Les Archives du blog de #fantasy de mai 2013
tome 2 - La Tribu Libre

La saga d'Aila  fantasy


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Note : 4.5 / 5 avec 210  critiques préféré

Les archives du blog de fantasy d'Aila de mai 2013

31 maiÇa y est, je commence à dire adieu à certains de mes élèves avec un net pincement au cœur dans le cas du premier groupe de 1re ES que j'ai quitté définitivement… Leur conseil de classe a lieu au moment de notre dernière séance et, donc, il n'y aura pas de prochaine fois… Un deuxième élève de ce groupe m'a demandé si je faisais les terminales ES avant de se reprendre (il n'y a plus de sciences physiques en Terminale ES), mais cela m'a fait tout drôle, car je me suis dit que j'aurais bien créé une filière spéciale pour eux pour les garder un peu plus longtemps. Ah la la, voilà que je me sens toute triste…
Petite cerise sur le gâteau, avant-dernière à partir, une élève s'est retournée pour me dire qu'elle n'avait jamais eu un aussi bon professeur de physique. C'était pour le moins inattendu, mais, pour le plus, fort touchant… Vous comprenez pourquoi je ne veux pas les laisser partir, on s'aime !!!!!!!!!!
Dernière cerise sur le gâteau (à ce rythme, j'aurai bientôt une forêt noire !), quelques-uns m'ont dit qu'ils viendraient me voir au Salon du livre. J'en ai même un qui m'a précisé avoir déjà enregistré la date sur son portable pour ne pas oublier !
Un peu de soleil ce matin. Bizarrement, j'ai cessé d'y croire… Bonne journée !

27 maiVoici un week-end bien rempli qui s'achève, avec un samedi sous le signe de la musique !
Pour commencer l'après-midi : la fête de la MJC. J'avais décidé de ne pas danser pour ne pas envenimer la situation avec mes genoux qui tardent à guérir. J'avais donc apporté mon appareil photo pour échanger une passion contre une autre et, ainsi, participer d'une autre façon. Au final, je n'ai pas résisté, j'ai fait la chanson de démonstration au dernier rang, mais, dans la Country, c'est bien connu, celui qui se cache derrière tous, finit par se retrouver au premier rang quand tout le monde a fait un demi-tour (!) et servir de partenaire à ma complice, Émilie. Résultat : un après-midi super sympa, mais des heures à piétiner, pas tout à fait ce que je souhaitais !
Le soir, soirée musicale d'un ami de longue date. Encore debout, à marquer le rythme discrètement si on excepte un rock pour clore cet instant animé ! Je me suis dit que j'allais déguster le lendemain ! Eh bien, non… Au final, dimanche, j'ai choisi le repos, avec une fête des mères des plus tranquilles et une petite sieste réparatrice !
Comment peut-on savoir si on a du talent ? Je suis retombée sur la critique assassine d'une blogueuse à mon sujet et le doute a été ravivé instantanément (sûrement parce qu'il ne s'était jamais éteint…). Certains mots, en particulier d'un proche de la famille, me reviennent en mémoire et me blessent. Je me dis qu'il y a aussi tous ceux qui m'aiment bien et qui, ne souhaitant pas me faire de peine, taisent probablement le fond de leur pensée… Mais, dans le même temps, il y a aussi tous ceux qui ont réservé le deuxième tome de fantasy, avec ceux qui vont se déplacer au Salon du livre pour venir me voir et en profiter pour l'acheter. Eux, je sais qu'ils ont adoré et que je leur ai apporté du bonheur. Alors où est la vérité sur le talent ?
La semaine commence sous le soleil, pourvu que cela dure !

25 maiVoici un site qui vous propose de multiples voyages virtuels, mais très impressionnants ! À apprécier…
Pas grand-chose à raconter, à part la pluie qui continue à tomber presque sans discontinuer et du travail plus que je n'arrive à en faire ! Le week-end se profile chargé en activités diverses et variées. J'augure déjà qu'il ne sera pas assez long pour tout faire !
C'est le début du week-end, trop bien ! Il pleuvra au moins samedi, génial… :(

