Les Archives du blog de #fantasy de mai 2013
tome 2 - La Tribu Libre

La saga d'Aila  fantasy


fantasy préféré

Note : 4.6 / 5 avec 266  critiques roman

Les archives du blog de fantasy d'Aila de mai 2013

31 maiÇa y est, je commence à dire adieu à certains de mes élèves avec un net pincement au cœur dans le cas du premier groupe de 1re ES que j'ai quitté définitivement… Leur conseil de classe a lieu au moment de notre dernière séance et, donc, il n'y aura pas de prochaine fois… Un deuxième élève de ce groupe m'a demandé si je faisais les terminales ES avant de se reprendre (il n'y a plus de sciences physiques en Terminale ES), mais cela m'a fait tout drôle, car je me suis dit que j'aurais bien créé une filière spéciale pour eux pour les garder un peu plus longtemps. Ah la la, voilà que je me sens toute triste…
Petite cerise sur le gâteau, avant-dernière à partir, une élève s'est retournée pour me dire qu'elle n'avait jamais eu un aussi bon professeur de physique. C'était pour le moins inattendu, mais, pour le plus, fort touchant… Vous comprenez pourquoi je ne veux pas les laisser partir, on s'aime !!!!!!!!!!
Dernière cerise sur le gâteau (à ce rythme, j'aurai bientôt une forêt noire !), quelques-uns m'ont dit qu'ils viendraient me voir au Salon du livre. J'en ai même un qui m'a précisé avoir déjà enregistré la date sur son portable pour ne pas oublier !
Un peu de soleil ce matin. Bizarrement, j'ai cessé d'y croire… Bonne journée !

27 maiVoici un week-end bien rempli qui s'achève, avec un samedi sous le signe de la musique !
Pour commencer l'après-midi : la fête de la MJC. J'avais décidé de ne pas danser pour ne pas envenimer la situation avec mes genoux qui tardent à guérir. J'avais donc apporté mon appareil photo pour échanger une passion contre une autre et, ainsi, participer d'une autre façon. Au final, je n'ai pas résisté, j'ai fait la chanson de démonstration au dernier rang, mais, dans la Country, c'est bien connu, celui qui se cache derrière tous, finit par se retrouver au premier rang quand tout le monde a fait un demi-tour (!) et servir de partenaire à ma complice, Émilie. Résultat : un après-midi super sympa, mais des heures à piétiner, pas tout à fait ce que je souhaitais !
Le soir, soirée musicale d'un ami de longue date. Encore debout, à marquer le rythme discrètement si on excepte un rock pour clore cet instant animé ! Je me suis dit que j'allais déguster le lendemain ! Eh bien, non… Au final, dimanche, j'ai choisi le repos, avec une fête des mères des plus tranquilles et une petite sieste réparatrice !
Comment peut-on savoir si on a du talent ? Je suis retombée sur la critique assassine d'une blogueuse à mon sujet et le doute a été ravivé instantanément (sûrement parce qu'il ne s'était jamais éteint…). Certains mots, en particulier d'un proche de la famille, me reviennent en mémoire et me blessent. Je me dis qu'il y a aussi tous ceux qui m'aiment bien et qui, ne souhaitant pas me faire de peine, taisent probablement le fond de leur pensée… Mais, dans le même temps, il y a aussi tous ceux qui ont réservé le deuxième tome de fantasy, avec ceux qui vont se déplacer au Salon du livre pour venir me voir et en profiter pour l'acheter. Eux, je sais qu'ils ont adoré et que je leur ai apporté du bonheur. Alors où est la vérité sur le talent ?
La semaine commence sous le soleil, pourvu que cela dure !

25 maiVoici un site qui vous propose de multiples voyages virtuels, mais très impressionnants ! À apprécier…
Pas grand-chose à raconter, à part la pluie qui continue à tomber presque sans discontinuer et du travail plus que je n'arrive à en faire ! Le week-end se profile chargé en activités diverses et variées. J'augure déjà qu'il ne sera pas assez long pour tout faire !
C'est le début du week-end, trop bien ! Il pleuvra au moins samedi, génial… :(

24 maiJe repasse dans ma tête ce que j'ai entendu sur l'Éducation nationale depuis le rapport sur la Cour des comptes et je m'énerve toute seule… Chacun, que ce soit le gouvernement (et particulièrement celui d'avant auquel j'en veux beaucoup pour son ineptie en matière de sciences) ou les parents (dont je fais partie, il ne faudrait pas l'oublier…) y va de ses certitudes et fourmille d'idées pour résoudre les problèmes… qu'ils ne résoudront pas, car le cœur de cette érosion s'exprime un problème de dérive sociétale, c'est tout. Une société permissive qui excuse tout, voire qui cautionne ou encourage, comment peut-elle finir sinon en se délitant chaque jour un peu plus ?
Métaphoriquement, je dirais qu'il faut « huiler les gonds ». Ce sont les règles qui assagissent l'Homme, des règles qui l'amènent à respecter autrui et à être respecté par lui. Ben oui, je suis de la vieille école, de celle où vos parents vous apprenaient à dire « bonjour » et « merci » et à vous taire quand il le fallait. Maintenant, chacun fait ce qu'il veut quand il le veut et est même capable de se plaindre quand on exige de lui plus qu'il n'a envie de donner et se débrouille toujours pour trouver une oreille attentive pour l'écouter et le plaindre…
Mettre les profs expérimentés dans les ZEP… Quelle bonne idée !
Je m'imagine bien finir ma carrière avec des classes encore plus difficiles qu'une des miennes cette année… L'expérience dans ce cas-là ne sert à rien et la seule image qui revient hanter mon esprit est celle de mon incapacité… J'ai presque envie de dire comme les élèves : « Je suis nulle », comme cela, je serai peut-être pardonnée pour mon absence de talent !
L'alchimie entre des élèves et un professeur est subtile et exige une adhésion mutuelle, mélange de curiosité, de compréhension et de respect. Si l'un des ingrédients fait défaut, ça ne marche pas, c'est tout…
Plus que deux jours avant le week-end, bon courage !

