiez emmuré vivant dans un silence que vous ne saviez plus briser.
— Vous pouvez m’indiquer pourquoi il vous raconte cela à vous et pas à moi !
— Oui, tout à fait. Je me répète : parce que vous vous êtes emmuré vivant dans un silence que vous ne savez plus briser…
Il s’assit, inclinant sa tête qu’il prit entre ses mains. Aila se rapprocha.
— Peut-être que si vous vous laissiez aller juste un petit peu, vous pourriez partager plus avec ceux qui vous entourent. Tous vos proches vous aiment et vous respectent.
— Qu’en savez-vous ?
— Avelin l’a évoqué avec moi et son regard affiche les mêmes sentiments que ceux que je perçois dans les yeux de sire Adrien et de votre père.
— Il vous en a parlé… C’est fou tout ce que les gens peuvent vous raconter.
— Vous ne croyez pas si bien dire ! Je sais aussi qu’ils vous ont fait boire…
Totalement abasourdi, il leva la tête. Comment ses frères avaient-ils osé en discuter avec elle ?
— Et que vous, en réponse à cette offense, les aviez punis. Avez-vous un instant essayé de comprendre leurs motivations ? poursuivit-elle, impitoyable.
Il secoua la tête.
— Vous être triste, sire Hubert, enfermé dans un monde sans joie et sans plaisir. Comme moi, vous voulez tout contrôler. Malheureusement, vous n’y arrivez pas et vous ne l’acceptez pas. Regardez-moi ! Vous me déplacez comme une potiche décorative depuis le début, robe, bal et pas le moindre petit mot gentil pour m’encourager à me déguiser en femme. Vous me faites valser comme une reine, m’embrassez dans un jardin obscur et ne m’adressez plus la parole après… Vous me sauvez, puis vous m’abandonnez. Ai-je donc si peu de valeur à vos yeux ?
— Non, ce n’est pas cela…, répondit-il, avec une douceur surprenante au cœur de leur discussion avant de s’énerver à nouveau. Mais vous êtes tellement incontrôlable ! Vous contestez mes ordres, combattez mieux que moi et accaparez la place auprès de mon père…


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