24 maiJe repasse dans ma tête ce que j'ai entendu sur l'Éducation nationale depuis le rapport sur la Cour des comptes et je m'énerve toute seule… Chacun, que ce soit le gouvernement (et particulièrement celui d'avant auquel j'en veux beaucoup pour son ineptie en matière de sciences) ou les parents (dont je fais partie, il ne faudrait pas l'oublier…) y va de ses certitudes et fourmille d'idées pour résoudre les problèmes… qu'ils ne résoudront pas, car le cœur de cette érosion s'exprime un problème de dérive sociétale, c'est tout. Une société permissive qui excuse tout, voire qui cautionne ou encourage, comment peut-elle finir sinon en se délitant chaque jour un peu plus ?
Métaphoriquement, je dirais qu'il faut « huiler les gonds ». Ce sont les règles qui assagissent l'Homme, des règles qui l'amènent à respecter autrui et à être respecté par lui. Ben oui, je suis de la vieille école, de celle où vos parents vous apprenaient à dire « bonjour » et « merci » et à vous taire quand il le fallait. Maintenant, chacun fait ce qu'il veut quand il le veut et est même capable de se plaindre quand on exige de lui plus qu'il n'a envie de donner et se débrouille toujours pour trouver une oreille attentive pour l'écouter et le plaindre…
Mettre les profs expérimentés dans les ZEP… Quelle bonne idée !
Je m'imagine bien finir ma carrière avec des classes encore plus difficiles qu'une des miennes cette année… L'expérience dans ce cas-là ne sert à rien et la seule image qui revient hanter mon esprit est celle de mon incapacité… J'ai presque envie de dire comme les élèves : « Je suis nulle », comme cela, je serai peut-être pardonnée pour mon absence de talent !
L'alchimie entre des élèves et un professeur est subtile et exige une adhésion mutuelle, mélange de curiosité, de compréhension et de respect. Si l'un des ingrédients fait défaut, ça ne marche pas, c'est tout…
Plus que deux jours avant le week-end, bon courage !

22 maiMoment de frustration profonde et de colère rentrée…
Ma tête bouillonne d'idées et de mots qui s'enchaînent en phrases légères et percutantes, exactement celles que je voudrais graver de façon éternelle et qui donneraient, enfin, vie à cette histoire que je porte en moi depuis trop longtemps et qui ne désire plus que s'exprimer… Je me sens tellement prête à ouvrir les vannes de mon écriture et tellement en incapacité de le réaliser tant le lycée m'accapare et exige de moi plus que je ne me sens apte à lui donner. Quelle déception de vouloir retenir de magnifiques expressions qui traversent mon esprit et de les voir s'évanouir dès que le quotidien me rattrape. Je tente comme je le peux de ranimer leur flamme alors qu'elle vacille déjà, mais, une fois perdues, elles ne laissent que le vide dans un cœur désabusé.
Quelques rayons de soleil dehors et peu de chance d'en profiter, tant de copies m'attendent qu'il me faut y retourner.
Belle journée.

20 maiRecherche commentaires désespérément ! Je suis en train de relancer tous les gens que je connais et qui m'ont dit avoir aimé mon livre (eh oui, je n'en suis pas encore au stade de l'autoflagellation avec des commentaires mitigés ou négatifs ! En fait, les gens que je connais sont tous trop gentils, ils sont toujours positifs dans leur avis !) pour étoffer la page sur les avis des lecteurs sur le site et donc dans les pages que je prépare pour le Salon du livre. En étant convaincante, je devrais pouvoir en récupérer une petite dizaine, mais ce n'est pas gagné ! Pour l'instant, j'en suis à un ! Merci, Henriette ! Dommage, je ne connais même pas la collègue à laquelle elle a prêté mon livre, cela aurait pu m'offrir une possibilité supplémentaire !
Dehors, il pleut. Comme une mer de larmes jamais tarie dans un infini océan de grisaille, le mois de mai se dissout jusqu'à disparaître et moi avec !
Belle journée quand même !

19 maiVoici une discussion improbable à la sortie des écoles :
- Tu viens, on va jouer à « un, deux, trois, soleil » !
- T'as vu le temps ! Ce sera plutôt « Il pleut, il mouille, c'est la fête à la grenouille » !
Ou alors je peux reprendre la phrase lue dans le journal de M6 : « On n'en pleut plus ! »
Mon leitmotiv sera le même que celui que clament mon cœur et mon esprit depuis des mois : je veux du soleil !!!!!!!!!!!
Nouveau commentaire de la part d'Henriette que j'ai rajouté dans les avis des lecteurs du tome I :
« J'ai tout lu à toute vitesse tellement c'était prenant ! »
Bravo et bonne suite et merci !!!!!!
Au fait, j'ai prêté ton livre à une collègue qui l'a lu et l'a beaucoup apprécié. Elle m'a demandé s'il y avait une suite alors je lui ai dit que tu présentais le deuxième tome papier à Sartrouville !
Aucune imagination pour aujourd'hui, si ce n'est celle qui me taraude d'écrire la suite des aventures d'Aila et qui est auprès de moi à chaque fois que je m'endors et à chacun de mes réveils. Quant à la mettre en application, je ne fais qu'en rêver, malheureusement…
Bonne soirée.

15 maiAffiche du Salon de livre de Sartrouville sous le signe de la trouille, de la pétoche et de tout ce qui fait peur ! Moi, j'ai concocté pour mes lecteurs la grande souffrance et là, on a le trouillomètre à zéro !