22 maiMoment de frustration profonde et de colère rentrée…
Ma tête bouillonne d'idées et de mots qui s'enchaînent en phrases légères et percutantes, exactement celles que je voudrais graver de façon éternelle et qui donneraient, enfin, vie à cette histoire que je porte en moi depuis trop longtemps et qui ne désire plus que s'exprimer… Je me sens tellement prête à ouvrir les vannes de mon écriture et tellement en incapacité de le réaliser tant le lycée m'accapare et exige de moi plus que je ne me sens apte à lui donner. Quelle déception de vouloir retenir de magnifiques expressions qui traversent mon esprit et de les voir s'évanouir dès que le quotidien me rattrape. Je tente comme je le peux de ranimer leur flamme alors qu'elle vacille déjà, mais, une fois perdues, elles ne laissent que le vide dans un cœur désabusé.
Quelques rayons de soleil dehors et peu de chance d'en profiter, tant de copies m'attendent qu'il me faut y retourner.
Belle journée.

20 maiRecherche commentaires désespérément ! Je suis en train de relancer tous les gens que je connais et qui m'ont dit avoir aimé mon livre (eh oui, je n'en suis pas encore au stade de l'autoflagellation avec des commentaires mitigés ou négatifs ! En fait, les gens que je connais sont tous trop gentils, ils sont toujours positifs dans leur avis !) pour étoffer la page sur les avis des lecteurs sur le site et donc dans les pages que je prépare pour le Salon du livre. En étant convaincante, je devrais pouvoir en récupérer une petite dizaine, mais ce n'est pas gagné ! Pour l'instant, j'en suis à un ! Merci, Henriette ! Dommage, je ne connais même pas la collègue à laquelle elle a prêté mon livre, cela aurait pu m'offrir une possibilité supplémentaire !
Dehors, il pleut. Comme une mer de larmes jamais tarie dans un infini océan de grisaille, le mois de mai se dissout jusqu'à disparaître et moi avec !
Belle journée quand même !

19 maiVoici une discussion improbable à la sortie des écoles :
- Tu viens, on va jouer à « un, deux, trois, soleil » !
- T'as vu le temps ! Ce sera plutôt « Il pleut, il mouille, c'est la fête à la grenouille » !
Ou alors je peux reprendre la phrase lue dans le journal de M6 : « On n'en pleut plus ! »
Mon leitmotiv sera le même que celui que clament mon cœur et mon esprit depuis des mois : je veux du soleil !!!!!!!!!!!
Nouveau commentaire de la part d'Henriette que j'ai rajouté dans les avis des lecteurs du tome I :
« J'ai tout lu à toute vitesse tellement c'était prenant ! »
Bravo et bonne suite et merci !!!!!!
Au fait, j'ai prêté ton livre à une collègue qui l'a lu et l'a beaucoup apprécié. Elle m'a demandé s'il y avait une suite alors je lui ai dit que tu présentais le deuxième tome papier à Sartrouville !
Aucune imagination pour aujourd'hui, si ce n'est celle qui me taraude d'écrire la suite des aventures d'Aila et qui est auprès de moi à chaque fois que je m'endors et à chacun de mes réveils. Quant à la mettre en application, je ne fais qu'en rêver, malheureusement…
Bonne soirée.

15 maiAffiche du Salon de livre de Sartrouville sous le signe de la trouille, de la pétoche et de tout ce qui fait peur ! Moi, j'ai concocté pour mes lecteurs la grande souffrance et là, on a le trouillomètre à zéro !

Affiche du Salon du livre de Sartrouville 2013
Affiche du Salon du livre de Sartrouville 2013

Chaque année au mois de juin, depuis 12 ans, Sartrouville reçoit dans le parc du Dispensaire, des auteurs, illustrateurs de livres jeunesse sur un thème précis et sur lequel toutes les structures municipales, les écoles et certaines associations ont travaillé des mois durant, pour présenter, le jour dit, au public ébahi, le fruit de leurs réalisations.
Sartroulivre, seul salon de littérature jeunesse dans les Yvelines, est non seulement un événement attendu, mais le rendez-vous incontournable pour les éditeurs, auteurs et illustrateurs jeunesse.
 »
Bonne journée

14 maiPar quoi vais-je commencer ? Euh… il fait gris, très frais et il pleut. RAS-LE-BOL !!
L'histoire du jour : en première ES, un de mes élèves m'a demandé si je faisais des terminales jusqu'à un de ses copains lui fasse remarquer qu'il n'avait plus sciences physiques l'année prochaine ! J'ai trouvé cela adorable ! Je le garderais bien aussi cet élève-là !
Nouveau commentaire pour La Tribu Libre UPblisher et sur Amazon :

« Saisissante Aila!
Un récit toujours aussi bien construit, une héroïne qui nous tient en haleine d'un bout à l'autre du roman. On en redemande ! La suite, la suite !
 »
Merci Caroline !

13 maiAllez, c'est parti pour une nouvelle semaine de folles aventures… ! N'écoutez pas, je raconte n'importe quoi ! Dur, dur de reprendre le chemin du lycée et me voilà à rêver de ces enfants qui lui échappaient en faisant l'école buissonnière… Comment, alors que j'aime son métier, puis-je en arriver à avoir envie de fuir ? Je ne connais que trop bien les réponses et je ne pense pas être capable de changer le monde et ses égarements…
J'ai trouvé un site extraordinaire qui m'a enfin permis d'identifier les derniers papillons exotiques. Il présente plus de cent cinquante papillons, ailes ouvertes et fermées, ainsi que le dimorphisme mâle - femelle, parfait !
Il ne me reste plus qu'une page à finaliser, celle des papillons français et une relecture attentive, ainsi que quelques améliorations d'agencement des pages, et ces nouveautés seront mises en ligne sur le site !
Bonne journée !

12 maiLe souci des vacances, c'est qu'elles ont toujours une fin ! Et, cette fin, c'est demain !
Pour ne pas y penser, j'ai commencé par un bal country, mais mon genou droit ayant fini par faire des siennes, me voici de retour à la maison avant de repartir à une autre soirée, quelle vie ! mais quelle vie !
Je vous avais promis des photos, les voici :

Reflet sur l'eau
Reflet sur l'eau

Contre-jour sur une plantation d'arbres fruitiers
Contre-jour sur une plantation d'arbres fruitiers

Barque sur la rivière Lot
Barque sur la rivière Lot

Bord de la Cère à Bretenoux dans le département du Lot
Bord de la Cère à Bretenoux dans le département du Lot

Bord de la rivière Lot
Bord de la rivière Lot

jolie fleur bleue (si vous connaissez son nom…)
jolie fleur bleue (si vous connaissez son nom…)

Bon courage pour demain !

11 maiRetour à la maison sous un ciel gris… De quoi vous plomber le moral ! Je me fais l'effet d'être en mode « on - off », soit il fait beau et mon énergie renaît de ses cendres, soit il fait gris et je m'effrite comme une roche rongée par les intempéries…
Belle prise de tête pour identifier un papillon exotique dont je croyais pourtant connaître le nom. Quand j'ai recherché de plus amples informations à son sujet, j'ai vite déchanté, son aspect ne collait pas à la famille indiquée et à aucun Heliconius en général. De plus, les rares images qui le représentaient indiquaient toujours papillon exotique ! Merci, mais, ça, je m'en doutais ! Donc, persévérante, j'ai multiplié les mots clés, les sites pour, enfin !, tomber dessus (par le plus grand hasard ?). Cette espèce Catonephele orites présente un dimorphisme très marqué entre le mâle et la femelle. Nombreuses photos du mâle et, traîtresse, c'était la demoiselle que j'avais photographiée et qui, ainsi, se dérobait à ma sagacité ! Pendant que j'y étais, j'ai aussi identifié deux autres papillons que j'ai rajoutés à ma page, ce qui porte leur nombre à 24 !
Avec tout cela, je n'ai terminé qu'une page sur 4 ! Et je sens que je vais galérer un maximum pour m'approcher des noms exacts de certaines Hespéries. Ouh la la, c'est pas gagné tout cela !
Nouveau commentaire sur le page d'Aila et la Magie des Fées : « Magique
Premier fantasy. J'y croyais pas mais je me suis laissée transporter dans cette aventure qui ne m'a apporté que du bonheur.
Je viens de me faire (enfin) offrir une liseuse et bien sûr je me suis empressée de télécharger le tome 2 que j'ai hâte de dévorer.
Merci à toi, Catherine, pour les bons moments de détente que tu m'apportes.
 »
J'ai dû ruser pour découvrir l'auteur de ce message qui, visiblement, me connaissait, mais qui n'avait pas indiqué son nom ! Merci Catherine !
Bientôt la fin des vacances, snif… Bon week-end !

9 maiDernière balade avant la pluie à Carennac sous un ciel plutôt gris que bleu, mais créateur de belles lumières, quoique un peu blafardes. Un bel envol de canards et pas le moindre papillon si j'excepte un Vulcain qui ne tenait pas en place !
Didier a travaillé sur la mise en place des différentes pages, créant sur le modèle demandé celle qui manquait. Maintenant, il me reste à finaliser, mais, sans internet, je doute encore de certaines espèces. Une que je croyais être un « Tristan », n'a finalement pas le dessous des ailes en cohérence avec une autre photo de ce papillon que j'ai retrouvée, je vais donc partir sur une nouvelle identification avec le « Grand nègre des bois ». En attendant, les Hespéries sont belles, mais désespérantes ! Trop nombreuses et pas assez différentes pour certaines, elles me font tourner en bourrique, car la suivante semble toujours mieux correspondre que la précédente… jusqu'à ce que je change d'avis !
Retour vers la maison demain avant la rentrée qui se profile en ombre maléfique… Encore un peu de courage, mais l'année prochaine sera-t-elle plus facile ou toujours plus difficile ? J'éprouve juste un peu de peur à l'idée qu'elle puisse être pire, je verrai bien.
Bientôt le dernier jour de la semaine !

7 maiBouououh… Le soleil s'est caché derrière les nuages et la fraîcheur était au rendez-vous ce matin. J'ai finalement renoncé à rejoindre ma falaise préférée en mode « Chasse aux lépidoptères » avec mon appareil photo et j'ai bien fait : je n'ai croisé qu'un seul et unique papillon sur le chemin du retour qui a voleté un instant autour de moi avant de disparaître. Pour me consoler, j'ai fait des photos de fleurs, j'aime bien aussi ! Heureusement que je ne me contente pas que d'une seule passion !
Je continue à travailler sur mes futures pages de papillons et sur la construction de la page d'intro. Cette dernière présentera de façon brève et générale les papillons ainsi que le vocabulaire et donnera la possibilité de visiter trois pages : les papillons français, les exotiques et des photos supplémentaires.
Petit retour dans la course ! Je regardais partir toute ma famille courir avec un petit pincement au cœur depuis quelques jours, alors j'ai décidé de partir avec eux. Bon, j'ai connu des jours meilleurs, mais ce n'est qu'une reprise pour tester la réaction de mes genoux. Maintenant, c'est fait, il faut que je patiente encore…
Bonne fin de semaine !

5 maiEnfin le soleil et la chaleur ! Je pourrais songer à revivre si les effets de ma chute ne jouaient pas les prolongations… Ce matin, après la préparation d'une tarte Tatin et d'un rôti avec de petits légumes, je suis partie vers la falaise croisant sur mon passage tout plein de papillons et aucun qui n'a daigné poser ! C'est pas faute d'avoir essayé encore et encore, mais mon taux de réussite a été des plus faibles… Le comble est qu'ils ne s'immobilisaient que lorsqu'ils étaient hors de ma portée : trop haut, trop loin… Bouh !
Mes deux pages sur les papillons français et exotiques ont bien avancé. Malheureusement, sans internet, les compléments d'informations nécessaires pour les finaliser s'avèrent difficiles à obtenir. Il ne me reste que quelques espèces à identifier dans les papillons françaises et quelques confirmations sur ceux exotiques. Avec toutes les connaissances emmagasinées, je deviens suffisamment éclairée pour m'apercevoir des inexactitudes. Ainsi, je connais toutes les espèces que j'ai croisées ce matin : flambé, grand porte-queue, citron de Provence, piéride avec un éventuel nouveau venu : une mégère, mais cela reste à confirmer.
Les photos dès mon retour !
Bon dimanche !