Affiche du Salon du livre de Sartrouville 2013
Affiche du Salon du livre de Sartrouville 2013

Chaque année au mois de juin, depuis 12 ans, Sartrouville reçoit dans le parc du Dispensaire, des auteurs, illustrateurs de livres jeunesse sur un thème précis et sur lequel toutes les structures municipales, les écoles et certaines associations ont travaillé des mois durant, pour présenter, le jour dit, au public ébahi, le fruit de leurs réalisations.
Sartroulivre, seul salon de littérature jeunesse dans les Yvelines, est non seulement un événement attendu, mais le rendez-vous incontournable pour les éditeurs, auteurs et illustrateurs jeunesse.
 »
Bonne journée

14 maiPar quoi vais-je commencer ? Euh… il fait gris, très frais et il pleut. RAS-LE-BOL !!
L'histoire du jour : en première ES, un de mes élèves m'a demandé si je faisais des terminales jusqu'à un de ses copains lui fasse remarquer qu'il n'avait plus sciences physiques l'année prochaine ! J'ai trouvé cela adorable ! Je le garderais bien aussi cet élève-là !
Nouveau commentaire pour La Tribu Libre UPblisher et sur Amazon :

« Saisissante Aila!
Un récit toujours aussi bien construit, une héroïne qui nous tient en haleine d'un bout à l'autre du roman. On en redemande ! La suite, la suite !
 »
Merci Caroline !

13 maiAllez, c'est parti pour une nouvelle semaine de folles aventures… ! N'écoutez pas, je raconte n'importe quoi ! Dur, dur de reprendre le chemin du lycée et me voilà à rêver de ces enfants qui lui échappaient en faisant l'école buissonnière… Comment, alors que j'aime son métier, puis-je en arriver à avoir envie de fuir ? Je ne connais que trop bien les réponses et je ne pense pas être capable de changer le monde et ses égarements…
J'ai trouvé un site extraordinaire qui m'a enfin permis d'identifier les derniers papillons exotiques. Il présente plus de cent cinquante papillons, ailes ouvertes et fermées, ainsi que le dimorphisme mâle - femelle, parfait !
Il ne me reste plus qu'une page à finaliser, celle des papillons français et une relecture attentive, ainsi que quelques améliorations d'agencement des pages, et ces nouveautés seront mises en ligne sur le site !
Bonne journée !

12 maiLe souci des vacances, c'est qu'elles ont toujours une fin ! Et, cette fin, c'est demain !
Pour ne pas y penser, j'ai commencé par un bal country, mais mon genou droit ayant fini par faire des siennes, me voici de retour à la maison avant de repartir à une autre soirée, quelle vie ! mais quelle vie !
Je vous avais promis des photos, les voici :

Reflet sur l'eau
Reflet sur l'eau

Contre-jour sur une plantation d'arbres fruitiers
Contre-jour sur une plantation d'arbres fruitiers

Barque sur la rivière Lot
Barque sur la rivière Lot

Bord de la Cère à Bretenoux dans le département du Lot
Bord de la Cère à Bretenoux dans le département du Lot

Bord de la rivière Lot
Bord de la rivière Lot

jolie fleur bleue (si vous connaissez son nom…)
jolie fleur bleue (si vous connaissez son nom…)

Bon courage pour demain !

11 maiRetour à la maison sous un ciel gris… De quoi vous plomber le moral ! Je me fais l'effet d'être en mode « on - off », soit il fait beau et mon énergie renaît de ses cendres, soit il fait gris et je m'effrite comme une roche rongée par les intempéries…
Belle prise de tête pour identifier un papillon exotique dont je croyais pourtant connaître le nom. Quand j'ai recherché de plus amples informations à son sujet, j'ai vite déchanté, son aspect ne collait pas à la famille indiquée et à aucun Heliconius en général. De plus, les rares images qui le représentaient indiquaient toujours papillon exotique ! Merci, mais, ça, je m'en doutais ! Donc, persévérante, j'ai multiplié les mots clés, les sites pour, enfin !, tomber dessus (par le plus grand hasard ?). Cette espèce Catonephele orites présente un dimorphisme très marqué entre le mâle et la femelle. Nombreuses photos du mâle et, traîtresse, c'était la demoiselle que j'avais photographiée et qui, ainsi, se dérobait à ma sagacité ! Pendant que j'y étais, j'ai aussi identifié deux autres papillons que j'ai rajoutés à ma page, ce qui porte leur nombre à 24 !
Avec tout cela, je n'ai terminé qu'une page sur 4 ! Et je sens que je vais galérer un maximum pour m'approcher des noms exacts de certaines Hespéries. Ouh la la, c'est pas gagné tout cela !
Nouveau commentaire sur le page d'Aila et la Magie des Fées : « Magique
Premier fantasy. J'y croyais pas mais je me suis laissée transporter dans cette aventure qui ne m'a apporté que du bonheur.
Je viens de me faire (enfin) offrir une liseuse et bien sûr je me suis empressée de télécharger le tome 2 que j'ai hâte de dévorer.
Merci à toi, Catherine, pour les bons moments de détente que tu m'apportes.
 »
J'ai dû ruser pour découvrir l'auteur de ce message qui, visiblement, me connaissait, mais qui n'avait pas indiqué son nom ! Merci Catherine !
Bientôt la fin des vacances, snif… Bon week-end !