4 mai Suite de la visite guidée ! Régalez-vous !

Parides iphidamas et Papilio polytes
Parides iphidamas et Papilio polytes

Siproeta steneles
Siproeta steneles

Cethosia biblis
Cethosia biblis

Heliconius melpomene amaryllis
Heliconius melpomene amaryllis

Idea leuconoe
Idea leuconoe

Bon week-end !

3 mai Vous les attendiez ! Les voilà ! Petits papillons exotiques voletant autour de moi, je vous adore ! Par contre, pour ce qui est de vous capturer avec mon appareil en plein vol, difficile !
Je vais enfin pouvoir la réaliser cette page sur les papillons que je veux ajouter au site ! Trop bien ! J'ai déjà une sélection de papillons français et, maintenant, je vais l'enrichir avec ces papillons venus des quatre coins du monde !
Voici un site qui liste tous les papillons du monde, extrêmement complet donc un vrai bonheur pour les amateurs éclairés, mais difficile d'utilisation pour plusieurs raisons :
- la première, c'est que pour rechercher un papillon, il faut connaître le lieu dans lequel vous l'avez vu et quand ce dernier volait dans une serre, clairement, cette indication ne suffira pas ;
- la seconde, c'est que les papillons sont dessinés et tout petits, j'ai donc plus de difficultés à faire le lien avec un papillon réel ;
- la dernière est, qu'une fois que vous avez repéré un papillon et que vous voulez le voir de plus près, il efface la sélection initiale et vous repartez du début, pas cool…
Conclusion : j'en suis à deux de non identifiés. Un, c'est sûr, je ne l'ai que les ailes repliées donc, sauf un coup de chance, je ne trouverai pas et, l'autre, il ressemble aux Héliconius, mais je ne suis pas parvenue à repérer une sous-catégorie à laquelle il appartiendrait.
C'est parti pour la première partie de ma petite visite guidée de quelques-unes des merveilles rencontrées !

Morpho Helenor
Morpho Helenor

Caligo eurilochus
Caligo eurilochus

Tirumala petiverana
Tirumala petiverana

Heliconius sara
Heliconius sara

Parthenos sylvia
Parthenos sylvia

Si j'adore les papillons, je ne suis pas encore un fin connaisseur du sujet et, en cas d'erreur(s), n'hésitez pas à me le signaler ! Bonne journée !

2 mai Tout de suite sur UPblisher ! Vous pourrez ainsi découvrir les nouveautés du site, ce dernier évoluant régulièrement, dont l'ouverture d'un blog, encore tout récent, mais prometteur !
Ensuite, vous êtes inscrit sur Facebook ? C'est le moment de participer au jeu-concours UPblisher. Trois questions simples et un indice pour trouver les réponses, vous réussirez à tous les coups !
Enfin ! Direction La Queue les Yvelines pour la visite d'une serre à papillons. Depuis le temps que j'en rêvais ! C'est fait et c'est trop trop beau pour les amateurs de photos et de papillons. Nous sommes arrivés les premiers et le temps que nos appareils arrêtent d'être embués par la différence de température, c'était parti pour mille et une photos (enfin, quelques centaines pour être plus juste !) et beaucoup moins de papillons ! J'ai adoré ! Je veux en refaire une, bientôt ! Pour les plus beaux clichés, je vous prépare cela pour demain !
Bon courage pour la fin de la semaine

1 maiJe vous souhaite beaucoup de bonheur en cette journée si spéciale de l'année où un simple brin de muguet est le symbole de nos espérances. Je doute qu'il suffise à inverser la tendance morose de la vie actuelle, mais, au moins, il offrira une étincelle d'amour aux gens à qui vous le donnerez et aucun petit bonheur n'est à négliger aujourd'hui.

brin de muguet
brin de muguet

(image à retrouver sur ce site) Belle journée à tous !


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Extrait gratuit d'un des livres de la saga d'Aila offert par Catherine Boullery, auteure de fantasy (autres passages sur Amazon). Excellente lecture ;)