9 maiDernière balade avant la pluie à Carennac sous un ciel plutôt gris que bleu, mais créateur de belles lumières, quoique un peu blafardes. Un bel envol de canards et pas le moindre papillon si j'excepte un Vulcain qui ne tenait pas en place !
Didier a travaillé sur la mise en place des différentes pages, créant sur le modèle demandé celle qui manquait. Maintenant, il me reste à finaliser, mais, sans internet, je doute encore de certaines espèces. Une que je croyais être un « Tristan », n'a finalement pas le dessous des ailes en cohérence avec une autre photo de ce papillon que j'ai retrouvée, je vais donc partir sur une nouvelle identification avec le « Grand nègre des bois ». En attendant, les Hespéries sont belles, mais désespérantes ! Trop nombreuses et pas assez différentes pour certaines, elles me font tourner en bourrique, car la suivante semble toujours mieux correspondre que la précédente… jusqu'à ce que je change d'avis !
Retour vers la maison demain avant la rentrée qui se profile en ombre maléfique… Encore un peu de courage, mais l'année prochaine sera-t-elle plus facile ou toujours plus difficile ? J'éprouve juste un peu de peur à l'idée qu'elle puisse être pire, je verrai bien.
Bientôt le dernier jour de la semaine !

7 maiBouououh… Le soleil s'est caché derrière les nuages et la fraîcheur était au rendez-vous ce matin. J'ai finalement renoncé à rejoindre ma falaise préférée en mode « Chasse aux lépidoptères » avec mon appareil photo et j'ai bien fait : je n'ai croisé qu'un seul et unique papillon sur le chemin du retour qui a voleté un instant autour de moi avant de disparaître. Pour me consoler, j'ai fait des photos de fleurs, j'aime bien aussi ! Heureusement que je ne me contente pas que d'une seule passion !
Je continue à travailler sur mes futures pages de papillons et sur la construction de la page d'intro. Cette dernière présentera de façon brève et générale les papillons ainsi que le vocabulaire et donnera la possibilité de visiter trois pages : les papillons français, les exotiques et des photos supplémentaires.
Petit retour dans la course ! Je regardais partir toute ma famille courir avec un petit pincement au cœur depuis quelques jours, alors j'ai décidé de partir avec eux. Bon, j'ai connu des jours meilleurs, mais ce n'est qu'une reprise pour tester la réaction de mes genoux. Maintenant, c'est fait, il faut que je patiente encore…
Bonne fin de semaine !

5 maiEnfin le soleil et la chaleur ! Je pourrais songer à revivre si les effets de ma chute ne jouaient pas les prolongations… Ce matin, après la préparation d'une tarte Tatin et d'un rôti avec de petits légumes, je suis partie vers la falaise croisant sur mon passage tout plein de papillons et aucun qui n'a daigné poser ! C'est pas faute d'avoir essayé encore et encore, mais mon taux de réussite a été des plus faibles… Le comble est qu'ils ne s'immobilisaient que lorsqu'ils étaient hors de ma portée : trop haut, trop loin… Bouh !
Mes deux pages sur les papillons français et exotiques ont bien avancé. Malheureusement, sans internet, les compléments d'informations nécessaires pour les finaliser s'avèrent difficiles à obtenir. Il ne me reste que quelques espèces à identifier dans les papillons françaises et quelques confirmations sur ceux exotiques. Avec toutes les connaissances emmagasinées, je deviens suffisamment éclairée pour m'apercevoir des inexactitudes. Ainsi, je connais toutes les espèces que j'ai croisées ce matin : flambé, grand porte-queue, citron de Provence, piéride avec un éventuel nouveau venu : une mégère, mais cela reste à confirmer.
Les photos dès mon retour !
Bon dimanche !

4 mai Suite de la visite guidée ! Régalez-vous !

Parides iphidamas et Papilio polytes
Parides iphidamas et Papilio polytes

Siproeta steneles
Siproeta steneles

Cethosia biblis
Cethosia biblis

Heliconius melpomene amaryllis
Heliconius melpomene amaryllis

Idea leuconoe
Idea leuconoe

Bon week-end !

3 mai Vous les attendiez ! Les voilà ! Petits papillons exotiques voletant autour de moi, je vous adore ! Par contre, pour ce qui est de vous capturer avec mon appareil en plein vol, difficile !
Je vais enfin pouvoir la réaliser cette page sur les papillons que je veux ajouter au site ! Trop bien ! J'ai déjà une sélection de papillons français et, maintenant, je vais l'enrichir avec ces papillons venus des quatre coins du monde !
Voici un site qui liste tous les papillons du monde, extrêmement complet donc un vrai bonheur pour les amateurs éclairés, mais difficile d'utilisation pour plusieurs raisons :
- la première, c'est que pour rechercher un papillon, il faut connaître le lieu dans lequel vous l'avez vu et quand ce dernier volait dans une serre, clairement, cette indication ne suffira pas ;
- la seconde, c'est que les papillons sont dessinés et tout petits, j'ai donc plus de difficultés à faire le lien avec un papillon réel ;
- la dernière est, qu'une fois que vous avez repéré un papillon et que vous voulez le voir de plus près, il efface la sélection initiale et vous repartez du début, pas cool…
Conclusion : j'en suis à deux de non identifiés. Un, c'est sûr, je ne l'ai que les ailes repliées donc, sauf un coup de chance, je ne trouverai pas et, l'autre, il ressemble aux Héliconius, mais je ne suis pas parvenue à repérer une sous-catégorie à laquelle il appartiendrait.
C'est parti pour la première partie de ma petite visite guidée de quelques-unes des merveilles rencontrées !

Morpho Helenor
Morpho Helenor

Caligo eurilochus
Caligo eurilochus

Tirumala petiverana
Tirumala petiverana

Heliconius sara
Heliconius sara

Parthenos sylvia
Parthenos sylvia

Si j'adore les papillons, je ne suis pas encore un fin connaisseur du sujet et, en cas d'erreur(s), n'hésitez pas à me le signaler ! Bonne journée !

2 mai Tout de suite sur UPblisher ! Vous pourrez ainsi découvrir les nouveautés du site, ce dernier évoluant régulièrement, dont l'ouverture d'un blog, encore tout récent, mais prometteur !
Ensuite, vous êtes inscrit sur Facebook ? C'est le moment de participer au jeu-concours UPblisher. Trois questions simples et un indice pour trouver les réponses, vous réussirez à tous les coups !
Enfin ! Direction La Queue les Yvelines pour la visite d'une serre à papillons. Depuis le temps que j'en rêvais ! C'est fait et c'est trop trop beau pour les amateurs de photos et de papillons. Nous sommes arrivés les premiers et le temps que nos appareils arrêtent d'être embués par la différence de température, c'était parti pour mille et une photos (enfin, quelques centaines pour être plus juste !) et beaucoup moins de papillons ! J'ai adoré ! Je veux en refaire une, bientôt ! Pour les plus beaux clichés, je vous prépare cela pour demain !
Bon courage pour la fin de la semaine

1 maiJe vous souhaite beaucoup de bonheur en cette journée si spéciale de l'année où un simple brin de muguet est le symbole de nos espérances. Je doute qu'il suffise à inverser la tendance morose de la vie actuelle, mais, au moins, il offrira une étincelle d'amour aux gens à qui vous le donnerez et aucun petit bonheur n'est à négliger aujourd'hui.

brin de muguet
brin de muguet

(image à retrouver sur ce site) Belle journée à tous !


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Extrait gratuit d'un des livres de la saga d'Aila offert par Catherine Boullery, auteure de fantasy (autres passages sur Amazon). Excellente lecture ;)

Retournant vers le château, Aila, songeuse, n’arrivait pas à déterminer si repartir en mission avec Hubert la rendait heureuse. Effectivement, ils avaient réussi à se supporter de manière raisonnable, mais toute décision donnait lieu à des emportements de part et d’autre. Pour elle, c’était normal, elle était comme cela, mais dans le cas du prince ? Même devant les bêtises de son jeune frère, il restait calme ; elle était donc la seule qui le faisait sortir de ses gonds… Et puis ce fichu bal où elle devrait de nouveau porter une robe et ressembler à une princesse… Une nouvelle fois, elle allait danser et jouer son rôle de promise. Catastrophe ! Tout ce qu’elle détestait ! Au moins, Élina saurait quoi faire pour choisir tenue et coiffure.