Le cœur étreint, Aila pénétra dans la maison, tentant, de toutes ses forces, de canaliser les émotions violentes qui déferlaient en elle. Avec Niamie, elles s'installèrent à table devant le repas léger et surprenant que Nestor leur avait concocté. Même Aila se laissa prendre au jeu des dégustations que son ami avait créé en leur honneur tandis que la fillette en redemandait, battant des mains de plaisir. Enchantée par la diversité des saveurs, les pensées de la jeune femme se tournèrent vers sa chère Odénie, curieuse de savoir dans quelle mesure l'excentricité culinaire de cette dernière avait pu influencer les préparations innovantes de Nestor…
— Oh, je vois que notre petite demoiselle se frotte les yeux. Le temps est arrivé de filer au lit. Tout est resté dans l'état, dame Aila.
Aila rebondit sur la remarque de son hôte pour accompagner son amie jusqu'à la chambre en hauteur, puis, immédiatement, jeta un coup d'œil sous son sommier, soulagée d'y apercevoir son arc. Après avoir vérifié la bonne installation de Niamie, elle rejoignit Nestor qui lui proposa :
— Une petite boisson, chaude ou forte ?
— Chaude me conviendra parfaitement. Merci.
Étrangement, elle se demanda ce qui changerait dans sa vie si au lieu de déguster une boisson chaude, pour une fois, elle l'avait prise forte, elle qui ne consommait jamais d'alcool…
— Quelles sont les nouvelles d'Avotour ? s'enquit Nestor qui s'activait près du feu.
— Nos troupes sont en train de remonter vers la frontière wallane.
— Donc la guerre sera bientôt déclenchée ? dit-il en levant ses yeux vers elle.
Aila hocha la tête. Le visage de Nestor afficha une gravité surprenante chez cet indubitable optimiste.
— Je dois être un homme égoïste, mais j'aurais préféré éviter l'inéluctable…
— Je dois également être une femme égoïste, car j'éprouve les mêmes sentiments que vous.
— Égoïste ! C'est bien le dernier mot qui me viendrait à l'esprit à votre propos ! Je suis désolé en pensant à tous ceux que nous apprécions et qui partent là-bas… Mais vous, dame Aila, quels sont vos projets ? Redevenir Topéca ?
— Topéca est morte, Nestor. Elle ne ressuscitera pas.
— Oh moi, je ne suis pas inquiet ! Il reste dame Aila ! C'est la même personne, seul le nom change !
Aila ne put s'empêcher de sourire. Nestor possédait un don certain pour effacer la tristesse des choses et une énergie qui lui réchauffait le cœur.
— Voyez-vous toujours notre charmante dame Odénie ? s'enquit-il, l'air de rien.
— Toujours. À présent, elle assiste à tous les conseils du roi.
— Et elle arrive à y participer sans parler ?
— Parfaitement ! répondit Aila.
Approbateur, Nestor hocha la tête.
— Je lui tire mon chapeau. Honnêtement, je ne l'en aurais pas crue capable ! Comme quoi…
Il émit un petit rire léger avant de reprendre :
— Quand désirez-vous repartir ?
— Demain ou après-demain. Je voudrais que Niamie puisse se reposer avant d'entamer l'ascension vers le pays hagan.
— Vous devrez la surveiller lors de la montée en altitude. Vous souvenez-vous des conséquences du mal des montagnes ?
Aila fouilla dans sa mémoire :
— Vertige, perte d'appétit, fatigue…
— Mais aussi nausée et insomnie. Apprenez-lui à identifier tous ces signes pour qu'elle vous en informe aussitôt. Enfin, vous disposerez d'un peu de temps pour vous habituer, les premiers effets apparaissent en général au-delà de trois mille mètres, quoique, chez un enfant, ils peuvent se manifester moins haut. Je vous donnerai de quoi combattre les symptômes les plus désagréables.
— Merci beaucoup, Nestor. Comme Niamie, je pars me reposer. Je vous souhaite une bonne nuit et vous remercie infiniment pour votre accueil.
— Bonne nuit, dame Aila. Ah ! au fait, je dois partager avec vous une bien triste nouvelle. Vous vous souvenez de cet endroit magnifique avec une cascade, mon petit coin de paradis comme je l'appelais, c'est terrible, il a été complètement dévasté et il n'est même plus possible de s'y baigner…
Aila s'était figée tandis qu'une sueur glacée s'écoulait le long de sa colonne vertébrale.
— Que s'est-il passé ? demanda-t-elle d'une voix atone.
— Aucune idée. Je l'ai retrouvé ainsi un matin et je n'arrive toujours pas à m'en remettre.
Profondément bouleversée, la jeune femme s'approcha de lui et posa sa main sur son épaule.
— Je suis infiniment désolée. Ce lieu était tellement merveilleux…
Elle revit la cascade dans son cocon de végétation, un vrai petit paradis, comme l'avait rappelé Nestor.
— Je m'y rendrai demain pour tenter de comprendre ce qui a pu s'y produire, ajouta-t-elle.
Il opina.
— À demain, Nestor.
— À demain, dame Aila.

Aila sut immédiatement en s'allongeant dans son lit que c'était une erreur d'être revenue dans cette chambre. Elle suffoquait sous l'afflux des souvenirs qui l'assaillaient. L'ombre de la dame aux mille visages apparut dans son esprit, puis elle se revit projetant ses attributs de chamane sur le sol. La bague avait rebondi sur le mur avant d'atterrir aux pieds d'Adrien… Non, c'était trop dur, elle ne pouvait pas dormir ici. L'échelle descendue, elle traversa la cuisine comme une flèche, puis marcha nerveusement sous le ciel étoilé, cherchant à remplir ses poumons d'air frais et à calmer l'agitation qui s'était emparée d'elle. Malheureusement, de nouvelles images comprimèrent son cœur, en particulier, celles de Pardon lors de son combat contre elle. À nouveau, elle ressentit la violence inimaginable qui avait explosé en elle au moment où leurs kendas s'étaient heurtés. Son corps crispé se mit à trembler comme si la douleur qu'elle avait éprouvée à cet instant ne s'était jamais complètement dissipée… Non, elle devait chasser de sa mémoire tous ces éléments du passé qui la fragilisaient. Cependant, ce fut l'inverse qui se produisit. Ils la submergèrent et, un instant plus tard, la tête sur ses genoux, elle pleurait silencieusement.
— Dame Aila ?
— Nestor ! balbutia-t-elle, essuyant ses larmes d'un geste rapide.
— Ça me peine de vous découvrir aussi triste. C'était déjà difficile quand vous étiez revenue du pays hagan. Je pensais qu'en rentrant chez vous votre quotidien redeviendrait plus simple…
— J'aurais aimé…
— Est-ce que je peux vous aider en quoi que ce soit ?
— À part changer ma vie, je ne vois pas…
— Au petit déjeuner, pain et fromage frais ?
— Vous m'avez manqué, Nestor…
— Vous aussi, dame Aila.
— Est-ce que cela vous dérangerait si je déménageais dans la cuisine ?
— Dame Aila ! s'offusqua son hôte, je ne peux quand même pas vous laisser dormir par terre ! Prenez ma chambre !
— Non, merci. Le sol me conviendra très bien. Par contre, pendant que j'y pense, comme je pars à deux, avez-vous récupéré la tente que nous avions emportée ?
— Sire Adrien me l'a rendue. Pas de souci, je vous la préparerai pour demain. Venez, je vais vous donner de quoi vous allonger plus confortablement.
Il lui fournit une couette épaisse sur laquelle elle put s'étendre ainsi qu'une couverture.
— Est-ce que cela ira maintenant ? demanda Nestor avec beaucoup de douceur.
Elle comprit qu'il ne parlait pas juste de l'installation.
— Oui, très bien. Merci pour votre présence et votre gentillesse.
Aila le vit hocher la tête, légèrement dubitatif, puis le regarda regagner sa chambre en silence. Elle ferma les yeux, bien décidée à ne plus laisser le passé l'anéantir autant.