La journée s’achevait. Aila retourna tôt dans sa chambre pour s’isoler. Elle s’allongea dans son lit quand l’idée de vérifier si son livre des fées était encore là lui traversa l’esprit. Elle passa sa main sous l’oreiller pour l’en retirer et contempla une nouvelle fois sa couverture aux nuances changeantes, presque vivantes. Elle l’effleura d’un geste et glissa dans le paysage. Le battement de son cœur s’accéléra, elle était revenue au pays des fées… Pivotant sur elle-même, elle ne savait comment réagir lorsqu’un nuage de papillons dorés l’enveloppa. Le souvenir de la nuit chez Argue la frappa de plein fouet. Voilà où elle l’avait vu ! Elle s’en souvenait à présent ! Les papillons s’étoffèrent à vue d’œil et elle se retrouva entourée, non plus par de minuscules petits êtres dorés, mais par des fées magnifiques à taille humaine. Bouche bée, elle observa leur métamorphose, admirant chacune d’elles. Toutes la fascinaient… Avec amusement, la jeune fille constata que si les fées grandissaient, ce n’était pas le cas de leurs ailes dorées qui restaient miniatures à battre lentement dans leur dos.
— Bonjour, dit timidement Aila.
— Tu arrives bien tôt aujourd’hui, il n’est que…
Saisie, Amylis s’arrêta :
— Mais tu ne dors pas ?
— Non, je devrais… ? répondit-elle, perplexe.
— Non. C’est parfait ainsi. Je me présente, je m’appelle Amylis et voici mes sœurs. Nous attendions ta visite depuis longtemps et nous sommes heureuses de te rencontrer.
Aila ne savait plus où regarder, son regard glissant d’une fée à l’autre, d’une silhouette gracieuse, que parait une robe fluide, à une autre. Elle admira leurs yeux en amande aux couleurs fluctuantes, leurs cheveux longs aux nuances claires qui s’associaient en boucles entremêlées ou en mèches lisses et souples.
— Est-ce moi qui dois sauver votre magie ? demanda-t-elle, toujours aussi impressionnée.
Les boucles châtain foncé d’Amylis semblaient flotter autour de son visage et ses yeux si lumineux fixèrent Aila avec tendresse.
— Non, tu n’es malheureusement pas notre héritière, mais tu représentes notre seule chance de la trouver… Alors, nous allons bien prendre soin de toi pour que tes pas te mènent vers elle avant notre disparition !
Aila avait le sentiment d’avoir déjà vécu cette scène et, dans sa tête, tout s’embrouillait. Perturbée, elle se força à écouter la fée qui poursuivait :
— Comme tu portes tous nos espoirs et que nous souhaitons t’accompagner dans ta quête, nous allons partager notre magie avec toi. Nous en sommes les huit représentantes, chacune avec un pouvoir spécifique. Voici Tétys, la fée Lumière.
La plus petite des fées, avec des prunelles flamboyantes, s’approcha d’Aila et lui sourit.
— Je sais créer le feu ou les éclairs. Je peux retarder légèrement la nuit ou le jour, ou l’avancer. Je peux réchauffer ou refroidir et même jouer avec le soleil.
Une autre fée dont les yeux dorés rayonnaient de douceur intervint :
— Je m’appelle Lysaille et je suis la fée Terre.
Aila sentit la bonne odeur du champ tout juste retourné monter à ses narines. Baissant ses paupières un instant, elle inspira à fond, s’imprégnant de sa force et de sa richesse. Son regard glissa sur la magnifique chevelure auburn de la fée avant de saluer la suivante.
— Et moi, c’est Oulys. Je suis la fée Sève, se présenta-t-elle, juste à sa droite.
Des mèches châtain aux reflets cuivrés retombaient autour de ses yeux d’un vert étincelant. Tout autour d’elle se développa un cocon de végétation, des branches d’abord, entrelacées, puis les feuilles, de la petite pousse au bouquet émeraude et frémissant et enfin les fleurs, délicates et parfumées, qui s’épanouirent en quelques secondes. Pétrifiée, Aila ne quittait pas la scène du regard, partagée entre le rêve et la réalité.
— Je suis Fylis, la fée Onde.
Un sourire doux fit pétiller ses yeux dont la couleur changeait à chaque instant, comme la mer en mouvement. Repoussant ses boucles blondes, elle créa d’un geste un geyser d’eau qui retomba en fines gouttes de pluie autour d’elle. La suivante s’exprima d’une voix grave, presque surprenante pour une personne aussi fluette :
— Je me nomme Errys et je suis la fée Mère. Je prends soin de tous mes enfants. Je leur offre la vie, je les soigne, je les fais grandir et je les guide quand l’heure de partir est venue.
Avec une infinie douceur, elle toucha le bras d’Aila qui oublia toutes ses appréhensions. La jeune fille plongea son regard dans le sien, attirée par leurs reflets mouvants aux teintes mordorées.
— Je suis la fée Souffle, je m’appelle Myle et le vent m’accompagne, expliqua la fée à sa droite.
— Moi, je me nomme Blysse, la fée Vie.
Aila se retrouva entourée par une multitude d’êtres vivants qui gambadaient autour d’elle sur une immense sphère en mouvement. C’était magnifique ! Incroyable, absolument impossible et tellement réel…
— J’écoute et j’entends tout ce que me disent les êtres vivants, poursuivit Blysse.
— Et pour terminer, je suis Amylis, la fée Esprit.
Elle fit naître dans sa main une fleur qui se transforma en oiseau, avant de venir se percher sur l’épaule d’Aila et de disparaître dans un nuage de paillettes étincelantes.
— Allons nous installer sur la rive du lac, nous pourrons nous détendre et parler, proposa la fée Esprit.
Suivant les fées, Aila déboucha sur une clairière et le panorama qui se dévoila à elle la saisit. Aussi loin qu’elle pouvait observer, un lac, miroitant comme une pluie d’étincelles, s’étendait à perte de vue. De majestueux arbres séculaires aux branches pendantes encadraient ce paysage paradisiaque. Émerveillée, son regard ne cessait de passer d’un endroit à l’autre jusqu’au moment où elle se résigna à rejoindre les fées, disposées en cercle sur un tapis d’herbe et de fleurs. Ces dernières avaient laissé une place vacante où Aila s’assit en tailleur. Étrangement, cette scène dégageait une impression de déjà vu et, pourtant, ce n’était pas possible…
— Maintenant, Aila, nous allons te raconter notre histoire, mais en tant que fée Esprit, je m’adresserai directement au tien, associée à mes sœurs, ce sera plus simple et cela te donnera un aperçu de ce que nous pouvons réaliser.

Ce fut ainsi qu’Aila découvrit la douceur de vivre que les fées offraient aux hommes par leur présence. Ensemble, ils vivaient dans une telle harmonie que, même à travers les images qui défilaient dans sa tête, elle perçut l’indéfectible amour qui les unissait. Leurs talents s’y succédaient comme une vague de bonté qui déferlait dans la vie des humains. Elle eut une vision fugitive des amants interdits et de la fulgurance de leur passion qui les poussa à dépasser leur peur naturelle de la mort. L’abnégation totale d’elle-même qu’elle détecta dans le regard d’Eery la troubla profondément. Sa gorge se noua quand, au milieu des images de l’histoire des hommes et de leurs amies, le visage de sa mère apparut l’espace d’un instant avec le même regard passionné… Mais était-ce bien sa mère ? Elle revécut le dernier conseil où les fées décidèrent de devenir invisibles aux yeux des hommes et où ceux-ci se résignèrent. Vint le moment où ils assistèrent à la lente disparition des fées de leur perception visuelle, tandis qu’une immense souffrance les envahissait, détruisant en eux tout bonheur de vivre. Ils avaient partagé tant, pendant si longtemps que leur absence creusa un gouffre à leurs pieds. Ils vacillèrent devant lui, hésitant à y sombrer, puis, peu à peu, s’en éloignèrent, sauvés par l’oubli. Elle versa une larme quand elle réalisa que, pour survivre à leur perte, les êtres humains devaient oublier les fées et qu’elles mouraient de cette indifférence ! La dernière image de toutes ces fées endormies pour l’éternité dans une grotte gigantesque se grava dans sa tête comme une vérité absolue, leur disparition était irrémédiable.
— Voici notre histoire, Aila. Nous sommes condamnées à disparaître, mais nous avons trop aimé les hommes pour les laisser seuls en face de l’adversité. Nous connaissons la misère qui règne en Avotour et la peine de ses habitants blessés par la vie. Malheureusement, notre force a trop faibli pour tous les aider.
De façon fugitive, le beau visage d’Amylis se troubla et Aila n’y lut plus qu’une grande lassitude doublée de tristesse. Puis tout s’effaça et la fée Esprit poursuivit comme si de rien n’était :
— Aila, tu es la première depuis bien des années à pouvoir nous rencontrer et tu es notre dernière chance. Tu dois accompagner les hommes grâce à nos pouvoirs et les sauver jusqu’à la naissance de l’héritière. Après, quand elle aura accepté et recueilli nos pouvoirs, nous pourrons disparaître à jamais, le cœur en paix. Consens-tu à nous aider ?
— Oui, bien sûr, mais que dois-je accomplir ?
— Revenir ce soir quand tu t’endormiras, c’est le seul moment où nous pouvons te transmettre nos pouvoirs, les uns après les autres.
À nouveau, Aila se sentait mal à l’aise : l’impression de revivre sans cesse les mêmes scènes la harcelait et la nausée l’envahit. Mal assurée sur ses jambes, elle tenta de se lever avant de retomber sur le sol, très faible. Toutes les fées se précipitèrent vers elle ; la fée Mère apposa ses mains avec une infinie douceur sur les tempes d’Aila, tandis qu’Amylis recherchait le contact avec son esprit. La jeune fille reprit un peu de force, mais restait complètement désorientée. Elle lança un regard bouleversé vers Amylis, son esprit perdu dans une extrême confusion.
Les traits contractés par l’inquiétude de la fée se relâchèrent et Amylis poussa un immense soupir.
— Tout ceci est de notre faute… Si nous avions su… Si seulement nous pouvions agir autrement, tu ne serais pas dans cet état-là… Je te présente toutes mes excuses.
Aila essayait de retrouver des repères. Tout s’avérait si différent dans ce monde nouveau et inconnu. Soudain, l’image d’Aubin émergea dans son esprit et, comme une bouée de sauvetage, elle s’y accrocha avec l’énergie du désespoir. Petit à petit, les pièces de sa conscience se remirent en place et elle s’apaisa.
— Que voulez-vous dire, Amylis ? s’enquit-elle, avec anxiété.
— Tu es déjà entrée ici, plusieurs fois. Nous avons obtenu ton accord et le partage de notre magie avec toi a commencé.
— Mais… mais je m’en souviendrais !
— Non, tu arrives quand tu t’endors et j’efface les souvenirs de ton passage parmi nous lorsque tu repars.
— Mais pourquoi ?
— Pour éviter ce que tu viens de vivre ! Tu apprends avec ton inconscient et nous faisons coexister deux êtres en toi : un qui partage nos pouvoirs et un qui ignore tout de nous. Ceci revient presque à mettre deux personnes différentes dans un même corps. Si les deux se rencontrent, leurs esprits se télescoperont et s’affronteront jusqu’à ce qu’un seul l’emporte sur l’autre. Nous avions peur que tu sois absorbée par ce pouvoir avant d’être suffisamment aguerrie pour lui résister. Comment ton bon sens pouvait-il, sans se troubler, assimiler un tel flot de connaissances magiques ? Et quand la raison flanche, la folie guette…