Après un rapide petit déjeuner, avec pain et fromage frais naturellement, Aila se rendit à la cascade, une inquiétude croissante au fond du cœur. C'était en ce lieu qu'elle avait caché les attributs de Marça et de Péral, pensant qu'il constituerait pour ces derniers un écrin inviolable. Peut-être Nestor avait-il noirci le tableau, mais elle en doutait. La destruction de son coin de paradis l'avait sincèrement éprouvé. Alors qu'elle se rapprochait, elle découvrit une multitude d'arbres abattus et déchiquetés. Comme balayés par une violente tempête, ils gisaient en rangs dispersés, brisés ou fichés dans la terre. Le cœur d'Aila se serra et la jeune femme craignit le pire. Le pas lent de Lumière la mena un peu plus loin tandis qu'au désordre initial succédaient des troncs calcinés, dépouillés de leur ramure. D'abord bouleversée, elle devint anéantie quand, enfin, elle atteignit le centre du sanctuaire. Presque incrédule, elle s'attarda longuement à observer le lieu totalement dévasté, dans lequel toute trace de vie avait été annihilée. De la cascade et de l'étang, seul avait survécu le grand promontoire rocheux sur lequel elle avait grimpé quelques mois plus tôt. La rivière, presque tarie, en était réduite à s'écouler sous la forme d'un filet d'eau miteux, presque silencieux. De la beauté de cet endroit, plus rien ne subsistait…
Remplie d'incompréhension, elle descendit de son cheval et s'assit sur une pierre avant de perdre son regard dans le spectacle qui s'offrait à elle. Qui pouvait être à l'origine d'un tel saccage ? La réponse fusa naturellement : des sorciers ! Son cœur se contracta brutalement. Si elle ne remettait pas la main sur les attributs, elle aurait commis une des plus graves erreurs de sa vie en décidant de les cacher ici… Elle devait à tout prix les retrouver. Mais comment et où ? D'abord les bagues ! Soudain fébrile, elle escalada le rocher et chercha à identifier des repères qui la guideraient vers l'endroit d'où elle avait jeté les anneaux. Enfin, pour être honnête, pas tout à fait…. La dame aux mille visages lui avait appris que, pour être protégées, les bagues devaient demeurer sous l'eau, mais Aila ne s'était pas résolue à s'en débarrasser sans le moindre égard dans l'étang… Alors, quand sa main était rentrée en contact avec une petite retenue liquide en hauteur, elle l'avait préférée pour y dissimuler les anneaux, une eau en valant bien une autre. Dans les faits, elle n'avait précipité qu'une poignée de pierres vers le bas, terrifiée à la perspective de rendre ces attributs visibles par ses ennemis en modifiant son plan initial. Le présent lui confirmait qu'elle avait pris la bonne décision, mais, sur le moment, elle en avait tremblé de tous ses membres, effarée de commettre là une erreur irréparable.
Ici, c'était ici ! Au début, son regard ne perçut rien dans la petite cavité encombrée de cailloux qu'elle commença à ôter un par un. Un léger éclat brisa l'uniformité de l'ombre et une lueur d'espoir s'éveilla en Aila. D'un geste délicat, elle récupéra une première bague, celle de Marça, puis la seconde un instant plus tard, le cœur empli de reconnaissance. Elle les embrassa avec ferveur et les rangea immédiatement dans le sac de Guétri avec ses autres attributs. La quête la plus facile venait de se terminer. À présent, la chance devrait lui sourire également pour les amulettes, mais, quand son regard se posa sur le paysage calciné, elle douta de cette éventualité. Elle redescendit et, parvenue au pied de l'ancienne cascade, laissa ses yeux errer à la recherche des repères qui avaient disparu dans ce monde frappé par un cataclysme. Sans succès. Elle se souvenait parfaitement de l'arbre qui lui avait servi de cachette, placé en retrait sur le chemin. Elle repartit du bord de l'étang qui n'existait plus et compta ses pas tout en essayant d'imaginer la forêt dans son aspect initial. Mais elle n'arrivait pas à superposer les images de sa tête à l'actuel paysage défiguré. Décidant de procéder autrement, elle projeta son esprit dans le passé : elle venait dissimuler les amulettes. Physiquement, elle ressentit à nouveau le chagrin infini qui étreignait son cœur, l'impression d'avoir perdu son âme en abandonnant son lien avec la Terre. Les paupières closes, elle se fondit dans Aila qui cherchait un abri et avança dans les pas qu'elle avait suivis à cette époque. Elle s'arrêta et ouvrit les yeux : l'arbre n'était plus là. Seul témoignage de son existence persistait une souche hérissée dont le fût si précieux avait disparu. Au moins, il n'avait pas brûlé… Cependant, dans la forêt dévastée, des troncs arrachés jonchaient le sol, éparpillés sur une surface considérable… Comment parviendrait-elle à localiser le bon ? Et si les amulettes avaient glissé hors de leur cachette ? Et si les sorciers les avaient finalement emportées ? Envahie par une forme de culpabilité diffuse, Aila sentit les événements la dépasser. La femme aux mille visages lui avait pourtant affirmé que les attributs y seraient préservés et la jeune chamane lui avait accordé sa confiance…
Installée sur Lumière, Aila regarda une dernière fois ce lieu de paradis transformé en zone ravagée : un trou desséché à la place de l'étang, un large anneau d'arbres brûlés et la pagaille infinie des autres, brisés, arrachés, disséminés… Comment, dans cet inextricable enchevêtrement de troncs et de ramures, pourrait-elle récupérer ses précieuses amulettes ? Elle n'y parviendrait pas seule…

Apercevant Nestor qui sortait de la maison, prêt à partir, Aila l'appela.
— Nestor, attendez-moi. Je vais avoir besoin de vos conseils.
Assis de chaque côté de la table, Aila lui expliqua son souci de devoir retrouver deux amulettes en bois au milieu du capharnaüm qu'elle venait de quitter.
— Qui a bien pu détruire cet endroit de telle façon ? demanda Nestor, toujours aussi peiné par cette perte.
— Il me paraît fort probable que ce soit l'œuvre d'un sorcier ou d'une sorcière ou bien des deux…
— Mais pourquoi mon jardin extraordinaire ? s'exclama Nestor, effaré.
Aila déglutit avant de répondre :
— Je crains d'être responsable de cette attaque. Je pensais que les attributs chamans que j'y abandonnais seraient bien protégés de leur convoitise. Mais je me suis trompée, je suis sincèrement désolée.
— Croyez-vous qu'ils les aient découverts ?
— J'ai envisagé cette hypothèse. Si c'était le cas, ils n'auraient eu aucune raison de tout saccager autour d'eux comme ils l'ont fait, donc j'imagine que les amulettes s'y trouvent encore, mais, comme ce sont de tout petits objets…
— … elles ne seront pas faciles à retrouver, termina Nestor. Je vous proposerais bien une solution. Ce serait dommage de laisser tout ce bois pourrir sur place. Si nous partons du principe de le récupérer, nous pourrions commencer par élaguer les branches pour éclaircir l'endroit. Ensuite, nous passerons les troncs au peigne fin et s'ils ne contiennent rien, nous les enlèverons pour voir ce qui se dissimule en dessous. Qu'en dites-vous ?
— Cette tâche vous prendra beaucoup de temps, je suppose…
— Oui, probablement deux semaines de travail, voire plus. Je ne pense pas qu'il faille être trop nombreux pour l'effectuer, sinon nous risquerions de louper l'essentiel.
— Je ne peux pas attendre autant. Pourriez-vous vous en occuper en mon absence ? Et les mettre à l'abri si jamais…
— Bien sûr ! Venez avec moi, nous allons constituer le groupe de recherche tout de suite et vous leur montrerez votre amulette. Leurs yeux doivent être capables de l'identifier du premier coup.
Aila acquiesça, puis demanda :
— Niamie, dort-elle toujours ?
— Oui, nous la réveillerons à notre retour. Et si elle descend avant, son petit déjeuner l'attend sur la table !
C'était parfait ! Aila lui sourit.

Nestor connaissait tout le monde sur le camp et sut immédiatement à qui s'adresser pour exécuter scrupuleusement ce travail. Il constitua un groupe de quatre femmes et trois hommes et leur détailla les différentes missions dont il les chargeait. Aila compléta ses propos en leur montrant l'amulette de Guétri.
— Si leur aspect général reste toujours le même, des variations existent comme celles du veinage du bois ou de leur couleur…
Elle se tut, contemplant à nouveau ces attributs. Pourquoi ces objets ébauchaient-ils les lignes d'une fée ? Elle s'était déjà posé la question en Avotour. Effectivement, ils en possédaient la silhouette, les longs cheveux et les yeux en amande, seul trait significatif de leur visage. Qu'est-ce qui, un jour, longtemps auparavant, avait uni ces deux formes de pouvoir ?