— Et c’est ce qui vient de m’arriver ?
— En quelque sorte… Mais, comme tu peux le constater, tu n’es pas devenue folle. Je ne sais si nous devons ce prodige à ta robuste constitution ou à une chance infinie, mais je suis heureuse que tu ailles bien. L’inquiétude nous troublait tellement que nous cherchions sans répit une solution pour t’amener à concilier ces deux entités distinctes sans te faire mal. Malheureusement, pour l’instant, nous n’avions rien trouvé…
Petit à petit, Aila achevait de remettre ses idées en place, ses souvenirs anciens et récents. Une douleur lancinante martelait ses tempes.
— Je peux te soulager si tu le désires, intervint la fée Mère.
Aila acquiesça, laissant Errys s’occuper d’elle. Rapidement, son état s’améliora et la jeune fille se redressa.
— Je comprends à présent d’où je tiens ces pouvoirs qui me dépassaient… Et ce soir, je reviens pour la suite ?
— Non, pas cette nuit, Aila. Je crois que tu as réussi assez d’exploits pour aujourd’hui ! Je suis impressionnée par le fait que tu t’es adaptée aussi promptement à cette dualité. Je ne voudrais pas faire basculer ce fragile équilibre en allant trop vite. Demain sera bien assez tôt pour poursuivre notre partage. En t’endormant, tu n’auras qu’à toucher le livre.
— Et maintenant, vous n’effacerez plus mes souvenirs ?
Amylis jeta un coup d’œil vers ses sœurs avant de répondre :
— Non, désormais ta résistance hors du commun devrait te permettre d’assimiler nos pouvoirs et de te les rappeler sans problèmes.
— Est-ce la magie qui provoque mes nausées le matin ?
— Des nausées ! Mais tu ne nous en avais jamais parlé ! Fée Terre, s’il te plaît, apporte-moi des graines de Canubre. Dorénavant, tu en mâcheras une avant de te coucher, ceci devrait les éliminer. Et si elles ne disparaissent pas en totalité, elles deviendront tolérables. Désires-tu encore quelque chose ?
— Oui, une dernière question…, ou peut-être plusieurs. Pourquoi est-ce que j’utilise vos dons malgré moi ? Et pourquoi ma volonté seule ne peut-elle les solliciter ? Et pourquoi… ?
Aila s’arrêta. Elle se sentait épuisée et ses idées s’obscurcissaient de nouveau.
— À présent que tu es consciente de tes pouvoirs, le bon choix se fera naturellement, mais la magie ne sera pas disponible à tout moment… En effet, nous ne pouvons t’en donner qu’un accès illimité parce que nous ne disposons plus de force. Nous tentons, comme nous le pouvons, de préserver l’énergie qui nous reste…
— Alors, il faut que je restreigne son utilisation pour ne pas vous affaiblir trop vite !
— Aila ! Tout va bien. Fais ce que tu as à faire, sans tenir compte de nous ! Il suffira naturellement qu’une d’entre nous survive jusqu’au transfert complet de nos pouvoirs pour tous les sauver…
Aila eut peur de comprendre. Elle revit toutes ces fées sans vie étendues dans la grotte et déglutit douloureusement avant d’enchaîner :
— Vous êtes en train de me dire que, lors de chacun des partages de votre magie avec moi, des fées meurent…
« Dites-moi que je me trompe », supplia-t-elle, dans sa tête. Amylis la regarda sans tristesse.
— Pas une fée, mais une partie d’elle…, telle est notre destinée ! Et nous sommes fières de l’accomplir. Succomber ne signifie rien, puisque nous survivrons dans l’héritière et chaque fée que nous sommes donnera sa vie sans regret pour ne pas disparaître tout à fait. Si nous réussissons, ce sera grâce à toi, Aila. Et puis, n’oublie pas que si tu peux utiliser nos dons, c’est parce que nous l’acceptons et même que nous le souhaitons ! T’en souviendras-tu ? Au lit maintenant ! Et pour dormir cette fois ! Je te conseille de prendre une graine dès à présent pour éviter une éventuelle nausée demain matin.
Attristée par l’idée de leur sacrifice, elle embrassa toutes les fées, les étreignant avec ferveur. Comment des êtres aussi merveilleux pouvaient-ils disparaître ? Elle s’apprêtait à les quitter, le cœur rempli d’amertume et de regrets.
Toutes l’accompagnèrent pour lui dire au revoir dans un joyeux brouhaha. Puis elle se retrouva seule dans sa chambre. Rapidement, elle mit sa chemise et s’étendit loin du livre pour ne pas le toucher par inadvertance. Alors que le sommeil s’emparait d’elle, les dernières images dans son esprit ne furent plus celles d’un petit être doré, mais d’une multitude de fées aux noms étranges et de leur magie que les hommes avaient reçue comme un don.


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