Quand Aila et Nestor rentrèrent, ils découvrirent Niamie attablée qui prenait son petit déjeuner avec entrain.
— Comme c'est bon, monsieur Nestor ! lui dit-elle quand il apparut.
— Pour vous, dame Niamie, c'est Nestor tout court.
Aila dissimula un sourire, elle tenait enfin sa vengeance, persuadée que Niamie n'abandonnerait pas aussi facilement le « monsieur »…
— Et j'ai un petit cadeau, poursuivit-il, parce que je suis un homme qui écoute tout et qui agit avec une redoutable efficacité. Il m'a semblé entendre hier soir parler d'un arc et…, il extirpa un objet du bahut, le voici !
La fillette resta stupéfaite. Devant elle se dressait un magnifique arc en bois poli. Tout excitée, elle jeta un coup d'œil vers Aila.
— Tu peux le prendre, lui accorda cette dernière avec gentillesse.
Niamie passa sa main dessus, caressant le bois, dessinant sa forme, puis, enfin, elle le saisit avec vénération. Nestor ajouta :
— Et voici la touche finale, dit-il en lui tendant un carquois avec des flèches.
La petite fille lui glissa un regard rempli d'amour, elle irradiait de bonheur. Elle se leva sans un mot et entoura de ses bras le buste de Nestor qu'elle serra très fort.
— Oh, merci, monsieur Nestor ! C'est magnifique !
Aila sourit. Gagné ! Niamie l'avait appelé « monsieur ». Elle sut immédiatement que ses pensées et celles de Nestor venaient de s'accorder quand elle croisa les yeux de son ami. Elle y décela la nuance fugitive de l'homme à qui cette modeste leçon d'humilité ferait accepter ce titre comme elle l'avait supporté avant lui…
— Maintenant que tu as fini ton petit déjeuner, que dirais-tu d'un petit entraînement pour commencer ta matinée ? lança Aila.
— Oui, tout de suite !
Niamie entreprit de débarrasser la table quand Nestor lui annonça qu'il terminerait pour elle. Elles partirent vers la forêt.
— Pourquoi n'as-tu pas pris ton arc, Aila ?
— Je l'utiliserai la prochaine fois, mais, aujourd'hui, je veux être tout à ton apprentissage.
Aila lui nomma les différentes parties de l'arme et lui expliqua leur fonction avant de lui faire tester la souplesse du bois sous la tension de la corde.
— Au début, tu pourrais croire que tirer se partage entre le corps et la pensée. Le corps, quand l'arc devient le prolongement de ton bras et de ton œil : ton bras pour agir, ton œil pour diriger. La pensée pour que, lorsque tu décides de décocher, elle se fonde dans la flèche, propulsée grâce à ton bras et guidée par ton œil. En fait, comme tu peux le constater, tu vises une cible avec tout ce que tu es, à l'image de l'union de l'être et de la matière. Allez, essaie.
— Et si je rate ? demanda Niamie, ennuyée.
— Tu recommenceras. Échouer est source d'enseignement, il nous apprend l'humilité, il existe toujours quelque chose que nous ne maîtrisons pas totalement, mais aussi l'espérance, car rien ne nous empêche, portée par notre volonté, de progresser chaque jour, même à petits pas…
— Et toi, que dois-tu améliorer, Aila ?
— Ma résistance au malheur.
La réponse avait fusé toute seule et Aila regretta immédiatement de ne pas avoir tenu sa langue. Quand leurs regards se croisèrent, elle détourna les yeux, les joues légèrement empourprées.
— Très bien, j'essaie, reprit Niamie, l'air de rien.
Elle tira et la flèche s'égara dans le champ, bien loin de la cible. Une déception visible s'afficha sur le visage de la jeune fille. Un instant, Aila pensa lui proposer de l'aide en guidant un peu son corps et son esprit pour lui faire sentir ce vers quoi elle devait tendre, mais Niamie la devança.
— Bon, ce n'est pas grave. Je vais y arriver toute seule, j'en suis sûre. As-tu une idée de ce qu'il faut que j'améliore ?
— Ton lâcher, ton bras doit libérer la flèche et non l'empêcher de partir. Décrispe un peu tes doigts sur la corde et assouplis ton geste.
Niamie s'appliqua et le trait se rapprocha de la cible sans pour autant l'atteindre. Mais la détermination qui l'habitait ne la quitta pas pour autant. Si quelques progrès encourageants s'ensuivirent, arriva le moment où, les muscles fatiguant, les flèches commencèrent à s'éparpiller en tout sens. Le temps était venu d'arrêter l'entraînement. Elles rangèrent le matériel et prirent le chemin du retour.
— Quand partons-nous ? questionna Niamie.
— Demain matin. Asseyons-nous, je désire te parler de l'endroit où nous allons.
Elles prirent place sur l'herbe à l'ombre d'un arbre.
— À la différence d'Avotour, le pays hagan, très escarpé, atteint des altitudes plus de dix fois supérieures à celles d'Antan, tu imagines ! Comme nos corps ne sont pas habitués à séjourner dans de tels lieux, ces dernières peuvent provoquer de réels désagréments physiques, c'est le mal des montagnes. Alors si tu te sens essoufflée, si tu souffres de migraine ou de vertige, si tu ressens des nausées, tu dois absolument me prévenir tout de suite. Nestor me fournira des plantes spécifiques pour soulager ces effets.
— Aila, est-ce qu'on va monter si haut que je pourrai toucher le ciel ?
La jeune femme resta interdite. Elle aurait tant adoré y parvenir.
— Aussi haut que je sois montée, je n'ai jamais réussi à l'atteindre…
— Mais, je le verrai de plus près, tu crois ?
— J'ai plutôt l'impression qu'au fur et à mesure que nous nous rapprochons de lui, il s'éloigne pour nous rappeler que nous ne sommes que de petits êtres insignifiants tandis que lui s'étire à l'infini…
— Quel dommage ! tu ne trouves pas ? conclut Niamie en se relevant.

Les deux filles retournèrent déjeuner chez Nestor avant qu'Aila, accompagnée de Niamie, décidât de se promener parmi le peuple hagan. Son après-midi s'écoula à visiter une tente, puis la suivante, se replongeant volontiers dans un passé à la fois proche et lointain. Alors qu'elles revenaient, sa petite compagne lui demanda :
— Est-ce que tu m'apprendras à parler hagan ?
— Bien sûr ! Nous commencerons dès notre départ.
Entrant dans la salle de Nestor, ce dernier les accueillit avec de multiples herbes étalées sur la table.
— Je vous ai préparé de quoi remédier aux principaux symptômes. Enfin, surtout pour Niamie parce que vous, dame Aila, vous y êtes habituée.
— Je vais chercher ma ceinture à onguents.
Aila connaissait la plupart des plantes, mais elle préféra que Nestor lui expliquât comment les utiliser pour la fillette. Elle les rangea soigneusement, suivant une organisation très personnelle.
— Et maintenant, à table, s'écria Nestor.
Niamie et lui prirent place en un temps record alors qu'Aila n'avait pas esquissé le moindre geste. Elle évita le regard de Nestor ; elle savait pertinemment ce qu'elle y lirait. Elle participa de son mieux à l'ambiance bon enfant que Nestor et Niamie rivalisaient à établir, mais, visiblement, le cœur n'y était pas.

Allongée sur son duvet, elle cherchait quelle raison incroyable pourrait l'empêcher de retourner là-bas. La peur lui contractait l’estomac tandis que son pouls s'emballait, impossible à calmer. Elle finit par s'endormir, crispée par cette impression de souffrance qui persistait même dans ses rêves. Sa sensation de malaise avait encore empiré au petit matin, elle se sentait presque malade, le cœur battant de façon saccadée et le ventre noué. Malgré tout, elle s'occupa des paquetages et des chevaux comme si de rien n'était. Vint le moment de remercier Nestor pour son accueil et, pour Aila, celui d'éviter une nouvelle fois le regard préoccupé de son ami.
Alors que le voyage commençait, l'appréhension de la combattante ne cessa de s'accentuer jusqu'au pied des montagnes. Elle s'arrêta, pétrifiée, mais Lumière ne l'entendit pas de cette oreille et avança. Quand le premier sabot de son cheval foula le sol du pays hagan, Aila acquit la certitude que, si elle revenait en terre connue, la Terre, elle, ne la reconnaîtrait pas. Et sa souffrance intérieure explosa…


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